<Desc/Clms Page number 1>
Perfectionnements à la fabrication de l'amidon.
La présente invention concerne les procédés de fabrication d'amidon par voie humide, pour la production d'amidon à partir du mais ou d'autres grains contenant de l'amidon.
Dans la fabrication de l'amidon par voie humide, il est de pratique courante de tremper le grain ou autre matière contenant l'amidon, et de le broyer ensuite à l'état humide, pour produire l'amidon de broyage. L'amidon de broyage est ensuite déposé sur plans pour séparer l'amidon du gluten. Le dépôt n'assure pas une séparation aussi complète qu'on le désire, et par conséquent une quantité considérable d'amidon est emportée avec les tailings de gluten.
<Desc/Clms Page number 2>
Le but de l'invention est de procurer un procédé perfectionné de fabrication d'amidon qui permet de récupérer une partie notable de l'amidon des tailings de gluten, et possède par conséquent un rendement élevé en amidon.
Un autre but de l'invention est de procurer un procédé de récupération de l'amidon des tailings provenant des plans de dépôt, ce qui permet d'éviter l'accumulation nuisible de matières qui tendent à accroitre la teneur en protéines de l'amidon récupéré.
D'autres buts de l'invention ressortiront de la description suivante de la forme de réalisation préférée de l'invention, avec référence au dessin annexé.
Sur ce dessin schématique, 10 désigne les parties usuelles d'un établissement typique de fabrication d'amidon par voie humide, savoir les cuves de trempage et l'installation de broyage humide. L'installation de broyage comporte généralement des dispositifs pour le broyage de la matière trempée, des moyens pour séparer les germes et le son, et des tamis pour séparer les fibres et les impuretés. La masse de matière contenant de l'amidon, qui s'écoule de l'installation de trempage et de broyage, comme c'est indiqué en 11, est désignée par le terme "amidon de broyage" et se compose principalement d'amidon et de gluten. Dans les dernières parties de l'installation de broyage, l'amidon et le gluten traversent des tamis de soie indiqués schématiquement en 10a.
Le dépôt sur plans de l'amidon de broyage tel qu'il est généralement pratiqué, est indiqué en 12.
Dans le procédé suivant l'invention qui est destiné à permettre la récupération de l'amidon des tailings de gluten, les tailings venant du plan ou des plans 12 passent dans un ou plusieurs décanteurs 13. Bien que le décanteur
<Desc/Clms Page number 3>
soit généralement du type à gravité, d'autres appareils es- soreurspeuvent convenir également. La matière plus lourde, dont l'amidon emporté des plans avec les tailings de gluten, peut passer du décanteur dans un réchauffeur approprié 14 où elle est chauffée à environ 40 C. A la sortie du réchauf- feur, la matière décantée passe dans un séparateur centri- fuge 16 susceptible d'en séparer l'amidon. Avant d'intro- duire la matière dans le séparateur centrifuge 16, il est utile de la débarrasser des particules plus grosses, par exemple au moyen d'un tamis 17.
La séparation des particules d'amidon et des tailings de gluten décantés ne peut se faire dans une mesure satisfai- sante à l'aide des types usuels de séparateurs hydrauliques.
Toutefois, de bons résultats ont été obtenus par l'emploi d'un centrifugeur du type continu, dans lequel du liquide ad- ditionnel est introduit dans le rotor du centrifugeur pour faciliter la séparation des particules plus lourdes d'amidon et pour effectuer un déplacement substantiel de gluten et de liquide. Un tel centrifugeur, est décrit dans les brevets américains 1.923.454 et 1.945.786, et une grande partie de l'underflow y est constamment ramenée dans la chambre de centrifugation. Un circuit de retour pour la matière d'under- flow est indiqué en 18, tandis que le chemin de l'amidon d'underflow sortant de la machine, et celui du gluten d'over- flow sont indiqués en 19 et 21, respectivement.
Du fait que l'underflow du centrifugeur 16 contient une quantité de gluten quelque peu au-dessus du pourcentage de gluten dans l'amidon déposé sur plan comme d'usage, il est désirable de ramener cet underflow dans le courant de l'ami- don de broyage venant de l'installation de trempage et de broyage 10, afin de subir un nouveau traitement sur le ou
<Desc/Clms Page number 4>
les plans 12. Ainsi, le trajet 19 de l'amidon d'underflow est représenté comme retournant vers l'installation de trempage et de broyage 10, où l'amidon peut passer par les tamis de soie 10a pour s'y mélanger avec l'amidon de broyage qui suit, sur le dessin, la ligne 11.
En ce qui concerne le liquide de lavage pour le fonctionnement du centrifugeur 16, on peut avantageusement utiliser de l'eau fraiche, ou bien réutiliser l'eau provenant du décanteur 13, ce qui diminue la consommation d'eau.
