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LE MINISTRE DES AFFAIRES ECONOMIQUES ET DES CLASSES MOYENNES,
Vu l'arrêté-loi du 8 juillet 1946, prorogeant, en raison des événements de guerre les délais en matière de propriété industrielle et la durée des brevets d'invention ; Considérant qu'aucune réclamation n'a été introduite, dans le délai réglementaire, à la suite de cette publicaticn , Considérant qu'il résulte des justifications fournies à l'appui de la requête que le brevet No 410.586 procédé et dispositif pour la fabrication continue de feuilles de verre on- dulé , n' a pu être exploité , par suite de l'état de guerre, pendant une période équivalent à cinq années d'exploi- tation normale ;
Considérant, d'autrepart, que le maximum de prolongation prévu par l'arrêté-loi du 8 juillet 1946 est fixé à cinq ans ARRETE:
ARTICLE PREMIER. - La durée du brevet No 410.586 procédé et dispositif pour la fabrication continue de feuilles -de verre ondulé , est prolongée de Cinq années.
ART. 2. - La prolongation est accordée sous condition du paiement, dans le mois de son octroi, de la taxe claie prévue à l'art. 6 de l'arrêté-loi du 8 juillet 1946 précité.
ART. 3. - Le présent arrêté sera annexé au titre du brevet.
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BREVET D"INVENTION ---------------------- PROCEDE ET DISPOSITIF POUR LA FABRICATION CONTINUE DE FEUILLES EN VERRE ONDULE.
La présente invention se rapporte à la fabrication con- tinue de feuilles de verre dont les surfaces peuvent être considé- rées comme définies par le déplacement d'une ligne courbe quelcon- que, parallèlement à elle-même suivant des trajectoires rectili- gnes. Elle vise plus particulièrement la fabrication du verre on- dulé utilisé pour le vitrage des toitures, notamment en associa- tion avec des feuilles ondulées de matières diverses telles que du métal, du ciment, etc.....
Dans les procédés connus, cette fabrication est réali- sée au moyen de paires de rouleaux cannelés entre lesquelles s' engage le verre destiné à la formation de la feuille et qui a su- bi ou non un laminage préalable, ce verre étant pris à un état
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de température et de plasticité convenable. Les rouleaux peuvent avoir soit des cannelures parallèles à leur axe de rotation, soit des cannelures circulaires disposées dans des plans perpendi- culaires à cet axe. Dans le premier cas, la feuille est ondulée transversalement à son sens de déplacement, dans le second les on- dulations sont dirigées longitudinalement.
Dans les deux dispositions, les rouleaux ont nécessaire- ment des diamètres différents d'un point à un autre, de sorte que pour une vitesse angulaire des rouleaux constante, les vitesses li- néaires des points qui viennent en contact avec la feuille sont différentes entre elles. Il en résulte que la feuille, qui est soumise à un entrainement inégal et irrégulier de la part de l'un et de l'autre rouleau, subit des effets d'arrachement et de frôis- sement préjudiciables au bon aspect de la surface.
Par ailleurs, les rouleaux n'agissent sur le verre que pendant le temps, nécessairement limité, ou celui-ci se trouve engagé dans la zône d'intervalle minimum entre les rouleaux; la feuille sort des rouleaux bien avant d'avoir acquis la rigidité nécessaire pour conserver le profil qui lui a été imprimé et elle se déforme, ce qui est très préjudiciable à son emploi, en raison de la nécessité d'adapter cette feuille à d'autres feuilles qui ont un profil régulier et bien défini.
La présente invention a pour objet de remédier à ces inconvénients. L'invention consiste à faire cheminer de façon ininterrompue sur ou dans un dispositif conformateur présentant un profil approprié à la forme à donner à la feuille, une feuil- le de verre plane, obtenue par les procédés connus, alors que celle-ci est dans un état de plasticité voulu pour épouser les ondulations de ce conformateur.
Les ondulations de l'organe conformateur sont dirigées suivant le sens d'avancement de la feuille.
La partie encore plastique de la feuille qui passe sur le conformateur est entrainée par la partie rigide de la feuille
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ganes convenables, par exemple des rouleaux, un mouvement à vites- se constante, de sorte que le déplacement de la feuille pendant toute sa conformation se fait lui-même d'une manière uniforme.
