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Perfectionnements à la production de phosphate monocalcique et de phosphate bicalcique.
La présente invention est relative à la production do phosphate monocalcique et de phosphate bicalcique par la décomposition, à l'aide d'acide nitrique, de phosphate en roche ou autre matière première susceptible de fournir du phosphate tricalcique. Il est connu de décomposer le phospha- te tricalcique à l'aide d'acide nitrique, suivant l'une ou l'autre des équations suivantes, en tenant compte dans le trai- tement du phosphate tricalcique brut, par exemple du phospha- te en roche, de la quantité d'acide que consomment les iiiipu-
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rotés, telles que le carbonate :
la calcium et les composes de for et d'aluminium.
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1.) Ce.(P04)2 + 8HNO.. = Ça (Î'10 ) + calPO4 2) Ca (Pü4) 2 'F 4lui-0 Ca (t0 ) + CaHf (P 4.)2 3) Ca3(P04)2 + 5 3Ca(ïVG) + H 3 PO 4 Dans la pratique il est nécessaire, en vue d' Lxtra3,- re de la matière première un pourcentage élevé de sa teneur on phosphate et d'obtenir une réaction suffisamment rapide, d'utiliser une quantité diacide nitrique représentant la moyen- ne de celles que nécessitent Inéquation 2) et Inéquation 3),
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et il est donc impossible d'obtenir direcLomcnt de la matière première toute sa teneur en phosphate à l'étu.t de phosphate #ionfi-ou bicalcique.
On a propose de décomposer le phosphate en roche à l'aide d'acide nitrique et de neutraliser la solu- tion résultante à. l'aide d'amJl!onÜ1.qw", mais ce procède n'a pour résultat que la précipitation de phosphate bicalcique, ou peut être encore de phosplnate tricalcique, si l'on utilise -Lui excédent d'ammoniaque.
La présente invention s'inspirede la découverte qu'on peut précipiter successivement le phosphate monocal- cique et le phosphate bicalcique en neutralisant en deux pha-
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ses, à l'aide d'é@1ùioniaqL1e, la solution obtenue en décomposant du phosphate tricalcique à l'aide d'une quantité d'acide ni- brique suffisante pour libérer, à l'état d'acide phosphorique' libre, une partie au moins de la teneur en phosphate de la ma- tière première de départ.
Il existe, pour une température donnée, une concentra-
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tion d'acide phosphorique déter;nino, correspondant à un état d'équilibre entre lesdeux phases solides, c'est-à-dire le phosphate monocalcique et le phosphate bicalcique.
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Lorsqu'on utilise des solutions saturées, ayant une concentration plus forte en acide phosphorique, le phos- phate monocalcique constitue la phase solide stable et se pré- cipite quand on traite la solution à l'aide d'ammoniaque, tan- dis que si l'acide phosphorique est en concentration plus fai- ble que celle correspondant à l'équilibre, c'est le phosphate bicalcique qui constitue la phase solide stable, et qui se pré- cipite quand on traite la solution à l'aide d'ammoniaque.
On obtient le rendement maximum de phosphate monocal- cique en séparant laphase solide de phosphate monocalcique au moment où la concentration de la liqueur-mère en acide phospho- rique dépasse tout juste le point d'équilibre. La concentration en acide phosphorique, relativement à ce point d'équilibre, est influencée par la concentration en nitrate de calcium et par la température de la masse. Dans la zône de température préfé- rée,, c'est-à-dire entre 30 et 75 C, et en partant d'une con- centration en acide nitrique de 40% - 60%, correspondant à une concentration en nitrate de calcium de 95 à 215 molécules- grammes pour 1000 molécules-grammes de H2O dans le mélange de réaction, le point d'équilibre varie entre 10 et 35 molécules- grammes de H3PO4 pour 1000 molécules-grammes de H2O.
A 40 C, par exemple, alors que la concentration de la masse en nitrate de calcium varie entre 0 et 205 molécules-grammes de Ca(NO3)2 pour 1000 molécules-grammes de H2O (concentration de saturation du nitrate de calcium), le point d'équilibre descend de 96 à 8. 5 molécules-grammes de H3PO4 approximativement, pour 1000 mo- lécules-grammes de H2O.
