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MEMOIRE DESCRIPTIF déposé à l'appui d'une demande de BREVET D' INVENTION Dispositif de contact pour la production d'impulsions de courant, commandé par un instrument de mesure, avec utilisation d'une source auxiliaire d'énergie. Priorité d'une demande de brevet d'invention en suisse déposée le 18 murs 1937 n 31078.
Dans les instruments de mesure qui présentent un dispositif de contact pour la produotion d'impulsions de courant, tels qu'on les emploie par exemple dans les installations de mesure à distance, la difficulté con- siste à donner le contact d'une manière sûre, avec un faible frottement dans le fonctionnement du mécanisme des contacts. Cette difficulté réside en ce que dans un mé- canisme de contacts qui doit fournir en toute sécurité un contact instantané, il faut des dimensions et un fonc- tionnement qui exigent une force relativement considérab- le; c'est ce qui se passe par exemple pour un tube inter- rupteur à mercure qui est avantageux pour donner le con-
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tact dans les installations de ce genre.
Un tel dispositif de contact charge fortement l'instrument de mesure lorsque, comme de coutume, il est commandé par cet instrument de msure.
A vrai dire on a déjà proposé des systmes dans lesquels une source auxiliaire d'énergie commande par exemple un dispositif de contact. Mais dans ces systèmes on cherche, en employant un différentiel, à obtenir une concordance du nombre de tours de la source auxiliaire d'énergie avec le nombre de tours de l'instrument de mesure.
La présente invention a pour objet la réalisation d'un dispositif de contact pour la production d'impulsions de courant, qui assure la précision de fonctionnement d'un instrument de mesure indépendamment de la dépense d'énergie nécessaire pour actionner ce dispositif et sans emploi d'un différentiel.
Suivant l'invention un instrument de mesure, qui commande, en utilisant une source auxiliaire d'énergie, un dispositif de contact pour la production d'impulsions de courant, actionne un organe de déclenchement et la source auxiliaire d'énergie agit sur un organe d'arrêt qui coopre avec l'organe de déclenchement et qui est lié au générateur d'impulsions.
Sur les figs. 1 et 2 le dessin montre schématiquement deux modes d'exécution de l'invention.
Dans le mode d'exécution de la fig. l, 1 désigne un compteur d'électricité qui entraîne un organe de déclenchement 2 cylindrique. L'organe de déclenchement 2 possède deux facettes placées sur deux cotés opposés, et qui cooprent avec deux bras 3,4 dont les directions sont opposées. Ces bras sont solidaires d'un levier rotatif qui forme organe d'arrêt. Ce levier rotatif 3,4 est
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calé sur un arbre 5 auquel est relié un tube interrupteur à mer- cure 9 par l'intermédiaire d'une manivelle 6, d'une bielle 7 et d'un bras 8. A l'arbre 5 est relié par son extrémité interne un ressort enfermé dans un bottier 10. Le bottier 10 est relié par un train d'engrenages 11 à l'arbre 12 d'une source auxiliaire d'énergie 13, que l'on peut concevoir comme un petit moteur de
Ferraris.
La source auxiliaire d'énergie 13 tend à fai- re tourner le levier rotatif 3,4 dans le sens de la flèche 14, mais cette rotation est ordinairement interdite par le fait que. l'un des bras du levier 3,4 repose sur la surface périphérique cu cylindre de déclenchement 2, en sorte que la source auxiliaire d' énergie 13 bande le ressort dans le bottier 10, jusqu'à ce que la force de ce ressort atteigne la force de la source auxiliaire et que celle-ci s'arrête.
Au cours de la rotation du cylindre de dé- clenchement 2, sa facette qui coopère avec l'un des bras du le- vier rotatif 3,4, par exemple avec le bras 3, vient dans le champ d'action de ce bras, c'est à dire que le levier rotatif 3,4 est déolenché par le cylindre 2 et le ressort du bottier 10 provoque une rotation de l'arbre jusqu'à ce que l'autre bras 4 du levier rotatif 3,4 rencontre le cylindre 2, c'est à dire jusqu'à ce que l'arbre 5 ait aocompli une demi-révolution. Lors de cette rotation de l'arbre 5, le tube à mercure 9, sous l'action de la manivelle 6, passe d'une position de basculement à laquelle il se trouvait, à l'autre position, et au cours de ce basculement le circuit sur le- quel le tube est monté se ferme pour un instant.
