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Procédé pour l'obtention directe d'engrais ternaires non hygroscopiques.
On sait que le but de l'industrie des engrais composés est de fournir aux besoins agricoles les trois corps fertilisants : azote, acide phosphorique et potasse, à l'état de combinaisons telles que les plantes les assimilent facilement.
L'objet de la présente invention à laquelle a collaboré Monsieur TAPIN consiste essentiellement à procurer à cette indus- trie, soit les matières premières nécessaires à l'obtention de ces engrais ternaires, soit ces mêmes engrais directement fabri- qués, et cela sans consommer d'acide sulfurique pour la solubili- sation de l'acide phosphorique contenu dans les phosphates bruts traités.
On sait, en effet, que ces phosphates bruts sont constitués principalement par du phosphate tricalcique, non directement as- similable par les plantes et que, pratiquement, la majeure partie
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de l'acide phosphorique facilement assimilable est libré à l'agri- culture à l'état de superphosphate. Le superphosphate résulte du traitement du phosphate tricalcique par l'acide sulfurique, pour obtenir du phosphate monocalcique, selon l'équation :
EMI2.1
(1) (PO) 2ca3 + 2 so4-H2 = 2 50 Ca + (PO ) 2 Catz
310 196 272 234
Théoriquement, le produit final contiendrait 42.25% de phos- phate monocalcique, soit 26,8 de P2O5.
En réalité, le produit marchand est beaucoup plus complexe, en particulier par suite des impuretés du phosphate initial (car- bonates, silicates, fluorures, etc..) et ne contient généralement que de 14 à 18% seulement d'anhydride phosphorique, P205, soluble dans l'eau et le citrate d'ammoniaque.
D'autre part, dans la pratique, la consommation d'acide sul- furique à 60. Baumé, nécessaire pour solubiliser 1 kg d'anhydride phosphorique, P2O5. à partir de phosphate brut renfermant 33% de ce corps, est de 2K,500, soit, exprimée en acide sulfurique SO4H2: 1 K.950.
Quant aux deux autres éléments fertilisants, l'azote et la potasse, on sait qu'ils sont généralement livrés à l'agriculture à l'état de nitrate d'ammoniaque et de sulfate de potasse.
Le premier de ces sels présente l'avantage d'apporter l'azo- te à la fois sous la forme nitrique et ammoniacale, de ne renfer- mer que des éléments utiles, et d'être d'une fabrication bien connue et facile.
L'autre fournit au sol la potasse sans lui apporter de chlo- re. Il est obtenu en partant d'acide sulfurique et de chlorure de potassium, et, pour chaque kilogramme de potasse K2O livré à l'état de sulfate, il faut consommer 1 K,100 d'acide sulfurique SO4H2
La pénurie d'acide sulfurique a donc conduit la Demanderesse
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à rechercher un procédé qui soit capable d'éviter complètement l'intervention de l'acide sulfurique dans la solubilisation de l'acide phosphorique.
L'invention réside dans un procédé qui permet de solubiliser l'acide phosphorique des phosphates au moyen de l'acide nitrique et d'obtenir directement des engrais ternaires, non hygroscopi- ques, contenant l'acide phosphorique sous une forme soluble à l'eau et au citrate d'ammoniaque.
L'invention présente les deux caractéristiques fondamenta- les ci-après, qui, pour la réalisation d'engrais ternaires, sont appliquées en combinaison, mais qui peuvent aussi être mises en oeuvre isolément : (A) selon la première caractéristique, on transforme le phos- phate brut en acide phosphorique et nitrate de calcium par atta- que à l'acide nitrique, puis, au moyen d'une base, telle que l'am- moniaque, on précipite l'acide phosphorique à l'état de phosphate bicalcique, en même temps que l'on recueille du nitrate d'ammo- niaque, en solution avec du nitrate de chaux. On transforme ensuite celui-ci, par double décomposition avec le gaz carbonique et l'ammoniaque, de façon à obtenir du nitrate d'ammoniaque et du carbonate de chaux, lequel est séparé facilement par décanta- tion.
Les réactions sont les suivantes : (2) (PO4)2Ca3 + 6 NO3H = 2 PO4H3 + 3 (No3)2 Ca.
EMI3.1
(3) m3+2 TOH'+3 (No3)20a= (P0) 2 ca2+ N03NII+ (N03 ) 2Ca , .
(4) (N03)2 Ca + 2 N3 + CO2 + H20 = 0030a + 2 N03 NT4.
