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Procédé et dispositif pour influencer le dispositif purgeur des machines auxiliaires de locomotives.
La présente invention a pour objet un procédé et les dispo- sitifs correspondants pour influencer de manière sûre le dispo - sitif purgeur des machines auxiliaires de locomotives, ce qui, ainsi que l'a montré l'expérience, est une des conditions vitales pour la bonne marche des machines auxiliaires, particulièrement dans les régions à conditions climatériques difficiles.
Dans les machines,auxiliaires, on a employé jusqu'ici,soit le réglage à la main, soit le réglage automatique du dispositif purgeur, qui était mis au point pour une durée déterminée. Mais il s'est révélé que ces procédés sont peu sûrs et ont pour ré - sultat des endommagements de la machine à vapeur dans le cas du réglage manuel, ou bien sont beaucoup trop compliqués et diffi - cilement adaptables aux changements atmosphériques dans le cas du réglage automatique.
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La présente invention résout le problème du dispositif pur- geur de telle manière qu'il devient impossible au machiniste d'oublier d'ouvrir le dispositif purgeur avant la mise en marche de la machine, tandis que, d'autre part, il lui est possible, après la mise en marche de la machine, de laisser le dispositif purgeur ouvert pendant un temps quelconque selon le climat et la saison. Cette manière d'influencer le dispositif purgeur peut s'appliquer tant à l'ouverture et à la fermeture mécaniques or - dinaires des organes de purge qu'au cas le plus fréquent où l'on emploie, pour le contrôle et la commande des organes de purge, de l'air comprimé, de la vapeur comprimée ou un autre agent comprimé.
La caractéristique du procédé pour influencer les disposi - tifs purgeurs des machines auxiliaires d'après cette invention consiste en ce que le dispositif purgeur s'ouvre toujours auto - matiquement, en même temps ou quelques instants avant qu'ait lieu la mise hors de service de la machine auxiliaire, tandis que, lors de la mise en marche de cette machine, le dispositif reste ouvert jusqu'à ce que le machiniste le ferme individuelle- ment à la main après un temps quelconque.
Le principe de ce procédé est illustré par l'exemple d'ap - plication indiqué sur le dessin ci-joint. Dans cet exemple, on emploie de l'air comprimé pour le contrôle de la machine auxi - liaire, ainsi que pour influencer le dispositif /purgeur. Le mode de mise en marche et d'arrêt de la machine auxiliaire peut être ici tout-à-fait quelconque, de même que le système des organes de purge et leur position dans la machine à vapeur auxiliaire ou dans les canalisations.
Les organes de purge peuvent par exemple être des soupapes ou des robinets disposés sur les cy - lindres à vapeur et influencés de la manière connue par le piston du cylindre à air auxiliaire de telle façon que, après que l'air comprimé est entré sous le piston, les organes de purge se fer - ment, tandis que, après que l'air comprimé a été évacué du cylin-
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dre, un ressort disposé à un endroit convenable ouvre ces orga - nes.
Sur le dessin ci-joint, le robinet à trois voies 1 est l'organe qui commande l'arrêt et la mise en marche de la machine auxiliaire, et le robinet à trois voies 2 est l'organe qui com - mande l'ouverture et la fermeture du dispositif purgeur. Les figs. 1, 2 et 3 montrent des schémas des positions réciproques de ces deux robinets à trois voies pour diverses phases de la mise en marche de la machine auxiliaire, et les figs. 4 et 5 sont des vues des dispositifs à leviers correspondants qui relient ces robinets.
L'air comprimé est amené aux robinets 1 et 2 par la canali- sation 3. La canalisation 4 conduit du robinet 1 au dispositif de démarrage de la machine auxiliaire et, dès que l'air comprimé arrive dans cette canalisation, la machine auxiliaire est mise en action, donc démarrée ; lorsque l'air comprimé sort de la canalisation, la machine auxiliaire est mi se hors d'action. La manière dont ceci a lieu ne fait pas l'objet de cette invention, et il n'est donc pas nécessaire d'entrer dans des détails à ce sujet. La canalisation 5 conduit au cylindre à air, mentionné précédemment, du dispositif purgeur. Les canaux 6 et7 servent de conduits d'échappement, par exemple dans l'atmosphère.
Le robinet 1 est mû par le levier 8 au moyen de la tringle 10 articulée à celui-ci et du levier coudé à main 9. Ce levier coudé 9 est pourvu d'une poignée, et l'autre branche 11 est articulée au ressort 12 qui est placé, par rapport à l'axe d'articulation du levier 9, de manière à maintenir ce levier dans ses deux positions limites. Le robinet 2 est mû par le levier 13 qui est pourvu d'une poignée et porte une cheville 14 pouvant s'engager dans la butée 15 disposée unilatéralement sur le levier 10.
