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Bâti de machine à battre en tôle d'acier et barres profilées. Dans lesmachines à battre courantes, on emploie, comme on sait, un bâti ou châssis en bois qui est établi comme charpente et repose sur des longerons portés par le bâti. On sait que, du fait des torsions qui interviennent et sont particulièrement fortes lorsqu'une presse à paille est raccordée à la batteuse, les moyens de liaison des contre-fiches etc. subissent des fatigues si grandes qu'ils cèdent, s'usent etc. prématurément.
On a essayé de s'opposer à cet inconvénient en plaçant extérieurement à la caisse de bâti, pour le renforcement, des plaques métalliques triangulaires comme consoles dans des poutres transversales faisant saillie dans une mesure correspondante, étant donné que, comme on sait, on ne peut placer des renforts transversaux à l'intérieur de la caisse, ou seulement en peu d'endroits.
A cela vient s'ajouter que le bâti en bois est particulière-
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ment soumis au gonflement ou au retrait, ce qui exclut complètement, dans les pays chauds, l'emploi de ce bâti en bois ; ici, d'ailleurs, il y a lieu d'attirer l'attention sur le fait que, dans les régions tropicales, il arrive souvent que les fourmis (termites) rongent.complètement le bâti en bois.
En présence de cet état de choses, on a déjà essayé d'établir le bâti de la batteuse en métal, particulièrement en tôle d'acier, mais on n'est pas sorti de la construction habituellement appliquée au bâti en bois.
L'expérience démontre que de tels bâtis en tôle d'acier, qui doivent être faits en tôle et barres relativement faibles pour ne pas aboutir à un poids exagéré, ne suffisent aucunement pour opposer la résistance nécessaire aux fortes sollicitations qui se présentent. Il y a donc une fatigue excessive des liaisons par rivets etc. et, avant tout, les éléments intérieurs de la batteuse reliés au bâti en bois sont attaqués lorsque se produisent les torsions.
D'après la présente invention, il est suivi une voie complètement différente en ce sens qu'il est relié rigidement à une sous-poutre métallique résistant aux torsions deux étriers-supports ayant une forme essentiellement en U et faits en barres profilées, l'un près de l'extrémité antérieure et l'autre près de l'extrémité postérieure, les branches de ces étriers étant dirigées vers le haut et supportant les parois latérales verticales de la caisse reliées rigidement à ces branches et faites de tôles d'acier continues.
De cette manière, il est formé de trois éléments de construction tout à fait simples, à savoir : la sous-poutre, les étrierssupports en U et les parois latérales, un bâti qui, avec l'aide des liaisons transversales habituelles et nécessaires, est en lui-même entièrement rigide entre les parois latérales, la souspoutre absorbant tous les efforts qui conduisent à une torsion
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exemple lorsque la batteuse se déplace sur un terrain inégal, ou bien lorsque la batteuse installée en position n'est pas exactement dressée, que le bâti soit soumis à des changements d'écartement, desquels il résulte encore que les éléments de la batteuse qui sont placés dans la caisse entre ses parois latérales et sont montés en partie sur les parois latérales sont soumie aux sollicitations par torsion tant redoutée.
Il est particulièrement avantageux que la sous-poutre soit formée d'un tube d'acier étiré sans joints ayant un diamètre convenable, tandis que les étriers-supports en U sont faits de barres profilées composées de bandes de tôle d'acier plates convenablement recourbées.
Il est utilement relié à la sous-poutre, par soudure ou d'une manière analogue, un prolongement disposé dans le plan médian longitudinal du bâti de la batteuse et ayant la forme d'une barre profilée en tôle d'acier placée de champ, à laquelle sont fixées des barres transversales sur lesquelles se pose le bâti de la presse à paille.
Il est également avantageux de poser la sous-poutre sur les essieux des roues par l'intermédiaire de ressorts. Il est avantageux, en cela, de faire supporter la sous-poutre par l'essieu orientable par l'intermédiaire d'un ressort amortisseur placé dans une position centrale.
Toutes les parties du bâti sont reliées rigidement entre elles par soudure électrique.
L'invention est illustrée sur les figures du dessin annexé, qui représente un exemple d'exécution du nouveau bâti.
