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Système de manoeuvre automatique des paroours.
En général, les postes de commande ou de manoeu- vre des aiguillages sont disposés, qu'il s'agisse de postes de commande mécaniques ou de postes de commande utilisant une énergie auxiliaire, de telle sorte que tous les dis- positifs nécessaires à l'établissement d'un parcours, tels que les leviers des aiguilles, les leviers des parcours, les dispositifs de commandé des blocks de gare, les
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leviers de commande des signaux, etc.,., sont manoeuvrés séparément et successivement.
Ce principe-de la commande individuelle n'a été abandonné jusqu'à présent, en Alle- magne, que dans la mesure où on a réuni en une seule ma- noeuvre certaines manoeuvres individuelles absolument inséparables ou répondant les unes des autres, par exem- ple, dans le poste de commande à l'aide d'une énergie auxiliaire, le blocage du parcours et la commande des signaux..A l'étranger, on a réalisé des installations qui manoeuvrent simultanément par exemple une partie des aiguilles ou toutes les aiguilles correspondant à un par- cours,
La succession des nombreuses manoeuvres indi- viduelles représente pour l'exploitation des chemins de fer un temps considérable qui, dans les gares importantes, peut atteindra 1.000 minutes par jour et davantage.
En outre, la construction des commandes des aiguilles de- vient embrouillée, compliquée et coûteuse. Les dépen- dances et incompatibilités mécaniques et électriques qui évitent les erreurs de manoeuvre et qui doivent au con- traire imposer la manoeuvre ne peuvent être réalisées techniquement quten renonçant à des avantages importants pour l'exploitation. Enfin, il est.souvent très difficile de loger les dispositifs dans l'espace disponible, parce que la place nécessaire pour les dispositifs de commande de ce genre peut devenir très importante. Quand on sépare, dans l'espace, les dispositifs en les répartissant dans différents postes, on augmente le nombre des dépendances qui deviennent par conséquent plus compliquées.
Le but de la présente invention consiste à obtenir les dépendances mécaniques et électriques autant que possible sans registre d'enclanchement en augmentant la sécurité, et à supprimer définitivement les difficul- tés qui se présentent pour loger dans l'espace disponible
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les mécanismes de commande. Enfin, au point de vue de l'exploitation, le temps nécessaire à la manoeuvre des mécanismes de commande doit être réduit autant qu'il est possible au point de vue technique, tout en conservant la même liberté au point de vue du mode d'exploitation, afin de pouvoir accomplir plus.rapidement le service d'exploi- tation dans les gares.
Ce problème est résolu en principe par le fait que par l'enfoncement d'un bouton ou dlune touche de par- cours, toutes les manoeuvres d'aiguilles, de signaux, de sections de block, etc... nécessaires pour un parcours, pour le passage d'un train ou pour garer un convoi sont effectuées par un seul mécanisme de commande. Par consé- quent, on renonce à l'installation de leviers individuels (tels que les leviers d'aiguilles, de parcours, de signaux etc...) Lorsqu'on veut, par exemple, établir le parcours pour le passage d'un convoi à garer ou une manoeuvre de triage, il faut, pour l'établissement du parcours, un mé- canisme pas à pas d'un type connu, comportant autant de contacts qu'il y a d'influences à exercer ou de manoeuvres à faire.
S'il existe six aiguilles par exemple dans le parcours à établir, à l'aide du premier contact du méca- nisme pas à pas on place dans la position oorrecte la première aiguille du parcours à établir, au moyen du se- cond contact la seconde aiguille, etc, Hais pour que le parcours soit établi aussi rapidement que possible, le mé- canisme de manoeuvre s'avance immédiatement sur le contact suivant lorsque l'ordre de renversement a été donné à l'organe correspondant de commande de l'aiguille, et il n'attend pas que l'aiguille ait atteint la position d'ex- trémité ou finale désirée.
L'organe de commande peut être constitué par un commutateur magnétique d'un type connu, ou au contraire par une lampe à cathode incandescente et à grille commandée et à atmosphère gazeuse ou de vapeur
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Le mécanisme de commande même s'arrête sur le contact qui fait suite à celui' de la.. dernière aiguille, jusqulà ce qu'il arrive une signalisation en retour de toutes les aiguilles du parcours établi. La signalisation en retour peut être assurée d'une manière connue, toutefois, il faut qu'elle provoque le rappel du mécanisme de commande dans la position fondamentale.
