<Desc/Clms Page number 1>
PROCEDE DE DECARBURATION DE LA CYANAMIDE
CAL CIQUE
La cyanamide calcique sortant des fours renferme encore normalement environ 0,5 % à 1 % et plus de carbure de calcium non transformé qu'il est nécessaire d'éliminer d'une façon pratiquement complète.-
Suivant une méthode qui est employée dans de très nombreuses installations, on mélange la cyanamide avec environ 20 % de son poids d'eau.
Cette façon de faire provoque non seulement la destruction du carbure mais aussi l'hydratation complète de la chaux libre, ce qui, du point de vue de l'emploi ultérieur de la cyanamide peut être préjudiciable.-
D'autre part, en travaillant suivant cette méthode la répartition de l'eau n'est pas toujours uniforme et par suite, une certaine quantité de la cyanamide ne subit l'hydratation qu'en silos ou même en sacs provoquant un foisonnement de la masse, qui cause bien des difficultés.-
De plus l'excès d'eau employé donne un produit restant humide, devenant collant et adhérant aux parois des appareils de manutention.
On favorise ainsi la carbonatation de la cyanamide et la prise en masse ultérieure.-
On peut aussi signaler que l'hydratation complète..,
<Desc/Clms Page number 2>
de la chaux libre dégage une grande quantité de calories et provoque ainsi une décomposition partielle de la cyanamide et une diminution de son taux en azote utile.-
Suivant une autre méthode, on mélange à la cyanamide 0,5 % à 3 % de son poids d'eau, quantité susceptible d'éteindre le CaC2 sans atteindre la, chaux libre et de compenser les pertes de vaporisation.a) Il faut cependant remarquer qu'il est presque impossible de répartir cette faible quantité d'eau, d'une façon rigoureuse- ment uniforme, dans la cyanamide poussièreuse.
Il s'en suit que dans certaines portions qui reçoivent un excès d'eau, celle-ci est fixée non seulement par le carbure mais aussi par la chaux.-
D'autres portions ne reçoivent pas d'eau et le car- bure y reste inaltéré et constitue donc une cause de danger signalé plus haut, notamment par le fait que par la suite la chaux éteinte réagit avec lE carbure non détruit pour donner de l'acétylène et le danger de dégagement de ce gaz n'est pas éli- miné comme on se le propose, b) De plus, cette méthode n'est pas applicable quand la cyanamide est chaude car l'eau est vaporisée avant de réagir utilement.-
Laprésente invention permet de supprimer tous ces divers inconvénients.-
Dans le brevet belge 414-.500, il a é,té proposé d'additionner la cyanamide d'un lest constitué par des sili- cates naturels ou artificiels,
attaqués ou non par des acides ( laitiers de haut-fourneaux, leucites, argiles, schistes, etc...).-
Il a été trouvé que par le mélange homogène avec la cyanamide de ce lest auquel on a pris soin au préalable de laisser ou d'ajouter une faible quantité d'eau, on réalise la...
<Desc/Clms Page number 3>
destruction complète du carbure de calcium, sans hydrater sensiblement la chaux libre et par conséquent sans élever sensiblement la température. De plus la quantité d'eau ajoutée de cette façon est telle que la cyanamide reste parfaitement sèche.-
La mise en oeuvre du procédé est particulièrement simple comme le montre l'exemple suivant, donné à titre simplement indicatif. -
Pour standardiser les diverses phases de l'extinction, il est opportun mais nullement obligatoire de partir d'une cyamamide à taux constant en azote.
Dans ce cas comme la cyanamide sortant des fours est à un titre qui varie constamment d'un four à l'autre, il est nécessaire, pour amener sa teneur en azote au -- taux voulu del'additionner d'un ballast ' approprie, par exemple lors du broyage, on peut ajouter de la cendrée de chaux:
On obtiet ainsi, paruneaddition convenable, une cyanamide qui dose', par exemple, 21 % d'azote.-
C'est sur une telle cyanamide, a taux constant en azote que l'on peut effectuer la décarburation.-
Il sera aise, si pour des raisons agricoles ou autres, on désire une cyanamide ayant un titre fixé d'azote de déterminer le poids du lest à ajouter.-
Comme l'analyse a fixer la quantité restante de carbure de calcium, on connaît le poids d'eau théoriquement? né-' cessaire pour la détruire. Pour obtenir une destruction complète il faut toutefoisen employer un excès et pratiquement, la quantité d'eau utilisée est de l'ordre de 1 à 2 % du poids de la cyanamide.
