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NOUVEAU PROCEDE APPLICABLE POUR LA SOUDURE AUTOMATIQUE OU SEMI-AUTOMATIQUE A l'ARC ELECTRIQUE.-
On a déjà proposé d'alimenter le moteur de dévidage de l'électro- de des postes de soudure automatique ou semi-automatique à l'arc électrique, par la différence entre la tension aux bornes de l'arc et une tension constante (êven- tuellement réglable)- Ce procédé permet bien, en principe, de remplir dans tou- tes ses phases le programme des déplacements de l'électrode (allumage de l'arc, règlage de sa longueur pendant la soudure, etc....) mais impose des sujetions gênantes dans le choix de la tension de travail aux bornes de l'arc et dans le choix des caractéristiques de la source du courant de soudure et du moteur de
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dévidage automatique de l'électrode;
an outre, des pompages peuvent se produire en période de soudure, du fait de la sensibilité du réglage.
La présente invention a pour objet un perfectionnement qui évite les inconvénients du procédé connu que l'on vient do rappeler. Ce porfactionnement est essentiellement caractérisé en ce que, lorsque après son allumage, l'are a atteint la longueur optima pour le travail de soudure, le moteur de dévidage de l'électrode cesse d'être alimenté par la différence entre la tension aux bornes do l'arc et une tension constante, pour être alimenté par la tension aux bornes de l'arc seule-
On peut ainsi déterminer les caractéristiques do l'équipement de manière à remplir séparément les conditions optima de fonctionnement, séparément pour la phase d'allumage do l'arc( notamment recul énergique et rapide de l'électrode, après le contact avec les pièces à soudor)
et pour la phase de tra- vail-
Pour exposer d'une manière parfaitement claire l'objet de l'in- ventfon, on décrira un exemple, non limitatif bien entendu, de mise en oeuvre de celle-ci, en se référant au schéma do la Fig.l. Les dispositifs particuliers qui seront décrits à propos de cet exemple, devront âtre considérés comme faisant partie de l'invention, étant Entendu que tous dispositifs équivalents pourront être aussi bien utilisés sans sortir du cadre de celle-ci.
Dans l'exemple de la Fig.1, on a supposé qu'il s'agissait d'un poste de soudure alimenté par une génératrice à courant continu 1, de type approprié quelconque, munie d'une excitatrice 2 fournissant une tension constante ou sensiblement constante et règlable (les inducteurs des machines 1 et 2 n'ont pas été figurés), qui sera aussi utilisée pour l'alimentation du moteur 3 de dévidage automatique de l'électrode pendant la phase d'allumage de l'arc.
On n'a représenté, du poste de soudure, quo les organes nécessaires à la compréhension de l'intention ! électrode 4, pièces à souder 5, reliées respectivement aux deux bornes de la génératrice 1, par tout appareillage d'in- terruption, de protection et de couplage approprié) on a supposa, ici, que le circuit de soudure était fermé par un contacteur 6, commandé électromagnétiquement par la bobine 7, contrôlée elle-me par les boutons-poussoirs à main 8 (marche) et 9 (arrêt).
Le poste de soudure peut d'ailleurs comporter toutes dispositions appropriées généralement connues pour les équipements de soudure élec-
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trique: notamment en ce qui concerne les dispositions du mécanisme d'avancement de l'électrode 4 (électrode en fil continu enroulé sur tourets, baguettes - électrodes à chargeur automatique, etc...), la transmission à ce mécanisme du mouvement de rotation de son moteur de commande 3, l'amenée du courant à l'électrode, la réalisation automatique éventuelle des déplacements relatifs des pièces à souder 5 et de l'électrode 4, etc....
L'invention s'appliquerait évidemment aussi bien au cas où le poste de soudure serait alimenté par un réseau et quelle que soit la nature de la source à tension constante et éventuellement réglable'
Dans la Fig.l, conformément à l'invention, un commutateur 10, actionné électromagnétiquement par la bobine 11, permet d'alimenter le moteur de dévidage 3, soit par la différence entre la tension aux bornes de l'arc de soudure et la tension de l'excitatrice 2 (position du commutateur dans la figure), soit par la tension aux bornes de l'arc seule.
