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BREVET D'INVENTION ---------------------- PERFECTIONNEMENTS AUX MOYENS POUR, A L'AIDE D'UNE ALIMENTATION VARIABLE, ASSURER UN DEBIT CONSTANT DE MATIERES*
L'invention est relative à la manutention des matières et elle concerne en particulier la manutention des matières en grains et fragments, tels par exemple que les charbons, minerais et analogues.
Elle a pour but d'assurer un débit constant des matières quelque soit le degré de constance de leur alimentation.
Elle oonsiste , cet effet, disposant d'une alimentation variable, assurée par un dispositif approprié, tel un convoyeur, élévateur, couloir ou autre appareil, d'une part à former à l'aide de son débit une masse d'alimentation pour un dispositif approprié, tel un convoyeur, élévateur, couloir, ou autre appareil dont on désire un débit rigoureusement constant, et d'autre part à prévoir une masse de réserve qui reçoit les excédents de débit du premier dispositif par rapport au débit désiré et fourni les compléments nécessaires à assurer le débit constant du second dispositif lorsque le débit du premier devient déficitaire.
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Elle consiste également à alimenter par le dispositif à débit variable une trémie avantageusement de capacité relativement faible dont l'ouverture ou le dispositif de sortie ou dtéva- cuation est réglé une fois pour toute pour le débit constant à obtenir et, par le trop plein de cette trémie, une trémie de réserve et d'emmagasinement dont l'ouverture ou le dispositif d'évacuation est réglé inversément au débit réel de la première trémie, de manière à absorber l'excèdent d'alimentation ou à compléter le débit de cette première trémie.
Elle consiste en outre à prévoir des moyens, actionnés manuellement ou, et automatiquement, pour assurer le réglage de l'ouverture ou du dispositif d'évacuation de la trémie d'emmagasi- nement.
Et afin que l'on puisse bien comprendre comment l'invention peut âtre pratiquement exécutée, on décrira ci-après plus en détail, mais bien entendu à titre d'exemples seulement, certains modes préférés d'exécution d'appareillages appropriés à la manutention de matières en grains et fragments et représentés schématiquement aux dessins annexés, dans lesquels
Fig. 1 montre l'ensemble d'une installation de manutention à contrôle manuel;
Fig. 2 montre un détail de cette installation;
Fig, 3 est une variante de l'installation de la fig.l;
Fig. 4 est une vue partielle d'une installation à réglage automatique;
Figs. 5 à 8 montrent des variantes.
Dans la disposition de la fige' 1, 1 désigne un dispositif de convoyage,qui a été représenté sous forme de transporteur à courroie, mais qui pourrait aussi bien être d'un type différent, par exemple un couloir, un élévateur, ou autre, alimenté en matières d'une façon plus ou moins variable.
Le dispositif de convoyage 1 débite dans une trémie 3, dont la capacité peut être relativement faible, équipée d'un
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autre type, propre à être réglé de façon à amener à un second dispositif de convoyage, tel l'élévateur 8, des charges constantes de matières. Ce débit est réglé une fois pour toute, suivant la matière traitée, pour correspondre au débit constant désiré du dit dispositif ou élévateur 8.
La trémie 3 est en outre pourvue d'un trop plein 4, se déversant dans une trémie de réserve et dtemmagaéinement 5, laquelle est pourvue d'un dispositif d'évacuation représenté par une vanne réglable 6, mais qui pourrait également être d'un type différent'.
De la description qui précède, il résulte déjà que si le,débit du dispositif de convoyage 1 est égal ou supérieur au débit constant désiré du dispositif de convoyage 8, la trémie 3 alimentera normalement, dans les conditions voulues, le dispositif 8, ltexcès éventuel du débit du dispositif de convoyage 1 passant de la trémie 3 dans la trémie 5 et stenmagasinant dans cette dernière.
Si au contraire, le débit du dispositif 1 devient inférieur au débit désiré du dispositif 8, la trémie 3 ne pourra fournir les charges voulues pour l'élévateur 8, lesquelles sont complé- tées par un débit de la trémie 5, grâce à un réglage judicieux du dispositif d'évacuation 6.
Pour assurer ce réglage, dans l'exemple de réalisation représenté, on prévoit, en un endroit approprié du dispositif de oonvoyage 1, un dispositif mesureur, tel la bascule automatique 2, qui contrôle au passage le chargement d'un tronçon du dispositif de convoyage 1.
Les indications des charges mesurées sont transmises, avantageusement en les transposant d'une façon appropriée, à un indicateur ou autre cadran 11.
Ainsi, par exemple, à supposer que l'on désire un débit constant de 100 tonnes-heures du dispositif de oonvoyage 8, on pourra transposer les charges mesurées par la bascule 2 de manière telle que soit les débits horaires, soit les déficits de débit du convoyeur 1 par rapport au débit de 100 tonnes-heures, c'est à dire les compléments des débits horaires, se marquent à l'indicateur
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11.
