<Desc/Clms Page number 1>
BREVET D'INVENTION Dispositif pour piquer .automatiquement des tissus,notamment des cols en tissu.
L'invention concerne un dispositif pour piquer automatiquement des tissus, notamment des cols en tissu, qui se caractérise en ce que le tissu est pince dans.un chariot de serrage de manière que les bords à piquer du tissu dépassent d'une largeur constante une plaque de serrage du chariot. A cet effet, à l'endroit où le tissu doit dépasser l'arête des plaques de serrage, celles-ci ont une forme correspondant au contour 'du col à piquer. Le chariot de serrage est ;appliqué élastiquement contre une butée disposée juste en avant du trou à aiguille d'une machine à coudre, la plaque de serrage inférieure prenant appui contre cette butée.
En même temps,, le
<Desc/Clms Page number 2>
chariot est mû positivement suivant sa longueur par une commande à moteur, de sorte que l'arête se déplace en restant en contact avec la butée et il se forme, la machine à coudre fonctionnant en même temps, une couture piquée située à la distance exacte du bord du tissu.
Pour pouvoir, en outre, en une seule opération de couture ininterrompue, exécuter les coutures transversales, qui font généralement un angle droit ou même un angle aigu avec la couture principale, on imprime au chariot de serrage un mouvement transversal à l'aide de guides à came. Pour le mouvement positif du chariot de serrage il est prévu un arbre à filets croisés pour les deux sens de marche, avec lequel coopère au moyen d'un ergot un écrou animé d'un mouvement alternatif sur cet arbre.
Afin qu'en vue de la production des coutures transversales on puisse suspendre le mouvement d'avancement uniforme de l'écrou, celui-ci n'est pas directement relié au chariot de serrage, mais cette liaison est assurée par l'intermédiaire d'un levier coudé qui est monté à l'endroit de son coude sur l'écrou de manière à pouvoir osciller sur un pivot transversal et dont une extrémité est guidée sur une surface de came, tandis que l'autre extrémité est engagée par l'intermédiaire d'un taquet d'entrainement dans le chariot de serrage. Par superposition du mouvement uniforme de l'écrou et du mouvement oscillant du levier coudé, on peut imprimer à l'extrémité supérieure du levier coudé et, partant, au chariot, pendant la prod tion de la couture transversale, le mouvement absolu requis par rapport au bâti de la machine.
L'invention consiste en outre en un dispositif pour recevoir des morceaux de tissu à piquer et elle a aussi pour objet des dispositifs qui placent les morceaux de tissu
<Desc/Clms Page number 3>
sur le chariot de serrage et qui les alignent sur celui-ci de manière que des coutures piquées absolument uniformes soient produites sur tous les bords.
On décrira ci-après plus en détail un exemple d'exécution de l'invention en se référant aux dessins annexés.
Dans les dessins:
Fig. 1 est une vue en plan schématique, à l'échelle 1:10, de l'ensemble de la machine automatique,
Fig. 2 est une vue en bout fragmentaire à l'échelle 1:4, de la machine regardée dans le sens de la flèche A de la fig. l,
Fig. 3 est une vue en plan fragmentaire, à l'échelle 1:4, de l'arbre, de l'écrou et des surfaces de came,
Fig. 4 est une vue en bout partielle de la machine regardée dans le sens de la flèche B de la fig. 1, montrant le dispositif de verrouillage pour le guide du chariot et le bras de déclenchement servant à fermer le dispositif de serrage du chariot.
Fig. 5 est une vue de dessus du chariot,
Fig. 6 est une coupe suivant la ligne VI-VI de la Fig. 5,
Fig. 7 est une vue en bout du chariot de la Fig.5, la plaque de serrage étant ouverte,
Fig. 8 est une coupe suivant la ligne VIII-VIII de la Fig. 5,
Fig. 9 est une vue de côté de la commande du récepteur de tissu et du dispositif de rabattement,
Fig. 10 est une vue en plan du même dispositif,
Fig. 11 est une vue de côté du flasque oscillant commandant la crémaillère du dispositif de rabattement,
Fig. 12 est une vue de côté d'une autre surface
<Desc/Clms Page number 4>
de came servant à guider le pivot central,
Fig. 13 est une coupe du dispositif de rabattement suivant la ligne XIII-XIII de la fig. 10, le dispositif de serrage étant ouvert,
Fig. 14 montre en coupe suivant la ligne XIV-XIV de la fig.