D'autre part, dans un mélange de réaction de phospha- tes en roche et d'acide nitrique à 50%, comportant une concen- tration en nitrate de calcium de 130 molécules-grammes de Ca
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(NO3)2 environ pour 1000 molécules-grammes de Il 20, le point d'équilibre varie entre 15-20 molécules-grammes de N3PO4 pour 1000 molécules-grammes de N2Oà 30 C, et 30 C, et 30-35 molécu- les-grammes H3PO4 pour 1000 molécules-grammes de H2O à 75 C.
Les résultats obtenus sont aussi notablement influen- cés par les concentrations des réactifs et du mélange de réac- tion. C'est ainsi qu'à moins d'utiliser de l'acide nitrique relativement concentrera 40% ou plus, par exemple, le phosphate en roche ne se décompose pas à une vitesse économique. Par con- tre, lorsqu'on utilise l'acide à une concentration relativement élevée de ce genre, le mélange de réaction ou magma qui résul- te, est d'une consistance qui rend sa manipulation et son trai- tement très difficile dans les opérations subséquentes, et le phosphate bicalcique qui en est précipité par l'ammoniaque est souillé de P2O5inutilisable ou insoluble dans le citrate ou de phosphate tricalcique.
On obvie toutefois à ces difficultés en décomposant le phosphate en roche à l'aide d'acide nitrique relativement concentré et, après séparation du phosphate mono- calcique, en diluant la liqueur-mère avant de précipiter le phosphate bicalcique à 1'aide d'ammoniaque.
Comme diluant on peut utiliser de l'eau ou des solu- tions aqueuses convenables, préférablement des solutions con- tenant un ou plusieurs produits intermédiaires du procédé tels, par exemple;, que le nitrate de calcium et le nitrate d'ammo- nium. Le diluant dont on préfèrese servir consiste en une par- tie de la liqueur de nitrate d'ammonium, ou de nitrates d'am- monium et de calcium, produite dans la suite du procédé qu'on va décrire.
On a trouvé qu'en opérant de cette manière, on peut manipuler sans difficulté le magma de phosphate en roche et d'acide nitrique, et qu'on obtient aisément un phosphate bical-
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eique contenant moins d'l % de P205 insoluble dans le citrate, tandis que si con n'a joute pas de diluant avant la. précipita- tion du phosphate bicalcique,- le produit renferme de 10 % à 15 % de P205 insoluble dans le citrate.
On a trouvé également qu'il est possible d'obtenir de meilleurs résultats dans la production de phosphates mono et bicalciques, en traitant la solution de phosphate en roche à l'aide d'ammoniaque à l'état dilué, d'un mélange gazeux con- tenant de l'ammoniaque et un gaz neutre, par exemple. Ceci s'accomplit préférablement en chassant le mélange gazeux dans l'espace rempli d'air, situé au-dessus du niveau du mélange de réaction ou magma, contenu dans un récipient fermé; et en agitant ce magma pendant le traitement. On obtient ainsi un produit dont la teneur en P2O5insoluble dans le citrate n'est que de 0,25 %, abrs que d'autres traitements, celui du barbo- tage d'ammoniaque seul à travers le magma par exemple, ont pour résultat un produit contenant 1,5 % ou plus de substance insoluble dans le citrate.
On a également trouvé qu'il est possible de réduire la proportion de P2O5 inutilisable ou insoluble dans le citrate, en traitant la solution de phosphate en roche à l'aide d'ammo- niaque, en présence d'une faible quantité d'un silicate solu- ble, de silicate de sodium par exemple, dont on peut addition- ner le magma avant ou pendant le traitement, mais qu'on ajoute préférablement à celui-ci au moment où ce traitement est à moitié achevé.
De cette manière on obtient, par exemple, un produit contenant 2,8 % de P205 insoluble dans le citrate, tandis que si on opère dans des conditions analogues, mais sans utiliser
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de silicate de sodium, le produit contient 5,9% de P2O5 inso- luble dans le citrate.