La vitesse de manoeuvre du commutateur pas à pas, qui par elle-même peut comporter jusqu'à 40 pas à la seconde, doit être calculée de préfé- rence de manière que les pointes de courant qui se pro- duisent lors du démarrage des moteurs des aiguilles ne coïncident pas, Si une aiguille n'est pas allée jusqu'à fond de course le surveillant reconnaîtrait il est vrai que le parcours nta pas été établi complètement (la si- gnalisation en retour ne s'est pas produite, le mécanis- me de manoeuvre ne revient pas dans la position fondamen- tale, ce qui lui est indiqué par exemple par des lampes à incandescence combinées avec une sonnerie), mais il ne sait pas quelle est ltaiguille qui n'a pas fonctionné.
En vue du rappel du mécanisme de commande dans la position fondamentale, on a donc affecté en supplément à chaque touche.de parcours une touche d'extinction qui peut être munie d'un mécanisme de comptage et de contrôle. Pour rendre reconnaissable ou signaler la position des diffé- rentes aiguilles, et par conséquent également les positions défectueuses de ces aiguilles, l'ensembledu schéma est représenté dans le poste de commande même par des lampes ou tubes à incandescence, de manière que le parcours éta- bli s'éclaire. La représentation figurative des parcours est divisée en sections entre aiguilles, de manière que l'élément lumineux affecté à une aiguille qui n'a pas obéi reste sombre. On peut aussi utiliser la surveillan- ce usuelle dans les postes de triage au moyen de lampes à incandescence.
A partir de l'enfoncement de la touche de parcours et jusqutà l'établissement complet du parcoure
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une lampe de contrôle qui se trouve au,-dessus de la touche même s'allume, ou bien la touche est maintenue enfoncée ou dans sa position basse par un dispositif électro-mécanique,
Dans le dispositif décrit, il serait nécessaire de prévoir autant de mécanismes de commande qutil est pos- sible de réaliser de parcours. Mais comme un grand nombre de parcours stexcluent mutuellement (savoîr lorsqu'ils ont en commun une ou plusieurs aiguilles), tous ces parcours peuvent être branchés sur un mécanisme de commande commun.
Le mécanisme de commande peut être constitué par un sélecteur à mouvement ascendant et tournant du type connu dans la teohnique téléphonique. On peut brancher sur un sélecteur de ce type jusqu'à trente parcours mais comme les trains peuvent aussi parcourir plusieurs par- cours indépendamment l'un de l'autre, ces parcours doivent être reproduits également sur un second sélecteur, et le cas échéant sur un troisième et un quatrième.
On a supposé, dans ce qui suit, qu'on utilise des sélecteurs à mouvement ascendant et rotatif', ou des commutateurs analogues.
Il faudrait disposer les parcours sur un sélec. teur ascendant et rotatif de manière qu'à chaque série horizontale de contacts corresponde un parcours, tandis que les organes de commande affectés aux différents con- tacts de chaque série correspondent à la succession des manoeuvres dans le cas de lananoeuvre individuelle. Par conséquent, le nombre des contacts à brancher dans chaque série de contacts dépend du nombre des différentes ma- noeuvres individuelles qui sont nécessaires, autrement, pour le parcours considéré.
Quand il s'agit de mécanismes de commande qui doivent établir des parcours pour le passage des trains, les séries de contact de parcours précitées qui assurent la manoeuvre des aiguilles doivent donc être ocmplétées par d'autres contacts, L'établissement des paroours s'effectue
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tout d'abord de la même manière que pour les passages des traîna à garer ou pour les triages. Pour les passages des trains; il faut en plus, contrôler la position cor- recte des aiguilles, comme cela se produit actuellement en général par la manoeuvre d'un levier de parcours.
Con- formément à la présente invention, on obtient le contrôle au moyen d'un second mécanisme de commande., sur lequel sont branchées séparément les lignes de signalisation en retour des différentes aiguilles, dans l'ordre correspon- dant et selon la position désirée pour les aiguilles (position plus et position moins). Lorsque le sélecteur de parcours a manoeuvré les aiguilles, le levier ou bras de manoeuvre reste de nouveau arrêté sur le contact qui fait suite au dernier contact d'aiguille, et il enclan- che le mécanisme de contrôle du parcours correspondant en envoyant dans l'électro de rotation de ce mécanisme de commande une impulsion pour l'avancement sur le premier contact de contrôle.