Les produits retirés de ces réactions sont finalement le phosphate bicalcique (PO4)2Ca2H2 et le nitrate d'ammoniaque, N03NH'.
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Cette première caractéristique de l'invention repose sur le fait que si l'on neutralise par une base, tout ou partie de l'aci- de phosphorique d'une solution renfermant également un sel de cal- cium (équation 3), il précipite du phosphate de chaux résultant de la double décomposition entre le sel alcalin soluble formé et le sel de calcium dissous. Cette réaction peut être totale. Dans son ensemble, la première caractéristique permet donc de solubi- liser l'acide phosphorique sans consommer d'acide sulfurique et d'obtenir finalement du nitrate d'ammoniaque comme si l'acide ni- trique avait été combiné directement à l'ammoniaque, et cela en utilisant un sous-produit industriel généralement perdu : le gaz carbonique.
On développera maintenant ci-après divers modes opératoires avantageux donnés à titre d'exemples pour la mise en oeuvre de cette première caractéristique.
L'attaque du phosphate brut par l'acide nitrique est faite, de préférence, en milieu dilué, ce qui évite toute perte d'azote nitrique, facilite l'attaque du phosphate et permet d'utiliser du matériel bon marché (cuves en bois).
Le liquide obtenu contient tout le calcium qui était combiné dans le phosphate brut, d'une part 4 l'acide phosphorique à l'état de phosphate tricalcique, d'autre part à l'état de carbonates fluorures, silicates, etc., donc plus qu'il n'en faut pour que tout l'acide phosphorique puisse se retrouver à l'état de phospha- te bicalcique,
La quantité d'acide nitrique introduite pour l'attaque doit être telle que tout le phosphate soit désagrégé et, pour cette attaque, il faut tenir compte des impuretés du phosphate brut qui neutralisent une partie de l'acide nitrique.
Mais, d'autre part, pour que la désagrégation du phosphate soit complète, il n'est pas nécessaire d'utiliser autant d'acide nitrique qu'il en
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faudrait pour que tout le P2O5 se retrouve l'état d'acide phosphorique, car les deux réactions suivantes :
EMI5.1
(5) (PO4)2 ca3 z. N03FT = (Po")2 CaH4 + 2 (N03)2 Ca (6) (P0f)2 oa3 + 2 N03I3 = (PO4) 2 Ca2H2 + (N0) 2 ca jouent également en faveur du procédé.
C'est ainsi que, pratiquement, 0 K,900 d'acide nitrique NO3H suffisent pour attaquer 1 K, de phosphate brut renfermant 3310 de P2O5. cette attaque se réalise rapidement en milieu dilué. Une dilution correspondant à un acide contenant 430 grs d'N03H par litre convient parfaitement, et il est avantageux d'employer com- me diluant, soit une solution de nitrate de chaux et d'ammoniaque, soit, de préférence, une solution de nitrate d'ammoniaque prove- nant de cycles précédents.
Dans la cuve d'attaque, on délaie le phosphate dans le di- luant et on ajoute l'acide à 54% de NO3H, par exemple (acide ni- trique courant dans l'industrie), Cette addition d'acide peut être faite rapidement; les sels apportés par la solution diluante s'opposent à la formation de mousse abondante. On a tout inté- @ rét à faire arriver l'acide par le fond du bac. Dans ces condi- tions, il n'y a aucune perte d'azote.
L'attaque terminée, on peut décanter ou filtrer la solution pour éliminer la gangue du phosphate, mais cette séparation n'est nullement nécessaire.
Dans le cas de la réaction (3) le phosphate bicaleique qui est précité par la quantité d'ammoniaque nécessaire, se sépare bien, par filtration, de la solution, laquelle ne renferme plus alors, à l'état de nitrate de chaux, que le 1/3 du calcium combi- né à l'origine à l'acide phosphorique du phosphate tricalcique
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et la totalité du calcium des impuretés. Pratiquement, en addi- tionnant d'ammoniac la solution, filtrée ou non, provenant de l'attaque du phosphate jusqu'à un PH déterminé et en général plus petit que 2,8, on précipite une partie de l'acide phosphorique à l'état de phosphate monocalcique qu'il est possible de séparer par filtration ou tout autre moyen connu.
Le phosphate renfer- mera ou non la gangue du minerai suivant que la solution avait été filtrée ou non avant l'addition d'ammoniac.