On a aussi découvert qu'on obtient de meilleurs ré- sultats dans la décomposition du phosphate en roche à l'aide d'acide nitrique, si on ajoute petit à petit la roche à l'acide) au lieu de procéder en sens inverse. Ce processus est avanta- geux en ce qu'il permet de tirer complètement profit ad initio de l'effet de l'acide sur la roche, et d'obtenir une dissolu- tion plus rapide et plus efficace de cette dernière que ce n'est le cas lorsqu'on ajoute l'acide à la roche.
On a trouvé, en outre, que si on ajoute graduellement de la roche jusqu'au moment où le phosphate monocalcique est sur le point de se pré- cipiter, qu'on élimine la gangue (matières insolubles), et qu'on ajoute ensuite le restant de la roche, on arrive à éli- miner approximativement 90% des substances insolubles, non phosphatées qui resteraient autrement dans le produit.
Suivant une forme de réalisation préférée de l'inven- tion, on produit le phsophate monocalcique par un procédé cy- clique continu. Pour plus de simplicité, on décrira ce procédé avec référence aux trois phases principales suivantes:
I) On faitréagir avec de lucide nitrique du phospha- te en roche et éventuellement du phosphate bicalcique prélevé de la phase II décrite ci-dessous, et on traite le mélange ré- sultant à l'aide d'une faible quantité d'ammoniaque afin d'ob- tenir un magma contenant essentiellement du phosphate monocal- cique, en suspension dans une solution de nitrate de calcium, de nitrate d'ammonium et d'acide phosphorique. On filtre ce magma.
II) On traite à l'aide d'ammoniaque la liqueur-mère
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de la phase I), qui fournit ainsi un précipité de phosphate bicalcique dans une solution de nitrates de calcium et d'am- monium. On filtre également ce précipité.
III) On traite à l'aide d'ammoniaque et d'anhydride carbonique la liqueur-mère de la phase II), ce qui a pour effet de précipiter du carbonate de calcium dans une solution de ni- trate d'ammonium.
On effectue ces opérations dans l'ordre donné, préfé- rablement de la manière qu'on va expliquer plus en détail:
I) On ajoute petit à petit du phsophate en roche à de l'acide nitrique et on l'y dissout, tout en l'agitant, jus- qu'à réaction complète, la durée de la réaction étant propor- tionnée à la quantité de roche ajoutée à l'acide. On ajoute alors lentement une quantité voulue de phosphate bicalcique provenant de la phase (II) d'un cycle précédent, et la réac- tion se complète à une température de 30 C, ou moins. On in- troduit alors de l'ammoniaque dans le magma jusqu'à ce que la concentration en acide phosphorique tombe approximativement à 20 molécules-grammes de H3PO4 pour 1000 molécules-grammes de H2O et que du phosphate monocalcique se précipite.
Ainsi qu'on l'a dit ci-dessus, une variante préférée de l'invention consiste, lorsqu'on ajoute le phosphate en ro- che à l'acide nitrique, à séparer de la solution de nitrate de calcium et d'acide phosphorique le résidu de roche insoluble dans l'acide, avant que le phosphate monocalcique ne commence à se précipiter. On ajoute la quantité restante de roche et/ou de phosphate bicalcique à la solution limpide, et on traite le magma comme c'est expliqué ci-dessus à propos de la phase (I).
Cette variante fournit un produit plus concentré et plus faci- le à manipuler et à filtrer.
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II) On traite la liqueur-mère résultant de la phase (I) à l'aide d'ammoniaque, afin de précipiter du phosphate bicalcique par exemple, en chassant de l'ammoniaque gazeux dans l'espace ferme et rempli d'air situé au-dessus du magma diacide et de roche, de manière à y maintenir une atmosphère comportant une faible pression partielle d'ammoniaque, et en agitant le magma avec une énergie suffisante pour en rompre constamment la surface. On retire de l'installation le phos- phate bicalcique qui se précipite, ou bien on le ramène à, la phase (I), afin de le faire réagir avec de l'acide nitrique et former du phosphate monocalcique.