La fig.l est une vue de côté.
La fig. 2 montre deux coupes transversales verticales décaléesl'une par rapport à l'autre.
La fig.5 est une coupe transversale horizontale suivant la ligne III-III de la fig.2, à une plus grande échelle,
La fig.4 est une coupe transversale horizontale suivant la ligne IV-IV de la fig.2, à une plus grande échelle.
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La fig.5 montre une partie de la fig.l à une plus grande échelle.
.La fig.6 est une vue de dessus partielle des parties montrées sur la fig.5.
La fig.7 est une coupe transversale suivant la ligne VII- VII de la fig.6.
La fig.8 est une coupe transversale suivant la ligne VIIIVIII de la fig.5.
La fig.9 montre une partie de la fig.l, à une plus grande échelle.
La fig.10 montre une vue de côté correspondante à une plus petite échelle et dans le sens de la flèche de la fig.9.
La fig.ll est une vue de côté correspondant à la fig.l à une plus grande échelle, dans laquelle la presse à paille avec son bâti est omise.
La fig.12 est une vue de dessus correspondant à la fig.ll.
La fig.13 montre une partie de la fig.l à une plus grande échelle.
La fig.14 est une coupe transversale verticale suivant la ligne XIV-XIV de la fig,ll.
La sous-poutre est constituée par un tube en acier étiré sans soudure 1 qui, placé au milieu entre les roues 2 et 3, est, dans l'exemple d'exécution dessiné, un peu incliné vers l'arrié- re, donc penché à l'extrémité de la batteuse où la presse à paille S est rattachée à la batteuse.
L'extrémité avant du tube 1 est supportée par l'essieu orientable 4 sur lequel sont montées les roues 2, et ce par l'intermédiaire d'un ressort amortisseur 5. L'extrémité arrière du tube est supportée par l'essieu 6 sur laquelle sont montées les roues 3, et ce par l'intermédiaire de deux jeux de lames-ressorts 7.
A la sous-poutre 1 sont reliés rigidement deux étrierssupports 8 et 9 ayant essentiellement une forme en I ou en U.
L'étrier-support 8 se trouve près de l'extrémité arrière,
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près de l'extrémité avant, dans la région de l'essieu 4.
L'étrier-support 8 présente, comme le montre la coupe transversale de la fig.3, un profil en I. Ce profil est formé par trois bandes de tôle 10, 11 et 12 courbées conformément à la forme à donner à l'étrier et reliées entre ellespar soudure électrique. Les tôles 10 et 12 tournant d'un côté à l'autre et épousant la périphérie de la sous-poutre tubulaire 1 sont également reliées à celle-ci par soudure électrique, Il en est de même pour l'échancrure de l'âme 11 du profil se posant sur la paroi du tube.
L'étrier-support 9 présente, dans sa partie supérieure, comme on le voit dans la coupe transversale de la fig.4, un profil en U. Ce profil se compose des trois bandes de tôle 13, 14, 15 reliées entre elles par soudure électrique. Le profil est alors prolongé, dans la partie inférieure de l'étrier en u, par le même profil en I que celui employé pour l'étrier-support 8, c'est-àdire par un profil produit par soudure électrique de trois bandes de tôle 10, 11 et 12 convenablement recourbées. Ici aussi, la liaison avec le tube de sous-poutre 1 est la même.
Aux branches 8 et 9 dirigées vers le haut sont reliées rigidement, par soudure électrique, les deux parois latérales 16 et 17 du bâti de la batteuse. Une liaison transversale entre ces deux parois latérales, pourvues de rebords coudés 16' et 17' ajoutés par soudure, n'est possible, comme on sait, qu'à l'extrémité avant où est introduite la matière à battre. Il est prévu ici, d'abord, la liaison transversale connue 18, et aussi, dans la région du contre-batteur, la liaison transversale 19.
Toutes les parties de ce bâti de batteuse sont faites en tôle d'acier et reliées entre elles par soudure électrique. Les torsions qui interviennent sont absorbées par la sous-poutre 1, qui est suffisamment résistante à de telles torsions. D'ailleurs, les ressorts 5 et 7 prévus assurent déjà un affaiblissement considérable de ces torsions.