La solution provenant de la séparation du phosphate monocal- cique est elle-même additionnée d'ammoniac, jusqu'à ce que l'acide phosphorique soit précipité à l'état de phosphate bicalcique. Le contrôle du PH permet de suivre l'opération et de l'arrêter à temps pour éviter la formation de phosphate tricalcique. Pendant cette opération également, il sera bon de refroidir de telle façon que la température ne dépasse pas 30 .
La neutralisation par l'ammoniac peut être réalisée en fai- sant barboter directement de l'ammonac gazeux dilué dans un autre gaz ce qui, dans certains cas, présente un grand intérêt,
Il n'est pas nécessaire de faire deux précipitations séparées.
On peut n'en faire qu'une conduisant à la précipitation de l'aci- de phosphorique à l'état de phosphate bicalcique. Dans ce cas, pour que la précipitation et la filtration soient faciles, il est bon d'ajouter au liquide que l'on va neutraliser un certain volu- me de solution ayant déjà abandonné son P2O5 au cours d'une opéra- tion précédente. Ou bien, on pourra également additionner l'am- moniac sous forme de solution ammoniacale obtenue en dissolvant de l'ammoniac gazeux dans le liquide de dilution. On pourra éga- lement combiner les deux procédés sans sortir du cadre de l'in- vention.
En diluant ainsi avec des liqueurs de nitrate provenant d'o- pérations précédentes, on n'apporte pas d'eau supplémentaire
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dans le cycle.
Le phosphate monocalcique se séparant mieux d'une solution de nitrate d'ammoniaque que d'une solution de nitrate de chaux, on pourra avoir avantage à utiliser, pour les dilutions la solu- tion de nitrate d'ammoniaque provenant de la carbonatation posté- rieure (équation 4), de préférence à la solution issue de la sé- paration du phosphate et contenant du nitrate de chaux.
De même, l'acide nitrique employé pour l'attaque (équation 2) sera avantageusement dilué, comme exposé ai-dessus avec l'une ou l'autre des deux solutions.
Il est à remarquer que les phosphates mono ou dicalciques, séparés des jus, retiennent un peu de ceux-ci et renferment donc une petite quantité de nitrate de chaux et d'ammoniac. On peut les en débarrasser en les claircant. Dans le cas où il s'agit de phosphate monocaloique, l'égout de clair Cage contenant alors un peu de P2O5 dissous doit rejoindre le liquide avant 2ème précipi- tation.
Mais ce lavage n'est nullement indispensable,
On sait que le phosphate bicalcique est un excellent support, et l'on se servira de cette propriété comme il sera vu plus loin en B.
Quant à la transformation du nitrate de chaux par NM3 et CO2 (équation 4), elle ne présente aucune difficulté, Cette transfor- mation est, en effet, rapide et totale quand on opère à la tempé- rature de 70 C. Le carbonate de chaux se décante très facilement et la majeure partie de la solution claire qui ne contient alors plus que du nitrate d'ammoniaque est soutirée. Le carbonate de chaux est, par exemple, séché sur filtre rotatif, et l'égout est ajouté à la solution de nitrate d'ammoniaque, de laquelle ce der- nier sel peut être extrait par tout moyen connu en soi.
Pratiquement, dans la solution claire issue de la sépara-
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tion du phosphate, on fait passer un courant de gaz carbonique et d'ammoniac jusque élimination de l'ion calcium du liquide.
L'opération peut être menée dans tout appareillage permettant à la fois le barbottage de deux gaz et le chauffage du liquide à la température de 60 -70 , température à laquelle la précipita- tion est immédiate.
Cette opération donne un précipité de carbonate de chaux qui se décante très vite, ce qui permet de soutirer directement la plus grande partie de la liqueur claire.
Une partie de ce liquide peut être employée comme diluant ainsi qu'il a été indiqué précédemment, L'autre partie peut être, par exemple, concentrée pour en extraire le nitrate d'am- moniac solide.
Le carbonate de chaux, séparé par décantation et filtra- tion, retient du nitrate d'ammoniac dont il peut être débarrassé par lavage, si ce lavage n'a pas lieu, en séchant le carbonate de chaux au four tournant on obtient un mélange de cO3Ca et NO3NH4 titrant 10% d'azote et constituant donc un excellent am- monitrate que l'on peut livrer granulé, La teneur n'est indi- quée qu'à titre d'exemple. Par l'addition de quantités réglées de nitrate d'ammoniac solide ou liquide au carbonate de chaux provenant de la filtration, on pourra obtenir un calconitre de n'importe quelle teneur en azote.
