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"ALLIAGES RESISTANT A LA CORROSION"
La présente invention concerne des alliages conte- nant, comme constituants essentiels, du fer, du chrome, du manganèse et du cuivre.
Dans la demande de brevet belge en date du 28 Août 1930 ayant pour titre "Articles métalliques ouvrés, ré- sistant à la corrosion", la demanderesse a décrit des allia- ges consistant essentiellement en fer, chrorne et manganèse et elle a montré que, dans les limites de composition données dans
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ce brevet antérieur, les alliages combinent la propriété de pouvoir subir un étirage poussé avec une grande résis- tancé à la souillure et à la corrosion et présentent cette combinaison de propriétés non seulement lorsqu'ils sont trempésdans l'eau en partant de température d'environ 1000 C. à 1150 C., mais aussi lorsqu'ils sont refroidis à l'air en partant de ces mêmes températures.
Les alliages dont il est question dans'ce brevet antérieur contiennent environ 16%- 22% de chrome, environ 5%-15% de manganèse et jusqu'à environ 0,3% de carbone . Lorsque le carbone est au-dessous d'environ 0,12%, les alliages sont spécialement doux et ductiles, mais pas tout à fait aussi forts que lors- que la teneur en carbone est plus élevée.
La demanderesse a trouvé que l'on peut ajouter du cuivre aux alliages du brevet antérieur, ce qui donne de nouveaux alliages possédant des propriétés avantageuses. Ces nouveaux alliages, lorsque la teneur en cuivre est convena- blement réglée, sont résistants à la corrosion, à peu près au même degré que les alliages du brevet antérieur et,bien que le cuivre tende à augmenter légèrement la dureté des alliages, une addition appropriée de cuivre élève la valeur Erichsen et donne une combinaison de propriétés physiques telle que cela indique d'excellentes qualités pour étirage poussé, déduction que confirment des essais d'étirage réels.
En ajoutant du cuivre aux alliages du brevet anté- rieur, il est possible, avec une teneur moyenne en manganèse, au voisinage de 8% par exemple, dtégaler ou même; semble-t- il probable, de surpassenettement les qualités d'étirage qu'on peut obtenir, sanscuivre, en incorporant une propor- tion plus forte de-manganèse. L'invention offre, par consé- quent, les possibilités d'obtenir des alliages encore meil- leurs que ceux décrits dans le brevet antérieur précité, et dtabaisser le prix de revient des alliages en remplaçant
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une partie du manganèse par le cuivre} qui est meilleur marché.
Bien que la demanderesse ait fait une grosse somme de travail expérimental sur les nouveaux alliages, il nta pas été faisable d'essayer toutes les compositions possibles et il a paru peu sûr, sur ce terrain, de permettre aux con- clusions de s'égarer loin de la base expérimentale. La de- manderesse stabstient par conséquent de fixer des limites précises aux additions de cuivre qui peuvent être utiles. De telles limites ne sont pas de l'essence même de l'invention, et, dans la pratique, on devra éviter des valeurs extrêmes de la teneur en cuivre,en raison de l'impossibilité, même dan.s la meilleure pratique métallurgique, de travailler à des limites précises.
Sous cette réserve, on peut dire que la teneur en cuivre utile se place entre les limites approxi- matives de 0,25% à 2,5%. Lorsque la teneur en cuivre est trop élevée, l'alliage tend à devenir cassant à chaud. Avec le manganèse à 8%, ou moins, le cuivre peut monter à 2,5% et peut-être au-delà; mais avec des pourcentages plus élevés de manganèse, au voisinage de 14%,2,5% de cuivre parait excessif ou, tout au moins, n'est pas à recommander. Des alliages contenant 3% de cuivre, avec aussi peu que 6% de manganèse, étaient nettement cassants à chaud et se brisaient au cours du forgeage.
Comme cela a été dit ci-dessus, le chrome peut varier autour de valeurs de ltordre de 16% à 22% donné dans le brevet antérieur sus-rnentionné; mais le travail expéri- mental de la demanderesse a été en grande partie borné à des compositions contenant environ 18% de chrome, car il avait été établi, dans un travail antérieur avec des alliages' fer-chrome, fer-chrome-nickel et fer-chrome-manganèse, qu'un pourcentage de chrome ne s'écartant pas beaucoup de cette valeur est, dans la plupart des cas, tout à fait satisfaisant
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et on a trouvé, dans la présente recherche, qu'environ 18% de chrome est également satisfaisant dans les alliages contenant du cuivre.
Les pourcentages de carbone indiqués dans le bre- vet antérieur précité à savoir: pas plus de 0,3% et, de préférence, pas plus de 0,12%, sont également recommandés
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pour les alliages fer-chrome-manganèse-cuivre de qualité se prêtant à un étirage poussé. Dans le cas où une maniabili- té maximum n'est pas exigée, le carbone peut monter à au moins 1% .
Le tableau suivant montre la composition d'allia- ges spécifiques compris dans la présente invention et donne les nombres obtenus par des essais physiques effectués sur les alliages respectifs tels qu'ils furent trempés dans Iteau.en partant de températures de 1050 à 1150 C.
Kg/cm2
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<tb> Resis-
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<tb> té. <SEP> tion <SEP> 5cm.
<SEP> tion.
<tb>
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EMI4.6
<tb> 0,10 <SEP> 17,20 <SEP> 9,78 <SEP> 0,52 <SEP> 3,300 <SEP> 8,180 <SEP> 40,0 <SEP> 38,8 <SEP> Il,4 <SEP> 179
<tb>
<tb>
<tb> 0,08 <SEP> 19,25 <SEP> 8,68 <SEP> 1,10 <SEP> 3,300 <SEP> 8,950 <SEP> 40,5 <SEP> 41,0 <SEP> 10,8 <SEP> 179
<tb>
<tb>
<tb> 0,12 <SEP> 17,07 <SEP> 8,69 <SEP> 1,12 <SEP> 3,680 <SEP> 7,500 <SEP> 47,0 <SEP> 53,0 <SEP> 11,4 <SEP> 179
<tb>
<tb> 0,10 <SEP> 16,83 <SEP> 8,31 <SEP> 1,64 <SEP> 3,030 <SEP> 7,830 <SEP> 40,0 <SEP> 42,5 <SEP> Il,1 <SEP> 163
<tb>
<tb>
<tb>
<tb> 0,09 <SEP> 16,86 <SEP> 8,64 <SEP> 2,12 <SEP> 3,440 <SEP> 6,330 <SEP> 45,5 <SEP> 59,7 <SEP> 10,6 <SEP> 163
<tb>
<tb>
<tb> 0,10 <SEP> 17,50 <SEP> 8,50 <SEP> 2,50 <SEP> 3,800 <SEP> 6,480 <SEP> 48,0 <SEP> 70,7 <SEP> 10,
4 <SEP> 159
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Comme dans le cas des alliages du brevet antérieur sus-mentionné, les pourcentages de chrome qui semblent devoir donner les plus belles espérances tombent entre les limites appro- ximatives de 17% et 21%. Puisque l'addition de cuivre permet d'abaisser la teneur en manganèse, l'ordre de pourcentage pour
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le manganèse, dans les alliages contenant du cuivre, est défini par les limites approximatives 6% et 10%.