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"PROCEDE POUR LA FABRICATION DE SUIE ACTIVE".
La Sooiété demanderesse s'est posé le problème .important aussi bien au point de vue technique qu'au point de vue économique, de fabriquer de la suie de gaz active dont les propriétés correspondent à celles des suies américaines connues et qui puisse être substituée entièrement à celles-ci dans ses applications, par exemple dans la fabrication de pneumatique.
Des études très poussées ont montré que ce but peut être atteint en brûlant un mélange de vapeur de naphtaline ou analogue et de gaz combustibles de faible valeur,par exemple du gaz d'éclai- rage ou du gaz de gazogène et de gaz non combustible,mais contenant de l'oxygène,par exemple de l'air,dans des brûleurs à fente.
On a déjà proposé,il y a longtemps,de produire de la suie par combustion d'un mélange de vapeurs de benzol et analogue, avec des gaz combustibles de faible valeur, par exemple avec du gaz
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d'éclairage avec des gaz de gueulard de haut fourneau et analogue, ce mélange devant être employé aux lieu et place du gaz à l'huile très souvent employé auparavant pour la fabrication de la suie, et provenant de l'huile de araffine.
On a également déjà. proposé d'utiliser à cet effet, au lieu des gaz combustibles, des produits de combustion gazeux non combustibles, ou encore de l'air atmosphérique, de telle sorte que l'on préparait un mélange gazeux combustible à l'aide d'hydro- carbures évaporés tels que ,le l'essence, du pétrole, de la naph- taline et analoes, et de gaz non combustible ou d'air,ce mélange étant mis en oeuvre pour la fabrication de la suie en remplacement du gaz à l'huile.
La possibilité de substituer au gaz , l'huile pour la f abri- cation de la suie des mélanges d'hydrocarbures valorisés avec des @ gaz combustibles de faible valeur et la possibilité de substituer à ces mélanges d'autres mélanges contenant, au lieu des gaz de faible valeur,des substances non combustibles,par exemple de l'air, ne permettait aucunement de conclure à la solution du problème sou- vent étudié et qui consistait , fabriquer une suie active du gen- re des suies de gaz américaines par combustion de mélanges oonte- nant, en plus de leur constituant principal,par exemple de naphta- line, des gaz combustibles,par exemple du gaz d'éclairage ou du gaz de gazogène,
et des gaz non combustibles contenant de l'oxy- gène, par exemple de l'air, ce mélange étant brûlé dans des brû- leurs bien déterminés, à savoir dans des brûleurs plats. Le fait que la fabrication de suie 31 l'aide de brûleurs plats lors de la. mise en oeuvre de gaz naturel américain était connue ne change d'ailleurs rien à ce qui précède.
La matière initiale principale nour la mise en oeuvre du procédé objet de l'invention est constituée par des résidus de naphtaline et analogue, la mise en oeuvre du procédé s'effectuant avantageusement en chargeant de l'air ou d'autres mélanges gazeux contenant de l'oxygène avec les substances à vaporiser,par exemple avec de la naphtaline, et en ajoutant à ce mélange la quantité né- cessaire de gaz combustibles,--car exemple du gaz d'éclairage.
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Ces derniers gaz peuventaussi être amenés en totalité ou en partie par l'air secondaire, le gaz combustible étant avantageusement mélangé à l'air secondaire immédiatement avant son entrée dans le brûleur.
Les proportions entre la vapeur de naphtaline et le mélange de gaz et d'air et les proportionsentre le gaz et l'air peuvent varier entre certaines limites. On peut par exemple procéder de telle sorte que des quantités pesées de naphtaline ou analogue sont évaporées,la vapeur ainsi obtenue étant mélangée avec des quantités mesurées du mélange de gaz et d'air,mais on peut aussi préparer tout d'abord un mélange approprié de vapeur de naphtaline et d'air et ajouter à celui-ci la quantité nécessaire de gaz, ou encore conduire le mélange de gaz et d'air dans ou sur la substance à évaporer,par exemple la naphtaline, en saturant ainsi le mélange avec la substance évaporée.
Pour éviter les pré@ipitations de la substance évaporée ,dans le mélange,il y a avantage à prévoir un chauffage à des températures appropriées,par exemple à des températures de l'ordre de 200 .
Le rapport entre le gaz et l'ai peut être par exemple de 25% de gaz d'éclairage et de 75% d'air mesurés à la température normale. Plus la quantité de gaz ajoutée au mélange est importante, plus grande sera la vitesse d'allumage. Le rapport entre le mélange de gaz et d'air et la naphtaline peut par exemple être tel que pour Im3 d'un mélange de 25% de gaz d'éclairage et de 75% d'air mesuré, à la température normale, on emploie environ 350 à 700 grammes, et de préférence environ 600 grammes de naphtaline sous forme de vapeur.
Pour la mise en oeuvre de l'invention,on peut par exemple procéder de telle sorte qu'un mélange ayant par exemple une composition telle qu'indiquée ci-dessus est brûlé dans des brûleurs fournissant une flamme aplatie et divergente,la vitesse d'écoulement étant réglée de manière que la flamme brûle aussi régulièrement que possible et ne "saute" pas. La longueur de la flamme peut par exemple être d'environ 5 à 15 cm , la largeur des fentes du brûleur étant par exemple de 0,5 à 1,5 et préférablement de 0,7 à I mm.
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La suie formée est déposée sur des surfaces de refroidissement convenables. En. réglant la distance par rapport à cette surface,on peut influer sur la quc.lité de la suie obtenue. La distance peut par exemple êtred'environ 35 mm avec les conditions de travail telles que stipulées plus haut. En général ,il est recommandable de fairechoix de conditions de travail et notamment d'une distance telles que la teneur de la suie formée en matière embyreumatique ne soit pas supérieure à I à 2% .Si l'on aug- mente la distance au delà. d'un taux déterminé,il se produit une combustion plus complète et de ce fait une diminution du rendement en suie.
Si l'on diminue la distance au dessous d'une cer- taine valeur,la teneur de la suie en matières empyreumatiques atteint des valeurs indésirables.