Quant à la solution de nitrate d'ammoniac finale, elle est obtenue très concentrée. La concentration peut être terminée par tout procédé connu, (B) Selon la seconde caractéristique de l'invention, au phosphate bicalcique bien essoré par le vide, on ajoute un sul- fate soluble, par exemple, autant de sulfate de potasse qu'il en correspond au nitrate de chaux retenu.
Le mélange contiendra du phosphate bicalcique, du nitrate
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d'ammoniac et du nitrate de potasse et sulfate de chaux provenant de la réaction.
(7) SO4K2+ (N03)2 Ca = soca + 2 N03K,
Le sulfate de chaux formé s'hydrate et fait prise, de sor- te que le produit final constitue un engrais ternaire pouvant être vendu après broyage sans être séché.
On peut également ajouter au phosphate bicalcique autant de sulfate de potasse qu'il en correspond au total de nitrate d'ammoniaque et de nitrate de chaux retenus. Dans ce cas, le produit final renfermera du phosphate bicaloique, du nitrate de potasse, du sulfate d'ammoniaque et du sulfate de chaux.
La quantité de sulfate de potasse indiquée ci-dessus n'est nullement limitative. On pourra en ajouter à volonté suivant le titre en potasse à obtenir.
De même, on pourra remplacer tout ou partie du sulfate de potasse par du sulfate d'ammoniaque. Il se ferait alors du sul- fate de chaux et du nitrate d'ammoniac si tout le sulfate de potasse était remplacé par du sulfate d'ammoniaque,
Dans le même ordre d'idées, on pourra combiner les additions de tous les produits fertilisants pour obtenir l'engrais binaire ou ternaire désiré.
Dans la mise en pratique de l'invention, en réglant judicieu- sement le titre des solutions et le jeu de ces solutions et des eaux de lavage, on arrive à remplacer les 1 K 950 d'acide sulfuri- que nécessaire pour solubiliser 1 K. de P2O5 EN PARTANT DE PHOS- PHATE à 33%, par une quantité de charbon de beaucoup inférieure à 1 Kilogramme.
Une variante du procédé consiste à remplacer le gaz carboni- que par un sulfate pour l'élimination de la chaux restante,
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après précipitation du phosphate bicalcique, Si bien que, con- trairement aux autres procédés connus, la quantité de sulfate à employer n'est plus celle qui correspond à la chaux totale con- tenue dans le minerai de phosphate.
Le procédé selon l'invention est également plus simple que celui qui consiste à éliminer par refroidissement le nitrate de chaux du liquide provenant de la désagrégation du phosphate par l'acide nitrique.
De même, l'élimination du sein du liquide d'attaque de la quantité de calcium correspondant à l'excès que peut fixer l'acide phosphorique à l'état de phosphate bicalcique, peut être faite avant la précipitation de ce dernier, sans que l'on sorte pour cela du cadre de l'invention.
Dans ces conditions, la marche des opérations serait la suivante : (2) attaque du phosphate par l'acide nitrique,
EMI10.1
(PoL.) 2 ca3 + 6 N03H = 2 PoL.x3 + 3 (N03)2 Ca (8) précipitation et élimination du calcium excédentaire à l'état de sulfate,
EMI10.2
2 PO3 + 3 (N03) 2 Ca + 50 K = 2 po4-.d3 + 2,(N03)2 Ca + 2 N03K + S0'Ca (9) précipitation et séparation du phosphate bicalcique
2 PO4H3 + 2 (N03) Ca + 2 NO3K + 4 NH3
EMI10.3
(PQ4) 2 Ca2"ti2 + 2 N03K + . N03NH\ (10) La solution de nitrate peut être ensuite utilisée pour n'importe quelle fabrication.
L'utilisation des jus peut être combinée de telle sorte
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que l'on obtienne finalement une solution concentrée comme dans le cycle donné dans la première partie de la description.
Le sulfate de potasse peut être remplacé par n'importe quel autre sulfate soluble, par exemple sulfate de soude, d'ammo- niaque, de magnésie, etc., et même par l'acide sulfurique, sans sortir pour cela du cadre de l'invention. De même on pourra le remplacer par un mélange de plusieurs sulfates ou de sulfates et d'acide sulfurique. Les produits finaux différent évidemment suivant les additions.