Si l'aiguille correspondante est dans la position correcte, on dirige à nouveau un courant dans l'électro de rotation par l'intermédiaire de la ligne de contrôle, du contact de contrôle et du bras de manoeu- vre, de telle sorte qu'il peut s'avancer sur le contact de contrôle suivant. Si toutes les aiguilles sont dans la position correcte (et le cas échéant également les verrouillages ou enclanchements des aiguilles prises en pointe), le mécanisme de contrôle s'avance sur un contact qui dirige une nouvelle impulsion de courant sur le mé- canisme pas à pas du parcours et le fait avancer sur un contact consécutif. Ce contact peut être un contact de libération du signal ou un contact d'accusé de réception, suivant qu'il s'agit d'un système de commande déperdant ou d'un système de commande transmettant des ordres.
Si le signal est libéré, ou si l'accusé de réception a été donnée le mécanisme pas à pas du parcours peut continuer d'avancer et recueillir d'autres accusés de réception ou
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accords, ou le cas échéant déclancher la manoeuvre ou commande du signal. On déclanche d'une manière corres- pondante la réception du signal en retour du signal de voie par des étriers de maintien du bras du signal (ou bien, lors de l'entrée, par le passage sur un contact de voie qui provoque dans les installations actuelles le déclanchement du blocage électrique de la touche), ainsi que le renvoi du signal d'accord, et le cas échéant la suppression du parcours dans le cas d'une circulation dans le sens d'entrée (indication du passage de la queue dtun train).
On peut effectuer de la même manière la commande ou manoeuvre du block à sections au moyen du mécanisme pas à pas du parcours.
L'avancement impératif du mécanisme pas à pas rend superflus tous les dispositifs du block qui servent à obtenir actuellement la succession Impérative des ma- noeuvres, comme par exemple les verrouillages mécaniques des touches, le verrouillage de répétition, le verrouilla- ge sous voie, le blocage des signaux, le verrouillage de la signalisation en retour de la position des signaux.
Le verrouillage du blocage du parcours devient superflu par le fait que le commutateur pas à pas reste occupé depuis le début du réglage d'établissement du parcours (enfoncement de la touche de parcours) jusqu'à l'aché- vement ou accomplissement du passage du train, et parce que, en conséquence, une intervention prématurée dans le parcours est impossible. Mais en outre, du fait que tous los parcours sont branchés sur l'unique commutateur pas à pas et qu'on ne peut jamais régler ou établir qu'un seul parcours à la fois, les incompatibilités sont four- nies d'une manière purement mécanique et on peut en con- séquence supprimer le registre d'enclanchement en dessous des leviers des aiguilles et les verrouillages des leviers de parcours, c'est-à-dire que tout l'ensemble de la partie inférieure du block devient superflu.
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Mais comme,le plus souvent, ce ne sont pas tous les parcours qui s'excluent réciproquement, il faut répéter sur d'autres sélecteurs les parcours qui peuvent être ad- mis simultanément. Pour obtenir des incompatibilités nettes et précises quand on utilise plusieurs sélecteurs, on peut suivre des voies différentes.
Dans le cas le plus simple, il suffit de veiller à ce que lors de l'occupation de deux sélecteurs (c'est- à-dire lorsqu'on a établi deux parcours) le premier sélec- teur qui comporte tous les parcours ne puisse revenir dans la position fondamentale que lorsque le passage du train du second sélecteur est accompli et que ce dernier sélec- teur est revenu dans la position fondamentale. Une telle disposition peut toutefois conduire à une gêne de l'exploi- tation quand les trains se succèdent de trop près. On peut parer à cet inconvénient en laissant le premier sélec- teur se charger, après achèvement du passage de son train, de l'avancement du parcours qui se trouve justement sur le second sélecteur et en libérant par ce moyen le second sélecteur pour l'établissement d'un nouveau parcours.
Le dispositif peut être établi de manière soit que le sur- veillant transmette à la main au sélecteur 1 l'ordre qui se trouve dans le sélecteur 2 (par l'enfoncement renouvelé de la touche de parcours correspondante) et qu'il libère par ce moyen le sélecteur 2, soit en laissant lors de la libération du premier sélecteur cette manoeuvre s'effectuer automatiquement, ou le cas échéante lors de l'enfoncement correspondant au parcours suivant. Par ce moyen, l'exclusion purement mécanique des parcours dan- gereux reste assurée.
