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Bougie d'allumage pour moteurs à combustion interne.
@ @ La présente invention est relative aux bougies d'allumage dites à nettoyage automatique, dont les électro- des et la chambre d'explosions sont balayées à chaque aspi- ration du moteur par de l'air, admis à travers un conduit axial de la bougie par l'électrode centrale mobile faisant office de soupape. Outre l'avantage d'éviter les dépôts de calamine sur les électrodes et d'assurer une meilleure étin- celle en balayant les gaz brûlés de la chambre d'explosions de la bougie, on reconnatt comme effets de l'admission d'air par les bougies d'allumage une amélioration du rendement à plein régime des moteurs et une économie de carburant.
Mais jusqu'à présent l'usage de ces bougies s'est peu répandu
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parce qu'on leur reprochait de nuire à la marche au ralenti des moteurs, en diluant par un excès d'air la charge explo- sive des cylindres aux régimes lents.
Suivant la présente invention, on écarte cet in- convénient en munissant la tête de la bougie à aspiration d'air d'un organe obsturateur susceptible de couper partiel- lement ou complètement l'admission d'air à travers la bougie.
L'organe obturateur peut être actionné automatiquement par l'électrode mobile de la bougie pour ne laisser entrer l'air que pendant une fraction de la course d'aspiration du moteur en quantité assez réduite pour ne pas nuire à la marche au ralenti. Ou bien, l'organe obturateur . peut être actionné par le conducteur pour n'admettre l'air à la bougie que lorsque le régime du moteur le permet. Dans ce cas, il est avantageux de combiner la commande des obturateurs des bougies avec la commande de l'accélérateur du moteur, de façon que l'admis- sion d'air aux bougies soit par exemple proportionnelle à l'admission de carburant au moteur lorsque le conducteur ma- noeuvre la pédale d'accélérateur.
L'invention vise aussi à empêcher qu'il se produise dans la bougie des étincelles en court-circuit entre le siège ou le corps de soupape de l'électrode mobile et le culot de la bougie, ce qui provoque des ratés du moteur. A cet effet, le manchon isolant en stéatite ou matière analogue qui entoure le fourreau de l'électrode mobile est prolongé, suivant l'in- vention, autour du siège et du corps de soupape de l'électro- de jusqu'au delà du corps de soupape sur une distance supé- rieure à celle pour laquelle une étincelle peut éclater entre le bord inférieur du corps de soupape et la paroi adjacente du culot.
De préférence, ce prolongement du manchon est sépa- ré de la paroi du culot qui l'entoure, par un espace permet-
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tant la libre contraction ou dilatation transversale de cette partie du manchon sous l'effet des variations de température.
Pour bien faire comprendre l'invention, on en dé- crira ci-après des exemples de réalisation avec référence aux dessins annexés, dans lesquels:
Fig. 1 est une coupe longitudinale d'une bougie d'allumage à obturateur automatique.
Fig. 2 est une vue analogue de la partie supérieure d'une bougie à obturateur commandé positivement.
Fig. S montre en plan le sommet de la bougie de la Fig. 2, et
Fig. 4 est une vue schématique, en perspective, d'un moteur d'automobile et de la commande positive des obturateurs des bougies.
Dans la bougie de la Fig. l, la tige de l'électrode centrale mobile 1 porte à sa partie supérieure un chapeau ob- turateur 2 qui vient obturer l'entrée 3 du conduit d'air axial 4 lorsque l'électrode 1 se déplace vers le bas, sous l'effet de l'aspiration du moteur en laissant passer entre son corps de soupape 5 et le siège de soupape 6 l'air destiné à balayer les électrodes de masse 7 et la chambre d'explosion 8 de la bougie. Lorsque le moteur tourne au ralenti, la fermeture rapide de l'entrée d'air 3 par l'obturateur 2 limite l'admis- sion d'air par la bougie à une fraction de la durée de la course d'admission du moteur, durant la totalité de laquelle l'électrode 1 reste abaissée.
Par contre, quand le moteur tourne vite et que la durée de la course d'admission est réduite en proportion, l'obturateur 2 n'a pas le temps de se fermer pendant cette courte durée et n'entrave donc pas l'ad- mission d'air qui a lieu à travers la bougie sensiblement comme si celle-ci n'était pas munie d'un obturateur d'entrée.
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Le chapeau obturateur 2 sert également de siège pour le ressort de rappel 9 de l'électrode 1. Il est protégé par un capuchon métallique 10 percé de fenêtres 11 et portant la borne attache-fil 12. De cette borne, le courant électri- que passe à l'électrode 1 par le capuchon 10, la bague mé- tallique 22 et le fourreau métallique 13 qui guide l'électrode 1 et forme à la partie inférieure le siège de soupape 6.
Comme le montre la Fig. 1, le manchon 14 en stéatite qui isole le fourreau 13 du culot 15 de la bougie, comporte autour du siège 6 et du corps de soupape 5 un prolongement 16 qui s'étend assez bas pour empêcher qu'une étincelle puisse jaillir entre le siège ou le corps de soupape et le culot 15.
Un espace libre 17 sépare le prolongement 16 de la paroi du culot.
Sur la Fig. 2, le capuchon 10 de la bougie est coif- fé d'un obturateur 18 percé de lumières 19 qui peuvent être amenées en coïncidence avec les fenêtres 11 du capuchon par rotation de l'obturateur autour de la vis de borne 12 servant de pivot. L'obturateur 18 est pourvu d'un bras de commande 20, en matière isolante, auquel s'articule une tringle 21 reliant entre eux les bras de commande 20 de toutes les bougies A d'un moteur B dont C désigne le carburateur (Fig. 4). Au ralenti du moteur, l'obturateur 18 occupe une position pour laquelle il obture les fenêtres 11 du capuchon 10, coupant ainsi complè- tement l'admission d'air par la bougie.
Lorsque le conducteur appuie sur la pédale d'accélérateur D du moteur qui commande le carburateur C par la tringlerie E, celle-ci actionne par une tringlerie F la tringle 21 qui fait pivoter les obturateurs 18 des bougies dont les lumières 19 découvrent les fenêtres 11, permettant ainsi une admission d'air par les bougies, sensi- blement proportionnelle à l'accélération du moteur.
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La bougie représentée sur la Fig.2 comporte, outre l'obturateur à commande positive 18, un obturateur automatique 2 semblable à celui de la bougie de la Fig. 1. Il va de soi que l'obturateur automatique peut être supprimé dans le cas où l'on emploie la commande positive.
Bien entendu, l'invention n'est pas limitée aux for- mes et détails d'exécution décrits et représentés à titre d'exemple, et on ne sortirait pas de son cadre en y apportant des modific ations.
REVENDICATIONS.
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1) Bougie d'allumage à aspiration d'air, caractérisée en ce que sa tête est munie d'un obturateur susceptible de couper partiellement ou complètement l'admission d'air à travers la bougie.