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Les parties de la batteuse qui se trouvent entre les parois 16 et 17 du bâti ne sont donc pas atteintes par des torsions, puisque l'écartement et le parallélisme des parois 16 et 17 sont maintenus constants.
Ces parois présentent seulement des évidements de forme convenable 20 pour accrocher les broches de ressorts connues, dont les ressorts 21 et 22 portent le secoueur et la table de retour.
Ces ressorts sont fixés par leurs extrémités supérieures, chacun à une patte 23 d'une barre en L 24 par vissage. La barre 24 est fixée extérieurement au bord supérieur de la tôle de paroi latérale 16 ou 17, respectivement. L'axe 25 du tambour batteur 26 adjoint au contre-batteur 28 est monté dans un palier qui est introduit dans une fente longitudinale verticale de l'étriersupport 9. C'est pour rendre possible ce montage que l'extrémité supérieure de l'étrier-support est profilé en U.
La fermeture supérieure du bâti de batteuse est formée par la plate-forme en bois connue 27, qui est indiquée par des pointillés sur la fig.2. Cette plate-forme en bais peut être conservée, parce qu'une plate-forme en tôle est, comme on sait, défavorable pour une position sûre des servants, et que le bâti de la batteuse ne permet pas de torsions.
Au bâti de la batteuse est réuni le bâti de la presse à paille, dont la partie principale est formée par le canal 29.
La réunion se fait de la manière suivante, et est particulièrement visible sur les figs.5-8.
Il est prévu une pièce de tôle 50, qui pénètre par une extrémité 31 dans la sous-poutre tubulaire 1 et est fixée par soudure électrique à la paroi intérieure du tube. La pièce de tôle 30, de préférence en tôle d'acier, forme donc un prolongement dans le plan médian longitudinal du bâti de la batteuse. La pièce de tôle est encore renforcée, à son bord inférieur, par une aile en arc de cercle 32 soudée à la pièce de tôle (v.fig.8).
A l'extrémité libre de la pièce de tôle 30 sont soudées,
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des deux côtés, les cornières 33. Celles-ci constituent des supports pour une traverse 34 ayant un profil en U et vissée sur les cornières.
D'autressupports, également sousla forme de cornières 35 soudées, sont prévus approximativement au milieu de la pièce de tôle 30, dans la région de son bord supérieur. sur ces cornièressupports est vissée une traverse sous la forme d'une barre en L 36. Sur ces traverses 34 et 36 se pose le fond 37 du canal 29 de la presse à paille.
A la face inférieure du tube en acier 1, près de l'extrémité dans laquelle pénètre la pièce de tôle 30, est vissée une traverse 38 présentant un profil en U. Pour assurer une meilleure rigidité, il est soudé au tube 1 des tôles 39 aux bords inférieurs 40 desquels, coudés à angle droit, est fixée la traverse au moyen de boulons 41. Aux extrémités de la traverse 38 sont soudées des plaques verticales 42 ayant des rebords 43. A chacune de ces plaques renforcées est vissée une plaque 44 en forme de contre-fiche, qui est dirigée obliquement vers le haut et est soudée à la paroi latérale correspondante du canal 29 de la presse à paille.
De cette manière, le bâti métallique de la presse à paille est relié au bâti de la batteuse par une ossature-support simple, de telle sorte que des torsions restent impossibles.
Toutes les parties, même les supports profilés, peuvent être faites de tôles d'acier également soudées entre elles.
Il y a lieu encore de mentionner un bras 45 qui est soudé à la face inférieure du prolongement en tôle 30 et présente un trou 46 pour l'accrochage de crochets d'attelage, de crochets de palonnier etc., pour le cas ou l'ensemble batteuse et presse à paille devrait être déplacé en arrière.
