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" TELEGRAPHE IMPRIMEUR RAPIDE "
L'invention, système Chireix et Goudet, a pour objet un système de télégraphie ultra-rapide (susceptible de permettre une vitesse de trafio de plus de 500 mots à la minute), applicable à la télégraphie sur lignes ordinaires ou à la télégraphie sans fil.
Le principe de ce système est le suivant : L'en- voi de chaque lettre, chiffre ou signe est caractérisé par l'émission simultanée de deux fréquences de préférence musicales (son combiné),
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A l'arrivée les deux fréquences musicales oorres- pondant à ce son combiné actionnent des relais à résonance (ou des circuits à résonance suivis de relais ordinaires) provoquant la fermeture de deux courants locaux.
Ces deux courants agissent simultanément sur un sélecteur des types constitué par un galvanomètre spécial à équipage mobile suivant plusieurs axes portant oomme index un léger film sur lequel sont photographiés une fois pour toutes, toutes les lettres ou signes à reproduire . Les deux courants locaux ont pour effet de provoquer le déplacement du film suivant deux axes perpendiculaires de façon à placer sur le trajet d'un faisceau lumineux fixe celle des lettres du tableau qui correspond à la combinaison des deux courants.
Le faisceau lumineux portant la lettre est ensuite dirigé sur une émulsion photographique qu'il impressionne et qui défile de façon convenable pour recevoir l'impression des lettres suooessivement transmises.
Ces dispositions de prinoipe sont associées à un système dont les caractéristiques essentielles sont les suivantes :
Si l'on considère que la transmission des majusou- les, minuscules, chiffres, signes de ponctuation et divers nécessite un nombre de caractères assez voisin de 100, on disposera de vingt fréquences possibles ( ces fréquences étant fournies par exemple au moyen de petits alternateurs).
On partagera ces fréquences en deux groupes A et B, le nom- bre des combinaisons de deux fréquences différentes possibles sera obtenu en combinant chacune des fréquences du groupe A avec chacune des fréquences du groupe B On aura par exem- ple 100 combinaisons possibles si les groupes A et B compren- nent chacun dix fréquences, soit vingt fréquenoes au total;
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ou bien 96 combinaisons si les groupes A et 3 comprennent l'un huit fréquences; l'autre douze, soit aussi vingt fréquen- ces au total,
Les télégrammes à expédier sont répartis entre autant d'opérateurs qu'il est nécessaire pour assurer la vi- tesse de trafio envisagée.
Chacun de ces opérateurs dispose d'une perforatrice pour transformer chacune des lettres du texte à transmettre sous la forme de perforations prati- quées dans une bande de papier ou équivalent. La perfora-Lion correspondant à une lettre donnée est effectuée par deux des poinçons du jeu total de vingt, de préférence disposés en damiers, la position de ces deux poinçons dans le damier caractérisant la lettre. La bande comporte de plus une ou deux lignes continues de perforations pour son entraînement .
Les différentes bandes sont alors passées simulta- nément dans un organe distributeur dont le rôle est de pro- voquer à chaque passage de lettre, oomposée de deux perfora- tions, l'émission de courant de ligne caractéristique de la lettre, cet organe étant arrangé de telle sorte qu'entre deux lettres consécutives d'une même bande, il assure la transmission d'une lettre de chacune des bandes des autres opérateurs. A cet effet, les bandes sont animées d'un mouve- ment discontinu (comme un film de oinéma) de telle sorte que les deux perforations correspondant à une lettre s'ar- rêtent un court instant au dessus de vingt pistons disposés en damier (comme les poinçons de la perforatrice) et re- liés chacun séparément à l'un des vingt alternateurs à fré- quenoe musicale.
Un électro-aimant de frappe'vient alors appuyer sa partie mobile reliée d'autre part à la ligne sur le papier. Les deux pistons en regard des deux perforations de la hande ferment alors évidemment le circuit des deux al- ternateurs intéressés sur la ligne , l'un appartenant au
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groupe A, l'autre appartenant au groupe B (le retour du courant se faisant soit par l'autre fil de ligne, soit par la terre).
Cet ensemble hormis les alternateurs est répété à autant d'exemplaires qu'il y a de bandes simultanées, o'est-à-dire d'opérateurs, les électro-aimants étanmis successivement en action par une roue distributrice, tour- nant synchroniquement avec le distributeur d'émission.