10, le même dispositif que la fig. 13, dans la position où le dispositif de rabattement se prépare à enlever du récepteur un morceau de tissu,
Fig. 15 est une coupe suivant la ligne XV-XV de la fig. 10, d'une fourche pour le déclencheur du dispositif de serrage, et
Fig. 16 est une vue de dessus de la roue à chaine et des cames de commande, regardés dans le sens des flèches de la ligne XVI-XVI de la fig. 9.
La machine automatique comprend un moteur 1 entraînant par l'intermédiaire d'une chaîne 2 un train d'engrenages 3 qui entraîne par l'intermédiaire d'un arbre de transmission 4 une machine à coudre usuelle 5 dont la table 6 est logée dans la taque 7 du bâti de la machine automatique de manière que la table 6 et la taque 7 soient au même niveau. D'une pile 8 de morceaux de tissu découpés à l'emporte-pièce en formé de cols, préparée d'avance, on retire un à un des morceaux de tissu et on les pose sur un récepteur 9, décrit ci-après plus en détail, d'où les morceaux de tissu sont enlevés au moment opportun, de manière entièrement automatique, par un dispositif de rabattement 10 pour être amenés au dispositif de serrage d'un chariot 11.
Le chariot 11 est guidé dans les deux sens C et D par une glissière 12, par l'intermédiaire de bras reliés à des coulisseaux se déplaçant dans cette glissière. A l'endroit du chariot une fenêtre 13 est ménagée dans la taque 7..'
<Desc/Clms Page number 5>
En-dessous de ce chariot, parallèlement à lui, est monté un arbre 14 creusé de deux rainures hélicoïdales croisées de pas contraires. L'arbre 14 est tourillonne aux deux extrémités de la machine dans des consoles 15 et le train 3 lui transmet une rotation par l'intermédiaire d'une vis sans fin 16 et d'un arbre 17. Sur l'arbre 14 est enfilé un écrou 18 dont un ergot d'entraînement, non représenté sur le dessin, est engagé dans la rainure hélicoïdale de manière à communiquer à l'écrou 18, pendant la rotation de l'arbre 14, un mouvement alternatif.
L'écrou 18 comporte d'un côté un tourillon 19, perpendiculaire à l'arbre 14, sur lequel est monté pour osciller un levier coudé '20 dont le bras inférieur 21, disposé horizontalement,comporte à son extrémité une broche de guidage 22 qui pendant le mouvement de l'écrou est guidé le long d'une surface de came .35. Le bras supérieur du levier.20 a la forme d'une fourche. Les deux bras de fourche 24, 25 embrassent par l'intermédiaire de moyeux 26, 27 les deux flancs d'un portetourillon 28. A son extrémité supérieure chacun des bras 124, 25 est bifurqué.
Les branches de la bifurcation sont reliées entre elles à leurs extrémités par des entretoises de guidage transversales 29, 50. Entre ces entretoises est engagé un taquet d'entraînement 31 solidaire du chariot 11.
A l'écrou 18 est fixée par l'intermédiaire d'un bras 35 une douille 36 guidée sur une tige de guidage 37 parallèle à l'arbre 14. A l'écrou est fixée en outre une volée 38 contenant dans trois trous cylindriques parallèles des poussoirs 39, 40, 41 maintenus dans leur position inférieure par des ressorts 42, 43, 44 appuyant sur des butées 45, 46, 47 des poussoirs. Ces butées sont disposées de manière que lorsque les poussoirs sont dans leur position de repos, ils puissent
<Desc/Clms Page number 6>
encore se déplacer librement juste au-dessus d'une plaque de guidage 48.
La plaque de guidage 48 est montée parallèlement à l'arbre 14 et comporte dans sa face supérieure quatre rainures longitudinales 49,50, 51,52. Dans ces rainures sont logées des cames 53, 54, 55, 56, 57, 58 et 23, dont on expliquera ci-après le rôle à propos du fonctionnement de la machine. La plaque de guidage 48 est fixée au moyen de volées 60 au bâti de la machine et est déplaçable transversalement à la longueur de la machine sur un guide à rainures et languettes. En-dessous de la plaque de guidage 48, une tige de butée 62 est déplaçable parallèlement à la tige de guidage dans des portées 61 fixées aux volées 60.
Aux deux extrémités cette tige de butée comporte deux broches de butée horizontales 63 contre lesquelles vient buter à tour de rôle, lors du mouvement de l'écrou, un bras de butée 64 qui déplace ainsi chaque fois la tige 62 dans l'un ou l'autre sens en fin de course de l'écrou 18. La plaque de guidage 48 est reliée à la tige de butée 62 par deux broches verticales 65 engagées dans des boutonnières obliques 66 de la plaque de guidage, et de ce fait la plaque de guidage se déplace tantôt dans l'un, tantôt dans l'autre sens transversalement à la longueur de la machine.
