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"Procédé pour fabriquer des objets en substances albuminoïdes insolubles dans l'eau et ayant le caractère de la caséine"
Le procédé appliquéhabituellement pour fabriquer des ob- jets en caséine consiste à établir des ébauches, par exemple par estampage et tournage, en partant de plaques ou de barres déjà durcies, après quoi on chauffe ces ébauches, par exemple en les trempant dans de l'eau bouillante pour leur donner par pressage leur forme définitive.
On connait également le procédé qui consiste à donner aux objets, avant le durcissement, une forme provisoire à laquel- le on donne, par pressage ou par d'autres moyens, la forme défi- nitive, après quoi ces objets sont durcis.
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Dans ce procédé, décrit, par exemple, dans le brevet au- trichien No. 109.245, on ne tient pas compte du fait que les corps en caséine se rétrécissent sous l'action du liquide de durcissement.
D'autre part, beaucoup d'objets se gondolent pedant le durcissement, ce qui .nécessite un pressage ultérieur et rend nécessaire, (lorsque les objets sont en grande quantité, par exemple lorsqu'il s'agit de boutons avec bords) l'utilisation de Machines spéciales; le procédé devient ainsi trop coûteux.
Conformément à la présente invention, on prépare dela manière co'nnue, par pressage, des plaques, des barres ou des corps analogues en substances albuminoïdes insolubles dans l'eau et ayant le caractère de la caséine, de préférence en caséine animale, mais également en caséine végétale, après quoi on es- tampe, on coupe, etc.. les ébauches dans les corps susvisés. Les déchets qui se produisent dans ce procédé peuvent donc être ré- utilisés directement.
Contrairement à ce que l'on fait dans le dernier procédé . susvisé, ces ébauches qui, la plupart du temps, sont en forme de disques, sont'déjà dureis; on ne durcit donc pas les objets qui ont déjà leur forme définitive.
Mais on n'achève pas ce durcissement. Alors que dans le procédé visé au début, les plaques ou les barres sont soumises, pendant une durée de 2 à 3 mois, à l'action de la formaldéhyde jusqu'à ce qu'elles soient durcies de part en part, les ;ébauches ne sont, conformément jusqu'à la présente invention, laissées dans le bain de durcissement que pendant une semaine ou pendant une -durée, moindre. Les ébauches sont ensuite exposées à l'air pendant 24 heures environ, ce qui permet à l'odeur désagréable de l'agent durcissant de disparaître en même temps que les ébauches sèchent à leur surface, une certaine quantité de liquide durcissant
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subsistant à l'intérieur des dites ébauches.
Ainsi qu'on l'a découvert, les ,ébauches, traitées au. préalable de la manière indiquée, ci-dessus,, peuvent être por- tées (par une chaleur sèche) à une température d'environ 1000 C en vue de subir un ramollissement, ce qui permet de leur con- férer par pressage la forme définitive.
Lors du chauffage qui peut s'opérer,, par exemple, en faisant passer les ébauches dans un tuyau entouré d'une chemise de vapeur, les dernières traces du liquide durcissant dispa- raissent et l'opération de durcissement par voie chimique s'achè- ve.
Les objets ainsi chauffés sont immédiatement press,és à froid et ensuite travaillés;, polis, etc.. d'une manière connue.
Pour obtenir, lors de l'application du procédé qui fait l'objet de l'invention, des produits ayant toujours la même qualité, il est nécessaire d'utiliser des substances albuminoîdes, par exemple de la caséine animale, ayant toujours la même teneur en humidité, 10 % par exemple, et de lui ajouter toujours le même pourcentage d'eau- Lorsque l'on ajoute des colorants, il y a lieu de tenir compte de la quantité d'eau qui est utilisée pour incorporer la couleur, de telle manière que le mélange finâl, que l'on soumet à une pression constante pour obtenir des plaques ou des barres, ait toujours la même teneur en eau, de préférence 25 %.
Lors du pressage à chaud, il faut éviter dans la mesure du possible toute perte d'eau.
On établit ensuite, conformément à l'invention, des ébauches dont les dimensions sont telles que lesdites ébauches aient, lorsque se produit le rétrécissement au cours du travail ultérieur, les dimensions de la forme définitive.
Lorsque l'on veut, par exemple, fabriquer des boutons @
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ayant 30 mm. de diamètre et 3 mm. d'épaisseur, les .ébauches doivent avoir un diamètre de 33,6 mm. et une épaisseur de 3,36 mm., .Lorsque, l'on utilise pour leur fabrication le mélange ayant, la teneur en eau indiquée ci-dessus. Il est également passible d'utiliser une autre proportion d'eau, mais il faut alors modifier la grandeur des ébauches en tenant compte des dimensions de la forme finale.
D'autre part,, pour obtenir des produits finals toujours identiques, il est important que les ébauches, obtenues de la manière indiquée ci-dessus, soient (pour des conditions atmos- phériques constantes et pour une température constante) soumi- ses, après un séchage superficiel, à l'action d'un bain durcis- sant, par exemple de la formaline, ayant une composition qui reste constante.
Si l'on prend toutes ces précautions, on réussit (contrai- rement à ce qui se passe avec l'ancien procédé) à obtenir des produits finals identiques, de telle manière que l'on puisse fabriquer en gros et en un temps bien plus court des objets d'utilité en corne artificielle, en partant directement de la caséine ou de substances analogues ; résultat est obtenu pres- que sans déchets et avec des appareils bien plus simples que ceux utilisés jusqu'à ce jour.