Les avantages résultant de cette façon de faire sont les suivants :
Les opérateurs ne sont astreints à aucune frappe cadencée ou régulière .
Un contrôle reste au départ, sous forme de bande perforée. On peut répéter le télégramme à un moment quel- conque. Il est même possible de répéter systématiquement deux ou trois fois les bandes de la façon suivante :
Si -le distributeur est établi pour douze bandes et douze opérabeurs, il y aura par suite douze chemins de roulement. La bande ayant quitté le chemin de roulement N 1, sera dirigée sur les chemins de roulement ? 2 et N 3, de même la bande ayant quitté le chemin ? 4 sera dirigée sur les chemins ? 5 et N 6 et ainsi de suite. Qua- tre opérateurs seulement seront nécessaires au lieu de dou- ze et on aura assuré la transmission triple de chacune @ des bandes.
A l'arrivée, on dispose de vingt relais à résonance correspondant aux fréquences de départ et répartis en deux groupes A, B. Ainsi qu'il a déjà été exposé, chaque lettre provoquera la fermeture d'un relais oorrespondant du groupe A et d'un relais correspondant du groupe B. Dans une réalisa- tion préférée de l'invention, les relais de chaque groupe com- mandent les prises multiples d'un secondaire de transforma-
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teur dont le point milieu est réuni à un bobinage fixe du galvanomètre séleoteur de types, l'autre extrémité du bobi- nage étant réunie par l'intermédiaire des relais aux prises multiples du transformateur. De même qu'il y a deux groupes de relais, il y a également deux transformateurs et deux bo- binages de galvanomètre.
Enfin, les primaires de ces deux transformateurs sont alimentés par un alternateur qui dé- bite également de façon permanente sur un troisième bobinage fixe du galvanomètre. Ces trois bobinages fixes de galvano- mètres sont disposés dans trois plans perpendiculaires et pré- sentent la même constante de temps de façon à éviter la production de champs tournants . Le rotor portant le film mobile consiste seulement en deux spires orthogonales en court-circuit montées sur pivot unique, de façon à réaliser l'équivalent d'un cardan. On oonçoit dès lors facilement le fonctionnement.
Si auoun des relais à résonance n'est fermé l'équipage mobile n'est soumis qu'au champ fixe du bobinage alimenté de façon permanente, les spires en court circuit se mettent toujours dans la position du flux coupé nul qui est une position d'équilibre stable. Si un relais du groupe A et un autre du groupe B sont fermés, la résul- tante générale du champ devient plus ou moins inclinée par rapport à la position primitive sous l'action des champs perpendiculaires des deux autres bobinages commandés par les relais des groupes A et B.
L'équipage mobile suit ces déplacements, les spi- res en court-circuit étant repoussées jusqu'à ce que le flux coupé soit nul.
Enfin, au voisinage du pivot une lentille et un prisme fixes captent un pinoeau de lumière et le projettent sur le film mobile portant les caractères.
Ainsi qu'il a été expliqué si le groupe A oomprend
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huit relais et le groupe B douze, on aura réalisé 96 posi- tions d'équilibre différentes, et on pourra par suite dis- poser de 96 caractères sur le film mobile.
Les lettres successives transmises appartenant à des bandes différentes et provenant par suite de télégram- mes différents, il est nécessaire de diriger le pinceau lumineux ayant traversé le film mobile successivement sur des bandes différentes de papier photographique. On dispose de préférence à cet effet de petits miroirs inclinés à 45 degrés par rapport au pinceau lumineux et disposés en hé- lice sur un tambour tournant en synchronisme avec le dis- tributeur. L'axe de ce tambour étant disposé parallèlement au pinceau lumineux, on voit que les différents miroirs intercepteront celui-ci plus ou moins en avant le long de son parcours et le renverront à angle droit sur les bandes photographiques se déplaçant elles anssi d'un mouvement uniforme.
La durée d'exposition de chaque papier photogra- phique sera du reste limitée au temps de passage très court d'un miroir devant le faisceau lumineux.
On peut également, au moyen de tous dispositifs connus, assurer par saccades le déplacement de la surface d'enregistrement et des miroirs modifiant le cheminement du faisceau lumineux de façon que surface et faisceau soient immobiles au moment de l'impression de l'image photogra- phique..
La réalisation d'un système de télégraphie ra- pide suivant ces bases présente un certain nombre d'avanta- ges qu'il convient de faire ressortir.
