<Desc/Clms Page number 1>
" Procédé pour la désacidification et pour le traitement ultérieur, de fils artificiels produits sans fin, en une opération ininterrompue ".
La fabrication de laine de cellulose par exemple suivant- le procédé viscose se fait, comme on le sait, de telle maniè- re que la solution de cellulose appelée "viscose" est intro- duite par de fines ouvertures dans un bain de précipitation, de coagulation ou de filage à l'acide sulfurique, qu'on reti- re d'une manière appropriée les faisceaux de fils formés, qu'on réunit un grand nombre de ceux-ci en une tresse ou en un ruban etu'on transporte celui-ci indirectement ou direc- tement de la machine à filer à la désacidification et au traitement ultérieur, qu'on l'achève en cet endroit en une opération ininterrompue qu'on le coupe finalement en brins ou mèches et qu'on le sèche.
Suivant un autre système on opère de telle manière qu'on coupe la tresse ou le ruban en brins immédiatement, après la sortie de la machine à filer, c'est-à-dire à l'état r
<Desc/Clms Page number 2>
acide et qu'on désaoidifie et traite ultérieurement à l'état de matière fibreuse libre, mais cette méthode n'a pu se répandre jusqu'à présent.
Pour la désacidification'et le traitement ultérieur des fibres artificielles franchement obtenues sous forme de tresse ou de ruban, en une opération ininterrompue, on con- naît un certain nombre de procédés et de dispositifs qui ont été dérivés en partie de la technique de la soie artificiel- le, en partie de la technique textile ou de la fabrication du papier. De semblables dispositifs ont été indiqués également pour la fabrication de feuilles sans fin de viscose.
On a par exemple fait passer le ruban de fibres ou la tresse sur deux cylindres disposés de façon serrée l'un par rapport à l'autre, en spires en hélice, et pendant le passa- ge sur ce système de cylindres on l'a traité par les liquides nécessaires. On s'est aussi contenté de faire passer la tres- se ou le ruban à travers des cuves en bois ou en une autre matière, qui étaient chargées du liquide de traitement vou- lu, en faisant passer le ruban ou la tresse lors de la tran- sition d'une cuve à la suivante dans une paire de cylindres écraseurs. En particulier lorsqu'on emploie ce système, on arrive à des longueurs d'appareils considérables, ce qui est compliqué, coûteux et difficile à surveiller.
On a discuté également la question de savoir s'il est avantageux de faire passer la tresse de fils ou le ruban à l'état tendu à travers les bains de traitement ou bien si l'ondevait choisir la for- me non tendue . Suivant un procédé, ceci est à recommander, et suivant un autre cela. On connaît également des procédés suivant lesquels il sera avantageux d'employer le liquide de traitement dans un bain. au repos tandis que suivant d'autres les liquides de traitement doivent être projetés.
Dans tous les cas on ne peut se défendre de l'impression que les avis des hommes de métier concernant le mode le plus
<Desc/Clms Page number 3>
avantageux de désacidification et de traitement ultérieur des fils artificiels produits sans fin servant à la fabrication de laine de cellulose, sont encore très partagés et que visi- blement les méthodes actuelles doivent être considérées comme nécessitant des perf ectionnements.
Il a maintenant été découvert qu'on parvient à des ré- sultats complètement sûrs dans la désacidification et le traitement ultérieur de filaments artificiels produits Bans fin, lorsqu'on opère de la manière suivante :
Le ruban de fibres, venant directement ou indirectement de la machine à filer, est soumis à l'état suspendu à un traitement continu au moyen de liquides tels que de l'eau, des solutions salines, etc., ou également des substances à 1!état de vapeur comme de la vapeur d'eau; il est alors maintenu de façon permanente ou sensiblement permanente dans la chambre de liquide ou de vapeur et soumis à un chan- gement constant de tension.
L'action du liquide de traitement, ou dans certaines circonstances, d'un agent de traitement à l'état de vapeur sur la matière des filaments, action s'ef- fectuant ainsi avec des changements de tension, est en même temps facilitée par le fait qu'entre les différents compar- timents de traitement on essore par écrasement d'une manière connue; la matière des filaments se gonfle alors de nouveau dans le bain suivant,ce qui peut être favorisé dans certaines circonstances par des moyens supplémentaires appropriés/et un renforcement de l'action du liquide de traitement peut être provoqué par un mouvement de montée et de descente vertical à courte course ou un mouvement d'oscillation produit d'une autre manière.
En outre le liquide de traitement, comme l'eau, les solutions salines, etc., ou les matières à l'état de vapeur servant éventuellement au traitement ultérieur sont employées de préférence à des températures allant jusqu'à 100 et au-delà, et on veille à .ce qu'une contraction, exempte
<Desc/Clms Page number 4>
de frottement et de résistance, du ruban de filaments puisse se faire d'une manière appropriée.