Dans les cas qui sont les plus nombreux, où il faut pouvoir effectuer dans un seul et môme poste d'aiguil- lage les manoeuvres nécessaires aussi bien à des triages qu'au passage des trains, on peut combiner d'une manière simple les dispositifs ci-dessus décrits. On prévoit ,,le
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pour 1'établissement des parcours deux touches de parcoure pour chaque parcours à établir, l'une de ces touches ne provoquant que la manoeuvre des aiguilles et l'autre l'à- tablissement des parcours pour le passage des trains. La touche des manoeuvres de triage commande des sélecteurs à mouvement ascendant et rotatif qui n'effectuent de la manière ci-dessus décrite que la commande ou manoeuvre des aiguilles pour les manoeuvres de triage.
Quand on enfonce par contre la touche pour le passage des trains, les sé- lecteurs des parcours de triage assurent tcut d'abord la manoeuvre des aiguilles. Toutefois, le simple contrôle des aiguilles est empêché par l'enfoncement de cette tou- che, et au lieu de cela on branche les commutateurs de contrôle du parcours qui effectuent alors également les manoeuvres ou exercent les influences nécessaires, ulté- rieurement, pour le passage des trains, sur los signaux et le block, comme on l'adécrit pour le passage des trains.
De cette façon, on évite également pour cette combinaison des mécanismes ou commutateurs inutiles, tout en conser- vant les exclusions ou incompatibilités purement mécani- ques auxquelles sont désormais également soumises les ma- noeuvres de triage,
Alors que pour le triage également le principe des parcours doit être considéré comme favorisant l'ex- ploitation, étant donné que l'on prévoit également un par- cours pour chaque manoeuvre de triage possible, la comman- de individuelle des aiguilles apparait comme souhaitable en raison de l'entretien courant (graissage), Cette commande individuelle est assurée par le faît qu'il sub- siste ou qu'il a subsisté toujours certains paroours,. do sorte que le surveillant des aiguilles a la possibilité de choisir un parcours,
qui ne se distingue du parcours établi que par la position de l'aiguille à manoeuvrer individuellement. Il n'y a qu'une seule exception à cela, c'est ce qu'on appelle la simple liaison des voies dans
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laquelle les deux aiguilles qui se correspondant manoed- vrent simultanément.'- Il n'y a 'pas lieu de considérer cela comme un risque pour l'exploitation, parce qu'il est naturellement impossible à un convoi de ne passer que sur une seule aiguille d'une liaison simple de voies de ce genre.
Quand les trains se succèdent rapidement, le mécanisme de commande peut encore être complété par un accumulateur ou enregistreur préalable et intermittent qui permet d'accumuler ou d'enregistrer au préalable un certain nombre de parcours. Par ce moyen, on évite une perte de temps entre l'annulation d'un parcours et l'établissement d'un parcours nouveau. Pour décharger le surveillant, il faut que l'accumulateur préalable permette d'accumuler un nombre déterminé dfordres, que cet accumulateur retransmet dans le même ordre aux commutateurs pas à pas de parcours.
Il faut de plus, lorsqu'une partie seulement des ordres accumulés a été exécutée, qu'il puisse enregistrer d'autres ordres sans altérer l'ordre de succession initiale des or- dres. Conformément à la présente invention, cet enregis- treur préalable est constitué par un certain nombre d'or- ganes d'accumulation sous la forme de mécanismes pas à pas (sélecteurs préalables) dont le nombre correspond à celui des accumulations préalables quon veut réaliser simulta- nément. Chacun de ces organes accumulateurs peut assurer le réglage ou établissement de chaque parcours, étant donné qu'à chaque contact on affecte un parcours déterminé.
L'accumulation des ordres s' effectue par l'intermédiaire d'un mécanisme pas à pas monté en avant des autres (sélse- teur préalable) qui dirige les ordres nouveaux aux orga- nes dtaccumulation suivants dans leur ordre. La défini- tion de l'ordre qui consiste en un certain nombre d'impul- sions de courant peut s'effectuer au moyen d'un disque numéroté ou, d'une manière connue, au moyen diun relais interrupteur en coopération avec un mécanisme fouinant
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avec ce relais.