Le mode d'action du dispositif représenté dans cet exemple est le suivant : Lorsque la machine auxiliaire est hors d'action,
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la position réciproque des robinets est celle illustrée sur la fig.1, la position des leviers correspondant à la disposition d'après la fig.4. La canalisation 4 est reliée à l'atmosphère 7. de sorte que la machine auxiliaire est arrêtée ; la canalisation 5 est également en communication avec l'échappement 6 et le dispositif purgeur est donc ouvert. Le levier 9 occupe, en cela, la position d'après la fig. 4 et est maintenu dans cette position au moyen du ressort 12, tandis que la butée unilatérale 15 de la tringle 10 maintient la cheville 14 de la tringle 13 dans la position indiquée.
Lors de la mise en marche de la machine auxiliaire, il faut faire tourner le levier 9 à gauche dans la position d'après la fig. 5, de sorte que, en même temps, le levier 8 du robinet 1 tourne à gauche, tandis que le levier 13 du robinet 2 reste dans sa position initiale ; seul, son blocage par la butée 15 disparaît. La position qu' occupent alors lesrobinets est indi - quée sur la fig.2. L'air comprimé arrive de la canalisation 3, par le robinet 1, dans la canalisation 4, dont la communication avec l'échappement 7 a été interrompue, et la machine auxiliaire est mi se en marche. Comme le levier 13 est resté danssa posi - tion initiale, le robinet 2 n'a pas non plus changé de position, la canalisation 5 est restée en communication avec l'échappement 6 et le dispositif purgeur se trouve donc aussi ouvert.
Après un lapsde temps déterminé qui dépend de la saison et du temps qu'il fait, lorsque le machiniste s'est assuré que toute l'eau s'est écoulée de la machine auxiliaire et de la canalisation, il amène le levier 13, à la main, à la position 13' (fig.5 ), de sorte que le robinet 2 est aussi amené à la position indiquée sur la fig.3. L'air comprimé venant de la canalisation 3 pénètre dans la canalisation 5, dont la communi- cation avec l'échappement a été interrompue, et ferme les orga - nesdepurge.
Pendant la marche de la machine auxiliaire, il est alors
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toujours possible, en tournant la poignée 13, d'ouvrir et refer- mer le dispositif purgeur.
La mise hors d'action de la machine auxiliaire a lieu en amenant le levier 9 de sa position d'après la fig.5 à la position d'après la fig.4 ;la butée unilatérale 15 de la tringle 10 se heurte alors à la cheville 14 du levier 13 et cela a comme con - séquence d'amener à la position d'ouverture, non seulement le robinet 1, mais aussi le robinet 2, de sorte que l'air passe des canalisations 4 et 5 dans l'échappement 7 et 6 ; la machine est mise hors d'action, tandis que le dispositif purgeur s'ou - vre. Par ce procédé, il y a donc toujours, en même temps qu'est arrêtée la machine auxiliaire, ouverture automatique du dispo - sitif purgeur, et ainsi est éliminée la possibilité que le ma - chiniste oublie d'effectuer cette ouverture.
Il est avantageux de dimensionner le ressort opérant l'ou - verture du dispositif purgeur de manière que le dispositif pur - geur s'ouvre quelques instants avant la mise hors de service de la machine auxiliaire. L'huile qui s'est accumulée sur les organes de purge pendant la marche de la machine est convenable- ment expulsée, par ce procédé, par de la vapeur sous la pleine pression, les organes de purge restent propres et ne s'obstruent pas.
De même, il est avantageux de rendre la course de la che - ville 14 d'autant plus courte que la course de la butée 15 , de sorte qu'il est possible, par le mouvement du levier 9, d'ouvrir le robinet 2, tandis que, au contraire, il n'est pas possible, par le mouvement de retour du levier 13, de conduire le ressort 12 au-delà du point mort, c'est-à-dire qu'il n'est pas possible de mettre la machine auxiliaire en marche. De cette manière, le levier 13 et le robinet 2 sont maintenus en position d'ouverture pendant tout le temps que la machine auxiliaire est hors d'ac - tion.
On s'aperçoit que la forme de construction citée comme exemple
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n'est pas la seule réalisation possible du procédé pour influen- cer le dispositif purgeur des machines auxiliaires d'après l'in- vention.
REVENDICATIONS.
1. Procédé pour influencer le dispositif purgeur des machines auxiliaires de locomotives, caractérisé en ce que, en même temps ou un peu avant que la machine auxiliaire soit mise hors de service, le dispositif purgeur est ouvert, tandis que, lors de la mise en marche de la machine auxiliaire, ce disposi - tif reste ouvert et peut alors toujours être fermé à la main.