Le déplacement de la feuille sur l'organe conformateur s'effectue de préférence dans une direction sensiblement horizon- tale, de telle sorte que par un réglage convenable de la plastici- té du verre, celui-ci peut épouser le profil des ondes par la. seu- le action de son propre poids.'
Des moyens sont prévus pour régler la température de la feuille et par suite sa plasticité au cours de son passage sur l'organe conformateur, ce réglage pouvant s'appliquer aussi bien dans le sens de déplacement de la feuille que dans le sens trans- versal.
On peut aider la conformation de la feuille au moyen de dispositifs convenables placés au-dessus de la feuille et du con- formateur et agissant sur-la feuille pour l'appliquer au fond des ondes du conformateur.
On peut également faire varier d'une manière progressi- ve les ondes de l'organe conformateur et l'action des dispositifs placés au-dessus de la feuille, de manière à produire une eonfor- mation également progressive de la feuille de verre* Cette varia- tion peut avoir lieu aussi bien dans la profondeur que dans des ondes l'écartement. Elle peut être la même ou être différente pour tou- tes lesondes qui forment la feuille'.
Les avantages du procédé suivant l'invention sont les suivants : a) la feuille étant en tous ses points en déplacement ininterrompu par rapport à la surface de l'organe conformateur et la température de la feuille pouvant être réglée à volonté à la valeur qui convient, on évite les défauts de surfacé tels que les collages, le martelage, les amorces, etc... et on peut conserver dans le produit fini les qualités de surface de,la feuille plane primitive. b) par les moyens qui sont décrits, l'invention permet
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d'obtenir une feuille ondulée de profil exact et d'épaisseur régulière.
Ces différents moyens ainsi que les avantages qu'ils procurent apparaîtront d'ailleurs clairement au cours de la des- cription suivante qui se rapporte, ainsi que les dessins annexés, à différents modes de réalisation donnés à titre d'exemple.
La fige 1 est une vue schématique représentant en cou- pe verticale longitudinale un mode de réalisation de l'invention combinée avec un four à cuve, une lamineuse continue et une éten- derie à rouleaux.
La fige 2 est une coupe transversale suivant la ligne II-II de la fige 1.
Les figs. 3, 4 et 5 sont des coupes verticales longitu- dinales relatives à divers modes d'exécution du conformateur:
Les figs. 6 et 8 sont des coupes transversâles et la fig.7 une coupe longitudinale relatives à des variantes d'exécution du procédés
Les figs. 9 et 10 se rapportent à un autre mode de réa- lisation du conformateur, la fige 9 étant une vue en plan et la fige 10 une coupe verticale suivant les lignes X X de ia fig. 9.
La fige 11 est une vue en plan d'un autre mode d'exécu- tion du conformateur.
La fig, 12 est une coupe verticale longitudinale se rap- portant à une autre variante dans la disposition du conformateur,
La fig. 13 se rapporte à un procédé de découpe de la feuille ondulée.
La fige 14 est une coupe transversale d'un dispositif de découpe.
La fige 15 est une coupe verticale longitudinale relati- et ve à un dispositif entrant dans la présente invention/servant à la fabrication du verre ondulé armé: ... Aux; figs. 1 et 2, on a représenté en 1 la paroi d'un four à bassin, en 2 l'orifice de sortie du verre, en 3 une lami-
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plane produite par celle-ci, à la manière connue, en 5, léorgane conformateur. Celui-ci-est constitué par une talle métallique dont la partie supérieure est formée d'ondes parallèles correspondant au dessin à donner à la feuille ; lafig. 2 montre le profil de cette table.
La table forme par ailleurs une sorte de caisson dans lequel on peut réaliser une circulation d'un fluide, par exemple une circulation d'eau continue, destinée au réglage de la tempé- rature de la table. Les tubes 6. qui servent à l'évacuation de l' eau débouchent à la partie supérieure des ondes et assurent le contact de l'eau avec tous les points du conformateur. En 7 sont indiqués les rouleaux d'un transporteur et en 8 l'entrée de l'éten- derie de reouisson.
Le fonctionnement du dispositif est le suivant : à sa sortie de la lamineuse la feuille de verre passe sur la ta- ble 5 en commençant à glisser sur la partie supérieure 9 des ondes; comme le verre est encore à l'état mou, la feuille s'affaise sous l'action de son propre poids, dans les parties où elle n'est pas supportée et elle s'étire transversalement; elle prend ainsi au fur et à mesure de son avancement la forme ondulée de la table.
