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"DISPOSITIF POUR L'ALIMENTATION DE TUBES A DECHARGE ELECTRONIQUE"
L'invention se rapporte à un dispositif pour l'alimenta- tion de tubes à décharge avec cathode chauffée indirectement et est notamment relative à des mesures propres à réduire la période de chauffage.
Une cathode chauffée indirectement est constituée par un élément de chauffe et une couche oathodique émettrice d'élec- irons, isolée électriquement du dit élément et chauffée au moyen de ce dernier par rayonnement ou, de préférence, par conduction de chaleur, jusqu'à la température nécessaire pour l'émission électronique. Dans le cas du chauffage par conduc- tion, le porte-cathode est constitué, par exemple, par un petit
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tube en matière céramique dont la surface extérieure porte une couche métallique intermédiaire, préparée d'une manière ap- propriée et enduite d'une couche émettrice d'électrons, l'élé- ment de chauffe étant disposé à l'intérieur du dit tube.
Etant donné que la masse à chauffer se trouve augmentée par le dit corps céramique, on conçoit aisément que la présence de ce dernier a pour effet d'augmenter la période de chauffage, c'est-à-dire le temps qui s'écoule entre le moment de la fer- meture du circuit de chauffage et le moment où la cathode atteint la température de service. Pour une même masse catho- dique à chauffer, la période de chauffage sera d'autant plus longue que le courant de chauffage disponible pour l'alimentas tion de la cathode est plus faible. On sait que les cathodes chauffées indirectement, de construction courante, nécessitent une minute environ avant d'atteindre la pleine valeur de leur Émission électronique. Ce phénomène est particulièrement de nature à causer des désagréments aux propriétaires d'appareils radio-récepteurs.
Par conséquent, il est non seulement né- cessaire de réduire la période de chauffage dans le cas de faibles courants de chauffage, mais il est fort souhaitable de réduire les périodes de chauffage qui étaient considérées jusqu'à présent comme immuables. Il en résulte que la disposi- tion décrite ci-après présente une importance particulière dans le cas de cathode dont le courant de chauffage est de 3 watts et au-dessous.
Suivant la présente invention, il est fait usage d'une cathode chauffée indirectement ,/pourvue d'un corps de chauffe constitué par un ou plusieurs éléments de résistance, ou groupes d'éléments de résistance. Pendant la marche normale de l'appareil, tous les éléments de résistance se trouvent connectés en série. En supposant un nombre n d'éléments de
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résistance de R ohms chacun et une tension de chauffage dis- ponible de E volts, le courant de chauffage traversant le corps de chauffe sera, comme on le sait :
E2 watt n. R
Suivant l'invention, les éléments de résistance sont à connexions variables, de manière à pouvoir être tous connectés en parallèle pendant la durée de la période de chauffage.
Comme on le sait, la résistance totale de n éléments branchés en parallèle, de R ohms chacun, est de,$. ohms, de sorte que le corps de chauffe recoit dés ormais un courant de n. E2
R watt. On voit immédiatement qu'en connectant les éléments de résistance en parallèle, on obtient une multiplication du courant de chauffage par le facteur n2. Or, ceci a pour effet de réduire la période de chauffage à une fraction de sa durée primitive. En même temps, les difficultés qui, jusqu'à présent, empêchaient une réduction de la consommation en puissance, se trouvent écartées. D'une manière générale, il suffira de cons- tituer le corps de chauffe sous forme de deux éléments de ré- sistance, vu que, dans ce cas, on obtient déjà, un courant de chauffage d'une puissance quadruple.
Il est bien entendu que la connexion en parallèle des éléments de résistance ne peut et ne doit être maintenue que jusqu'au moment où la température de service de la cathode incandescente est atteinte. Dans le cas le plus simple, le passage de la connexion en parallèle à la connexion en série peut être effectué à la main par l'opérateur. Toutefois, cette opération exige beaucoup d'attention, afin d'éviter une sur- change de la cathode, laquelle pourrait avoir pour effet la détérioration de cette dernière. Il est donc désirable de réa- liser le changement des connexions d'une manière automatique,
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dès que la valeur d'émission électronique voulue est atteinte.