1 - Pour une vitesse de 600 mots à la minute,l'in- tervalle de temps correspondant à une lettre est approxima- tivement de 1/50 de seconde, de telle sorte que la durée d'émission peut être de 1/100 de seconde, temps déjà rela- tivement long.
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2 - Le calcul montre qu'une séparation constante entre les fréquenoes de 80 à 100 périodes par seconde seu- lement est suffisante, à cette vitesse ; pour empêcher le fonctionnement intempestif des relais de fréquences voisi- nes, on pourra donc réaliser les vingt fréquences acousti- ques dans la gamme de 500 à 2;000 ou 2.500 périodes par se- coude, par exemple . Les lignes téléphoniques ordinaires conviendront pour une telle transmission . Le calcul montre de plus qu'il y a intérêst à répartir ces fréquences sui- vant une loi arithmétique.
3 - Dans le cas de la télégraphie sans fil, l'importance des parasites sera très fortement diminuée du fait que la résonance est poussée aussi loin qu'il est possible. Il est à remarquer, du reste, que par rapport au code Morse ou au code Baudot, il y a économie sensible du nombre de signes transmis, une lettre ne donnant lieu qu'à un seul signe.
4 - Dans la limite du fonctionnement des relais à l'arrivée, l'amplitude des signaux n'a pas d'importance, les déplacements du galvanomètre à l'arrivée étant indépen- dantsade cette amplitude.
5 - Si l'un des relais à l'arrivée ne fonctionne pas (par suite par exemple du phénomène connu sous le nom de fading dans le cas de la télégraphie sans fil ) un des mouvements de l'équipage mobile du relais ne s'effectuera pas.
On pourra par suite tracer deux lignes noires orthogonales sur le film, et se croisant en son centre, ces lignes corres- pondant aux positions d'équilibre quand un des groupes de fréquence fait défaut. De la sorte, l'absence d'une des fréquences ou des deux ne se traduira que par un blanc, mais en aucun cas par une lettre fausse.
6 - En télégraphie sans. fil également, dans lebas
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de parasites atmosphériques violents, on pourra diminuer la vitesse de transmission en faisant tourner moins vite le distributeur et en diminuant l'amortissement des relais à résonance (ceux-ci étant constitués de préférence par un circuit résonant suivi d'un relais ordinaire, il suffira par exemple d'enlever une résistance d'amortissement inter- calée dans le circuit). On augmentera ainsi en même temps que le temps d'établissement du courant, la syntonie du cir- cuit et les qualités antiparasites du système.
7 - La réalisation du sélecteur des types gélvano- métriques sous la forme indiquée comme préférée présente également un certain nombre d'avantages : a) Dans un appareil de ce genre, le couple de rappel à la position d'équilibre est déterminé par l'amplitude du champ.
On peut donc amener la période propre à la valeur désirée en agissant simultanément sur les intensités des trois champs, c'est-à-dire pratiquement en agissant sur l'exci- tation de l'alternateur produisant ces champs. b) L'amortissement de l'équipage mobile peut également être réglé en insérant des résistances plus ou moins élevées en série ou en parallèle avec les bobines de champs:
Ces ré- sistances pourront du reste ne pas intervenir vis-à-vis de la fréquence élevée d'alimentation des bobines si l'on prend soin de les shunter par un condensateur quand on les dispose en série ou de les protéger par une bobine de choc quand on les dispose en dérivation, oeoi suppose bien en- tendu que la période du mouvement de l'équipage mobile est grande devant a période du oourant d'alimentation. c) L'emploi de courants alternatifs pour l'alimentation du galvanomètre permet de plus de constituer un équipage mobile particulièrement simple sans connexions d'amenée et aussi
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léger que possible.
La théorie de cet appareil montre qu'il y a intérêt à constituer les spires en court-circuit en métal bon conducteur aussi léger,que possible (par exemple en aluminium) et à donner au fil constituant les spires une sec- tion telle qu'à la fréquence employée le courant induit dans ohaque spire soit de préférence déphasé de 45 vis-à-vis de la force électromotrice induite. Pour cette valeur on passe en effet par un minimum de période propre, Si on dépasse cette valeur on augmente trop l'inertie, et si l'on tombe en dessous on diminue trop le couple. Pour les raisons ci- dessus, il y a du reste intérêt à alimenter le galvanomètre aveo une fréquence de plusieurs milliers de périodes par se- oonde, car plus cette fréquence sera élevée, plus l'inertie de la partie mobile pourra être rendue faible.