A sa sortie du conformateur, la feuille ondulée 10 qui est à ce moment là assez froide pour pouvoir être supportée sans se défor- mer par les rouleaux 7,s'engage sur ceux-ci. Ces rouleaux sont en contact avec les génératrices inférieures des ondes et commu- niquent à la feuille un mouvement d'avancement continu.
Il est utile de pouvoir régler la température d'une ma- nière indépendante dans les différentes phases de la conforma- tion. L'invention prévoit, à cet effet, que le oonformateur peut être divisé en une série d'éléments distincts dans lesquels on peut admettre l'eau ou tout autre fluide à des températures qui peuvent différer d'un élément à l'autre. Ces éléments peuvent même ne comporter aucune circulation intérieure, être de natures différentes et être faits, par exemple, en matière réfractaire.
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Ils peuvent également servir au réchauffage de la feuille et com- porter à cet effet des brûleurs à gaz ou des dispositifs de chauf- fage électrique,
La fig. 3 montre à titre d'exemple un organe conformateur composé de 3 caissons disposés les uns à la suite des autres sui- vant le sens du mouvement de la feuille, Dans le premier caisson in- diqué en 11 qui correspond à la mise en forme de la feuille, on cherchera à obtenir la température la plus élevée, de manière à maintenir le verre à l'état plastique.
Dans les caissons suivants indiqués en 12 et en 13, on réglera la température pour que la feuil le, à sa sortie du conformateur, possède une rigidité suffisante, sans être toutefois refroidie à un point qui lui soit préjudiciable;
Il est bien entendu que le conformateur représenté par la fig. 3 n'est donné qu'à titre d'exemple et que la division en compartiments distincts peut être également appliquée dans le sens transversal, de telle sorte que l'on puisse régler différanment, suivant ce sens, la température et les conditions de la conforma- tion. En particulier, on pourra ainsi sur le conformateur compenser les inégalités de température qui peuvent se présenter à la sortie de la machine à laminer entre les bords et le milieu de la feuille.
Pour régler la température de la feuille, ainsi que les conditions de conformation, on peut également modifier le temps de passage de la feuille dans les différentes phases de la conformation, L'invention prévoit, à cet effet, que l'on peut modifier la lon- gueur du conformateur dans chacune de ces phases, soit en remplaçant les caissons correspondants par de nouveaux caissons de longueur ap- propriée, soit en modifiant dans chaque série le nombre des caissons élémentaires placés les uns à la suite des autres.
L'invention donne ainsi le moyen de réaliser, dans tous les cas, les conditions demandées pour l'état plastique et thermi- que de la feuille, ce qui est en particulier avantageux lorsque l'on doit fabriquer des produits d'épaisseurs diverses et utiliser des vitesses de production différentes.
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ties à dessin accentué, l'action de la pesanteur n'est pas toujours suffisante pour appliquer exactement la feuille sur toutes les par- ties du profil du conformateur, Pour remédier à cet inconvénient, l'invention prévoit des dispositions qui, tout en conservant les avantages décrits, forcent la feuille à épouser rigoureusement le profil voulu. La figure 4 représente à titre d'exemple un de ces dispositifs, En 14 est le conformateur.
En 15 une contreplaque pla- cée au-dessus du oonformateur, et de la feuille, à une distance convenable de l'entrée du conformateur; la oontreplaque 15 est dis- posée pour appliquer la feuille exactement sur le conformateur; à cet effet, l'intervalle qui existe entre les deux organes va en di- minuant peu à peu au fur et à mesure de l'avancement de la feuille jusqu'à une valeur qui, au point 16, correspond à l'épaisseur de la feuille.
On a trouvé avantageux pour augmenter l'efficacité de la contreplaque 15 et éviter que la feuille dans son passage entre les deux organes ne risque de s'arrêter au cas où elle présente- rait une épaisseur accidentelle, de ménager dans le conformateur un évidement situé immédiatement au-dessous de la pointe de la eontreplaque, La fig. 5 montre une disposition correspondante : le conformateur est représenté en 17 et 17a et la oontreplaque en 18 ; les points 19 et 20 du eonformateur et le point 21 de la oontreplaque sont au gabarit exact des ondulations à donner, les uns pour le dessous et l'autre pour le dessus de la feuille ;
entreles points 19 et 20, le conformateur présente un évidement 21a à l'aplomb du point 21, de telle sorte que tout risque de coince- ment de la feuille entre les deux organes est évité. Il va de soi qu'au lieu d'être évidé, le conformateur peut être purément et sim- plement interrompu à cet endroit. D'une manière générale, il est de nombreux cas où la forme du profil permet, dans certaines zô- nes, de guider la feuille uniquement au moyen de la contre-plaqué; le conformateur peut alors être supprimé dans ces zones, ce qui procure l'avantage, tout en'évitant le danger de coincement pour la feuille entre le conformateur et la contre-plaque, de pouvoir étendre le rôle de la contre-plaque à des zônes de grande surface.
