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Dispositif encreur pour machines à écrire à marteaux de tous @ genres.
Les machines à écrire sont, comme on sait, équipées d'un mécanisme pour le transport, l'élévation et le débrayage du ruban encreur, dispositif qui comprend, à lui tout seul, envi - ron 350 pièces différentes, ce qui se reflète naturellement dans les fraisde fabrication, dans lesquels le montage du dit mécanisme entre pour près d'un quart. En outre, il faut, pen - dant l'utilisation d'une machine à écrire, compter sur la nécessité fréquente du renouvellement du ruban encreur, ce qui occasionne, avec le temps, des dépenses considérables, sans parler du travail malpropre et désagréable de l'introduction de nouveaux rubans.
La présente invention représente une nouveauté et un pro - grès vis-é-vis de ces systèmes connus, en ce sens qu'on emploie, au lieu des rubans encreurs habituels, un dispositif pour l'en- crage mécanique des caractères, de sorte que le montage coûteux du mécanisme du ruban encreur se trouve supprimé, ce qui a
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nécessairement pour résultat une diminution extraordinaire des prix actuels des machines à écrire, outre que cela évite l'ac - quisition de rubans encreurs et, enfin, protège les caractères contre l'aplatissement beaucoup mieux que cela n'a été le cas j usqu' ici. L'invention est, caractérisée en ce que le dispositif, monté sur un support fixé au cadre de la barre universelle, comporte un rouleau encreur pouvant recevoir des déplacements angulaires dans le plan horizontal,
lequel rouleau se trouve dans la trajectoire de tous les caractères avant leur chute sur le cylindre porte-papier et est projeté à l'écart par cha - que caractère frappé de telle façon que, lors de l'entrée en contact avec le rouleau, les caractères soient enduits d'encre.
Le dessin ci-joint représente, à titre d'exemple, une forme d'exécution de l'objet de l'invention.
La fig.l est une vue de côté du dispositif monté, avec une coupe partielle.
La fig. 2 est une vue de face.
La fig.3 est une vue de dessus.
Le dispositif comprend un support 1 qui est fixé au cadre d'avancement 3 de la barre universelle par deux vis 2 et est établi de manière à présenter une plaque supérieure 4 sur la - quelle sont montées, au moyen de deux vis, les plaques de base 5 et 6 du dispositif, qui est soulevé en même temps lors de l'avancement du chariot. Sur la plaque 5 est monté, en position verticale, un axe 7 destiné à recevoir un étrier en U oscillant 8, qui subit l'action d'un faible ressort de torsion 9 et est maintenu dans sa position par la petite vis supérieure 10. Entre les extrémités ouvertes de l'étrier est monté le rouleau encreur 11 de manière à se trouver exactement au milieu de la traj ec - toire des caractères 12 avant leur arrivée sur le cylindre porte-papier 13.
Le rouleau précité peut tourner avec une ex - trême facilité autour de son axe, et son poids, ainsi que le ressort de torsion 9, déterminent la pression avec laquelle l'encre doit être appliquée sur chaque caractère frappé.
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Sur la plaque 6 est monté un étrier à angle droit 14, et à. l'extrémité libre de cet étrier se trouve, dans celui-ci, un arbre vertical 15 , qui pénètre à travers la plaque 6 et à tra - vers un évidement de la plaque 5 et est prolongé vers le bas.
Cet arbre est le support du cylindre transporteur d'encre 16 monté immédiatement contre l'ouverture en forme de fente d'un réservoir 17 fixé à l'étrier 14 par la vis 18. La fente du réservoir à encre est garnie d'une matière laissant passer l'encre. Le réservoir 17 contient l'encre, qui est une couleur à la glycérine ordinaire à laquelle on ajoute, lors de la cuis - son, de la colle de menuisier, ainsi qu'une quantité minime d'ammoniaque ; pour protéger les couleurs contre l'encrassement, le réservoir est fermé par un couvercle articulé. Le cylindre 16 s'applique si exactement contre l'ouverture du réservoir 17 que, lors d'une faible rotation, qui a lieu lors de l'avance - ment du chariot, le cylindre entre en contact avec l'encre.
A l'extrémité inférieure de l'arbre 15, qui est terminée par l'écrou 19, est montée, entre les deux disques 20 et 21, la roue d'entraînement 22 pour un " accouplement ", afin d'em- pêcher l'amenée excessive d'encre au rouleau encreur 11, et ce par le débrayage du mouvement d'entraînement du cylindre trans - porteur d'encre 16 en cas de mouvement rapide du chariot.
A cet effet, il est monté sur le disque 21 un ressort de charge 23 qui, d'autre part, appuie contre une roue d'arrêt 24 montée sur l'arbre 15 et dans les dents de laquelle s'engage un cliquet 25. Ce dernier est une lamelle faisant facilement ressort, à l'extrémité libre de laquelle se trouve une couche d'acier trempé qui protège le cliquet contre une usure trop rapide. Le mouvement du chariot est transmis au cylindre trans - porteur d'encre 16 au moyen de la barre 26 qui, dans maintes machines à écrire, vient à se trouver tout près du cylindre antérieur transporteur du papier, et au moyen de la roue d'en - trafnement 22. La barre 26 est, en cela, légèrement striée sur
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sa face antérieure, et ce striage garantit la rotation sûre du cylindre 16.