Le retour dans la phase (I) au phosphate bicalcique produit au cours de la phase (II) s'ef- fectue de manière cyclique, et si l'entièreté du phosphate bi- calcique est ainsi rendue à la phase (I), la, production de phosphate monocalcique est équivalent? à la quantité de phospha- te en roche utilisé.
III) On traite dans un appareil approprié, à l'aide d'ammoniaque et d'anhydride carbonique, la liqueur-mère de la phase (II), contenant essentiellement des nitrates de calcium et d'ammonium, ce qui a pour résultat de précipiter tout le calcium à l'état de carbonate de calcium et de fournir, comme liqueur finale, une solution de nitrate d'ammonium. Au cours de cette phase on peut soit ajouter simultanément l'ammoniaque et l'anhydride carbonique à la. liqueur, ou bien dissoudre dans celle-ci la quantité requise d'ammoniaque et ajouter ensuite l'anhydride carbonique.
On peut soit utiliser de l'anhydride carbonique pur ou un mélange quelconque d'anhydride carbonique et d'un gaz inerte tel que l'air, ou remplacer partiellement ou entièrement l'ammoniaque et l'anhydride carbonique par un composé tel, par exemple, que le carbonate d'ammonium, le bi- carbonate d'ammonium ou le carbamate d'ammonium.
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Ainsi que c'est représenté à la fig. 1 des dessins annexés, on effectue les opérations principales des phases I et II dans un agitateur et un "ammoniateur" 2, respectivement.
La phase III s'effectue principalement dans le saturateur 6.
La nature et les fonctions des divers organes de l'appareil sont indiquées à l'aide de légendes,et sont expliquées ci-dessous.
Pour les exemples suivants, on utilise du phosphate en roche de Floride (Florida Land Pebble Rock Phosphate) don- nant à l'analyse 32.23% de P205 et 46.87% de CaO. Les équa- tions citées représentent les réactions ainsi que les concen- trations afférantesaux différentes phases du procédé et on adop- te la formule 4Ca3(PO4)2. 3CaO pour représenter la matière phos- phatée de la roche, cette formule exprimant très correctement sa teneur en P2O5 et sa capacité d'absorption d'acide.
E X E P L E 1 --------------
I) On ajoute dans un agitateur 1, représenté sur la Fig. 1, 92 parties de phosphate en roche de Floride à 200 par- ties de HNO3 d'une concentration de 50% et on agite le magma pendant une heure à la température de 30 C afin de permettre à la réaction de s'achever. On additionne ensuite le mélange 24.2 unités de phosphate bicalcique prélevé du filtre 5 (phase II d'un cycle antérieur).
La réaction peut être exprimée par: 9.4 (Ca3 (PO )2) 4.3CaO+32 CaHPO + 286 HNO3 + 1000 H2O = 39.7 CaH4(PO4=2 + 28 H3PO4 + 143 Ca(NO3)2 + 1000 H2O.
Le magma résultant de la phase I dont il vient d'être question, est alors additionné, dans l'ammoniateur 2, de 0. 8 partie environ d'ammoniaque, ce qui a pour effet de réduire la concentration d'acide phosphorique à 20 molécules-grammes de
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H3PO4 environ pour 1000 molécules-grammes de H2O, ainqi qu'il ressort des équations suivantes:
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89. CaH4(PO')2 + 28 lî2PO i + 145 CA(NO 3)2 + 8 NH7. + 1000 H 2 0 = - 4 4 43.7 CaH 4 (PO4)2 + 20 HBPG + 139 Ca(N03)2 + 8 NHN03+1GGG E 20.
Lorsque la réaction est achevée, on sépare 37.7. mo-
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lécules-gramnes de CaHf(P0)' équivalent dans le filtre 3 à 49 parties de phosphate monocalcique,, laissant en solution 6 molécules-grammes de CaHR(PO4)2.
On supposera, dans les considérations suivantes, que le phosphate monocalcique- a été complètement séparé.
