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Condensateur électrolytique.
La présente invention est relative à un condensateur électrolytique, dont l'anode et la cathode sont enroulées ou pliées ensemble avec interposition d'une matière absorbant l'électrolyte, le paquet ainsi obtenu étant logé dans un récipient.
L'utilisation de condensateurs électrolytiques secs tels que des condensateurs constitués par un ruban anodique et un ruban cathodique assemblés en un paquet avec interposition d'une matière susceptible d'absorber l'électrolyte sec ou pâteux offre l'avantage d'une faible résistance en série, parce que la distance de l'anode à la cathode de ces condensateurs
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est en général faible, environ 0,15 à 0,3 mm. Pour les con- densateurs à électrolyte liquide on utilise généralement comme cathode le récipient conducteur et on donne à l'anode une forme lui assurant une surface maximum.
En effet, cette surface, à condition qu'elle soit recouverte d'une couche d'oxyde détermine la capacité du con- densateur. Pour cette raison.on utilisait pour l'anode, par exemple,un profil en étoile ou un ruban spiralisé. On com- prendra que cela s'accompagne d'une augmentation delà résistance en série en certains points de la surface anodique. Pour di- vers usages le facteur de puissance d'un condensateur électro- lytique peut donc même atteindre une valeur inadmissible.
De plus le condensateur, en ce qui concerne la résistance en série, dépend plus ou moins de la température. D'autre part les condensateurs à électrolyte liquide offrent le grand avantage d'interrompre immédiatement et automatiquement des court-circuits dûs au percement de la pellicule d'oxyde diélectrique sur l'anode, une nouvelle pellicule d'oxyde se produisant immédiatement au point de percement. Du fait que dans les condensateurs électrolytiques secs l'électrolyte ne peut pas circuler librement et ne peut donc pas atteindre l'endroit de percement, l'effet de réparation spontanée de la pellicule diélectrique se manifeste dans une moindre mesure.
La présente invention a pour objet une construction de condensateur qui réunit les avantages des deux genres de condensateurs et ne présente pas leurs inconvénients.
A cet effet, suivant l'invention on fait en sorte que le paquet à l'intérieur du réci-pient laisse libre un espace où se trouve la réserve d'électrolyte à l'état liquide, et que l'anode et la cathode soient perforées.
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Cette construction permet d'obtenir un condensateur doué non seulement d'une très faible résistance en série, mais aussi du susdit effet de réparation spontanée. En outre, vis-à- vis des condensateurs à électrolyte liquide, ce condensateur offre encore l'avantage que les perforations ménagées dans les rubans constituant les électrodes permettent à l'électro- lyte de circuler librement, ce qui assure constamment une régénération de l'électrolyte en un point quelconque. Grâce à l'espace qui subsiste, par suite de l'enroulement peu serré, entre les électrodes en feuilles et les pièces d'écartement, l'électrolyte peut circuler librement. De cette manière on obtient en substance un condensateur électrolytique à liquide tout en conservant les avantages d'un condensateur électroly- tique sec.
En fait, le jeu d'électrodes est réalisé en enroulant les électrodes en feuilles avec interposition d'une pièce d'écartement à pouvoir absorbant de manière à former un jeu.
On comprendra mieux l'invention en se référant au dessin annexé qui en représente à titre d'exemple un mode de réalisation dans lequel le récipient cathodique est représenté en coupe, le paquet d'électrodes étant représenté partie en coupe, partie en élévation.
Une cheville 1 qui est fendue axialement sur une hauteur correspondant à la largeur de la bande anodique 2 sert à fixer, par serrage, le commencement de cette bande.
La cheville est munie, à son extrémité inférieure, d'une bride 3 qui assure la position correcte de la cheville par rapport au fond 4 en matière isolante. La fixation à ce fond s'effectue par rabattement ou sertissage en 5, la bande de connexion 6 pour l'anode étant fixée en même temps.
On forme le paquet comme suit:
On recouvre l'anode d'une bande en une matière absor- bant le liquide, par exemple du tissu de coton, sur laquelle on @
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applique la bande cathodique nue. Sur cette dernière on applique à nouveau une bande de tissu de coton de telle façon que le commencement de la bande anodique dépasse le commencement de la bande cathodique. Puis on fixe l'extrémité mentionnée en premier lieu dans la cheville 1 de la manière précitée et on enroule l'ensemble en un rouleau peu serré avec la cheville 1 comme axe, afin que l'électrolyte puisse circuler facilement à l'intérieur du paquet enroulé.
Par enroulement peu serré on entend que le paquet est enroulé de telle façon que la distance d de la cathode à l'anode varie généralement entre une et deux à environ trois fois l'épaisseur t de la pièce d'écartement, c'est-à-dire du tissu interposé entre l'anode et la cathode: Naturellement il y a des points dans le rouleau où l'anode et la cathode portent directement sur la pièce d'écartement, de sorte que là, la distance entre l'anode et la cathode est de t. Toutefois l'enroulement se fait d'une manière peu serrée, de sorte que si l'on observe le rouleau en coupe., la distance en d'autres points peut même s'élever à environ trois fois t. On peut garnir l'anode d'une couche d'oxyde tant avant qu'après l'enroulement.
La connexion 7, constituée par une bande venant de la feuille cathodique et sortant du paquet, est destinée au raccordement électrique à cette feuille. Ce raccordement se fait de telle manière qu'on fixe la connexion, par soudure par points, au récipient cathodique conducteur 8, comme il est indiqué sur le dessin en A, par une flèche . Le fond 4 est fixé au récipient cathodique 8 au moyen du bord rabattu 9. Le disque en caoutchouc 10 assure un joint parfaitement étanche au liquide, car il est serré à son pourtour entre le bord rabattu 9 et le fond 4, et à l'ouverture centrale entre la bride 3 et le fond 4.
Au sommet du récipient est prévu le dôme 11 muni de perforations 12, fermées au moyen de l'anneau de caoutchouc
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13 qui ne les découvre qu'en cas d'une surpression du gaz.
Ceci permet l'échappement du gaz.