La marche des opérations n'a nullement besoin d'être con- duite en milieu dilué. Les réactions s'opèrent également quand les produits sont pâteux, et ce fait est particulièrement avanta- geux pour l'industrie des engrais composés, dans laquelle il n'est pas toujours nécessaire de séparer les différents sels.
C'est ainsi, que partant de phosphate brut, d'acide nitri- que à 54% de N0 3H et de SULFATE De POTASSE, il est possible d'ob- tenir, directement, des produits solides dont certaines formules ne nécessitent pas de séchage et renferment tout l'acide phospho- rique à l'état d'acide phosphorique soluble dans l'eau et le ci- trate d'ammoniac.
Les principales variantes peuvent, à cet égard, être schéma- tisées par les trois séries de réactions suivantes :
EMI11.1
a) (2) (PO')2Ca3 + 6 N03x = 3 (No3)2 Ca + 2 pou (il) 2 P04lî3 + 3 (XO3)' Ca + 3 SO2 = 3 s0Yaa + 6 NO3K + 2 PO4H3
EMI11.2
(12) 3 304ca + 6 No3K + 2 po'3 + z.
Nx3 = 3 8040a + 6 N03r + 2 (p0') (NFT4)23d et comme le phosphate contient également du CO3Ca
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(13) CO3Ca + 2 N03H = (N03)2 Ca + CO2 + H20
EMI12.1
(7) (N(Y ) 2 Ca + Sollr2 = 2 N0 + S040a
L'ensemble des corps de droite des réactions (12) et (7) constitue la partie essentielle de l'engrais. b) (2) (PO4)2 Ca3 + 6 N03H = 3 (N03)2 Ca + 2 PO4H3 (14) 2 PO4H3 + 3 (N03)2 Ca + 2 SO4H2 + SO4K2
EMI12.2
so ca + 2 NOK + in N03H + 2 poltH3 (15) 3 30 4-Ca + 2 N03R + in N03H + 2 P0'H3 + 8 NI-13 = 3 90 40a + 2 N03E: + li.
No3mr1t + 2 P0' (lffi4-) 2H
Les corps résultant de cette réaction constituent la partie essentielle de l'engrais avec ceux qui proviennent de l'attaque des carbonates, comme, par exemple :
EMI12.3
C03Ca + 2 socle = (N03)2 ca + C02 + H20 ( N03 ) 2 Ca + 80'H2 - 0'Ca + 2 NO3H 8040a + 2 N03H + 2 NH3 = s0 Ca + 2 N03,H4 c ) (2) (P04-)2 Ca3 + 6 No3H = 2 po4l13 + 3 (No3)2 ca POltH3 + 3 (N03)2 Ca + SO2 = S04Ca + 2 (N03 ) 2 Ca + 2 po1J.H3 + 2 N03K soit Ca + 2 (N03)2 Ca + 2 P04-H3 + 4 NH3 + 2 N03K
SO4Ca +4 No3NH4 + (PO4)2 ca2H2 + 2 NO3K
Les corps de droite de cette dernière réaction constituent la partie essentielle de l'engrais avec ceux résultant de la dé-
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composition du carbonate de chaux.
En réalité, par suite de réaction secondaires, l'engrais contient en plus ou moins grande quantité des phosphates d'ammo- niaque, de potasse et de chaux.
D'autre part, la quantité d'acide nitrique à mettre en jeu peut être considérablement réduite par suite de la formation de phosphate monocalcique suivant la réaction :
EMI13.1
<5> (PO4-)2 oa3 z- N03H = (PO4)2 Ca H + 2 (N03)2 Ca
Comme il a été dit plus haut, le sulfate de potasse peut être également remplacé par n'importe quel sulfate et avantageuse- ment, entr'autres, par le sulfate d'ammoniaque dans le cas où l'on désire fabriquer un engrais plus riche en azote ammoniacal.
L'attaque du phosphate est faite par l'acide. Puis a lieu l'addition du sulfate et ce n'est qu'après avoir réalisé les con- ditions nécessaires que la pâte est neutralisée par l'ammoniaque.
On peut, par exemple, dissoudre du nitrate d'ammoniaque dans l'acide nitrique. pour tirer le meilleur profit des divers procédés mentionnés dans le texte, on tiendra compte du fait que la petite quantité de p2o5 susceptible de rétrograderà l'état d'insoluble dans l'eau et le citrate d'ammoniaque, est très facilement résolubilisée par l'addition d'un acide (nitrique, sulfurique, chlorhydrique, etc..) ou d'un mélange d'acides, ou d'un mélange de sels et d'acides.