8 - Le synchronisme ou la correction du synchro-' nisme peuvent s'opérer très facilement. L'émission de chaque lettre ou caractère étant toujours de même durée et se re- produisant , intervalles réguliers, peut constituer autant de tops de synchronisme. Si l'on détecte, par exemple, au moyen d'une lampe à trois électrodes, le courant d'arrivée de ligne, on créera automatiquement dans le cas d'une trans- mission à 600 mots à la minute, un oourant d'une fréquence voisine à 50 périodes, ce courant pourra, après amplifica- tion, servir à synchroniser les organes mobiles du récepteur (par exemple en entraînant ceux-ci au moyen d'un moteur à oourant continu muni également de bagues).
9 - On peut suivre lettre à lettre la transmission de chaque bande en disposant sur les trajets lumineux obte- nus au-delà du miroir tournant des systèmes optiques permet- tant de voir les lettres qui s'impriment sans bien entendu gêner leur impression. Cette propriété est très importante au
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point de vue exploitation.
10 - Au lieu d'avoir à la réception par exemple douze bandes étroites de papier photographique, correspon- dant à un distributeur à, douze plots, on pourra faire usage d'une seule bande large, qui ne se déplacera du reste que lentement (de l'ordre de deux centimètres à la seconde pour une vitesse de 600 mots à la minute). Dans ces conditions (bande unique, et vitesse de déplacement faible) il sera facile de constituer un développement automatique de con- struction simple et de volume très réduit. La bande large pourra du reste avantageusement comporter des pointillés perforés pour pouvoir être séparée ensuite en plusieurs bandes étroites. Elle pourra être aussi déooupée par des ga- lets coupants à la sortie du séchoir.
L'invention sera mieux comprise quant à. son mode de fonctionnement, en se reportant aux figures ci-jointes qui en donnent des exemples, non limitatifs, de réalisa- tion . Dans ces figures, la Fig. 1 représente l'organisa- tion générale de l'émission, cirouits éleotriques et groupe- ment des différents organes, détails de certains de ceux-ci; la Fig. 2 remplit le même office en ce qui oonoerne le coté réception; la Fig. 3 montre le détail des appareils d'enre- gistrement photographique ; la Fig. 4 représente le détail de l'appareil sélecteur gavanométrique des types.
I.- Ensemble émetteur (Fig. 1) :
La bande perforée, en papier (1) arrivant de la réserve ou même de la maohine à perforer, est engagée entre le cylindre à griffes (2) et les rouleaux à pression (3) tournant d'un mouvement uniforme convenablement choisi et donnant ainsi un débit régulier du papier à l'organe distri- buteur.
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On laisse un certain mou(4) avant d'engager la bande entre un deuxième cylindre à griffes (5) et ses rou- leaux compresseurs (6) .Ce cylindre fou dans son mouvement est freiné par un sabot (7) .La bande de papier passe en- suite dans l'organe distributeur proprement dit, composé d'un sélecteur (11) de 20 touches mobiles, dont 8 reliées aux 8 alternateurs à fréquence acoustique du groupe A et 12 au 12 alternateurs à fréquence aooustique du groupe B . Ces deux groupes d'alternateurs fournissant les 20 fréquences diffé- rentes d'Émission, ils sont entraînés simultanément par un moteur unique à. vitesse constante M.
A sa sortie de l'organe distributeur, la bande de papier (1) est happée entre le cylindre à griffes (9) et les rouleaux de pression (10) et de 1à est reoueilli, soit pour être placé aux archives, soit pour repasser dans le même, ou un autre des 12 organes distributeurs analogues correspondant aux 12 opérateurs.
Le cylindre 9 avance d'un arc de cercle égal à la longueur de bande correspondant à une lettre ou signe, au moyen d'un roohet (11), par exemple, engréné par un cli- quet (12) commandé par la biellette (13) mise en mouvement par un levier (14) , lui-même manoeuvré par la tige du pla- teau (8), alors que ce dernier remonte sous l'effet du res- sort (15) dès que l'armature magnétique (16) solidaire du plateau (8) est lâchée par 1'électro-aimant (17) dont le courant d'alimentation venant d'une source (18) est coupé sous le balai (19) par la rotation du distributeur de ma- noeuvre (20) , entraîné par un moteur à vitesse constante (21) en même temps et synchroniquement que le distributeur d'émission 22.