Si l'on a choisi comme lest, des schistes houillers provenant-du lavage à sec des charbons, on leur ajoutera, après leur broyage, la quantité d'eau nécessaire, qui sera par exemple de l'ordre de 4 à 6 % du poids du lest. Cette opération se fera
<Desc/Clms Page number 4>
de toute façon appropriée, additions répétées d'eau, pulvérisations, etc..., dans des appareil permettant une répartition homogène de l'humidité.-
Ce lest, humidifié au taux voulu, est mélangé par exemple à la cyanamide, à titre constant en azote, dont il a été parlé plus haut. Ce mélange doit être réalisé de la façon la plus homogène possible et poursuivi pendant tout le temps nécessité pour une destruction complète du carbure et fixé d'ailleurs par des opérations preliminaires.
On peut se servir d'une vis transpor- teuse, dont les dimensions, la vitesse de rotation, etc.., auront été calculées de façon telle que le produit sortant totalement décarburé. D'une façon normale, la durée de l'extinction varie de 15 à 30 minutes. La température atteinte au cours de cette opération ne dépasse pas 35 .-
Comme la d-écarburation de la cyanamide provoque un dégagement d'acétylène, qu'il peut être inopportun de laisser se dégager par exemple dans un local plus ou moins fermé, qu'il est dangereux d'autre part, de laisser séjourner dans les appareils il y a lieu de prendre certaines dispositions indispensables.-
Dans l'appareil ou se fait le mélange de cyanamide et de lest humidifié, on fait passer un courant d'un gaz inerte qui entraîne l'acétylène produit en dehors,
où cet acétylène peut être détruit, par combustion par exemple ou récupéré par des moyens physiques ou chimiques ou par les deux à la fois, suivant des techniques connues. Comme gaz inerte on peut, par exemple, utiliser de l'azote et comme source CE ce gaz, on se servira efficacement de l'azote sortant des fours à cyanamide.
On peut aussi utiliser des fumées plus ou moins dépourvues d'oxygène.-
Il va de soi qu'à ce procédé décrit dans ses grandes lignes, il est possible à l'homme de métier d'apporter tout
<Desc/Clms Page number 5>
naturellemnt des modifications, qui rentrent dans le cadre de la présente invention. -
C'est ainsi que, à titre d'exemples non-limitatifs, suivant la nature du lest, l'humidité qu'il renferme soit par suite de sa fabrication industrielle, soit par suite de son origine naturelle, le taux final désiré en azote de la cyanamide, etc..., il y aina lieu de déterminer les quantités d'eau à ajouter,.les durées de mélanges, les appareils éventuellement à employer, etc..,
L'invention concerne également la cyanamide poussiè- reuse ou granulée, ainsi que l'acétylène obtenue suivant le pré- sent procédé.-
REVENDICATIONS
L'invention concerne :
l.Un procédé de fabrication de cyanamide calcique débarrassée pra- tiquement de carbure de calcium résiduaire, caractérisé par les points suivants, pris séparément ou dans leurs diverses combinai- sons : a) La cyanamide calcique est traitée par une quantité d'eau telle que seul le carbure de calcium est détruit, la chaux libre ne su- bissant en pratique aucune hydratation sérieuse; b) La quantité d'eau nécessaire pour la seule destruction du car- bure de calcium est apportée par un lest, dans lequel elle est répartie d'une façon homogène et qui est mélangé intimement à la cyanamide, dans tout appareil approprié pendant le temps dé- terminé des opérations préliminaires;
c) La cyanamide calcique, à laquelle le lest humidifié est ajouté peut être amenée à un taux d'azote déterminé, par addition d'un ballast convenable, au produit brut qui sort des fours et qui
<Desc/Clms Page number 6>
doit être broyé; d) L'acétylène, produit au cours de la décarburation, est emporté hors des appareils par un courant de gaz inerte'; e) L'acétylène produit peut être emporté par un courant d'azote provenant des fours à cyanamide ou de toute autre source.II. Les produits obtenus : a) La cyanamide décarburée, b) L'acétylène.-