<Desc/Clms Page number 1>
Dispositif pour la fabrication de corps tubulaires sans couture, en cellulose régénérée.
On connait toute une série de procédés pour la fabri- cation de corps tubulaires sans couture en cellulose régénérée, procédés qui consistent à faire passer la viscose, sortant d'une buse annulaire, sur un noyau, et à la traiter simultané- ment par un bain précipitant consistant dans la plupart des cas en une solution de sels d'ammonium.
Selon le procédé du brevet allemand n .321.223 en date du 16 Juillet 1914, au nom de la :William Company, le corps tubulaire en viscose,' sortant d'une filière annulaire sus-
<Desc/Clms Page number 2>
pendue en l'air, est aspergé de bain précipitant par deux buses situées respectivement à l'intérieur et à l'extérieur de l'orifice annulaire de la filière, le corps tubulaire étant en même temps tiré sur un noyau gonflé d'air. Le brevet anglais n .504.717, en date du 25 Janvier 1928, au nom de Wolff & C , décrit un procédé semblable au précédent, avec cette seule différence que le noyau est en verre et que le corps tubulai- re ne tombe pas sur une bande transporteuse, mais dans une cu- ve pleine de bain précipitant.
Avec ces deux procédés, il est difficile d'éviter que le corps tubulaire en viscose suspendu en l'air, ne soit endommagé par l'aspersion et d'arriver néanmoins à une précipitation complète du corps tubulaire.
Dans son brevet français n .670.154 du 22 Février 1929, et son brevet allemand n .513.242 du 18 Avril 1929, la demanderesse a montré pour la première fois qu'il est possi- ble, à l'aide d'une filière plongeant dans un bain précipi- tant, de fabriquer un corps tubulaire en cellulose régénérée et de l'amener facilement à l'état de bande, état qui est le plus approprié au travail ultérieur, en disposant au-dessous de la filière un noyau déplàçable qui est pourvu d'un élar- gisseur à son extrémité inférieure. L'élargisseur employé pour la première fois dans ce procédé consiste en une tige pliée en forme de triangle.
En travaillant d'après le brevet français n ,670.154 et le brevet allemand 513.242 précites, on rencontre parfois des difficultés du fait que, lors du filage, le corps tubu- laire forme des plis et adhère au noyau qui est d'un diamètre beaucoup plus petit que celui du corps tubulaire. Ces plis se fixent pendant la précipitation et ne peuvent plus disparaître par l'effet de l'élargisseur, ce qui influe défavorablement sur les propriétés des boyaux obtenus.
-. La demanderesse a trouvé que l'on peut remédier à ces
<Desc/Clms Page number 3>
inconvénients en utilisant pour le filage un noyau qui a de préférence la forme d'un tube aplati à son extrémité infé- rieure. Cette partie aplatie sert d'élargisseur. Son périmè- tre est de préférence à peu près le même que celui de la partie tubulaire et de sa région aplatie. En utilisant un tel noyau, on obtient que, pendant le filage, toutes les parties du corps tubulaire, qui se rétrécit un peu par suite de la précipitation, adhèrent constamment au noyau et à l'élar- gisseur, même quand le corps tubulaire est amené à l'état de bande. Il est par suite impossible que le corps tubulaire for- me des plis à un instant quelconque de la précipitation.
Pen- dant le filage, on introduit du bain précipitant par l'ouver- ture libre de la filière, de sorte que la paroi intérieure du corps tubulaire est toujours aspergée par du bain préci- pitant frais, spécialement à sa partie supérieure. Il en ré- sulte que la vitesse de précipitation est considérablement augmentée, de sorte qu'on obtient des corps tubulaires de grande solidité, même quand la vitesse de filage est relati- vement grande.
Le diamètre du noyau est choisi supérieur ou au moins égal au diamètre de la filière. Il peut être avantageux d'établir le noyau et l'élargisseur en une seule pièce. On utilise à cet effet un tube dont on aplatit l'extrémité infé- rieure. Le périmètre du noyau et de l'élargisseur doit autant que possible être le même dans toutes les parties; il est pourtant possible de diminuer le noyau vers le bas ou la par- tie aplatie elle-même, si cette diminution est plus faible que le rétrécissement subi par le corps tubulaire lors de la précipitation. Afin que le corps tubulaire prenne la forme aplatie voulue, il est avantageux que l'extrémité formant élargisseur soit aussi plate que possible. Il n'est pas essen- tiel pour l'invention que la partie tubulaire ou la partie @
<Desc/Clms Page number 4>
aplatie du noyau soit la plus longue.
Il est avantageux de disposer immédiatement au-dessous de la partie aplatie du noyau un cylindre ou une barre sur lesquelles on guide le corps tubulaire à l'état de bande.
Le dessin annexé représente, à titre d'exemple, une des formes d'exécution de l'objet de l'invention.
La fig. 1 est une vue de face.
La fig. 2 est la vue de côté correspondante.
Une filière annulaire D est montée de manière à faire saillie dans une cuve A, remplie du bain précipitant F. Le corps tubulaire en viscose passe, immédiatement après sa sor- tie de la filière, sur un noyau K en forme de bouteille.
L'extrémité inférieure de ce noyau se termine en une partie aplatie, de sorte que le corps tubulaire quitte le noyau à l'état de bande. Au-dessus du noyau se trouve la buse B par laquelle arrive constamment le bain précipitant servant à la coagulation de la paroi interne du corps tubulaire. Au-dessous du noyau se trouve un rouleau W, servant à entraîner le corps tubulaire, amené à l'état de bande.
Dans le dessin, on a représenté le noyau et l'élar- gisseur constitués d'une seule pièce. Bien entendu, il est éga- lement possible de construire le dispositif en plusieurs par- ties. La distance de l'orifice de filage au point ou le corps tubulaire aborde le noyau dépend du diamètre que l'on veut donner aux corps tubulaires à fabriquer. Si les corps tubu- laires doivent avoir un petit diamètre, la distance doit être assez grande, tandis qu'elle ne dépasse pas, de préférence, quelques centimètres, avec des corps tubulaires de plus grand diamètre.