Ainsi, le dessin montre qu'une partie du trop-plein du décanteur traverse un réchauffeur 23, où ce liquide est porté à une température appropriée d'environ 45 C, après quoi il retourne dans le circuit de retour 18 du centrifugeur comme liquide de lavage. Si on le désire, un filtre 24 peut être inséré après le réchauffeur 23, dans le but d'éliminer des corps solides, et dans ce cas le filtrat s'écoule suivant la ligne 22 vers le circuit de retour 18. Le reste du tropplein du décanteur 13 peut retourner dans l'installation 10, comme c'est indiqué par la ligne 26, avec ou sans interposition de filtres ou d'organes analogues pour la séparation de solides.
Le liquide d'overflow 21 emmenant le gluten du centrifugeur 16 peut être traité de toute manière voulue en vue de l'essorage. Suivant le dessin, il traverse un filtre 27, d'où le filtrat est ramené vers l'installation en suivant la ligne 28.
Les moyens utilisés pour retirer l'amidon du plan 12 peuvent être ceux en usage dans la pratique courante. Le dessin montre un circuit 29 qui conduit l'amidon du plan vers un dispositif de filtrage d'amidon 31, qui peut comporter des tamis de soie appropriés. Le dispositif de filtrage 31
<Desc/Clms Page number 5>
est alimenté en eau de lavage fraîche, et le filtrat est ramené vers l'installation 10 le long de la ligne 32.
Les tailings de gluten provenant du plan 12 contiennent non seulement de l'amidon qui peut être séparé et récupéré par un traitement approprié, mais aussi une certaine quantité de matière qui, dans un circuit complètement fermé, tend à s'accumuler et se manifeste par l'accroissement de la teneur en protéines de l'amidon venant des plans 12. Bien qu'on ne puisse indiquer la composition exacte de cette matière, celle-ci paraît être du gluten mécaniquement combiné à certaines parties du grain initial. Ainsi, si dans le procédé décrit, on acheminait vers le centrifugeur 16 la totalité des tailings décantés, la quantité de cette matière s'accroîtrait progressivement par rapport à la quantité des tailings traités, malgré l'évacuation continuelle du gluten en 21.
En raison de sa nature particulière, cette matière tend à se mélanger au courant d'amidon 19, et une partie de cette matière passe des plans 12 vers les décanteurs 13, avec les tailings, tandis que le reste se mélange à l'amidon. L'accroissement du pourcentage de protéine dans l'amidon, surtout quand il est dû à la matière de cette nature, est un inconvénient sérieux parce qu'il complique le lavage subséquent de l'amidon en vue de son épuration.
Dans le procédé suivant l'invention, les difficultés mentionnées sont évitées par l'évacuation continuelle, hors du circuit, de la dite matière indéfinissable, pour en empêcher l'accumulation dans le circuit. Une façon de procéder simple, indiquée sur le dessin,consiste à prévoir une dérivation 33 qui conduit une certaine proportion de matière directement du décanteur 13 au filtre 27. En supposant que le centrifugeur 16 soit alimenté continuellement pendant une
<Desc/Clms Page number 6>
certaine durée d'opération, le débit à travers la dérivation 33 est tel qu'en raison de l'évacuation continuelle de la matière indéfinissable, l'accumulation de cette matière dans le courant 19 n'atteint pas des proportions inadmissibles.
Le débit optimum à travers la dérivation 33, comparativement au débit d'alimentation du centrifugeur, varie d'une installation à l'autre, mais peut, dans chaque cas, être déterminé par des essais. La dérivation peut partir aussi d'autres points du circuit, par exemple d'un point du courant 19; toutefois, la disposition représentée est considérée comme la plus économique, puisque la majeure partie de la matière indéfinissable quittant les plans 12 avec les tailings de gluten s'en va avec la matière épaissie dans le décanteur 13, et que la dérivation d'une partie du gluten épaissi réduit la quantité de matière traitée par le centrifugeur.
La façon de réaliser le procédé complet ressort de la description ci-dessus. Les tailings provenant des plans 12 sont laissés dans le décanteur 13 pendant un temps appréciable, et la matière déposée est conduite en partie vers le centrifugeur 16, avec un débit sensiblement constant, et en partie retirée du circuit par la dérivation 33. Le mélange de l'amidon de broyage avec l'amidon venant du centrifugeur 16 est ramené vers les plans 12 où la majeure partie de l'amidon retiré des tailings de gluten est évacué avec l'amidon venant directement des dispositifs de broyage.
Dans l'amidon obtenu, il n'y a aucun accroissement important de protéine, grâce à la dérivation continuelle à travers le conduit 33.
L'amidon dérivé à travers le conduit 33 est évidemment perdu en tant que produit final, mais cette perte est compensée par le bon fonctionnement et d'autres avanta-
<Desc/Clms Page number 7>
ges du procédé décrit.
REVENDICATIONS.
-----------------------------
1) Perfectionnement aux procédés de fabrication d'amidon par voie humide comportant des opérations de trem- page et de broyage en vue de l'obtention d'amidon de broyage soumis ensuite au dépôt sur plans pour séparer la majeure partie de l'amidon des tailings de gluten, caractérisé en ce que les tailings ainsi obtenus subissent une séparation centrifuge qui produit un overflow de gluten et un underflow d'amidon récupéré, ce dernier courant étant ensuite réintroduit dans le courant d'amidon de broyage en vue d'un nouveau dépôt sur plans.