Ces transpositions ne présentent en soi aucune difficulté, et pour la transmission des indications on pourra avantageusement avoir recours à un système électrique tel, par exemple, que celui schématiquement illustré dans la fig. 2, qui comprend un contact A porté par l'équipage mobile de la bascule 2 et une série de contacts fixes B reliés à des électros C de l'indicateur 11, les armatures mobiles D de ces électros portant des voyants E sur lesquels sont inscrits les charges, par exemple en débitshoraires,mesurées par la bascule 2,ou leurs compléments.
Les contacts A, B et les électros C sont branchés dans des circuits F comprenant une source G, les agencements particuliers et montage d'un système avertisseur de ce genre étant en soi bien connus.
Si on le désire, on pourra simultanément à la manoeuvre des voyants E, actionner un signal acoustique tel que 10 porté par l'indicateur 11, ce signal acoustique pouvant être le même ou différent pour chacune des charges ou débits-horaires ou leurs compléments.
Dans le cas considéré, le système peut être réglé pour indiquer les débits-horaires ou leurs compléments de 10 en 10 tonnes par exemple.
Oomplémentairement, on relié le dispositif d'évacuation ou vanne 6, par une timonerie appropriée 71, à un levier à main 7 combiné à un secteur gradué d'une manière correspondante aux voyants, de telle façon qu'amenant le dit levier en concordan- ce avec l'une ou l'autre des dites graduations, la vanne 6 soit ouverte de la quantité requise pour que des charges propres à combler le manquant du débit de la trémie 3 passent de la trémie 5 dans le dispositif de convoyage 8.
Le préposé à la surveillance de l'installation averti par l'indicateur 11 pourra ainsi régler à tout instant le débit de la trémie 5 de façon à maintenir constant le débit du disposi-
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On pourrait, si on le désirait, rendre la manoeuvre du levier 7 automatique en utilisant pour sa commande un servo-moteur contrôlé par lès déplacements de la bascule 2 directement ou par l'intermédiaire de l'indicateur 11. Le servo-moteur peut naturellement être d'un type quelconque approprié, pneumatique, hydraulique ou électrique, et à titre d'exemple la fig. 7 montre une commande par servo moteur hydraulique.
Au levier 7'est reliée une timonerie 19 actionnée par le piston d'un cylindre hydraulique 20 pourvu d'un côté du piston d'une conduite d'alimentation d'eau sous pression constante 21 et d'une conduite d'évacuation 21 dans laquelle est intercalée un organe de réglage, tel un robinet 22, dont l'organe mobile est relié, par une timonerie 23, à l'équipage mobile de la bascule 2.
Le piston du cylindre 20 est rappelé par un ressort 24 convenablement taré, le fonctionnement se comprenant comme suit :
Lorsque la charge'mesurée du convoyeur 2 correspond au débit désiré de l'élévateur 8, ou est supérieure à ce débit, l'obturateur 22 est ouvert et le fluide sous pression n'a aucune action sur le piston du cylindre 20, la vanne 6 restant en conséquence fermée.
Si la charge mesurée du convoyeur 2 devient inférieure au débit désiré du convoyeur 8, l'obturateur 22 est refermé d'une façon correspondante, le piston du cylindre 20 se déplaçant simultanément jusqu'à atteindre une position pour laquelle un équilibre s'établit entre l'action du ressort 24 et celle du fluide dont la pression d'alimentation est réduite dans la mesure de l'évacuation par le conduit 211. La vanne 6 est ainsi ouverte d'une quantité également correspondante.
Dans la disposition suivant la fig. 3, on a conservé l'agencement général de la fig. l, mais l'indicateur 11 est actionné soit uniquement par un plan articulé 32 monté dans la trémie 3, soit simultanément par ce pian et à partir de la bascule de la fige 1.
Les modifications dans le débit du dispositif de convoyage 1 ont pour effet de modifier la position du plan 32 et ces
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modifications sont enregistrées par l'indicateur 11 à l'aide d'un système de contacts et d'électros, analogue à celui prévu en association avec la bascule 2 et schématisé fig: 2, ou bien encore par l'intermédiaire d'une timonerie appropriée 33 et un secteur gradué 111, en donnant directement les manquants du débit du dispositif de convoyage 1.
Dans la fig.' 4, la trémie 3 débite les matières dans un couloir articulé 12, équilibré par un contrepoids réglable 13 pour la charge correspondant au débit désiré du dispositif de ocnvoyagé 8, de façon que tout déficit de charge se traduise par un basculement du couloir.
