<Desc/Clms Page number 1>
Perfectionnements à la fabrication de produits de caoutchouc spongieux ou cellulaire ou matière analogue.
Cette invention concerne des perfectionnements à la fabrication de produits de caoutchouc spongieux ou cellulaire ou matière analogue, au moyen d'émulsionsou de dispersions de la nature spécifiée ci-après, et elle concerne notamment la production de ces matières sous forme de feuilles ou d'articles moulés.
Le brevet belge N . 404.700 décrit un procédé pour fabriquer une feuille d'éponge artificielle en provoquant la prise ou la solidification, sur une aire découverte, d'une
<Desc/Clms Page number 2>
mousse de solutions ou de dispersions de substances artifi- cielles productrices de mousse ou d'éponge, ce procédé étant caractérisé en ce qu'après prise ou solidification de la mousse, on soumet la feuille spongieuse à une pression et on fixe le produit tant qu'il est à l'état comprimé.
Lors de la fabrication de feuilles larges, utili- sant une surface de serrage comme celle décrite dans ce brevet, il est difficile d'éviter des poches d'air quand la surface de serrage, telle qu'une plaque ou courroie, couvre une grande étendue de mousse solidifiée. En ces endroits la feuille présente des marques superficielles irrégulières et de plus n'a pas l'épaisseur voulue.
La présente invention a pour but de procurer un procédé perfectionné pour fabriquer sous forme de feuilles ou d'articles moulés, des produits de caoutchouc spongieux ou cellulaire préparés au moyen d'émulsions ou dispersions de caoutchouc ou matière analogue rendues mousseuses, qui permette d'éviter des poches d'air et.d'obtenir un produit d'épaisseur uniforme.
Suivant le présent procédé, pour fabriquer sous forme de feuilles ou d'articles moulés des produits de caout- chouc spongieux ou cellulaire préparés au moyen d'émulsions ou de dispersions de caoutchouc ou matière analogue, de la nature spécifiée ci-après, on provoque la prise ou la solidification de cette mousse sur une aire ou un moule non couverts, on sou- met la mousse solidifiée à une pression appliquée au moyen d'une surface perforée, et on vulcanise à l'état ainsi com- primé la mousse solidifiée.
On constate qu'après solidification la mousse est un peu plus épaisse qu'avant et qu'elle a une surface supérieu- n
<Desc/Clms Page number 3>
re convexe, l'accroissement d'épaisseur étant plus grand au milieu que sur les côtés. De préférence, la pression appliquée au moyen de la surface perforée suffit à compri- mer la mousse solidifiée à l'épaisseur initiale qu'elle avait avant solidification.
L'invention se prête notamment à la fabrication continue de feuilles de caoutchouc spongieux ou cellulaire, et la surface de serrage perforée a alors par exemple la forme d'une courroie perforée du type décrit ci-après.
Pour le moulage d'articles de caoutchouc spongieux ou cellulaire, il est connu d'appliquer sur la mousse, avant la solidification, un couvercle percé d'évents. Dans ce cas, lorsque les évents sont disposés de manière appropriée, on ob- tient un produit exempt de malfaçons superficielles dues aux poches d'air, mais il en résulte un notable déchet en raison de l'extrusion de la mousse à travers les évents. Ce déchet peut constituer une notable proportion du volume du produit final, notamment quand l'épaisseur de celui-ci est faible par rapport à son étendue.
On a trouvé que l'emploi d'une pression appliquée au moyen de la surface perforée après que la mousse s'est solidifiée, mais avant de vulcaniser le produit, obvie à tout risque de formation de poches d'air et de marques superfi- cielles irrégulières qui en résultent, et la mousse solidifiée est ainsi correctement maintenue aux dimensions voulues, en dépit des influences perturbatrices telles que la tendance de la mousse solidifiée à s'affaisser. La mousse solidifiée est facilement déformable et on peut la comprimer aux dimensions voulues. A l'opposé d'une mousse fluide, elle ne dégorge pas par les perforations, mais adhère légèrement à la surface de serrage perforée, en raison du léger foisonnement de lama-
<Desc/Clms Page number 4>
tière à travers les perforations de la surface de serrage.
Les marques qui en résultent sont régulièrement espacées sur tou- te la surface, mais l'épaisseur moyenne est sensiblement uni- forme dans toute section transversale.
Sur les dessins schématiques annexés:
Figs. 1 à 3 représentent des exemples d'exécution de surfaces perforées qu'on peut employer pour exécuter le procédé conforme à l'invention.
Fig. 4 montre schématiquement une forme d'exécu- tion de l'appareil employé pour produire une feuille de caoutchouc spongieux de longueur ininterrompue.
Fig. 5 est une coupe suivant la ligne 5-5 de la Fig. 4.
Il est clair que pour obtenir un résultat optimum il faut que les perforations de la surface de serrage soient uniformément réparties afin de permettre à l'air de s'échapper librement, que la surface des perforations soit aussi grande que possible, dans les limites compatibles avec la rigidité de la surface de serrage, afin d'empêcher la mousse solidifiée de monter exagérément à travers les ouvertures, et que les bords des perforations soient le plus longs possible afin d'assurer une adhérence maximum de la mousse solidifiée à la surface de serrage durant la vulcanisation. Il est clair aussi que la surface de serrage perforée doit être suffisamment ré- sistante et rigide ou doit être disposée de manière appropriée sur toute sa longueur de manière à donner pendant la vulcani- sation une épaisseur sensiblement uniforme à la mousse solidi- fiée.
