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Méthodes pour assembler les tubes en plomb 'La présente invention se rapporte aux méthodes pour assem- bler les tubes en plomb, en évitant complètement l'écoulement de la soudure à l'intérieur destubes, par le chauffage par l'extérieur du joint des deux tubes de plomb dont l'un porte au dehors de son extrémité un matériel de remplissage extensible et adhésif par la chaleur, tel qu'un tube de caoutchouc ou un épais ciment de caoutchouc ou du verre soluble au sodium, suivant les diamètres des tubes qui doivent être joints, et est engagé dans l'extrémité élargie de l'autre tube, une soudure solide étant introduite dans l'intervalle des deux tubes.
L'invention a pour objet, premièrement, d'empêcher la soudure de déborder à l'intérieur des tubes, deuxièmement, d'effectuer un joint complet et solide de tubes en plomb par la soudure fondue au-dessus de son point de liquéfaction et maintenant en même temps les tubes en plomb au-dessous de leur point de fusion et, troisièmement, de rendre le travail du plomb plus rapide et bien plus économique.
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Un mode d'exécution pratique de l'invention dans le cas de l'emploi d'un tube de caoutchouc comme remplissage est représenté par le dessin ci-joint dans lequel : la fig.l est une coupe longitudinale de deux tubes de plomb ayant approximativement le même diamètre, et avec un tube de' caoutchouc à l'extrémité du tube de plomb inséré; la fig.2 est une coupe longitudinale montrant l'emploi d'un raccord pour le joint.
La pratique courante jusqu'ici pour assembler les tubes de plomb consistait à former un noeud épais de soudure à l'extérieur du joint des deux tubes, ainsi qu'il est connu dans la méthode de faire les joints par essuyage ou autre moyen similaire, laquelle exige non seulement une très grande quantité de soudure ainsi que beaucoup d'attention et d'expérience pour les opérations, mais permet encore à la soudure de couler à l'intérieur des tubes. De plus, dans les anciennes méthodes, il était impossible de chauffer la soudure jusqu'à la température de liquéfaction, et elle était toujours employée dans un état pâteux intermédiaire entre l'état solide et l'état liquide, et c'est pourquoi, son pouvoir soudant à l'égard des tubes a été jusqu'ici trop faible pour assurer un joint complet et permanent.
La présente invention peut écarter presque complètement les inconvénients ci-dessus en ce que le soudage peut être exécuté, d'après la méthode de cette invention, sans aucun écoulement de la soudure dans les tubes, en faisant étroitement la partie de contact entre les deux tubes, c'est-à-dire le fond de l'intervalle pour la soudure qui est formée entre la surface extérieure du tube qui est inséré et la surface interne du tube élargi, au moyen de l'énorme dilatation thermique et de l'adhérence du tube de caoutchouc
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ou de l'épais ciment de caoutchouc, ou du verre soluble au sodium qui sont employés ensemble ou séparément.
A titre d'exemple on décrira maintenant en détail la manière d'effectuer la jonction entre les tubes de même diamètre représentés dans le dessin. L'extrémité d'un tube 1 est élargie sur une certaine longueur appropriée, et dans cette extrémité est introduit l'autre tube 2 portant autour de son extrémité une bague tubulaire en caoutchouc 3, comme représenté par la figure 1.
Lorsque deux tubes de diamètres différents doivent être joints, l'extrémité du petit tube est élargie en forme d'entonnoir à l'extérieur duquel est disposée la bague tubulaire en caoutchouc ou bague de remplissage, et engagée dans le gros tube. Dans ce cas, l'extrémité de ce dernier tube peut être rétrécie suivant le besoin.
Dans le cas de l'emploi d'un raccord ou manchon 4 pour la jonction, comme on le voit par la figure 2, les bagues de remplissage doivent être portées sur chaque extrémité des deux tubes en plomb 1 et 2 qui sont introduits dans le raccord 4 par ses deux bouts.
La bague de remplissage en caoutchouc est formée par un tube de caoutchouc de la longueur appropriée et dont une extrémité est engagée dans l'autre en vue de faciliter son montage sur le tube de plomb; de plus, le tube doit conserver la forme aplatie sous la pression venant de l'extérieur. Quand on emploie un épais ciment de caoutchouc ou du verre soluble au sodium comme remplissage au lieu du tube en caoutchouc, une bague de remplissage avec section semi-circulaire doit être formée par le matériel respectif au même endroit que la bague tubulaire en caoutchouc montrée par le dessin.
Les essais auxquels il a été procédé ont démontré qu'il convenait d'employer le tube en caoutchouc pour la jonction des tubes en plomb de grand diamètre, et l'épais ciment de caoutchouc ou le verre soluble au sodium pour joindre les tubes de diamètres relativement faible Dans tous les cas, les opérations et les fonctions de ces trois remplissages sont les mêmes en ce qu'ils se dilatent et deviennent
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adhésifs par la chaleur, se collent aux deux parois et ferment également et com plètement l'intervalle pour la soudure, Les tubes en caoutchouc ont été choisis comme remplissages de préférence à la corde en caoutchouc parce qu'ils conviennent mieux pour être formés en bagues, ainsi qu'il a été mentionné plus haut,
et de plus parce que l'éclatement des tubes de caoutchouc résultant de la dilatation de l'air du tube sous la chaleur assiste ce tube dans sa fonction de remplissage. Le ciment de caoutchouc ou le verre soluble au sodium peuvent être employés conjointement avec le tube de caoutchouc comme bagues de remplissage en recouvrant le dit tube de caoutchouc, de ciment ou de verre soluble pour l'empêcher de glisser et l'aider en même temps à adhérer aux tubes de plomb quand il est chauffé.
Après avoir garni le fond de l'intervalle de la soudure avec les remplissages, ainsi qu'il vient d'être décrit, une soudure solide, par exemple, un alliage d'étain et de plomb dont le point de fusion doit être inférieur à celui des tubes de plomb, est introduite dans l'intervalle et chauffée par l'extérieur des tubes de telle sorte que la soudure fonde au-dessus du point de liquéfaction, tandis que les surfaces soudantes des tubes de plomb se trouvent toujours un peu au-dessous de leur point de fusion, de manière à faire joindre solidement ensemble la soudure et les tubes domme s'ils étaient d'une seule pièce.
C'est pourquoi, dans la nouvelle invention, il n'y a aucune nécessité de former un grand noeud de soudure à l'extérieur de la jonction des tubes comme c'était le cas dans les vieilles méthodes, de sorte que la quantité de soudure nécessaire pour faire le joint peut être réduite à 3% environ de celle qu'il fallait jusqu'ici. De plus, cette invention simplifie considérablement les opérations de jonotion depuis les préliminaires jusqu'à la soudure elle-même, ce qui réduit sensiblement les frais. D'autre part, il faut aux plombier
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une pratique de trois mois au moins pour bien être au courant de la vieille méthode de soudage par essuyage, tandis qu'un jour ou deux seront suffisants pour ce qui concerne le procédé de cette invention.