Il est bien entendu que tous autres dispositifs connus permettant l'avance simultanée de la bande, tels que croix de Malte, engrenages, ressorts, cames, etc... peu-
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vent servir à réaliser des solutions àquivalentes au disposi- tif déorit et comme telles comprises dans le cadre de l'in- vention.
Il est prévu sur le distributeur de manoeuvre (20) des contacts décalés hélicoïdalement plus larges que ceux correspondant au distributeur d'émission (22) afin que la fermeture et l'ouverture de l'émission de chaque lettre ou signe s'effectue par ce dernier alors que le plateau (8) maintient encore la bande de papier appliquée contre le sélecteur (11).
II.- Récepteur (Fig2)
1 ) Schéma électrique.- L'arrivée par le transfor- mateur (21) alimente le circuit (22) dans lequel est inter- calée en série une pile de polarisation (23)avec son pôle+ sur le fil des filaments, réuni d'ailleurs à la terre T, et le pale - sur le fil des grilles.
En 1,2,3........8 et en 9,10,11,12........20 se trouvent les sélecteurs à résonance. Le détail de ces sé- lecteurs est d.onné pour le sélecteur 8. Il comporte le relais (24)' ainsi qu'une résistance d'amortissement (25) interca- lée dans le circuit et que l'on pourra supprimer ou insé- rer à volonté au moyen d'un interrupteur (26).
Les circuits de 1 à 8 constituent le groupe A1 correspondant aux fréquences du groupe A des- alternateurs de l'émetteur (Fig.l) ; les circuits de 9 à 20 constituent le groupe B1 correspondant au groupe B des alternateurs de l'émetteur.
Chaque relaisde groupe A commande un élément du transformateur T1, dont le point central (27) est réuni, en passant par un circuit amortisseur (28) à l'entrée du cadre excitateur (29) du galvanomètre sélecteur, la sortie étant reliée à la terre.
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Les deux moitiés, l'une positive, l'autre négati- ve du secondaire du transformateur sus-indiqué correspon- dent au déplacement "gauche"et "droite " de l'équipage mobile du galvanomètre par rapport à sa position d'équi- libre. Il en est de même des liaisons du groupe B, avec le seoondaire du transfo T2 et du cadre excitateur verti- cal orthogonal au précédent, du galvanomètre..
Les primaires des transformateurs T1 et T2 sont alimentés par une source alternative (33) qui alimente de même en passant par un amortisseur (34) le cadre directeur (35).
En (36) on dispose un groupe lampe-transformateur permettant de capter les tops d'émission de chaque lettre ou signe, ce qui pourra être utilisée à synchroniser les miroirs tournants, comme on le verra plus loin.
2 .- Sélecteur ga.Lvanométrique des types (Fig.3). a) équipage mobile et système optique d'enregis- trement.
L'équipage est constitué par les deux cerceaux métalliques très légers (1) et (2) disposés orthogonale- ment , tronqués à la partie inférieure, mais maintenus rigi- dément par un cerclage (3). Deux tiges rigides très légè- res (4) supportent le film transparent (5) sur lequel sont microphotographies les lettres, signes, chiffres, séparés par une croix d'ombre (6). L'équipage est suspendu au moyen d'un pivot (7) sur la orapaudine (8) fixée à un support (9), son centre de gravité se trouve au-dessous du point de pi- votage.
A sa partie inférieure la orapaudine (8) porte un prisme à réflexion totale (10) recevant l'image agrandie déjà d'une lettre du film par exemple, éclairée par une sour- ce lumineuse (11), réfléchie par un miroir (12) et condensée
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par un ensemble optique (13) la projetant sur une lentille (14) qui la maintient à son tour en rayons parallèles (15) travers la fenêtre (16) et les fentes mobiles (17) jusqu'aux miroirs tournants tels que (18) qui la renvoient sur la lentille conjuguée (19) laquelle conde nse à son tour l'image reçue en (20) sur le papier sensible (21) à l'échelle voulue.
Ce papier photographique (21) est animé d'un dé- placement uniforme au moyen d'un moteur quelconque (22) à vitesse aussi constante que possible.
De même, l'arbre (23) portant à bout de bras tels que (24) douze miroirs inclinés à 45 sur le plan de rotation et symétriquement disposés sur l'hélice de révolu- tion, est entraîné par un moteur (25) à vitesse régulière, et maintenu au synchronisme au moyen d'un synchroniseur quelconque (26) alimenté par le groupe capteur (36) de la Fig.2.