Lorsqu'il s'agit par exemple d'un organe d'accumulation qui doit assurer l'établissement de dix parcours, on donne au préalable à ce mécanisme lors de l'accumulation un nombre égal d'impulsions de courant, de telle sorte que lors de l'extraction des ordres il faille qu'il exécute, pour revenir dans sa position fon- damentale, encore autant de pas que le mécanisme de leva- ge du commutateur de parcours qui est en parallèle avec lui doit monter. L'extraction même des ordres s'effectue selon le répartiteur lors de l'accumulation par l'intermé... diaire d'un collecteur (sélecteur au préalable) qui re- cueille chaque ordre successif sur l'organe d'accumulation suivant, dès qu'un mécanisme pas à pas de parcours devient libre et peut exécuter cet ordre.
Dans les grandes installations des gares, il faut, quand on utilise les postes de commande des systè- mes actuels, établir de nombreux postes d'aiguillage, la zone d'influence de chacun d'eux étant desservie par un mécanisme de commande complet avec tous les dispositifs accessoires, Le nombre des postes d'aiguillage dépend tout d'abord du nombre des aiguilles, signaux, etc... à brancher, et d'autre part de la charge du service du pos- te d'aiguillage du fait des passages des trains et du triage, et en troisième lieu, le cas échéante de la faci- lité de surveillance des parcours, c'est-à-dire qu'il faut que le surveillant du poste d'aiguillage puisse voir parfaitement les parcours qu'il dessert, afin de pouvoir éviter d'une manière certaine les passages sur une voie occupée.
Dans les dispositifs de commande d'aiguillages conformes à la présente invention, seul le troisième point est déterminant pour le nombre des postes de commando. M ne faut aucun bâtiment spécial pour le poste de commando Môme, parce qu'il suffit que ce poste contienne les tou- ches des parcours et le schéma lumineux de contrôle. On peut commander los parcours, pour lc passage d'un train;
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dtune manière simple par des lampes et par l'intermédiaire de la touche de parcours correspondante.
Les sélecteurs de parcours correspondants peuvent être réunis en un point au-dessus du sol ou en sous-sol, ou au contraire, et pour éviter de trop grandes longueurs de cble, on peut les répartir en un petit nombre de points de la gare. S'il existe des dépendances entre ces dispositifs de commande partiels, il faut réaliser ces dépendances de la manière ci-dessus décrite par l'intermédiaire de contacts d'accord dans les mécanismes de commande dépendants.
L'adaptation facile du mécanisme de commande de la présente invention permet de supprimer l'indépendance complète du mécanisme de commande et de le brancher sur des installations de commande existantes. Le réglage ou la commande des aiguilles peut s'effectuer par exemple automatiquement d'après le système de la présente inven- tion. Le commutateur pas à pas du parcours occupe le par- cours jusqu'à ce qu'on ait tiré ou fermé le levier de par- cours correspondant de type connu, etc... Le passage peut être réalisé d'une manière judicieuse également à des mo- ments situés plus tard dans la manoeuvre des mécanismes de commande.
Il faut faire observer d'autre part que confor- mément aux règlements des mécanismes de commande des ai- guilles, chaque signal qui se trouve dans la position de voie libre peut tout dtabord être ramené, dans le cas de danger, dans la position de fermeture, par l'intormédini- re d'une touche de secours., sans suppression du parcours.
La touche d'extinction permet de même, dans le cas d'une manoeuvre erronée d'une touche de parcours, de rendro ins- tantanément inopérant ltordre donné, par le fait que le bras de manoeuvre du commutateur de parcours cesse d'être parcouru par le courant du fait de l'enfoncement de la touche et du fait que le commutateur même est ramené dans la position fondamentale. Enfin, en cas do défaut de
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fonctionnement de la manoeuvre ou commande du signal, le signal de remplacement peut être donné d'une manière con- nue par des lampes à incandescence, à la condition toute-, fois que le commutateur de parcours ait occupé le contact du signal, La suite de l'avancement du commutateur de parcours est assurée par l'extinction automatique du si- gnal de remplacement.
Dans la présente invention, dans laquelle tous les parcours sont réglés par la manoeuvre d'une seule tou- che ou d'un sélecteur, on peut obtenir une nouvelle amé- lioration ou un nouveau perfectionnement de construction qui permet, dans le cas d'une perturbation dans un par- cours quelconque ou dans le cas de la destruction d'une partie de la voie par suite d'un accident ou du lancement de bombes en cas de guerre, d'exclure ce parcours ou ces parties de voie du commutateur sans que de ce fait les autres parcours en bon état soient atteints.
