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"Perfectionnements aux conducteurs électriques isolés,,.
Cette invention se rapporte à des fils conducteurs isolés tels que ceux utilisés pour le câblage des commutateurs téléphoniques ou pour des buts similaires. L'objet de l'invention est un procédé nouveau et perfectionné d'isolement d'un tel fil, il en résulte un fil isolé meilleur et moins cher que celui dont on disposait jusqu'ici.
Dans le brevet britannique N 382.662 est décrit un procédé d'isolement qui consiste en l'application d'un revêtement d'une certaine substance fibreuse telle que la soie artificielle,
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après quoi le fil est passé sans un bain de dissolvant de la substance fibreuse. Celui-ci dissout la substance fibreuse partiellement et fait que les fibres séparées s'agglomèrent un tant soit peu et forment une couche plus ou moins homogène. Le brevet auquel on se réfère considère l'addition de couches successives de soie artificielle et le traitement de chaque couche de la même faon de telle sorte que s'élabore l'isolant jusqu'à l'épaisseur désirée.
L'invention présente peut être regardée comme une extension du brevet antérieur ci-dessus. Dans le cas du fil de câblage et du fil jarretière on exige une résistance diélectrique considérable en même temps l'isolant doit avoir de la résistance mécanique et de la solidité. Dans le but d'obtenir les qualités désirées d'isolenent, un certain nombre de couches d'une substance fibreuse soluble devraient être appliquées avec une augmentation correspondante du prix de revient et un fil fabriqué de la sorte peut ne pas avoir la solidité requise pour les services qu'il doit rendre.
Le coton est la substance isolante désirée puisqu'il est bon marché et solide. Il a été beaucoup utilisé mais les extrémités de l'isolant des fils isolés sont sujet à s'érailler et à s'emmêler. Des efforts ont été faits pour traiter leur revêtement de coton avec un certain dissolvant qui agit sur le coton comme l'acétone agit sur la soie artificielle, mais on a trouvé que de tels dissolvants laissent des sous-produits indésirables. Il s'en suit que de ces efforts il n'est rien résulté de pratique.
Le problème esquissé dans ce qui précède a été résolu par l'emploi d'une combinaison de soie artificielle et de coton appliquée et traitée suivant un nouveau procédé, il en résulte la production d'un fil isolé bon marché et solide ayant nombre de qualités éminem mentavantageuses.
L'invention sera décrite ci-après en se référant
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au dessin annexé, comprenant les fig. 1 et 2 qui seront utilisées pour décrire plusieurs procédés de fabrication du fil isolé conformément à l'invention.
En s'en rapportant à la fig.l, le fil 5 peut recevoir si on le désire une première couche d'émail 6. Ceci est fait habituellement pour améliorer la résistance diélectrique de l'isolant. De plus l'émail donne un meilleur fondement pour Inapplication de la soie artificielle et permet à cette dernière d'adhérer mieux au fil que dans le cas d'un fil nu.
Le fil est alors passé à travers une machine qui applique une couche-7 de soie artificielle formée par exemple de triacétate de cellulose, pour simplifier on dira parfois acétate de cellulose. La soie artificielle peut consister en un certain nombre de brins, non torsadés, elle peut être déposée de telle sorte qu'elle forme une couche uniforme couvrant en- tièrement le fil. Cependant un recouvrement partiel remplira jusqu'à un certain point la fonction principale pour laquelle la soie artificielle est employée..
Le fil est passé maintenant dans une seconde machine qui applique une couche épaisse 8 de coton sur la soie artifi- cielle.
Donc le fil reçoit un revêtement en deux couches, la couche interne 7 de soie artificielle et la couche externe 8 de coton.
Si on le désire on peut utiliser deux têtes à guiper.
Sur une seule machine à isoler, l'une applique la couche de soie artificielle et l'autre la couche de coton. Ceci est un avan- tage du procédé décrit ici comparé aux procédés qui requièrent un traitement de chaque couche avant l'application de la sui- vante. De tels procédés exigent nécessairement une opération distincte pour l'application de chaque couche.
Le fil recouvert passe alors dans un bain d'acétone. Cettei
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opération est continue le fil étant déroulé d'une bobine, entraîné dans le bain et réenroulé sur une autre bobine.
Cette dernière bobine doit être à environ dix à douze pieds du bain de telle sorte que le fil isolé ait quelque chance de sécher à l'air avant qu'il ne soit réenroulé. La vitesse avec laquelle le fil passe à travers le bain doit être règlée pour que la durée d'action convenable du dissolvant soit obtenue. Les instructions nécessaires pour un réglage convenable seront décrites ci-après.
L'acétone du bain impregne et sature la couche externe de coton et la couche interne de soie artificielle.
Sur la première il n'a pas d'action mais il est un dissolvant de la soie artificielle et il fait s'unir ou se confondre les fibres, réduisant la soie artificielle à l'état plastique d'une gelée. Cette action est progressive, elle commence par la partie extérieure de la couche de soie artificielle qui est atteinte la première par le dissolvant. La couche de coton est enroulée étroitement et la soie artificielle dans son état plastique s'infiltre entre les fibres de coton et les enrobe.