Le tuban de filaments n'est donc pas, suivant la pré- sente invention, traité constamment à l'état tendu ni cons- tamment à l'état non tendu, mais moyennant des changements continuels de tension, c'est-à-dire à de courts intervalles successifs, tantôt tendu et tantôt non tendu, tandis que les liquides de lavage et de traitement ultérieur sont employés de préférence à des températures que sont dans le voisinage de la température d'ébullition de l'eau et que toute l'opéra- tion est aidée par des mouvements d'oscillation des éléments de l'appareil qui sont disposés pour le guidage du ruban/de filament.
Le dessin annexé représente à titre d'exemple un dispo- sitif qui permet d'exéuuter le procédé caractérisé ci-des- sus.
L'appareil consiste en une cuve 1, en une matière appro- priée, par exemple en tôle d'aluminium et qui est protégée des pertes de chaleur aux parois extérieures et entre la t8- le de fond et le carrelage du plancher. Cette cuve est subdi- visée plusieurs fois par des cloisons 2, par exemple huit fois comme on l'a supposé au dessin, c'est-à-dire donc par 7 cloisons. Au-dessus de ces cloisons et également au-dessus de la paroi frontale de sortie, on a disposé d'une manière appropriée des paires de cylindres écraseurs 3 parmi les- quelles les cylindres inférieurs sont mis en mouvement par une force motrice/tandis que les cylindres supérieurs roulent sur la périphérie des cylindres inférieurs.
Le guidage du ruban de filaments se fait par des corps conducteurs 4 et 4', par exemple par des cylindres conduc- teurs de la manière représentée au schéma de l'appareil.Les cylindres conducteurs 4 sont montés par groupes dans des ca- dres 5 auxquels on imprime d'une manière appropriée un mouve-
<Desc/Clms Page number 5>
ment oscillatoire de montée et de descente ou vers la droite et vers la gauche, par exemple par un arbre à talons ou nez.
Les cadres sont également montés sur le manchon ouvert de la caisse non pas de façon rigide mais en quelque sorte d'une manière mobile comme le cadre de la partie tamisante d'une machine à papier à tamis allongé . Le montage des cylindres conducteurs 4' se fait, réunis par groupes, dans une construc- ' tion de tringles appropriée ou un châssis de tringles pour qu'on puisse soulever et faire s'abaisser de nouveau ces grou- pes de cylindres conducteurs dans le but de l'introduction du ruban de filaments dans le liquide de traitement. Par l'accouplement de cette construction de tringles aux pièces en cadres des groupes de cylindres conducteurs 4, on imprime également aux corps conducteurs 4' d'une manière appropriée le mouvement oscillatoire.
Il faut veiller en outre pour ces corps conducteurs ou ces groupes de cylindres conducteurs, par des mesures appropriées, à ce qu'on puisse provoquer un racccourcissement progressif de leur distance par rapport aux cylindres conducteurs supérieurs 4 pour permettre une contraction exempte de frottement ou de résistance du ruban de filaments.
La tension et la détente du ruban de filaments dans le liquide de traitement, devant être produites suivant la. pré- sente invention en combinaison avec le mouvement d'oscilla- tion, peuvent se faire de différentes manières. Par exemple le changement de la tension à la détente peut se faire par des corps conducteurs de forme elliptique comme on l'a indi- qué au croquis de l'appareil au moyen du chiffre 6. On peut également produire le changement de tension par le fait qu'on diminue ou qu'on augmente d'une manière rythmique la distance des corps conducteurs 4 aux rouleaux conducteurs 4'.
L'opération de travail elle-même ou l'introduction de la matière dans le dispositif peut être esquissée de la manière
<Desc/Clms Page number 6>
suivante. Les corps conducteurs 4' montés par groupe sur les châssis mobiles 5 sont soulevés et sont amenés dans la position qui est indiquée en pointillé au schéma de l'ap- pareil; les cylindres supérieurs des paires de cylindres écra- seurs sont enlevés. Le ruban de filaments est alors amené de la machine à filer et placé dans l'espace entre les cylin- dres conducteurs 4 et 4' sur toute la longueur du dispositif et est immobilisé d'une manière appropriée à l'extrémité de celui-ci. Les cadtes à tringles sont alors abaissés avec les cylindres conducteurs 4' et amenés dans la position la plus basse, les cylindres supérieurs écraseurs sont mis en position et l'appareil est mis en mouvement.
La matière sortant du dispositif de traitement ultérieur et correctement préparée suivant le procédé de la présente invention est alors en- voyée à la suite des manipulations, par exemple pour le dé- coupage en fibres ou le séchage sous la forme de ruban.