La suspension élastique est réalisée de la manière suivante : L'essieu avant 4 est établi en forme de caisse qui est formée en soudant une tôle 48 dans une barre 47 à profil en U. Des deux côtés, les fusées d'essieu 49 pour les roues avant 2 sont fixées par
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soudure dans cette caisse. L'essieu avant 4 établi en forme de caisse est embrassé par le haut, par un étrier recourbé en U 50, qui est relié à l'essieu 4 par un axe de rotation 51. Un tube 52 soudé dans le milieu de la caisse d'essieu 4 et deux plaques 53 vissées dans l'étrier en U servent au renforcement des endroits de montage. Dans cet étrier en U 50 est soudé l'axe de rotation 54 dont l'extrémité supérieure est guidée dans un tube 55. Le tube 55 est soudé dans le tube d'acier 1 aplati à son extrémité antérieure.
Sur l'axe de rotation 54 est enfilé le ressort amortisseur 5 de forme conique, qui s'appuie contre une rondelle 56. Entre la rondelle 56 et l'étrier en U 50 est intercalée la douille 57 qui présente une partie amincie comme on le voit surla fig.9 et est fixée sur l'axe de rotation 54 par une goupille transversale 58. Dans la région de l'axe de rotation 54, il est fixé au tube 1 un étrier de fixation 59 ayant essentiellement une forme en U, à travers la partie horizontale 59' duquel, renforcée par une plaque 60, pénètre la douille 57. De cette manière, l'axe de rotation 54 servant de tourillon de direction pour l'essieu avant se trouve bien guidé. Il est encore prévu, pour la rigidité, la plaque 61 soudée, d'une part, au tube 1 et, d'autre part, à l'étrier de fixation 59.
Il y a lieu de remarquer encore qu'il est soudé à l'essieu avant 4 une barre 62 qui porte, à son extrémité libre, un étrier 63 en forme d'étau pour l'introduction d'un timon ou analogue.
Deux barres 64 se réunissant en V et soudées d'une part à l'essieu 4 et d'autre part à l'étrier 63 servent à la consolidation.
L'essieu arrière 6 est également établi en forme de caisse dans les extrémités de laquelle sont soudées les fusées d'essieu 65 pour les roues arrière 3. L'étrier-support 8 disposé au-dessus de l'essieu arrière 6 est supporté par les deux jeux de lamesressorts 7 qui sont fixés à l'étrier-support 8 par des étriers filetés 66. Les extrémités des jeux de lames-ressorts 7 se posent
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des chevilles 67 passées à travers deux flasques 68 prévues des deux côtés de la caisse d'essieu (v.aussi fig.14).
Au tube 1 sont soudées, dans la région de l'essieu 6, deux barrettes 69 entre lesquelles se trouve la caisse d'essieu et qui sont étayées par deux tôles de renforcement 70 soudées entre les barrettes et l'étrier-support 8. De chaque côté de la caisse d'essieu 6 sont fixées, par soudure, deux piècesde guidage 71 convexes par rapport à la barrette de guidage 69. Il est ainsi formé, pour lesbarrettes 69, un canal de guidage s'élargissant vers le haut et vers le bas, de sorte que les barrettes de guidage 69 permettent, outre un déplacement rectiligne vertical, un léger déplacement angulaire dans un plan vertical et parallèle à l'essieu 6.
A l'essieu arrière 6 sont encore fixées deux contre-fiches 72 par des vis 73. Sur le tube 1 sont disposées, par soudure, deux plaques de montage 74 et 75 entre lesquelles la pièce de liaison 76 est montée, de manière à pouvoir tourner, au moyen de l'axe de rotation 77. A cette pièce de liaison 76 sont alors fixées, également par soudure, les extrémités des contre-fiches 72. Au soutènement des plaques de montage 74 servent les tôles d'appui 78 soudées d'une part aux plaques de montage et d'autre part au tube 1.
Afin que la batteuse repose fermement sur le chariot pendant le battage, on enfonce entre les roues 3 et les branches de l'étriersupport 8 les coins en bois 79 indiqués en pointillés. pour cela, il est soudé aux branches de l'étrier-support 8 des saillies en forme de consoles80. Afin que lesressorts ne soient pas inutilement sollicités par l'enfoncement des coins 79, on place préalablement, entre l'essieu 6 et l'étrier-support 8, les vis de tension 81 indiquées par des pointillés. Pour cela, il est prévu, sur l'étrier-support, des yeux d'accrochage 82 et, sur les flasques68, despattes 83 qui sont pourvuesd'un trou pour l'accrochage de la vis de fixation.