II) On traite la. liqueur-mère résultante dans un
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agitateur, à l'aide de 4.9 parties d'ar,i.aoniaque, et on arrête la réaction juste au moment où le magma, va faire virer le jau- ne beurre (benzene-azodimethylaniline) au rose indicateur. On peu représenter la réaction comte suit:
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6 CaH4(PG) + 20 H5po4 + 1;9 Ca(NO3)2 + 8 NHaNO3 + 52 NH3 + 1000 H0 = 32 CaHPG,i + 113 Ca(N03)2 + 60 NH4NO3 + 1000 H20-
Quoique cette équation ne l'indique pas, il reste à ce moment une faible quantité d'acide phosphorique en so- lution.
Bien qu'il ne soit pas nécessaire de laver et de sé- cher le phosphate bicalcique restitué au procédé, ce lavage et ce séchage ayant l'effet de modifier quelque peu la. compo- sition des solutions dans les différentes phases du procédé et d'en réduire légèrement le rendement en phosphate monocalcique, on sépare les 24.2 parties de phosphate bicalcique de la li- queur-mère à l'aide du filtre 5, et on le ramène dans l'agita- teur 1, dans la première phase d'un cycle subséquent du procédé après l'avoir lavé et séché. Ainsi qu'on l'a expliqué, on suppose une séparation complète par le lavage dans la descrip- tion de la phase suivante du procédé.
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III) La solution de nitrate de calcium et d'ammo- nium de la phase II du procédé est traitée, dans le saturateur 6, à l'aide de 21.3 parties d'ammoniaque et 27. 6 parties d'an- hydride carbonique, ainsi qu'on peut l'exprimer par l'équation: 113 Ca(N03)2 + 60 NH4N03 + 226 NH3 + 113 C02 + 1000 H2O = 286 NH4N03 + 113 CaC03 + 887 H20.
Après séparation du précipité de carbonate de calcium de la liqueur-mère dans le filtre 7, il reste une solution con- tenant 127 parties de nitrate d'ammonium.
EXEMPLE 2 -----------------
I) Dans l'agitateur 1 représenté sur la Fig.l, on ajoute 110 parties de phosphate en roche de Floride à 200 par- ties de HNO3 à 50%, puis on agite vigoureusement le mélange pendant quatre heures à la température de 30 C afin de provo- quer la décomposition complète de la roche. On peut représen- ter la réaction par l'équation: Il.3 (Ca3(PO4)2)4. 3 CaO + 286 HN03+ 1000 H2O = 27 CaH4(PO4)2 + 36.6 H3P04 + 143 Ca (NO3)2 + 1000 H2O.
On ajoute alors au magma, dans l'ammoniateur 2, appro- ximativement 1. 6 parties d'ammoniaque, ce qui a- pour effet d'en réduire la concentration en acide phosphorique à une for- ce voisine du point transitoire, comme l'indique l'équation suivante: 27 CaH4(P04)2 + 36.6 H3P04 + 143 Ca(N03)2+16.6 NH3+ 1000 H20 = 35.3. CaH4(P04)2+20 H3P04+134.7 Ca(N03)2+16.6 NH4NO3+1000 H2O.
A ce moment 29.3 molécules-grammes de CaH4(PO4)2, correspondant à 38 parties de phosphate monocalcique, sont pré- cipitées et séparées à l'aide du filtre 3, 6 molécules-grammes restant en solution.
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II) La. solution résultant de la phase I qu'on vient de décrire, est traitée dans l'agitateur 4 à l'aide de 4.9
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par ties environ d' a oniaque, cc qui a pour résultat la préci- pitation du phosphate bicalcique. On interrompt le dosage en ammoniaque juste au moment où le magma va virer le jaune beur- re au rose indicateur. En supposant que la liqueur-mère est entièrement séparée du phosphate monocalcique précipité de la réaction précédente, on peut représenter cette réaction à l'ai- de de l'équation suivante:
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6 CaH4(P04)2 + 20 H5'04 + 154.7 7 Ca. (ï105) + 16.6 NFI4N03 + 52 11X + 1000 il z0 32 CaiT0 + 108.7 Ca(N03)2 + 68.6 NH4N03 + 1000 H2O.