Sur les dessins schématiques annexés:
La Fig. 1 représente une surface perforée à perfo- rations carrées. Pour obtenir un résultat optimum, les perfora-
<Desc/Clms Page number 5>
tions doivent être des carrés d'environ 6,5 mm de côté, et le pas des perforations, c'est-à-dire la distance de centre en centre de perforations successives est d'environ 8 mm.
La Fig. 2 représente une surface perforée à perfora- tions rondes. Pour obtenir un résultat optimum, les perfora- tions doivent avoir un diamètre d'environ 8 mm et le pas des perforations doit être d'environ 9,5 mm.
La Fig. 3 représente une surface perforée comportant des fentes alternantes à extrémités arrondies. Les fentes doi- vent avoir une longueur totale d'environ 47,5 mm et une lar- geur d'environ 4,7 mm, l'épaisseur des lames de séparation é- tant d'environ 2,5 mm.
Les émulsions aqueuses rendues mousseuses qu'on peut employer pour exécuter la présente invention peuvent être préparées suivant les procédés décrits et revendiqués dans l'un ou l'autre des brevets anglais 332525, 332526 et belge 407188 et les émulsions ou dispersions aqueuses qu'on peut employer peuvent comprendre celles qui y sont décrites.
On décrira ci-après un procédé particulier pour exé- cuter l'invention en vue de la fabrication de feuilles de caoutchouc spongieux, en se référant aux Figs. 4 et 5 des dessins schématiques annexés.
On prépare une mousse de densité voulue au moyen d'une dispersion aqueuse de caoutchouc sensible à la chaleur, selon le procédé décrit dans le brevet anglais N . 332.525.
On débite la.mousse 1 d'une trémie 2 sur une courroie mobile sans fin 3 qui est munie de rebords latéraux constitués par des lanières de caoutchouc sans fin 4 ayant sensiblement la même épaisseur que la feuille de caoutchouc spongieux finale. On répartit la mousse sur la courroie sous une épaisseur détermi- née, de manière connue, au moyen d'une lame d'étalement 5.
<Desc/Clms Page number 6>
La mousse traverse ensuite le tunnel de gélification à chaud 6 servant à solidifier la mousse. On constate que la mousse co- agulée 7 est légèrement plus épaisse qu'avant et qu'elle a une surface supérieure convexe, l'accroissement d'épaisseur étant plus grand au milieu que sur les côtés de la courroie.
La courroie mobile 3 et le produit coagulé 7 passent ensuite sous une courroie mobile perforée 8 avançant à la vi- tesse de la courroie mobile 3, l'écartement entre les deux cour- roies étant choisi de manière que la matière spongieuse 7 soit comprimée à son épaisseur initiale, savoir à la dimension éta- blie par la lame d'étalement 5. Puis la mousse solidifiée pas- se dans une chambre de vulcanisation. La vulcanisation peut s'opérer par tout procédé connu, mais il est préférable d'em- ployer le procédé décrit dans la demande de brevet anglais N? 35358/36. La chambre de vulcanisation se compose d'une caisse 9 chauffée à la vapeur et d'un couvercle 10, et de la vapeur est envoyée sur la surface de la feuille d'éponge 7 à travers des tuyères 11.
L'eau se condensant dans la chambre de vulcanisation s'en va par un tuyau de drainage 12.
On peut employer des courroies mobiles ordinaires ou articulées.
En employant des courroies mobiles convenablement con- formées en creux ou en relief, ou articulées, il est possible de fabriquer des produits spongieux ou cellulaires sculptés, par exemple des feuilles de caoutchouc nervurées ou rainurées.
On peut aussi appliquer l'invention à la production continue d'articles de caoutchouc spongieux ou cellulaires mou- lés, en débitant la mousse de la trémie dans des moules attachés côte-à-côte sur la courroie mobile. On fait passer sous un racloir les moules contenant la mousse, pour enlever l'excé- dent de mousse, et on exécute la solidification et la vulcani- sation subséquentes de la mousse de la manière décrite ci-dessus.
<Desc/Clms Page number 7>
Une autre forme d'exécution de l'invention est la produc- tion d'articles moulés séparément, comme ceux employés pour faire des rembourrages. Dans une telle fabrication, par exem- ple, après avoir versé la mousse dans un moule ouvert au-dessus, on l'ajuste au niveau de la surface supérieure du moule et on la solidifie. On serre sur le moule une plaque perforée, de manière à comprimer jusqu'à son niveau initial la mousse soli- difiée, et on vulcanise la mousse de manière connue.
REVENDICATIONS.
----------------------------
1.- Procédé perfectionné pour fabriquer sous forme de feuilles ou d'articles moulés des produits de caoutchouc spongieux ou cellulaire préparés au moyen d'émulsions ou de dis- persions aqueuses de caoutchouc ou matière analogue rendues mousseuses,de la nature spécifiée ci-dessus, ce procédé étant caractérisé en ce qu'on provoque la prise ou solidification de cette mousse sur une aire ou un moule non couverts, on soumet la mousse solidifiée à une pression appliquée au moyen d'une surface perforée et on vulcanise à l'état ainsi comprimé la mousse solidifiée.