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Alliage métallique au thorium.
Le thorium a été considéré généralement jusqu'à présent comme un métal ayant peu d'utilité comme addition à des al- liages d'autres métaux parce que l'amélioration des proprié- tés qui peut être produite par l'addition de thorium n'est aucunement en rapport avec le prix élevé de celui-ci. Cette opinion était tellement répandue que presque tous les auteurs qui se sont occupés des alliages du thorium n'ont montré au- cun intérêt pour l'utilisation industrielle mais ont traité cette fabrication simplement au point de vue de la théorie des alliages ou au point de vue de la pratique de l'opéra-
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tion d'alliage. De là resulte le fait egalement que dans la littérature on ne trouve aucune déclaration indiquant quel intérêt technique cet alliage pourrait avoir.
Bans beau- coup de cas, des additions de thorium ont été faites non dans des buts d'alliage mais dans des buts da désoxydation.
Il suffit à cet effet d' additions allant jusqu'à 2 @@
Des recherches plus précises, qui se sont étendues par un long travail a tous les métaux et alliages importants en pratique, ont donné un tout autre résultat. Dans les recher- ches du présent inventeur, celui-ci est parti en effet de thorium pur dont la fabrication exigeait une habilete parti- culière et qui a finalement été obtenu sensiblement exempt de carbures, de siliciures, d'aluminiures, de nitrures et avant tout d'oxydes.
En cas d'emploi de cette matière, on a observé que l'action rendant l'alliage cassant, redoutée a- vant tout et observée fréquemment pour le thorium, ne se présente pas lorsqu'on travaille avec une matière suffisam- ment pure, qu'on évite l'oxydation, la carburation et tons les phénomènes analogues par l'emploi de récipients ât de fours appropriés et surtout d'un vide élevé, qu'on maintient les additions dans des limites appropriées et qu'on choisit d'une façon appropriée les métaux de départ et les alliages.
Tandis que les impuretés d'oxygène, d'azote, de carbone, d'aluminium et de silicium se sont montrées particulièrement nuisibles dans le thorium et les alliages faits au moyen de celui-ci, d'autres éléments, en particulier les métaux des terres rares, qui sont très voisins du thorium et se trou- vent avec celui-ci dans les minerais, ne sont pas nuisibles de sorte que ces éléments n'appartiennent pas au nombre des impuretés qui contrarieraient le degré de purete désiré du tho rium.
1. Comme métaux de départ pour les alliages au thorium men- tionnés ci--dessus on peut envisager les quatre éléments de le série Fe, Co, Ni et Cu.
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2. Sont à envisager dans des alliages toutes les séries
Fe-Ni, Fe-Co et Ni-Cu, mais non Fe-Cu et Co-Cu.
3. Les métaux et les séries d'alliages mentionnés peuvent contenir encore en outre les additions connues employées avec succès avec le thorium sans que l'action de ces ad.. ditions ou l'action du thorium se nuisent réciproquement.
Ainsi par exemple on peut ajouter au fer, outre le ni- ckel, également du chrome et en outre du thorium; au mé- tal Monel on peut ajouter du thorium, etc.
L'addition de thorium ne doit en général pas être infé- rieure à 2 %, ne doit pas dépasser sensiblement 10 % et peut aller dans des cas exceptionnels jusqu'à 50 %. L'action fa- vorable du thorium réside principalement dans l'augmentation de la résistance chimique et mécanique des métaux de départ et des alliages.
Comme exemples on peut,mentionner; des alliages conte- nant
30 % Ou, 65 % Ni, 5 % Th.
70 ;. Ni. 20 % Fe, 10 % Th .
12 % Cr, 5 Ni, 3 % Th, 80 % Fe.
60 /. Ni, 14 % Fe, 26 % Th.