Afin d'éviter la traînée du pinceau lumineux pro- jeté par le miroir tournant sur le papier sensible, ce qui donnerait peu de netteté au tracé des lettres et signes, on peut utiliser un obturateur rapide, comme dans les appareils photographiques, manoeuvré par commande électrique ou mé- canique, synchroniquement au mouvement général. On peut aussi réaliser la source lumineuse au moyen d'étincelles électriques, qui éclatent au moment précis de la coïncidence de l'axe de l'image avec l'axe du système optique. Ce dernier procédé en plus de sa simplicité et de l'instantanéité de l'éclairage, permet de fournir une source intense de lu- mière, b) système inducteur (Fig.4).
Le système inducteur comporte deux bobines ooncen-
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triques orthogonales fixes (1) et (2) dont le bobinage est écarté à la partie inférieure comme indiqué en (3) pour laisser passer les rayons lumineux (4) se rendant à l'é- quipage mobile.
Ces deux bobines donnent les deux champs excita- teurs correspondant individuellement aux groupes A1 et B1 des transformateurs T1 et T2 de la Fig. 2.
Un troisième enroulement fixe (5) disposé perpen- diculairement aux deux premiers, fournit le champ directeur, son bobinage est de même écarté en (6) comme en (3) par les autres, pour laisser passer le faisceau lumineux ren- voyé par le prisme fixe (10) de la Fig. III.
Il est bien entendu que pour permettre le passa- ge des rayons lumineux à travers les bobinages de la sour- ce vers l'équipage et de là vers l'enregistrement, on peut utiliser tout autre moyen optique ou même partager chaque bobine en deux bobinages légèrement écartés entre eux pour laisser l'espace suffisant au passage du faisceau lumineux.
Ayant décrit une réalisation partioulière de l'in- vention, bien des variantes restent possibles. Il n'est pas indispensable, par exemple, de passer, à l'émission , par l'intermédiaire d'une bande perforée, les claviers des opé- rateurs pourraient commander directement l'émission des fré- quenoes musicales; cette solution est néanmoins moins bonne car elle oblige les opérateurs à suivre une oertaine cadence,
Pour remédier à ce dernier défaut, les claviers des opérateurs pourraient oommander l'émission de fréquences musicales qui seraient enregistrées sur un fil magnétique (appareils du genre de ceux connus sous le nom de télégra- phones). Au lieu de passer des. bandes perforées sous le distributeur, on passerait les fils magnétiques .
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Même en gardant la solution de la bande perforée telle qu'elle a été exposée, des variantes de construction restent possibles, par exemple au lieu d'effeotuer les con- tacts sur le sélecteur au moyen d'électro-aimants on pourrait supprimer ceux-ci et les remplacer par des cames montées sur un arbre unique, on supprimerait alors les roues de distribution.
De même bien entendu, au lieu d'avoir les pistons fixés on pourrait les avoir mobiles, etc....
De même à l'arrivée bien des modifications sont possibles. Au lieu de constituer les relais résonants par un circuit résonant électrique actionnant à travers une lampe à trois électrodes, un relais à courant continu, on pourrait évidemment employer des relais à résonance ou des diapasons . On pourrait même se passer complètement de ré- sonance en constituant ces relais sous formes d'électro- dynamomètre fonctionnant de la façon suivante.
Une des deux bobines serait employée comme bobine excitatrice et alimentée par un courant local de fréquence égale à. la fréquence pour laquelle on veut que le relais fonctionne, l'autre bobine serait parcourue par le courant de ligne.
Dans un tel appareil, il ne peut y avoir de couple moteur que si les deux,bobines sont alimentées à la même fréquence. Le relais ne fêlera donc son contact qu'autant que le courant de ligne contiendra la fréquence convenable.
Le sélecteur galvanométrique des types qui est une partie essentielle du système peut également être constitué de différentes façons. En particulier, le champ directeur fixe peut être orienté autrement que dans la direction ver- ticale.
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On pourrait également le réaliser sous forme d'ap- pareils à courant continu, la partie mobile étant consti- tuée par un cadre auquel on amènerait un oourant continu fixe, ou 'bien plus simplement par un petit barreau aimante.
Dans un tel appareil, en effet, l'équipage mobile s'orien- terait toujours suivant la résultante du champ inducteur (boussole).