La couche de coton est donc impregnée, jusqu'à un certain point, de soie artificielle dans son état nouveau dû à l'action de l'acétone. Il en résulte que lorsque le dissolvant s'est évaporé les fibres du coton sont étroitement soudées.
Le temps d'immersion dans le bain est reglé de telle sorte qu'il soit exactement suffisant pour assurer la réduction d'une partie importante de la soie artificielle à l'état convenable pour lui permettre d'imprègner le coton.
Pour le fil de câblage isolé comme il est décrit ici on a trouvé qu'entre une demi et trois quarts de minute on obtient de bons résultats. Si le temps d'immersion est moins long, une partie trop peu considérable de la couche de soie artificielle est réduite à la consistance voulue tandis
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que s'il est plus long on a trouvé que toute la soie artificielle est réduite et que la couche interne disparaît pratiquement, de la soie artificielle étant entièrement dissoute et perdue dans le bain. Cela dépend beaucoup de l'épaisseur et de la texture de la couche externe qui doit être imbibée du dissolvant avant qu'il puisse agir sur la soie artificielle.
Une modification de la couche externe doit en conséquence être accompagnée ordinairement d'un changement correspondant du temps d'immersion.
Dans un fil convenablement isolé on trouvera les brins distincts de la couche de coton soudés fermement de telle sorte qu'il ne puisse être dénudé qu'avec difficulté. Il n'est pas sujet à s'érailler ou à s'emmêler par l'usage courant.
Si la couche est enlevée de force avec arrachement de l'enroulement de soie artificielle on trouve qu'une grande partie de celui-ci est inséré dans le coton. Ce qui reste encore de la couche possède une texture plus ou moins toronnée mais elle est mince et irrégulière du fait de la séparation forcée d'avec le coton. Il est impossible de représenter tout ceci sur le dessin.
Le dessin a pour objet par conséquent d'aider à décrire le procédé plutôt que d'illustrer les détails du fil fini.
La fig.2 montre certains degrés du procédé de fabrication d'un type quelque peu différent du fil isolé ayant un recouvrement de coton tressé au lieu d'une couche de coton.
Ce fil isolé est prévu spécialement pour être utilisé comme fil jarretière.
Du fil isolé, à la soie, soie artificielle ou autre substance a été jusqu'ici recouvert d'un revêtement extérieur de coton tressé pour la protection contre les dommages mécaniques et du fil très bon de ce type a été fabriqué
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et mis en vente. Il a été reconnu cependant que quand un isolant intérieur à surface unie est utilisé, tel que la soie artificielle traitée par l'acétone, la tresse extérieure a une tendance à glisser le long de la couche intérieure dtisolant.
Aux points où l'isolant est coupé pour préparer les connexions, la tresse extérieure tend à glisser le long du fil, laissant la couche intérieure découverte sur une certaine distance. Ceci est mauvais.
Il a été reconnu que par un procédé identique à celui qui a été décrit on peut fabriquer une excellente qualité de fil jarretière et qui n'est pas sujet au défaut rappelé ci-dessus.
Au fil 12 on peut donner une couche d'émail 13 suivant la méthode habituelle, on le recouvre alors d'une couche de brins de soie artificielle 14 comme décrit dans le procédé précédent. Le fil avec son revêtement de soie artificielle est ensuite passé à travers une machine à tresser qui le recouvre d'une couche de coton tressé 15.
Le fil avec ses couches de soie artificielle et de coton tressé est enfin passé à travers un bain d'acétone.
Il a été reconnu que par suite de la grande épaisseur de la tresse de coton et la difficulté plus grande de pénétration le fil doit être immergé dans le bain pendant un temps double environ de celui nécessaire pour une couche normale de coton. Par le traitement dans le bain la sqie artificielle est partiellement réduite à l'état d'une gelée comme décrit précédemment, dans ces conditions elle passe en partie à travers la tresse et soude les deux couches. De ce fait le glissement de la couche tressée extérieure est totalement impossible.
Si on exige que le fil jarretière soit ininflammable le fil peut être impregné de naphtaline chlorurée pour lui donner la protection désirée. Les bobines de fil sont trempées
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dans de la naphtaline clorurée chaude contenue dans un tank chauffé. Après que la saturation désirée a été obtenue chaque bobine est transférée aussi vite que possible dans une essoreuse centrifuge chauffée qui élimine l'excès de naphtaline chlorurée. Le produit qui en résulte est un excellent fil jarretière, ininflammable, et ayant une couche résistante de coton tressé qui n'est pas sujette à s'érailler et qui adhère fermement à la couche interne de soie artificielle.
Bien que l'utilisation de certaines substances bien déterminées ait été décrite ici, l'invention peut être effectivement appliquée avec d'autres substances qui agissent de la même manière.