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Procédé de fabrication de soie artificielle.
On connaît le procédé consistant à laver et traiter par d'autres liquides la soie artificielle enroulée sur des bobines perforées en envoyant de dedans en dehors à travers les bobines, rendues étanches aux extrémités d'une manière appropriée, de l'eau ou le liquide de traitement à employer. Un inconvénient commun à la plupart des procédés connus jusqu'à présent est la grande quantité de travail nécessaire pour l'introduction des bobines dans les dispositifs de lavage. Les bobines montées sur les cadres de transport connus ou autres dispositifs analo - gues, auprès des machines à filer, doivent être une à. une repri- ses en main et placées dans les dispositifs de lavage, qui exi - gent encore, le plus souvent, des manipulations compliquées pour assurer l'étanchéité des bobines.
D'après le brevet allemand 487264, les bobines sont, auprès de la machine à filer, d'abord posées sans fixation sur des planches convenables ou des plaques perforées et sont ainsi amenées au dispositif de lavage et in - troduites dans celui-ci. Toutes ces manipulations mettent en danger le fil humide se trouvant sur les bobines.
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La présente invention évite ces difficultés par la cons - truction d'un cadre, qui forme en même temps une partie du dis - positif de lavage, de telle sorte que les bobines de fil filé sont directement montées dans les cadres auprès de la machine à filer et serrées solidement dans ces cadres, de sorte qu'elles peuvent ensuite, sans qu'il faille effectuer aucun changement ultérieur, être introduites avec les cadres dans le dispositif de lavage. Le cadre de levage employé est représenté aux fig.
1 à 3 du dessin ci-joint. Il consiste en un cadre de bois ou de métal.±. dont trois côtés sont fixes et un côté d mobile.
Entre le coté mobile et le côté opposé se trouvent les bobines engagées sur des barre e à section en croix ou de forme analo - gue et séparées les unes des autres par des rondelles de caout - chouc mou f. Le côté mobile est guidé s,ux deux extrémités dans des douilles par des chevilles ; en outre, il possède des trous pour le maintien en position des barres à section en croix, et des garnitures en caoutchouc. Le côté opposé fixe est, pour chaque tête des barres en croix se terminant en pointe, percé d'un trou par lequel, lors du lavage, l'eau entre dans les bobines. L'étanchéité est assurée, ici aussi, par des garnitures en caoutchouc mou.
L'insertion des barres avec les bobines et les rondelles en caoutchouc qui les séparent a lieu auprès des machines à fi - ler de manière que le côté mobile bute contre la douille infé rieure. Les barres sont alors, par les extrémités en forme de chevilles rondes, présentées aux évidements du coté mobile et appuyées au-dessus, contre le côté de butée. Le côté mobile est alors soulevé et assuré en position à chaque extrémité par un coin h Pouvant être introduit. En même temps, les diverses bobines sont pressées les unes contre les autres et les barres action en croix s'introduisent par la pointe dans le trou du côté supérieur. Les barres portant les bobines sont maintenant fixes et le cadre peut sans Plus être transporté.
L'appareil de lavage (figures 4 à 7) consiste en un coffre
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de distribution m pour le liquide de lavage, lequel coffre por- te des tubulures soudées (n) se trouvant à la même distance les unes des autres que les trous du cadre de lavage. Les cadres de lavage sont posés, avec interposition de garnitures d'étan - chéité en caoutchouc, sur ces tubulures et appuyés solidement au moyen de deux leviers coudés o. Ces leviers coudés agissent par leur pression sur le côté mobile du cadre de lavage et, par suite, sur les bobines et les tubulures du coffre de distribution.
Le dispositif s'emploie utilement, non seulement pour le lavage, mais encore pour le traitement humide ultérieur du fil, en particulier pour la désulfuration. Les cadres peuvent, en cela, soit rester avec les bobines dans le même dispositif de lavage, l'admission d'eau étant alors remplacée par l'admission de l'autre liquide de traitement, soit Âtre introduits avec les bobines dans un nouveau dispositif..Après que le traitement humide est terminé, les bcbines sont séchées dans le même cadre.
La caractéristique essentielle du procédé consiste donc en ce que les bobines sont déjà introduites dans des cadres auprès de la machine à filer, dans lesquels cadres elles par - courent tout le cycle des opérations ultérieures jusqu'\ ce que le traitement de la soie soit terminé et que celle-ci soit séchée. On ne manipule donc plus nulle part les bobines séparé - ment àpartir de la machine àfiler, mais seulement avec les cadres contenant un grand nombre de bobines, ce qui donne un mode de travail extraoridiniirement commode et ménageant le fil.
Le fait que le fil est ménagé par ce procédé se montre surtout avantageux pour les titres fins qui donnent, avec ce procédé, des rendements inattendus en première qualité.
Le fil séché est utilement dévidé des bobines de filage, pour le, vente, directement sur des bobines appropriées ; il peut naturellement, en cas de nécessité, être mis aussi sous la forme d'écheveaux.