On obtient ces résultats conformément à la présen- te invention par le fait 'que les connexions oorrespon- dantes entre les sélecteurs d'une part et le relais de commande d'autre part passent sur des planchettes de bor- nes, de telle sorte que par l'insertion dtune maquette préparée pour le butchoisi, il s'établisse un commutateur correspondant aux conditions locales.
Lorsqu'il s'agit de mécanismes de.commande des aiguilles du type électrique ou mécanique non automatique et qui doivent être adaptés à des conditions modifiées quelconques, le mécanisme de commande de la présente in- vention peut également être utilisé comme registre d'en- clanchement seul, ou comme remplacement pour des registres d'enclanchement, y compris l'ensemble du block de station ou du block de voie, ainsi que pour des parties 'de ces installations, par le fait que les sélecteurs commandent au lieu des relais de manoeuvre des relais de verrouilla- ge pour les leviers d'aiguille, et des leviers de signal
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ou de block.
Par l'utilisation dés maquettes , on obtient dans le seul but particulier précité que toutes les gares peuvent recevoir des mécanismes de commande en tenant compte de certains ordres de grandeur et qui peuvent être construits en série. Seules les maquettes doivent être fabriquées individuellement selon le tableau des enclan- chements établi. En outre, le poids et l'encombrement de ces mécanismes de commande sont si réduits qu'on peut facilement les transporter d'un point à un autre, pourvue en effet, que les maquettes soient constituées sous la forme de connexions électriques entre le commutateur ou mécanisme de commande proprement dit et les jeux de relais de manoeuvre.
Les jeux de relais de manoeuvre peuvent en conséquence soit rester sur le mécanisme de commande, soit au contraire être exécutés de manière à être transportables, lorsque le côté à courant fort (c'est-à-dire le côté des contacts) des celais peut être déconnecté,
Les mécanismes de commande conformes à la pré- sente invention conviennent par conséquent d'une manière particulière pour l'exploitation des chemins de fer de campagne. Dans le détail,, les mécanismes de commande sont établis dans ce cas de manière que le mécanisme de com- mande et l'appareillage de transmission de l'ordre ainsi que le transparent nécessaire représentant le schéma des voies soient assemblés rigidement ou dtune manière mobile de façon que les appareils soient oonvenablement protégés pendant le transport.
Dans le cas de dérangements subits dans les voies, chaque mécanisme do commande peut être réduit, par un petit nombre de manoeuvres exécutées par l'aiguilleur, à la dimension de la partie encore en bon état, par le fait qu'en vissant des pièces de forme spécialement des- tinées à cet effet on bloque les touches de parcours en même temps qu'on coupe leur fonction électrique.
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Le principe de la présente invention est représen- té en détail par un exemple sur les figures du dessin annexé,
Dans l'installation représentée par la fig. 1, il s'agit d'une simple tête d'aiguilles comportant les voies 1, 2 et 3 et les aiguilles 4, 5 et 6. Le mode de fonctionnement du dispositif va être décrit d'après un exemple d'un parcoure vers la voie 2 et dans le cas du passage d'une rame en cours de manoeuvre ou de triage. Un sélecteur 13 à mouvement as- cendant et rotatif peut être soulevé par un électro de levage 12, exactement comme d'ordinaire les sélecteurs à mouvement ascendant et rotatif utilisés dans la téléphonie automatique.
Il parvient alors, après un pas de levage, dans la zone de la série de contacts A d'un parcours 2, et après deux pas de levage dans la zone de la série B de contacts d'un autre parcours, etc... Pour le réglage du parcours 2 pour une ma- noeuvre de triage, l'aiguilleur enfonce la touche de manoeu- vre 7. Il s'établit un circuit qui part de la batterie 8 et qui passe par la ligne 9, 10, par la touche 7, la ligne 11, l'électro de levage 12 du sélecteur 13, pour revenir à la terre, Le sélecteur 13 fait un premier pas de levage et s'applique par son bras de contact sur le contact 14, Il s'établit par ce moyen un circuit qui part de la batterie 8 et qui passe par la ligne 9, 15, par l'électro de rota- tion 16 du sélecteur 13, par le contact 14, par la ligne 17,pour arriver sur le moteur 18 de l'aiguille 6.