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Par ailleurs, il est prévu que la contreplaque peut agir seulement en certains points du profil, par exemple comme il est indiqué sur la fig. 6 au fond des ondes en 22.
La contreplaqùe peut être pourvue de moyens de réglage de température, par exemple d'une circulation d'eau; elle peut être également, comme le conformateur, composée de caissons distincts, au moyen desquels on pourra, en tout point, agir de la manière cen venable sur la température et sur la conformation de la feuille.
La fig. 7 représente à titre d'exemple une contreplaque composée d'une partie 23 faisant office de rampe à gaz pour maintenir ou ac- céntuer la plasticité du verre, et d'une partie 24 munie d'une cir- culation d'eau, pour former guide à la manière décrite ci-dessus.
La fig. 8 est relative à un autre dispositif répondant au même but que la contreplaque; une série de galets 25 commandés ou non et ayant une vitesse périphérique égale à-celle de la feuil- le à leur point de contact avec celle-ci, applique là feuille dans le fond des ondes en 26, Si on emploie plusieurs galets montés sur le même axe et ayant des diamètres différents pour appliquer la feuille en des points différents du profil des ondes, ces galets devront pouvoir tourner librement les uns par rapport aux autres de manière que leur vitesse périphérique soit pour chacun d'eux la même que la vitesse du déplacement de la feuille. Comme dans une réalisation précédente on pourra avantageusement, dans certains cas, évider le conformateur à l'endroit des points d'action des ga- lets-.
Le dispositif conformateur pourrait du reste être consti- tué par une série d'organes parallèles, de profil extérieur conve- nable, analogues à des tringles ou à des galets et dans ce dernier cas tournant librement ou non.
Les figs. 9 et 10 se rapportent à la partie de l'inven- tion qui concerne l'action progressive de l'organe conformateur ; Pour certains dessins d'ondes, lorsque par exemple la profondeur des ondes est importante vis-à-vis du pas, il y a intérêt pour ob-
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qu'elle s'affaisse sous son propre poids. L'invention prévoit à cet effet dans le conformateur des ondes qui, au début du conformateur , ont une profondeur nulle ou très faible et qui vont ensuite en aug- mentant progressivement de profondeur pour atteindre leur gabarit définitif. Les figs. 9 et 10 illustrent cette disposition : on a re- présenté en 27 l'entrée du conformateur et en 28 l'endroit où les ondulations ont atteint leur profondeur totale.
Dans les différents types de conformateurs décrits ci-dessus, la conformation de la feuille est généralement accompagnée d'une di- minution d'épaisseur due à ce que la feuille pour épouser les ondu- lations doit s'allonger dans le sens transversal. Oette diminution affecte davantage certaines parties du profil, telles que le flanc des ondes, et conduit à des différences d'épaisseur qui, dans cer- tains cas, peuvent nuire à la valeur du produit. Pour éviter ces différences, l'invention prévoit deux moyens : - dans lé premier, non représenté dans les dessins annexés, on donne à la feuille au moment du laminage des surépaisseurs locales qui compenseront les inégalités d'étirage produites par la conforma- tion.
- dans le deuxième moyen, on conduit la conformation de telle sorte qu'il n'y ait pas d'allongement de la feuille dans le sens transversal.' Pour obtenir ce résultat, on peut utiliser un conforma- teur dans lequel les ondes, à partir de l'entrée du conformateur,va- rient d'une manière progressive dans leur écartement; cet écartement allant en diminuant à mesure que l'ondulation de la feuille s'accen- tue, de telle sorte que la section transversale de la feuille garde constamment la même longueur développée. Le dispositif peut être employé isolément ou en association avec une augmentation prôgressi- ve de la profondeur des ondes du conformateur;
La fig, 11 est relative à un conformateur de ce dernier type; l'entrée est en 29 et à la sortie en 30.
