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Procédé et dispositif pour la représentation radiographique de couches du corps planes-parallèles. Henri GHAOUL et Gustav GROSSMANN
Des coupes, représentées par la radiographie, de parties du corps qui, vues dans la direction de l'exposition, n'ont que de faibles épaisseurs, éclairent suffisamment le diagnostic. Mais pour le diagnostic d'éléments du corps qui, vus dans la direction de l'exposition, sont relativement épais, comme par exemple pour le diagnostic de la colonne vertébrale, la représentation d'une coupe ne suffit pas. On représente donc usuellement plusieurs coupes de ces éléments du corps. La confection de plusieurs images-coupes prend beaucoup de temps, demande une grande dépense de film, et entraîne une multiplication de la dose de rayons X appliquée au malade.
D'après la présente invention, on supprime ces inconvénients en produisant sur un film l'image totalisée
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d'une infinité de coupes du corps parallèles, situées au dedans d'une couche du corps plane-parallèle. A cet effet, les axes de rotation ou articulations, situés dans le plan de la coupe représentée à un moment donné, des éléments de construction qui transmettent le mouvement de l'ampoule à la couche photographique, ou bien la plaque de support sur laquelle repose le corps à représenter, sont déplacés, pendant l'opération radiographique, tout au moins une fois de l'épaisseur de la couche de corps à représenter, positivement avec le mouvement de l'ampoule et de la couche qui re- çoit l'image.
Avec cela on laisse convenablement sans changement la distance du foyer au film, afin d'obtenir, de toutes les coupes du corps, des images agrandies à la même échelle. Puisque les images radiographiques de toutes les parties du corps situées au dehors de la couche du corps plane-parallèle sont effacées, on obtient de ladite couche une image claire et riche en renseignements diagnostiques.
Le dessin ci-joint représente schématiquement, à titre d'exemple, une forme d'exécution de l'objet de l'invention. Dans le dispositif représenté, l'ampoule ou tube de Röntgen et l'axe central de la couche qui reçoit l'image peuvent tourner autour d'un axe fixe, ladite couche étant continuellement tenue parallèle à elle-même, à l'aide de bielles.
1 est le levier à deux bras qui, d'un côté, porte le tube de Röntgen 2, et qui, de l'autre côté, porte un axe 3 autour duquel tourne librement la couche 4 qui reçoit l'image et qui est constamment tenue parallèle à elle-même à l'aide de bielles qui ne figurent pas dans le dessin.
L'axe de rotation 5 du levier à deux bras est fixé à un carré 6 que l'on peut déplacer verticalement à l'intérieur du support fixe 7, en tournant la tige filetée 8 qui y est
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montée. Sur l'axe de rotation 5 du levier à deux bras 1 est calé le secteur denté 9, qui, par un engrenage 10, est accouplé avec le moteur électrique 11 monté sur le carré 6. La tige filetée 8 est, par l'engranage 12, accouplée avec le moteur électrique 13 monté fixe sur le support 7. Lesdeux moteurs électriques 11 et 13 sont reliés au réseau 15 par le même interrupteur automatique 14.
Aussitôt que l'on ferme l'interrupteur, les deux moteurs 11 et 1@ sont simultanément mis en marche. De cette manière, le levier à deux bras 1, d'une part, quittant l'une de ses positions extrêmes, soit celle que montre le dessin, est porté à l'autre position extrême, marquée par la ligne l' tracée à tirets et points. Pendant le temps où le levier 1 exécute le mouvement tournant, la tige filetée 8 est tournée par le moteur 13, de façon que le carré 6 et avec lui l'axe de rotation 5 du levier à deux bras 1 se déplacent verticalement dans une certaine mesure. Au moment où le levier à deux bras atteint sa seconde position extrême, un contact actionné par lui ferme le circuit de l'enroulement d'électroaimant de l'interrupteur automatique 14. Les deux moteurs 11 et 13 sont par là mis hors d'activité.
La course de l'axe 5 peut être modifiée par un changement du rapport de transmission de l'engrenage 12, ou encore par un changement du nombre de tours du moteur 13, opéré par des moyens en soi connus. Cette course est chaque fois calculée de façon à être égale à l'épaisseur de la couche du corps à représenter.
Lorsqu'il n'y aura à représenter qu'une coupe de corps, le moteur 13 sera mis hors circuit.
A la place de l'axe 5 du levier à deux bras 1, la plaque de support sur laquelle repose le corps à représenter, non figurée dans le dessin, pourra de la même façon être déplacée par le moteur électrique 13.
On pourra aussi, pendant l'opération radiographi-
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que, faire osciller autour d'une position moyenne, l'axe 5 du levier à deux bras ou bien la plaqua de support sur laquelle repose le corps à représenter.
L'axe de rotation du levier à deux bras 1 peut aussi être accouplé mécaniquement avec la tige filetée 8.
Dans ce cas le rapport de transmission de l'accouplement doit être variable.
Les dispositions pourront aussi être prises de façon que l'ampoule de Röntgen ou la couche qui reçoit l'image, ou les deux, soient déplacées parallèlement au levier à deux bras 1, positivement avec le déplacement de l'axe de rotation dudit levier 1, ou de la plaque de support, ces déplacements s'effectuant de sorte que le rapport entre la distance du foyer au plan de coupe et la distance de ce plan au film soit constamment variable avec la position du plan de coupe. Alors les coupes successives se trouveront représentées en un agrandissement allant continuellement en augmentant ou en diminuant. On obtient alors pour ainsi dire une représentation en projection centrale de la coupe du corps plane-parallèle.
L'invention est d'emblée encore applicable à des dispositifs servant à la représentation radiographique de coupes du corps, dans lesquels le tube de Rbntgen et la couche qui reçoit l'image exécutent un mouvement semblable dans des plans parallèles entre eux et parallèles à la coupe de corps à représenter, chacun suivant une ligne droite, un cercle, une spirale, etc.. Dans ces cas, si ce n'est pas la plaque de support sur laquelle repose le corps à représenter que l'on déplace, on doit déplacer positivement avec le mouvement du tube, les articulations des bielles par lesquelles le mouvement du tube est transmis à la couche-racevant l'image, articulations qui sont situées dans le plan de la coupe du corps représentée au moment donné.