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Procédé utilisable dans le filage du lin.
La présente invention concerne un procédé des- tiné au filage de lin aussi bien à fibres longues qu'à fi- bres courtes, sans modification de l'opération actuelle de filage pour le lin roui, avec cette différence que la lamelle médiane entre les cellules de l'écorce est trans- formée chimiquement de telle manière que la force de liai- son des substances pectiques entre ces cellules s'abaisse à une valeur plus favorable pour l'étirage dans le méca- nisme étireur de filage en fin que dans le cas de lin non traité.
La forme la plus appropriée et le moment le plus convenable, dans l'opération de filage, pour la transfor- mation chimique mentionnée de la lamelle médiane se présen- tent lorsque la matière a atteint la phase de mèche. L'opé- ration chimique doit se faire à l'aide de solutions aqueuses,
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de sorte que le séchage de la matière est alors superflu vu que le filage à l'état humide se produit immédiatement après.
Le procédé suivant la présente invention se ca- ractérise essentiellement par le fait qu'une mèche de lin à fibres courtes ou longues est bobinée directement sur des bobines à mèche à surface périphérique perforée et en matière.résistante aux actions chimiques, après quoi les bobines remplies de mèche sont placées dans un appareil de dissociation et sont parcourues pendant environ 1-2 heures, exceptionnellement jusqu'à 4 heures, par une solution ayant une température d'environ 85-95 C et qui agit sur la lamelle médiane entre les cellules de l'écorce de telle ma- nière que la force de liaison entre les cellules de l'écorce s'abaisse à une valeur qui permet un étirage très uniforme' de la mèche dans le mécanisme étireur de filage en fin.
Une disposition pour la réalisation du procédé est représentée à titre d'exemple au dessin annexé*
La fig. 1 est une vue schématique de la disposi- tion en principe, la fig. 2 montre en détail une bobine à mèche en vue de côté et la fig. 3 la bobine en vue de dessus
On a désigné par 1 au dessin un appareil de dis- sociation qui est pourvu d'un faux-fond 2 dans lequel on a créé un certain nombre de trous. Dans ces trous sont montées des tiges de section transversale en forme de croix, non- représentées ici, sur lesquelles on glisse des bobines 3 à mèche, ayant une section transversale en forme de croix. un canal central 4 est formé de cette manière à travers toutes les bobines à mèche glissées sur les tiges.
Les bo- bines sont maintenues pressées l'une contre l'autre par un couvercle 5 constitué de façon spéciale, consistant par exemple en des poutres en U juxtaposées contre lesquelles presse une poutre en U commune. L'appareil de dissociation 1 est pourvu en outre d'un manomètre 6, d'un thermomètre 7,
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d'un trop-plein 8 et de conduites 9, 10 destinées à la solu- tion. La conduite 10 comporte une admission de vapeur 11, et pour la circulation de la solution une pompe 12 est in- tercalée entre les conduites. La quantité en écoulement dans la conduite peut être lue le plus avantageusement au moyen d'un manomètre à mercure 14 intercalé à l'endroit d'un écran 13.
Après que les bobines garnies de mèche ont été placées de la manière décrite ci-dessus dans l'appareil de dissociation, on refoule par la conduite 9 vers le haut dans les canaux 4 une solution faiblement alcaline d'un sel d'alcali, à une température de 85-95 C, cette solution sortant par des trous prévus dans la périphérie des bobi- nes 3. La solution pénètre alors à travers la mèche se trou- vant sur les bobines et passe dans l'appareil pour pénétrer dans la conduite de retour 10 en circulation continuelle.
Pour la circulation de la solution, il faut une surpression d'environ 0,5-1,5 kg/cm2. Le chauffage de la solution à la température mentionnée se fait à l'aide de vapeur qui est introduite par la conduite 11. A mesure que la vapeur se condense dans la solution, celle-ci s'élève dans l'appareil de dissociation et s'échappe par le trop-plein 8 situé à la partie supérieure de l'appareil. Après une ou deux heures environ, exceptionnellement jusqu'à 4 heures, la dissocia- tion chimique est terminée et est de préférence interrompue après que la résistance à la traction a été déterminée à l'aide d'un appareil d'essai de résistance pour le type spécial de mèche dissociée, en vue d'établir le degré de dissociation.
Les avantages qui sont produits par le procédé suivant l'invention, se font sentir, lors du filage en fin subséquent de la mèche dissociée, par le fait que le nombre de ruptures de fil lors du filage est abaissé à environ la moitié par rapport à celui d'une mèche non dissociée.Comme
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l'occupation principale du personnel lors du filage en fin est de rattacher les fils rompus, on peut diminuer consi- dérablement le personnel nécessaire dans la filature en fin.
On obtient en outre par le procédé suivant la présente invention un fil d'une uniformité beaucoup meil- leure et de plus grande résistance, qu ce qui a une grande importance lors du tissage vu que le nombre des ruptures de fils de chaîne s'abaisse à environ la moitié de celui d'un autre fil qui n'a pas été dissocié. Comme l'élimina- tion des ruptures de fils de chaîne représente environ 50-70 % du travail de tissage, il en résulte que dans le système à plusieurs métiers, on peut augmenter considéra- blement le nombre des métiers pouvant être desservi par un tisserand.