A l'entrée, le conforma- teur présente une partie-non ondulée ou très faiblement ondulée.
Dans la suite, et suivant le sens d'avancement de la feuille, les ondes augmentent progressivement de profondeur. Leur écartement va en même temps en diminuant, comme il est indiqué, de telle sorte
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que chaque partie du profil entre deux ondes possède une longueur développée constante, Il en résulte que le point de la feuille qui aura commencé à cheminer sur un point donné ou particulier d'une on- de, par exemple sur une arête, continuera à suivre la même partie du profil et qu'il n'y aura aucun glissement latéral de la'feuille par rapport à l'organe conformateur tout en n'ayant besoin d'aucun étira- ge du verre entre les ondes pour produire la conformation.
Celle-ci pourra se produire à une température moins élevée que lorsqu'elle né- cessite un changement de dimension transversal de la feuille.
Il va de soi que ces descriptions et les différents modes de réalisation représentés par les figures annexées ne sont donnés qu'à titre d'exemple et que l'invention s'étend à tous les moyens propres à régler les conditions de formation des ondes sur l'organe conforma- teur.
En particulier, les dispositifs décrits dans les fige. 9 et 10 montrent des tables dont les dispositions par rapport à la zone plane de l'entrée de la plaque sont disposées suivant des parties en creux? Il est bien évident qu'à rencontre de cette disposition, les ondes peuvent être disposées en reliefpar rapport au plan d'entrée, ou bien être disposées d'une manière intermédiaire, le haut des ondes étant placé au-dessus et le bas étant placé au-dessous de ce plan. La fig.
12 est relative à un conformateur de ce dernier type,
Par ailleurs, on peut placer le conformateur dans toute posi- tion convenable par rapport au laminoir aussi bien dans le sens verti- cal que dans le sens horizontal ; la seule obligation est-de mettre l' organe conformateur à un niveau tel que-la partie inférieure des ondes soit au niveau des rouleaux de l'étenderie dans laquelle entre la feuil le. -
En dernier lieu, l'invention prévoit des moyens pour effectuer la découpe du ruban de verre ondulé.
Une première solution consiste à imprimer dans la feuille au moment du laminage des sillons transversaux, de telle manière que la feuille ne soit pas sectionnée, mais simplement très réduite d'épais- seur à l'emplacement prévu pour la découpe de telle sorte que la con- tinuité du ruban sur la plaque et dans le tunnel de recuisson, soit
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rigide soit toujours assure d'une manière effective et uniforme. La découpe se fera facilement à la sortie de l'étenderie de recuisson au moyen d'un trait de coupe effectué à la manière ordinaire, par exem- ple avec un diamant suivant ces lignes de moindre épaisseur.
Sur la fige 1, on a représenté un mode le réalisation de ce dis- positif: une saillie 31 portée par le rouleau lamineur supérieur im- prime un sillon dans la feuille. L'intervalle des lignes de coupe est alors fonction du diamètre du cylindre. On peut modifier la longueur des feuilles découpées en modifiant le diamètre du cylindre qui por- te la saillie. On peut également employer un rouleau imprimeur agis- sant d'une manière indépendante du laminoir, le système de découpe é- tant mis en action par un embrayage commandé à volonté, de telle fa- çon que l'on puisse sectionner des longueurs de ruban quelconques ré- glables à volonté. Bien entendu, l'organe imprimeur doit pendant son déplacement au contact de la feuille avoir une vitesse linéaire éga- le à celle de la feuille.
Ce système de découpe peut être placé immé- diatement après le laminoir et avant le conformateur, il sera consti- tué dans ce cas par un rouleau portant la saillie et un rouleau d'ap- pui placé à l'aplomb du premier; il peut encore, lorsque l'entrée du conformateur présente une partie plane, être réalisé par un rouleau ' imprimeur agissant au-dessus de cette partie.
La fig. 13 est une coupe longitudinale d'une feuille ondulée; elle montre les sillons 31a préparés, en vue de la découpe, suivant le procédé ci-dessus.
