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" Procède pour la préparatin de produits hormoniques ".
On a fait cette constatation importante et remarquable que l'on peut préparer, à partir de matières bitumineuses et matiè res analogues, telles que charbon, produits de la distillation du charbon, huiles minérales, pétroles et matières analogues, des produits dont l'efficacité au point de vue de la provocation de l'oestrus est égale à celles des hormones sexuelles féminines.
La preuve de ce qui precède a éte fournie par l'essai bien con- nu d'allen et de Doisy appliqué à des rongeurs castrés du sexe féminin cf.journ of biological Chemistry vol.61.1924. p.711).
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Conformément à l'invention, on prépare ces matières hormo- niques provoquant l'oestrus en soumettant les matières bitmineu ses et matières analogues employées comme matière do départ, aux méthodes appliquées habituelle ment pour la préparation des hor- mones sexuelles.
C'est ainsi par exemple que l'on peut soumettre du charbon ou matière analogue, de nature solide, après l'avoir brayé suf- fisamment, à l'extraction par un solvant organiue non miscible avec l'eau, tel que éther, ligroine, chloroforme, etc... Après évaporation du solvant, de préférence sous vide, on peut soumet-- tre le reliquat soit à une nouvelle extraction par un autre sol- vant, soit encore le reprendre directement dans une solution aqueuse et l'employer ainsi aux fins pour lesquelles il est des- tiné,
Quand on emploie comme matière de départ des produits liqui- des tels que par exemple les produits de la distillation du char- bon ou d'autres huiles minérales, le pétrole par exemple, on sou- met ce produit liquide tout d'abord à agitation répétée avec l'alcool dilué par l'eau ou l'acétone dilué par l'eau.
Au cours de cette opération, une partie importante des produits provoquant l'oestrus passent dans la solution alcoolique diluée ou dans la solution acétonique diluée par l'eau. On peut les récupérer de cette solution, le cas échéant après concentration préliminaire, par extraction avec un solvant organique, non miscible avec l'eau, par exemple l'éther, le ligroine, le chloroforme ou d'au- tres encore. On soumet ensuite la solution éthérée ou autre du produit stimulateur de l'excitation au traitement complementaire précédemment décrit.
Les produits obtenus conformément au présent procédé sont généralement des substances huileuses, souvent aussi semi- liquides, à odeur faible d'huile minérale et d'une couleur allant du jaune clair au brun foncé. Leur point d'ébullition n'est pas nettement délimité;. les fractions qui possèdent les points d'é- bullition les plus élevés ne peuvent, à peine de se décomposer,
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être distillees que sous vile. Les produits se composent presqu' uniquement de carbone, d'hydrogène et d'oxygène et ne renferment que des traces de soufre et d'azote; ces dernières ne présentent pas d'importance au point de vue de la stimulation de l'excita- tion et, le cas échéant, on peut les éliminer.
La réalisation pratique de la nouvelle invention est llus- trée par les exemples qui suivent.
EXEMPLE 1 On extrait par le chloroforme 10 Kgs. de houil- le finement pulvérisée jusqu'au moment où l'extrait obtenu est encore coloré. Après évaporation du chloroforme, il reste 100 gis. d'une matière goudronneuse que l'on reprend dans l'alcool à 96 une partie ayant l'aspect de la résine ne se dissout pas. Le pro duit ainsi obtenu et qui ne pèse plus que 43 grs. est suspendu, de façon appropriée, dans une émulsion aqueuse et l'on injecte à des rats castrés. Après deux jours, on constate l'effet de l'injection par l'épreuve d'Allen et de Doisy. lefficatité est d'environ 200 unitéssouris par gramme d'extrait.
EXEMPLE 2 On soumet à ébullition pendant plusieurs heures 10 kilos de lignite dans une solution de soude caustique à 20% La solution alcaline obtenue après filtration de la partie du li- gnite non attaquée est acidifiée; on la soumet à agitation avec de l'éther en laissant de côté le précipité qui s'est séparé.
L'extrait éthéré de la sorte est débarrassé de son éther par évaporation. On obtient un reliquat pesant 22 grs. qui donne après extraction avec du méthanol dilué par l'eau, à 80 , 11 grs. d'un produit effectif qui a une efficacité de 80 unités=souris par gramme.
EXEMPLE 3. - on soumet à agitation à plusieurs reprises 1 Kg. de pétrole roumain avec de l'éthanol aqueux à 50% On concen- tre par évaporation l'extrait obtenu et on extrait le reliquat résineux à l'aide de benzol. On traite l'extrait benzolique par une solution de soude caustique diluée jusqu'à épuisement, on acidifie cette solution alcaline et on extrait à l'éther. On ob-
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tient ainsi 15 grs. !'extrait/dont l'efficacité, suivant l'essai d' d'Allen et de Doisy, est/environ 400 unités=souris par gramme.
Au lieu de se servir d'alcool éthylique à 50 , on peut em- ployer de l'acétone aqueuse à 60%.
EXEMPLE 4.- On soumet à agitation à plusieurs reprises 1 kg d'une fraction d'huile de goudron de houille distillant entre 250 et 350 avec la même quantité d'un mélange composé de trois parties d'éthanol et d'une partie d'éther. On débarrasse par dis- tillation les extraits alcoolique et éthéré ainsi obtenus après les avoir réunis , de l'éthanol et de l'éther, et l'on porte à ébullition le reliquat obtenu avec de l'éthanol à 80 . Après re- froidissement on sépare par filtration de la "résine" séparée, et l'on évapore la solution alcoolique aqueuse. Le résidu obtenu pesant 5,4 grs accuse une efficacité de 50 unités=souris par gramme d'extrait par l'essai d'Allen et de Doisy.
EXEMPLE 5.- On broie 400 grs. du produit connu dans le com- merce sous le nom de"naphtalane" equi est préparé à, partir d'hui -les minérales russes, avec la même quantité de kieselguhr. On l'extrait à plusieurs reprises avec un mélange composé de 150 parties de méthanol et 50 parties d'éther, dans un broyeur à boulets.On clarifie les extraits par filtration et on les débar- rasse du méthanol et de l'éther par concentration. Le reliquat restant pèse 194,5 grs; on lui fait subir un complément d'épura- tion en l'agitant à trois reprises avec le méthanol. On obtient ainsi 48 grs. d'une huile brune, fortement fluorescente qui pos- sède l'odeur d'une huile minérale et que l'on utilise directe- ment.
L'efficacité de celle-ci est égale, par l'essai d'Allen et de Doisy à 100 unités'--souris par gramme.
EXEMPLE 6 On soumet à distillation fractionnee 1 Kgr d'huile brute minérale russe, sous un vide de 18 mm; on recueille la fraction qui passe entre 200 et 250 On outient de la sorte une huile de couleur claire et fluorescente. Ce produit dont l'ef -ficacité n'est que de deux unités=souris par cm3, est épuré par agitation répétée avec un mélange d'éthanol et d'éther composé
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de trois parties d'éthanol d'une partie d'éther et ensuite comme décrit dans l'exempt 4. On obtient ainsi 10 grs. d'huile dont l'efficacité est à peu près décuple de celle de la matière initiale. Le produit ainsi obtenu peut être utilise directement pour ses fins biologiques.
En répétant plus encore le processus de l'épuration, on peut obtenir une nouvelle augmentation impor- tante de l'efficacité.