Un rhéostat d'ajustage 12 est monté en série avec l'induit du moteur 3 et un rhéostat de réglage 13 est inséré dans le circuit de son enroulement inducteur 14.
Dans le circuit d'alimentation du moteur 3 par l'excitatrice 2 est inséré un contacteur 15, manoeuvré en même temps que le contacteur principal 61 dans le circuit de la bobine 11 est inséré un contacteur 16, fermé par une bobine 17 lorsque le courant de soudure s'établit.
Le fonctionnement est le suivant, les différents organes de l'équipement étant représentée dans la Fig.l , dans leur position correspondant au repos de l'équipement de soudure :
Pour mettre cet équipement en service, le groupe 1 -2 étant mis en route, on appuie sur le poussoir 8. La bobine 7 étant excitée, les contacteurs 6 et 15 se ferment; du fait de la fermeture de 15, la bobine 7 se trouve excitée directement aux bornes de 2, sans passer par les contacts du poussoir 8 qui peut donc être libéré.
AuX bornes du moteur 3 est appliquée la différence entre la tension '(prépondérante) de la génératrice 1 à vide (tension qui apparaît entre 4 et 5) et celle de l'excitatrice 2 ; le montage est effectué de telle sorte que le moteur 3 tourne alors dans le sens d'avancement de l'électrode 4, à une vitesse qui peut être ajustée par le rhéostat 12. Lorsque l'électrode 4 vient au
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contact de 5, la tension correspondante s'annule et le moteur 3 n'est plus ali- -menté que par 2; le sens du courant dans son induit est inversé et l'électrode 4 recule, amorçant et allongeant progressivement l'arc de soudure. En même temps, le contacteur 16 a été fermé par la bobine 17.
Il est à remarquer que pendant toute cette phase d'amorçage de l'arc, le rhéostat 13 est resté court-circuité par le commutateur 10, de sorte que le moteur 3 fournit son couple maximum, circonstance favorable à l'amorçage an question.
Au fur et à mesure que l'arc s'allonge entre 4 et 5, la tension a ses bornes qui, pour l'alimentation du moteur 3, se retranche de celle de l'excitatrise 2,croit, de telle sorte que la tension aux bomes du moteur 3 décroit.
Le commutateur 10 est réglé de manière à âtre manoeuvré par sa bobina 11 (dont le circuit a été fermé par le contacteur 16, lorsque la tension aux bornes de cette bobine, qui n'est autre que la tension aux bornes de l'arc,correspond à la longueur optima de celui-ci pour le travail de soudure.
Du fait du fonctionnement de 10, le moteur 3 se trouve alimenté aux bornes de l'arc seul, par les circuits 5 - 18 - 19 - 20 - 12 - 3 - 4, dans le sens correspondant à l'avancement de l'électrode.
La longueur de l'arc se trouve ainsi directement réglée. Si cette longueur augmente trop, le moteur 3 accélère, (c'est-à-dire que la vitesse de dévidage de l'électrode augmente), du fait de l'augmentation correspondante de la tension à ses bornes; si au contraire l'arc se raccourcit trop, la vitesse du moteur 3 diminue.
La fonctionnement du commutateur 10 a d' ailleurs décourt-cireuité le rhéostat 13, qui permet de régler la vitesse de 3, c'est-à-dire la longueur normale de travail de l'arc.
Pour mettre au repos l'équipement, il suffit d'appuyer sur le poussoir 9, ce qui produit l'ouverture des contacteurs 15 et 6, puis 16.
Si l'équipement est muni. d'un ou de moteurs assurant le déplacement automatique des pièces 5 par rapport à l'électrode 4 (soudure entièrement automatique), ces moteurs peuvent être alimentes, par exemple, Entra la pièce 5 et le contact 21 (conducteur 22) du commutateur 10.