Un deuxième moyen consiste à produire sur la feuille à sa sor- tie de l'étenderie de recuisson un échauffement local du verre suivan la ligne à découper. Ceci peut être réalisé par exemple à l'aide d'un ligne continue de brûleurs à gaz très fins, montés de façon à venir frapper la surface de la feuille en épousant le profil transversal ondulé. Une autre solution consiste à appliquer sur la feuille,de part et d'autre de l'endroit où elle doit être découpée, deux rubans métal liques dans lesquels on fait passer un courant électrique intense. En refroidissant ensuite brusquement cette zone chaude, par exemple par le contact d'un outil froid approprié, on"provoque la rupture de la feuille le long de la ligne considérée.
La fig. 14 indique, à titre d'exemple, une forme de réalisation de ce dispositif; on a représen-
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té en 32 la feuille ondulée à découper, en 33,34 deux rubans'métalli- ques généralement en nickel chrome, en 35, 36 deux couches isolantes à la fois au point de vue thermique et au point de vue électrique; en 37,38, deux supports élastiques constitués soit par un caoutchouc, soit par une combinaison de ressorts, en 39,40, deux plaques rigides auxquelles sont fixés respectivement les organes précédents, Ces pla- ques portent en outre des élëctros 41,42 qui servent à les rapprocher quand ils sont parcourus par un courant, et des ressorts 43, 44 qui tendent au contraire à les maintenir écartées.
On doit chercher à ce que les rubans s'appliquent aussi exacte- ment que possible au contour de la feuille et cela malgré les quel- ques irrégularités qui peuvent se présenter à la surface du terre.
A cet effet, il sera nécessaire que les rubans soient suffisamment souples et que les couches 35, 36 possèdent une certaine plasticités
Le fonctionnement de l'appareil est le suivant: Lorsqu'on veut effectuer la découpe, on envoie dans les éleatros 41,42 et dans les rubans 33,4 un courant électrique convenable qui provoque le serrage du dispositif sur la feuille de verre et l'échauffement local qui se- ra utilisé pour produire la découpe. L'appareil étant serré contre la feuille se déplace avec celle-ci. Quand le chauffage est terminé, le courant est coupé; les deux parties 39,40 sont écartées l'une de l'au tre sous l'action des ressorts 43, 44. La feuille continue à avancer et on peut appliquer à ce moment là l'objet froid qui provoque la dé- coupe suivant la ligne chauffée.
Le dispositif qui est libéré de la feuille peut revenir en arrière pour une nouvelle opération.' On com- prendra que le fonctionnement d'un tel âispositif peut être commandé à volonté et permet de couper la feuille à des dimensions quelconques et non déterminées à l'avance.
L'invention, ainsi que les différents dispositifs qui ont été décrits, n'est pas limitée à la fabrication continue des verres ondu- lés lisses ordinaires, mais s'applique également à celle des verres ondulés imprimés ou armés.'
Dans ces derniers cas, le dispositif consiste à recevoir sur l'organe conformateur une feuille continue de verre imprimée ou armée
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invention.
En particulier, l'invention s'applique à la fabrication continue du verre ondulé dans lequel l'armature est constituée par de simples fils métalliques disposés parallèlement les uns aux autres, dans la direction de l'avancement de la feuille-,-
La fig, 15 est un exemple de réalisation de cette partie de l'invention, On a représenté à la manière connue en 45 un four à bas- sine en 46 le canal d'amenée du verre, en 47 une lamineuse, en 48 l'ar mature constituée par exemple par un treillis de fils métalliques et en 49 un dispositif servant à guider l'armature et à la protéger con- tre la chaleur du bain de verre. L'armature constitue une bande sans fin qui se déroule d'une façon continue et s'engage dans la feuille de verre en formation dans la lamineuse.
A la suite, la feuille pas- se sur un conformateur 50-51 d'un des types décrits ci-dessus.
Lorsque l'armature comprend des fils transversaux, comme cela est le cas, par exemple, avec les treillis métalliques ordinaires, la présence de l'armature s'oppose à l'allongement transversal de la feuille. On emploiera alors un conformateur du type déjà indiqué dans lequel en associant l'augmentation progressive de profondeur avec une diminution correspondante de l'écartement des ondes, on parvient à conduire la conformation de la 'feuille sans allongement transversal.
Lorsque l'armature ne comprend que des fils longitudinaux.parallèles à l'avancement de la feuille, celle-ci a la possibilité de s'étirer lans le sens transversal et on peut utiliser un conformateur'du type ordinaire à écartement constant des ondes.
Il doit être entendu que les expressions "ondes" et "ondula- tions" doivent se comprendre dans un sens large, c'est à dire comme équivalentes d'un profil continu quelconque.