Lors de la mise en place du papier, on soulève du cylindre d'écriture 13 le cylindre transporteur du papier, et la barre 26 est ainsi également appuyée contre la roue d'entraînement 22. Cette pression serait de nature à déformer les arbres 15 ; mais ceci n'est pas le cas, car les pièces..supports 6 et 14 exécutent un mouvement oscillant, et le côté où est placé l'é - trier oscillant 8 par la cheville 7 est le centre de rotation des pièces-supports 6 et 14 de l'autre côté, où se trouve l'extrémité établie en forme de poignée du levier de débrayage 27, est le centre d'oscillation des pièces-supports 6 et 14.
Un ressort à boudin ou plat appuie les pièces-supports 6 et 14, du côté d'oscillation, perpendiculairement au cylindre d'écri - ture et par conséquent aussi la roue d'entraînement 22 contre la barre 26. Si donc il est exercé une pression contre la roue d'entraînement 22 à' partir du chariot, cette roue s'écarte du cylindre d'écriture par suite de la faculté d'osciller des pièces- support6et 14, et la déformation de l'axe 15 est impo ssible.
La partie inférieure de l'accouplement est faite d'une seule pièce et forme le guide pour la roue d'entraînement 22 et le ressort d'accouplement 23. Cette partie est vissée sur l'arbre 15 et est, sur celui-ci, serrée contre le contre-écrou par le six-pans existant.
Afin de ne pas devoir écarter trop l'étrier 8 lors de l'insertion du rouleau 11, il est taillé un filet dans l'axe du rouleau encreur, d'un côté, et, après avoir introduit le dit rouleau encreur par son extrémité servant de pivot dans l'un des trous de l'étrier 8, on assure le rouleau encreur dans l'étrier au moyen d'une petite vis.
Lorsqu'on frappe une touche, le caractère correspondant arrive d'abord contre le rouleau encreur 11, le fait tourner
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pratiquement d'une petite quantitéet le projette alors contre le cylindre transporteur d'encre 16 , cette petite rotation suffit déjà pour recevoir du cylindre transporteur d'encre 16 la quantité d'encre nécessaire à l'écriture.
Pour empêcher le retour prématuré du rouleau encreur 11, l'encre employée pour l'écriture doit être choisie de telle sorte que, avant tout, elle sèche rapidement sur le papier et colle un peu. Grâce à cette propriété collante, le rouleau encreur est empêché de retourner rapidement en arrière ; ceci est d'autant plus important que l'on veut protéger les corps des caractères latéralement contre l'application superflue d'encre. Ce n'est que lorsque le chariot s'est déplacé et que son mouvement a été transmispar la roue d'entraînement 22 à l'arbre 15, sur lequel est fixé le cylindre transporteur d'en - cre 16, que le rouleau encreur 11 se sépare du cylindre trans - porteur d'encre et est amené à sa position de repos au moyen du ressort 9.
Pour permettre aussi d'écrire sans encre, il est prévu un levier de débrayage 27 monté par un cran dans la plaque 5 de manière à pouvoir tourner ; ce levier s'engage, par son extré - mité relevée, derrière l'étrier 8 et, lors du mouvement de dé - brayage, il éloigne le rouleau encreur 11 de la direction d'écriture.
Il y a lieu de mentionner encore que, en cas d'avancement en colonne du chariot (avancement de plusieurs crans) le frein à sabot se trouvant sur le tambour d'avancement entre en action et protège le chariot contre une butée trop rude contre le cran suivant. Ce frein est rendu superflu par la construction de l'accouplement mentionné ci-dessus du dispositif d'encrage, et ce en tant que, en cas d'avancement en colonne, la roue d'en - traînement 22 entre les deux disques 20 et 21 glisse en partie et entraîne en partie le cylindre transporteur d'encre 16, le - quel est de nouveau retenu par la propriété collante de l'encre,
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de sorte qu'une résistance est opposée au chariot en cas de mouvement rapide.
On peut mentionner, comme grand avantage de l'invention, le fait que dans le mécanisme entier du dispositif encreur, une seule pièce faisant un long trajet (la fourche 8 en acier trempé avec le rouleau encreur 11) est exposée à une usure mi - nime et qu'une sûreté de service de 100 % est donc garantie pour le mécanisme entier du dispositif encreur.
Pour prévenir des perturbations éventuelles, il faut veiller à ce que :
1 ) l'encre possède les propriétés mentionnées ci-dessus ;
2 ) toutes les pièces soient montées d'une manière pré - ci se ; 3 ) des déformations ou ruptures de la matière soient évitées.
Pour protéger le mécanisme entier du dispositif encreur, il est fixé à la plaque 5 , par deux vis, une petite botte protectrice et, du côté où se trouve la poignée du levier de débrayage 27 , il est ménagé dans la petite boîte protectrice une fente dans laquelle se meut le levier de débrayage et qui forme en même temps les deux butées extrêmes.
Le dispositif décrit comprend seulement environ 30 pièces, y compris les vis, vis-à-vios des 350 pièces des systèmes connus à ruban encreur.
REVENDICATIONS.
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