Cetteéquation ne montre pas la faible quantité de phosphate restant en solution. On sépare les 24.2 parties de phosphate bicalcique de la liqueur-mère dans le filtre 5, puis on les lavc et on les sèche dans 1-'essoreuse 13.
III) Supposant qu'une séparation complète par lavage a eu lieu au cours de la phase II, on traite la liqueur-mère,
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à teneur de nitrate de calciuu et (j'ilL'l.l1onium, à l'aide de 20.5 parties d'ammoniaque et de 26.6. parties d'anhydride carboni- que, dans le saturateur 6, ainsi quc c'est représenté par Inéquation:
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108.7 Ca(1i05) + 68.6 NHlN03 + 217.4 NH5 + 108.7 C02+1000 H20 = 286 NiIll0 + 108.7 CaCO + 891.5 E 20.
On sépare le carbonate de calcium de la solution dans
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le filtre 7, laissant iinsi une liqucur-mcre contenant 127 ,ai l,;le de nitrate d' au..l1onÍ u,"7!.
Dans les exactes 1 et 2, le carbonate de calcium de la phase III est séparé de la liqueur de nitrate d'ammo- nium que l'on concentre ensuite par évaporation, dans l'éva- porateur 8. Par la suite, on mélange le carbonate de calcium
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dans le mélangeur 13, avec une quantité de la liqueur concen- trée de nitrate d'ammoniaque qui n'en dépasse préférablement pas les deux tiers, et on provoque la granulation du mélange de toute manière convenable, en le remuant à chaude par exem- ple, ou en le faisant ruisseler dans une tour 10.
E X E M P L E 3
On décrira cet exemple avec référence à laFig. 2 des dessins.
Phase I.- La première opération du processus consiste à ajouter petit à petit 93 parties de phosphate en roche de Floride (Florida Land Pebble Rock phosphate) à 200 parties
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d'acide nitrique d'une concentr:zti.on de 50ils', durant une heure environ et à 30 C approximativement, ce qui a pour effet de produire une solution d'acide phosphorique et de nitrabe de calcium, qu'on peut représenter par l'équation suivante :
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9.5 (Ca3(P04)N)4.3Ca0 + 286 HN03 + 1000 H 20 76 H3P04 + 143 Ca(NO3)2 + 1000 H2O.
On sépare le résidu insoluble et on fait réagir la so- lution limpide avec 17 parties supplémentaires de phosphate en roche, cette réaction pouvant se représenter par l'équation:
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1.8 (Ca3(P04)2)4 . 3Ca0 + ?'6H3P04 + 14oCa(N03)2 + looch20 = 27CaH4(P04)2 + 36.6H3f04 + 143 Ca(N03)2 + 1000H 20.
On ajoute ensuite au magma d'acide et de roche, dans l'agitateur 1, 133 parties d'un diluant obtenu de la phase II, décrite ci-après, contenant 79.4 molécules-grammes de Ca(NO3)2 et 127.2 molécules-grammes de NH4NO3 pour 1000 molécules-gram- mes de H2O, et on agite le magma pendant trois heures encore, à 30 C environ.
Au bout de ce temps, le magma contient appro-
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ximativement 27 molécules-grammes de CaH4(P04)2' ,56.6 de I-1, <J P0, 137 de Ca(iû0 ) é et 70.8 de îIX îlÔ. é0 ' pour 15::;6 de H20
Phase II.- On introduit ce magma dilué dans "l'ammo- niateur" 2 et on chasse environ 12 parties de gaz ammoniaque dans la chambre d'air close située au dessus du magma, de ma- nière à y Maintenir une atmosphère ayant une faible pression
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partielle d'omlJ10ni:J.Que, pendant qu'on agite le magma avec une énergie suffisante pour en rompre cons bâtiment la snrface.