Ceci peut être obtenu de plusieurs manières différentes. Ainsi, par exemple, en peut prévoir un relais à temps, conçu de ma- nière à effectuer le changement des connexions après une cer- taine période de temps déteminée par des essais et qui, géné- ralement, ne sera que de quelques secondes. Toutefois, le dispositif commutateur peut également être contrôlé par l'in- tensité même du flux électronique, en disposant un relais dans le circuit extérieur d'une cathode alimentée par du courant continu et pouvant être l'anode ou la grille-écran, par exem- ple, lequel relais assure le changement des connexions dès que le courant traversant son enroulement atteint une valeur dé- terminée.
Afin de ne pas être obligé d'utiliser un relais trop sensible, on peut intercaler celui-ci dans le circuit (anodi- que) commun à plusieurs grilles.
Un mode d'exécution d'une connexion appropriée est re- présenté schématiquement au dessin annexé. 10 désigne un tube électronique avec une anode 11, une électrode de commande 12 et une cathode 13 à chauffage indirect. Cette dernière comporte deux éléments de résistance 14 et 15 pourvue de trois conduc- teurs d'amenée 16, 17, 18. La tension de chauffage est fournie par l'enroulement secondaire 19 d'un transformateur de chauffa- ge 20. Le circuit d'anode, alimenté par la source de courant anodique A B, contienten plus du transformateur de sortie 21, un enroulement 22 d'un relais destiné à effectuer le change- ment des connexions des éléments de chauffage de cathode 14, 15.
L'armature 24 de ce relais, laquelle est montée à pivote- ment autour du point 23 et maintenue dans sa position inactive (montrée en traits pleins) par le ressort 30, comporte deux secteurs conducteurs 25 et 26 isolés l'un de l'autre. L'enrou- lement 22 du relais est utilement mis en court-circuit, au
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point de vue du courant alternatif, au moyen de condensateurs 27. Dans le cas de dispositifs d'alimentation par le réseau, l'enroulement du relais peut également remplacer la self de filtrage. Dans la position montrée au dessin, laquelle doit être considérée comme position de départ, et qui correspond à une période pendant laquelle le courant anodique est trop faible ou nul, le secteur 26 ferme les contacts a, h, tandis que le secteur 25 établit la connexion entre les contacts c et d.
En suivant les différentes connexions, on constate aisément que dans cette position de l'armature 24, les deux éléments de résistance 14 et 15 se trouvent connectés en pa- tallèle. Dès que le courant anodique atteint la valeur requise, l'armature 24 se trouve attirée par l'enroulement 22 et amenée ainsi dans la position montrée en pointillé, dans laquelle elle est maintenue aussi longtemps que le récepteur est à l'écoute. Dans cette dernière position de l'armature, le sec- teur de contact 26 met les contacts e et f en court-circuit, de telle manière que les éléments de résistance 14 et 15 se trouvent connectés en série, ce qui a pour effet de réduire la consommation du courant de chauffage au quart de celle néces- saire lorsque les dits éléments de chauffage sont connectés en parallèle.
Il va de soi que le dispositif de contact du relais peut être obtenu utilement de la manière connue en soi (par exemple sous forme d'un relais à pot) et que la bobine 22 peut tout aussi bien être remplacée, comme organe de commande du cammu- tateur, par un interrupteur à tempe. Ce dernier peut être constitué, par exemple, par un mouvement à ressort, établi de manière à être remonté automatiquement lors de la mise sous courant de l'appareil récepteur.
Finalement, on peut également utiliser des relais de commande thermo-élastiques, dont l'or
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gane de réglage est constitué par une lame bimétallique agis- sant de manière à établir ou à couper un contact sous l'effet d'une température déterminée soit du tube même, soit d'une résistance auxiliaire d'amont (par exemple une petite lampe de sûreté ou une résistance en hydrate de fer) traversée par un courant déterminé par la température de la cathode.
REVENDICATIONS.
1 - Dispositif pour l'alimentation de tubes à décharge avec cathode incandescente à chauffage indirect, dont le corps de chauffe comporte deux éléments de résistance ou plus, ca- ractérisé par la prévision d'organes commutateurs permettant de connecter les dits éléments de résistance à volonté, en série ou en parallèle.