L'ai- guille 18 s'inverse, l'électro de rotation 16 branche le bras tournant correspondant sur le contact 19 consécutif et manoeuvre de la même manière également l'aiguille 5. On manoeuvre les autres aiguilles de la même manière jusqutà ce que le bras tournant s'avance sur le contact 20. Comme le contact 20 n'établit, aucun circuit, le réglage du par- cours de triage ou de manoeuvre est terminée et on peut ra- mener le sélecteur dans sa position fondamentale.
S'il doit so produire'un passage d'un train,, il
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faut enfoncer non pas la touche 'de manoeuvre 7, Biais la touche 21 de parcours. Par conséquent, le sélecteur 22 fonctionne en même temps que le sélecteur 13, dans le cir- cuit suivant batterie/8, ligne 9, 10, touche 21, électro de levage 23 du sélecteur 22, ligne 24, ligne 11, électro de levage' 12 du sélecteur 13, terre. Le sélecteur 22 occupe donc également le premier contact de la première rangée de contacts. Le renversement de 1'aiguille s'effec- tue par l'intermédiaire du sélecteur 13, comme lors du ré- glage pour une manoeuvre de triage.
Mais lorsque le sélec- teur 13 s'avance sur le contact 20, il s'établit un cir- cuit qui passe de la batterie 8 par le sélecteur 15, le contact 20, la ligne 25, le contact 26 d'un sélecteur tournant 27 de contrôle, par l'électro de rotation 28 du sélecteur 27, la ligne 29, le contact 30 du sélec- teur 22, par 1'électro de rotation 31 .du sélecteur 22, pour revenir à la terre. Les él.ectros de rotation des ai- guilles 13, 22 et 27 sont supposés accordés les uns par rapport aux autres de manière que seul celui-. du sélecteur 27 entre en action quand on monte les électros de rotation en série par le contact 26.
Par conséquent, le bras tour- nant du sélecteur 27 s'avance sur le contact 32 et con- tr8le la position d'extrémité de l'aiguille 4 par le cir- cuit suivant : batterie 8, ligne 33, contact de contrôle de l'aiguille 4, ligne 34, contact 32, sélecteur 27, ligne 29, pour revenir par le sélecteur 22 à la terre.
Le sélecteur 27 contrôle de la même manière la position des aiguilles 5 et 6, jusqu'à ce qu'il avance sur le con- tact 35. Les électros de rotation 16, 28 et 31 reçoi- vent du courant par le circuit suivant : batterie 8, ligne 9, 15, sélecteur 13, contact 20, ligne 25, contact' 35 du sélecteur 27, ligne 29, conta.ct 30 du sélecteur 22 et la terre. Ils avancent chacun d'un pas. Le sélecteur peut être ramené dans la position fondamentaletandis
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qu'on maintien-c le sélecteur 13 et que le sélecteur 22 contrôle un test par la ligne 36 pour s'avancer sur la. ligne 37 de' réglage du signal.
Les manoeuvres suivantes provoqueraient le rappel du signal par exemple par l'inter- médiaire d'un rail isolé, de la transmission en retour du signal d'accord, etc ... de manière que, lorsque le passage du train est accompli, tous les sélecteurs soient ramenés dans la position fondamentale.
On montre en même temps à cet égard de quelle manière on peut continuer de faire fonctionner le mécanis- me de manoeuvre de l'aiguille sans ce paroours dans le cas de perturbations éventuelles dans un parcours, ou de des- truction du parcours. En effet, si les lignes de commande de l'aiguille passent normaloment par l'intermédiaire d'u- ne planchette de distribution, et si on établit à l'aide d'une maquette 38 les connexions, dans le cas de la sup- pression d'un parcours, par exemple du parcours qui corres- pond à la série B de contacts, on remplace la maquette 38 par une autre maquette qui n'établit que les jonctions de lignes des parcours rostants, S'il n'existe ainsi que deux voies de parcours, la maquette 38 serait remplacée, dans l'exemple considéré, par une maquette 39, selon la fi- gure 2,
à l'aide de laquelle on ne relie que les lignes de la série A de contacts. On est alors en mesure d'éta- blir avec le mécanisme de commande unifié n'importe quelle combinaison quelconque pour la voie de roulement, et con- formément au tableau de verrouillage ou d'enclanchement