Lors- que le traitement à 1''ammoniaque est approximativement à moitié accomplie on introduit'dans le magma une quantité d'une solu- tion de silicate de sodium correspondant à 1% de son poids to- tal. On maintient la tempera bure à 30 C et on arrête la réac- tion, en interrompant 1''alimentation d'ammoniaque,juste au moment où le magma va. faire virer au rose indicateur le jaune
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beurre, c'est^.l-lire lorsqu'il présente une concentration d'ions <1'z5rrobéne de pH= 2 à 5.
On peut représenter cette réaction par l'équation suivante:
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27 CaH4(P04)S + 36.6IiJI'0 + 187 Ga (Pd05)2 + 'iG.8NH4îd03 + 127.2NH3 + 1556Hp = 90. 6CaHP0 + 1;;,. Ca-(Id05) -'- 193NI4I05 + 1556H2O.
Quoique cette équation ne l'indique pas il y a, à ce moment, environ 1 molécule-gramme de H3PO4 en solution, pour 1000 de H2O.
On fait passer les produits de cette réaction par un filtre 3, et on en récupère et on sèche, dans un séchoir 6,63.5 parties de phospha.te bicalcique. Le résidu humide et lavé de phosphate bicalcique, provenant de la phase II, ne
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contient que 0.25 de P S 0 b inutilisable.
Phase III.- On réintroduit 133 parties de filtrat
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ou de liqueur dans l'agitateur 1, comme c'est expliqué dans le cas de la phase I ci-dessus, et on fait passer les 233 par- ties de liqueur restantes dans le saturateur 4, dans lequel on introduit également 15 parties d'ammoniaque et 19.4 p arties d'anhydride carbonique.
La réaction produite peut être représente' par l'é- quation suivante:
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79.4 Ca(N03)2 + l27.2NH4N03 % 7904C0 + l58.8NHg + lOOOH20 = 79.4 CaGO3 + 286NH4NO3 + 920.6H2 0.
Phase IV. - Par filtration,on sépare de la liqueur de nitrate d'ammoniaque le carbonate de calcium do la phase III et on la concentre ensuite par évaporation.
Phase V. - On mélange ensuite le carbonate de calcium avec une quantité de la liqueur concentrée qui n'en dépasse préférablement pas la moitié et on granule le mélange de toute manière convenable, en le remuant à chaud ou en le faisant ruis- seler dans une tour 10, par exemple.
Au lieu d'utiliser de l'ammoniaque et de l'anhydride carbonique comme tels qu cours de la phase III, on peut leur substituer en tout ou en partie un composé d'ammoniaque, tel
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que le carbonate, le bicarbonate ou le carbaflate d'aL'làonil1!!1, par exemple. Il est désirable toutefois d'ajouter l'ammoniaque et l'anhydride carbonique dans la proportion stoichiométrique de deux molécules-grammes d'arniaoniaque pour une d'anhydride carbonique.
On peut substituer d'autres méthodes au procède de trai. tement à l'ammoniaque de la phase II, décrit ci-dessus. On pour- rait, par exemple,
1. faire passer de petites bulles de gaz ammoniac di- rectement dans le magma d'acide et de roche, tout en agitant
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vigoureusement le magma à l'aide d'un dispositif mélangeur mécanique ;
2. dissoudre l'ammoniaque dans l'entièreté ou une partie du, diluant dont on a parlé à propos de la phase I, et ajouter lentement cette solution ou magma d'acide et de roche, tout en agitant vigoureusement ce dernier, ou bien
3. agiter le magma d'acide etde roche et y introduire l'ammoniaque, en y insufflant un courant d'air contenant un faible pourcentage de gaz ammoniac.
REVENDICATIONS
1) Procédé pour la fabrication de phosphate monocal- cique et bicalcique consistant à décomposer du phosphate tri- calcique à l'aide d'une quantité d'acide nitrique suffisante pour libérer,à l'état d'acide phosphorique libre, une partie au moins de la teneur de la matière première en phosphate, et à précipiter successivement du phosphate mono calcique et du phosphate bicalcique de la solution résultante, en traitant cette solution en deux phases, à l'aide d'ammoniaque.