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Séchoir à café.
Cette invention a pour objet un appareil permet- tant de sécher en une opération continue et rapide les graines telles que les drupes du caféier, dont la pulpe qui entoure les parches renfermant les grains de café doit être amenée à dessiccation pour faciliter l'extraction de ceux-ci. Anciennement, on opérait cette dessiccation en exposant les drupes à l'air libre à l'action du soleil, ou sur des tamis à l'action d'une source de chaleur, procédés qui ont tous deux leurs inconvénients, le premier étant extrêmement lent et le second nécessitant une main d'oeuvre considérable pour manipuler les cribles ainsi qu'une sur- veillance continuelle pour éviter que les graines soient endommagées par la chaleur trop intense.
Un progrès a été réalisé par l'emploi de tambours rotatifs en tôle perforée
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dans lesquels de l'air chaud est envoyé par un arbre creux, mais ces appareils ne permettent qu'un travail discontinu.
Dans le séchoir à graines suivant la présente in- vention,on obtient un séchage à la fois rapide et progres- sif par un travail continu sans surveillance spéciale, en faisant cheminer les graines en cascade dans des auges à fond perforé, sensiblement horizontales, et superposées sur le trajet d'un courant d'air chaud ascendant qui traver- se successivement les couches de graines contenues dans ces auges avant de s'échapper à la partie supérieure de l'appa- reil.
Chacune des auges est munie d'un dispositif agita- teur et transporteur qui consiste de préférence en une sé- rie de palettes disposées en hélice sur un arbre rotatif monté dans l'axe de l'auge, et pourvues de doigts dont le rôle est de remuer à fond la masse de graines tandis que les palettes, par leur disposition hélicoïdale, font progresser lentement les graines d'un bout à l'autre de l'auge. L'air nécessaire au séchage est envoyé sous pression à la base de l'appareil par une soufflerie et s'échauffeen passant sur des corps chauffants, électriques ou autres, placés sur son trajet.
Dans son ensemble, la disposition de l'appareil est telle que l'air chaud ne puisse passer en court-circuit d'une auge à l'autre, mais qu'il soit obligé de traverser chaque couche de graines dans toute son épaisseur, de telle
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r [1CJ 0n qnio p on t, 1 ni iT, l' :i I j rm tiroir ; l':Pp:rni 1 1 (\" cr:1 i rn subissent autant de séchages successifs et d'intensité crois- sante qu'il y a d'auges superposées.
Pour bien faire comprendre l'invention on en décrira ci-après une forme d'exécution représentée schématiquement,
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à titre d'exemple. Sur le dessin annexé:
Fig. 1 est une vue du séchoir en élévation de côté, partie en coupe verticale, et
Fig. 2 est une vue d'une des auges perforées, en coupe transversale et à plus grande échelle.
Dans une caisse rectangulaire 1, en tôle par exemple, sont supportées l'une au-dessus de l'autre quatre auges 2 faites en tôle perforée ou en toile métallique et disposées horizontalement ou sous une très légère inclinaison afin que les graines à sécher n'y cheminent que lentement. Ces graines, représentées par des pointillés, descendent d'une trémie 3 et sont débitées dans l'auge supérieure par un distributeur rotatif 4 actionné, au moyen d'une courroie, par un arbre 6 que des paliers 7 supportent dans l'axe de l'auge où il tourne sous l'action d'une roue dentée 8.
Tout le long de cet arbre 6 sont implantées, suivant une disposition héli- coïdale, des palettes 9 se terminant par des doigts écartés
10 qui, grâce à cette forme spéciale, remplissent particu- lièrement bien leur rôle d'agitateurs en remuant presqu'in- dividuellement toutes les graines contenues dans l'auge.
Sous la poussée des palettes 9, la masse de graines parcourt de gauche à droite l'auge supérieure qui, de ce côté, se termine à une certaine distance de la paroi de la caisse 1 de façon que les graines tombent par une goulotte verticale
11 dans l'auge suivante où elles sont entraînées, cette fois de droite à gauche, par un arbre à palettes analogue au précédent, mais tournant en sens inverse. D'auge en auge, les graines arrivent à un dispositif de sortie 12, tel qu'un tambour à alvéoles, qui assure l'étanchéité de la caisse 1 tout en laissant sortir les graines à l'extérieur.
Ce dis- positif 12 est actionné à l'aide d'une courroie 13, par
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l'arbre à palettes 6 inférieur qui porte également les pou- lies 14 servant à commander les divers arbres 6, par l'in- termédiaire de leurs roues dentées 8 engrenant entre elles.
Sous la dernière auge 2 débouche une conduite 15 qui amène dans la caisse l'air chaud nécessaire au séchage des graines. Une soufflerie 16 fournit cet air sous pression et une batterie de corps chauffants 17 intercalée dans la conduite 15 le porte à la température voulue, contrôlable au moyen d'un thermomètre 18 et réglable de toute manière appropriée. Dans la forme d'exécution décrite, les corps chauffants sont constitués par des résistances électriques logées dans la boite 17, mais on peut aussi employer des radiateurs à vapeur ou eau chaude, les tubes à fumées d'un foyer et, en général, toute source de chaleur ne souillant pas l'air envoyé dans la caisse 1.
Comme le montre la Fig. 2, les bords 2a des auges 2 ne sont pas perforés et ils s'étendent jusqu'aux parois laté- rales la de la caisse 1, afin que l'air chaud montant dans la caisse ne trouve pas d'autre voie pour gagner le sommet de celle-ci, que les perforations 2b des auges et soit donc obligé de traverser successivement les auges superposées et les lits de graines qu'elles supportent, en exerçant sur ces graines une action de dessication qui croit à mesure qu'elles descendent d'un étage à l'autre. Les goulottes ver- ticales 11 qui guident cette descente, servent également à empêcher l'air de passer en court-circuit entre l'extrémité d'une auge et la paroi adjacente de la caisse. Au sommet de l'appareil, l'air refroidi et chargé d'humidité s'échappe à l'atmosphère par un orifice 19 du toit 20 de la caisse.
Il est clair qu'une fois mis en marche et convena- blement réglé, l'appareil peut fonctionner sans autre inter-
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vention que celle nécessaire pour son alimentation en grai- nes. Des regards 21 ménagés dans les parois de la caisse 1 et normalement fermés, permettent de surveiller la bonne marche des opérations et de nettoyer l'appareil lorsqu'on interrompt son fonctionnement.
Bien entendu, on ne doit pas considérer l'invention comme étant limitée aux détails d'exécution décrits et repré- sentés à titre d'exemples. On pourrait notamment employer au lieu des auges fixes décrites, des auges animées de se- cousses pour assurer l'avancement des graines et faire usage d'agitateurs ordinaires au lieu d'agitateurs à doigts, sans pour cela sortir du cadre de l'invention.
REVENDICATIONS
1.- Séchoir à graines, notamment à café, dans lequel les graines cheminent en cascade dans des auges à fond per- foré, sensiblement horizontales et superposées sur le trajet d'un courant d'air chaud ascendant, de telle façon que l'air chaud soit obligé de traverser successivement de bas en haut les couches de graines contenues dans les auges avant de s'échapper à la partie supérieure de l'appareil.