Pour la neutralisation de la pâte acide résultant de l'atta- que des phosphates bruts par l'acide nitrique, on peut, au lieu d'ammoniaque, utiliser toute autre base, par exemple la chaux, et, de préférence, un sel d'acide faible jouant, vis-à-vis de l'acidité de la pâte, le rôle d'une base. On emploiera avanta- geusement, entre autres, des sels alcalino-terreux capables de
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donner par réaction avec l'acide de la pâte, d'autres sels peu solubles produisant encore un effet déshydratant.
L'utilisation des sels suivants se montre particulièrement économique et avantageuse :carbonate de chaux, de magnésie, do- lomie, phosphate bicalcique, phosphate tricalcique, phosphate té- tracalcique, ou leurs dérivés (Silico-carnotite (PO4)2 ca3,
EMI14.1
sio3ca, Cao, stéatite (P0)2Ca3, 8i03Ca, 3 CaO, etc..)
Au lieu des réactions (2) (11) et (12) indiquées ci-dessus, on aurait, en neutralisant par du carbonate de chaux, les réactions:
EMI14.2
(1) (P0)2Ca + 6 N03H = 2 P0'H= + 3(No3)2 Ca (2) 2 po4-H3 + 3(NO3)zca + 3 S04Y-2 = 2 po4H3 + 6 NOK + 3 S040a (3) 2 PO4H3 + 6 N03K + 3 soca + 2 CO3Ca = (PO4)2Ca2h2 + 6 No3K
3 SO4C2 + 2 CO2 + 2 H2O et en utilisant un tétraphosphate, les réactions :
(1) (PO4)2Ca3 + 6 N03H = 2 PO4H3 + 3 (NO3)2Ca
EMI14.3
(2) 2 Fo4rr3 + 3 (N0)2Ca + 3 SO2 = 2 POH3 + 3 S0'Ca + 6 N03K (3) 2 FOH3 + 3 50 Ca + 6 No3K + (p0) 2ca3 Cao = 2 (po4)2 Ca2H2 + 3 SO4Ca + 6 NO3K + H2O on remorquera que, dans ce dernier cas, à l'acide phosphorique du phosphate initial, solubilisé lors de l'attaque, s'ajoute l'acide phosphorique du neutralisant qui passe également sous forme so- luble, Cette remarque est précieuse pour la fabrication d'en- grais riches en P2O5
Par ailleurs, ainsi qu'il a été indiqué ci-dessus, la quan-
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tité d'acide nitrique à mettre en jeu peut être considérablement réduite par suite de la formation de phosphate monocalcique.
Le sulfate de potasse peut être remplacé par tout autre sul- fate plus soluble que le sulfate de chaux, ou par un bisulfate ou par l'acide sulfurique, ou par un mélange d'acide sulfurique et de sulfate. Il peut, par exemple, être remplacé totalement ou en partie, par le sulfate d'ammoniaque, soit de récupération soit provenant du gypse, et la potasse peut être apportée sous forme de chlorure, ce qui permet d'obtenir directement des engrais ternai- res renfermant de l'azote ammoniacal ainsi que tout l'acide phos- phorique, à l'état soluble dans l'eau et le citrate, sans avoir recours à l'acide sulfurique obtenu par grillage des pyrites.
On pourra, sans sortir pour cela du cadre de l'invention, ajouter, en cours de fabrication, tout sel fertilisant ou non.
D'après ce qui vient d'être exposé, le procédé conforme à l'invention peut être réalisé selon des variantes extrêmement nombreuses qui mettent en oeuvre les particularités suivantes :
Utilisation des propriétés acide de l'acide nitrique pour solubiliser le phosphate brut avant d'appliquer cet acide à la fabrication d'un engrais composé :
Production accessoire de sulfate de chaux, au ours de cette fabrication, pour mettre à profit les propriétés deshydratantes de ce corps afin d'assécher l'engrais, cette production étant toutefois graduée pour ne pas nuire à l'obtention d'un engrais concentré.
Dans ce but, fabrication de la plus grande quantité possible de phosphate bicalcique, qui, en même temps qu'il absorbe la chaux, se forme au détriment du nitrate de chaux.
Utilisation, comme base neutralisante, soit d'ammoniaque, soit de chaux, soit d'un sel d'acide faible jouant, vis-à-vis de
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l'acidité de la pâte, le rôle d'une base.