Ce dernier est relié, ainsi qu'il est représenté, par une timonerie 14, avantageusement équilibrée, à la vanne 6 éven- tuellement également équilibrée, laquelle est ainsi ouverte proportionnellement au manquant du débit de la trémie 3.
Le fonctionnement de l'installation est ainsi rendu automatique, mais il va de soi que l'on peut conserver l'un ou l'au- tre des contrôles précédemment décrits, soit par le système de la bascule 2,'soit en reliant, par une timonerie appropriée, le couloir articulé 12 à un secteur gradué tel que 111 (fig.3) donnant les indications, convenablement transposées, des charges débitées par la trémie 3.
Dans la fig. 5, la bascule 2, au lieu d'être associée à un tronçon du dispositif de convoyage 1, est associée à la trémie 3, c'est à dire que cette trémie en constitue l'équipage mo- bile..
De même que dans les figures 1 et 2, les charges contenues dans la trémie, et convenablement transposées, sont enregistrées par l'indicateur 11, la manoeuvre du dispositif d'évacuation 6 pouvant être assurée soit par le dispositif manuel du levier 7 et de la timonerie associée, comme dans la figure 1, soit direc- tement par l'équipage mobile de la bascule, c'est à dire par les déplacements, convenablement amplifiés si c'est nécessaire, de la trémie 3 et l'intermédiaire d'une timonerie 15 comme on l'a repré-
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Dans la fig. 6, l'agencement est dans l'ensemble le même que celui de'la figure 5, mais la trémie 3 est montée sur des ressorts tarés 16 que l'on se réserve de pouvoir régler à volonté, par exemple au moyen des butées réglables 17.
Lorsque la charge de la trémie diminue, le soulèvement qui en résulté est-utilisé pour la commande d'ouverture du dispositif d'évacuation 6, à l'aide d'une timonerie telle que 15, des butées d'appui, réglables, 18, étant prévues pour le repos de la trémie 3 lorsque sa charge est égale ou supérieure à celle nécessaire pour l'alimentation désirée du dispositif de oonvoyage 8.
Rien n'empêche, naturellement, de combiner la commande automatique-du dispositif d'évacuation 6, ainsi réalisé, avec l'un des contrôles déjà décrits, soit asservi au fonotionnement d'une bascule tëlle que 2 (fig.1), soit directement commandé par les déplacements de la trémie**'
Comme indiqué précédemment, le dispositif d'évacuation 6, peut être d'un type quelconque approprié; Avantageusement, ce dispositif peut être établi sous forme de distributeur tournant, qui admet un moyën simple et efficace pour assurer son contrôle automatique.
La figure 8 montre un exemple d'agencement de ce genre, dans lequel le distributeur tournant 6, est commandé en rotation par un moteur électrique 25, à vitesse variable, le contrôle de cette vitesse étant asservi aux déplacements de l'équipage mobile de la bascule 2 (fig; 1 et 5), ou d'un organe mobile de la trémie, 32 (fige 3) ou 12 (fige'4). ou encore de la trémie elle-même (fig.6).
A cet effet, il suffit que ces déplacements commandent un rhéostat, contrôler ou semblable figuré en 26 et branché dans l'alimentation ou l'excitation du moteur 25, la liaison de commande étant schématisée par la timonerie 27 et la manette 28, mais pouvant naturellement recevoir toute autre forme et disposition appropriées'.
On comprendra que les éléments sont réglés pour que la -vitesse de rotation du distributeur 6 soit @ nulle lorsque le
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débit du dispositif de convoyage à alimentation variable est égal ou supérieur au débit désiré de l'élévateur 8, mais devient d'autant plus grande que le déficit du débit du dispositif de convoyage à alimentation variable par rapport au débit désiré de l'élévateur 8 est plus important.
Il va de soi également que l'on pourrait, à l'aide des installations décrites, assurer la manutention de toutes autres matières que celles citées à titre d'exemples, et que ces installations admettent des modifications et des variantes sans pour cela s'écarter du cadre de l'invention,
On remarquera que cette dernière évite les accumulations importantes et les grandes hauteurs de chute ainsi que les manipulations inutiles des matières, tout en procurant d'une manière simple et efficace un débit pratiquement constant à partir d'une alimentation pouvant présenter des variations importantes.
REVENDICATIONS
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1.- Perfectionnements aux moyens pour, à partir d'une alimentation variable, assurer un débit constant de matières, qui consistent d'une part à former, à l'aide du débit d'un dispositif de convoyage alimenté d'une façon variable, une masse d'alimentation pour un dispositif de convoyage à débit constant et d'autre ? /ÛtMJtt- part à prévoir une masse de réserve qui reçoit les excédents de débit du premier dispositif de oonvoyage par rapport au débit désiré, et procure les compléments nécessaires à assurer le débit constant du second dispositif de convoyage lorsque le débit du premier devient déficitaire.