On pourrait également le réaliser sous forme d'un ampèremètre à deux cadres mobiles orthogonaux soumis à des champs permanents perpendiculaires, les courants de chaque oadre seraient commandés dans ce cas par les relais des groupes A et B.
Au lieu d'utiliser un rayon lumineux traversant un film transparent, on pourrait utiliser également de la lumière réfléchie par un film opaque.
Le rayon lumineux ayant traversé le film pourrait être divisé en plusieurs rayons parallèles correspondant aux différentes bandes par d'autres procédés que oelui in- diqué dans l'exemple décrit.
On peut, de plus, envi sager d'accroître la vi- tesse de transmission au-delà des limitations qu'impose- ront l'inertie du galvanomètre ou la sensibilité du papier photographique.
Une première solution consistera à disposer à l'arrivée de deux ensembles complets identiques et d'opérer une commutation telle que la première bande soit dirigée vers le premier ensemble, la deuxième bande vers le second, la troisième à nouveau vers le premier, etc.,. D'après la Fig. 2 l'on voit que le courant de ligne excite les grilles de vingt lampes correspondant aux vingt circuits sélectifs.
Il suffira dono pour opérer une commutation vers un autre
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ensemble débutant également par vingt lampes de polariser négativement les grilles des vingt premières quand on vou- dra passer sur le deuxième ensemble et inversement de pola- riser négativement les grilles des vingt dernières quand on voudra revenir sur le premier ensemble. On y arrivera facilement en appliquant en série sur les circuits de grille au moyen d'un transformateur par exemple une tension alternative qui sera de préférence de forme rectangulaire.
Une telle tension pourra être obtenue par un petit alterna- teur à denture spéciale produisant directement les harmo- niques voulus ou encore par deux ou trois alternateurs dis- posés en série donnant respectivement le terme fondamental et les harmoniques en proportion voulue. Ces alternateurs seraient bien entendu entraînés synchroniquement aveo les autres organes tournants du télégraphe rapide.
Une autre solution pour augmenter le trafio est la suivante.
Si l'on dispose au départ comme à l'arrivée de deux ensembles complets identiques, on pourra les faire fonc- tionner simultanément en transposant toutes les fréquen- ces de l'un des ensembles. Si par exemple, les ensembles sont établis pour transmettre un spectre de fréquence de 500 à 2.000 périodes par seconde ,on emploiera un premier en- semble émetteur et récepteur sur ce speotre de fréquence.
Le second ensemble identique au premier sera alors employé de la façon suivante : Avant d'envoyer sur la ligne les fréquences du second ensemble, on les transposera suivant une méthode connue, en les modulant par exemple au moyen d'un générateur local de fréquence 2.500. Si on dispose un filtre à bande à la sortie du modulateur on aura transposé le spectre de fréquences 500 - 2.000 en un spectre 3. 000 - 4. 000 qui pourra être envoyé également sur la ligne ou vers
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le poste de télégraphie sans fil. On disposera à l'arrivée un filtre à bande identique puis on démodulera au moyen d'un générateur local identique. A la suite de cette opéra- tion le spectre sera rétabli dans ses limites primitives et pourra'actionner le deuxième ensemble indépendamment du pre- mier .
Il est à remarquer qu'en opérant de la sorte on a gé- néralement sur la ligne 4 fréquences simultanées deux dans le premier spectre 500 - 2.000, les deux autres dans le deu- :dème spectre 3.000 - 4.500.
Il est à remarquer enfin que si l'on emploie cette solution, on pourra également remplacer la transmission du premier appareil s'effectuant dans le spectre de fréquences
500 - 2. 000, par une transmission téléphonique ordinaire et effectuer par suite simultanément sur une même ligne ou sur un même circuit sans fil, une communication téléphonique et des communications de télégraphie rapide.
La même solution fournit également, suivant l'in- vention, un mode de transmission secrète. Dans ce but, on fait varier simultanément la transposition de fréquence, au ..départ et à l'arrivée, en modifiant synchroniquement le ré- glage des générateurs locaux utilisés. Pour ce faire, on uti- lisera avantageusement le dispositif de synchronisation existant entre les deux extrémités de la transmission, par exemple au moyen de commandes mécaniques (cames,etc...) modifiant périodiquement et synchroniquement l'un des élé- mente fixant la fréquence propre des générateurs locaux.