Il se produit donc une impulsion qui agit de façon à provoquer un enregistrement en un endroit éloigné du compteur 1, par exemple dans un mécanisme totalisateur.
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Aprs une nouvelle demi-révolution du cylindre de déclenchement 2, le bras 4 quitte brusquement le cylindre, en sorte que, sous l'action du ressort du bottier 10, le tube à mercure 9 revient à sa position primitive et en basculant produit de nouveau une impulsion dans le circuit.
Lorsque le ressort est détendu le moteur 13 le bande de nouveau automàtiquement.
On pourrait aussi adopter, dans le mode d'exécution décrit, une disposition dans laquelle il existerait entre le bottier du ressort 10 et la roue du train d'engrenages 11 susceptible de tourner sur l'arbre 5, un accouplement à friction, de telle fa- çon que le moteur 13 tourne constamment et que l'accouplement à friction entre en action quand le ressort est remonté.
Dans le mode d'exécution de la fig. 2 on a calé sur l'arbre 5, en dehors du levier rotatif à deux bras 3,4 et de la manivelle 6, un rochet 15. Avec ce rochet 15 engrènent un cliquet d'arrêt 16 et un cliquet de commande 17. Ce dernier est articulé sur un bras 18 qui,--est calé sur un arbre 19 coaxial à l'arbre 5.
L'arbre 19 est relié par un train d'engrenages 20 à un arbre 21 qui porte, par l'intermédiaire d'un levier 22, une tige 23. A la tige 23 se raccorde le noyau plongeur 24 d'un électro-aimant dont le bobinage 25 est relié par un bout, grâce à un branchement 26, au contact à ressort 27 de l'interrupteur de l'électro à noyau plongeur. Le contact fixe 28 de cet interrupteur est raccordé par un branchement 29 à un réseau, sur lequel est branché aussi d'autre part, par un branchement 30, le bobinage 25. Sur le contact à ressort 27 agit un bec latéral 31 du levier 22, et au point d'articulation de la tige 23 sur le levier 22 agit un ressort de
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rappel 32 pour le noyau plongeur 24.
On admettra que l'un des bras du levier rotatif 3,4 par exemple le bras 3, repose sur le cylindre 2, que le ressort 32, qui représente ici la source auxiliaire d'énergie, est bandé, et que l'interrupteur 27,28 de l'électro à noyau plongeur est ouvert par l'action du bec 31. Lorsque le bras 3 est libéré du cylindre 2 par la facette correspondante, le ressort 32 est également rendu libre et extrait le noyau 24 du bobinage 25, en faisant tourner l'arbre 21 dans le sens de la flèche 33. Par l'action du train d'engrenages 20 cette rotation est transmise à l'arbre 19, et, par l'intermédiaire du cliquet 17 et du rochet 15, à l'arbre 5, en sorte que la manivelle 6 tourne, et que le tube à mercure (non représenté sur la fig. 2) bascule à son autre position et pendant le basculement produit, comme dans le premier mode d'exécution, une impulsion.
Lorsque l'arbre 5, sous l'effet de la traction du ressort, accompli quelques révolutions, le levier 22 a tourné suffisamment pour que son bec 31 laisse le contact 28, en sorte que le bobinage 25 reçoit du courant et attire le noyau plongeur 24. Pendant ce mouvement le ressort 32 est de nouveau bandé, l' interrupteur 27,28 s'ouvre et le cliquet @ 17 glisse en arrière sur le rochet 15, jusqu'à ce qu'à la fin du mouvement il engrène de nouveau avec le rochet, et, coopérant avec le bras 4, qui repose maintenant sur le cylindre de déclenchement 2, il maintienne bandé le ressort 32.
A la place d'un tube interrupteur à mercure, on pourrait aussi employer un autre interrupteur produisant des impulsions de courant.
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La disposition de la fig. 2 à l'avantage de ne nécessiter dans l'appareil de mesure aucun champ étranger permanent susceptible d'avoir une action parturbatrice.
Pour commander le dispositif de contact conforme à l'invention, et en particulier dans le mode d'exécution de la fig. 2, on peut aussi employer du courant continu.