Au-dessus de la surface en gradins de la volée 38, sont disposées en gradins et montées à pivot sur des arbres oscillants 73, 74,75, 76,77, 78, deux séries de plaques oscillantes 67,68, 69,70, 71,72 actionnées par les poussoirs respectifs.
La plaque oscillante 67 déplace par l'intermédiaire d'un système de leviers, non représenté sur le dessin, des griffes 80 qui pivotent sur un arbre 81 et qui servent à en- lever automatiquement le morceau de tissu piqué. La plaque 68
<Desc/Clms Page number 7>
commande par l'intermédiaire d'un système de leviers 82, 83, d'une manière connue en soi et non représentée sur le dessin, l'interrupteur électrique servant à arrêter le fonctionne- ment de la machine. La plaque 69 commande par l'intermédiaire d'un système de leviers 84,85 un bras oscillant 86 qui com- porte un nez 87 et qui sert à ouvrir la plaque de serrage du chariot.
Les trois autres plaques oscillantes sont montées à l'autre bout de la machine; la plaque 70 commande par l'intermédiaire d'un levier 90,91 un autre levier oscillant
92 qui, par l'intermédiaire d'un nez 93, referme la plaque de serrage sur le chariot. La plaque oscillante inférieure 71 commande le mécanisme embrayant la machine à coudre et la plaque oscillante 72 commande, par l'intermédiaire, d'une tringle coulissante 95 à boutonnière oblique, un verrou 97 qui bloque au moment opportun la glissière 12.
Sur la volée 38 de l'écrou 18 est montée à rotation sur un pivot vertical 100 une transmission constituée par des pignons 101, 102. Le pignon 101 engrène avec une crémaillère montée à demeure sur le bâti de la machine et portant sur une certaine distance, parallèlement à la longueur de l'arbre, tandis que l'autre pignon 102 engrène avec une crémaillère
104 qui peut se déplacer sur une glissière à queue d'aronde
105 de la surface inférieure de la taque de la machine. La crémaillère 104 porte un doigt 106 qui se déplace le long d'un des bords de la fenêtre 13 de la taque de la machine.
En raison du rapport de transmission choisi, le doigt 106 se déplace pendant la rotation des deux pignons plus rapide- ment que l'écrou 18 et parcourt en un temps notablement plus court la course dans les deux sens de son mouvement. Dans des positions déterminées le doigt 106 s'engage derrière un doigt @
<Desc/Clms Page number 8>
correspondant du chariot et ramêne rapidement en arrière le chariot .
Au bras 35 de l'écrou 18 sont fixées en outre parallèlement l'une au-dessus de l'autre deux cames 107, 108.
Avec la came supérieure 108 coopère une broche de guidage
109 montée sur un bras 110 qui oscille sur un pivot 111 du bâti de la machine.
Une broche de guidage correspondante 115 est montée de l'autre côté du bâti de la machine sur un bras 116 oscil- lant sur un pivot 117 et porte un pivot vertical 118 faisant saillie vers le haut à travers une boutonnière 119 et relié en outre par une biellette 120 à la glissière 12; les deux bras oscillants 110 et 116 ont la même forme. Ils ne diffè- rent qu'en ce que la broche de guidage 115 est située plus bas que la broche de guidage 109 et, par suite, vient coopé- rer avec la came inférieure 107 quand celle-ci se trouve dans la position correcte pendant le mouvement alternatif de l'é- crou.
La broche de guidage 109 comporte un pivot verti- cal 114 qui traverse une boutonnière 112 de la taque de la machine et qui est relié par une biellette 113 à la glissiè- re 12.
A ses deux extrémités, la glissière 12 comporte des bielles 125 et des leviers 126 (Fig. 2a), par l'entremi- se desquels elle peut osciller sur l'arbre 37. Des ressorts
127 attaquant la glissière servent à déplacer celle-ci dans le sens de la flèche E.
Le chariot comprend un socle 130 sur lequel est monté à rotation par l'entr.emise de portées 131 un axe 132 sur lequel est fixée à l'aide de moyeux 133 une plaque de serrage oscillante 134. Les moyeux 133 sont reliés par des biellettes 135 à des leviers 136 calés sur un arbre de com-
<Desc/Clms Page number 9>
mande 137. L'arbre de commande 137 est relié par des portées 138 au socle 130. A une extrémité du socle 130, sur un levier crochu 140'monté dans une portée 139, est' forme un segment denté 141 engrenant de l'extérieur avec des dents 142 façonnées dans l'arbre de commande 137.
Sensiblement au milieu du socle est fixé sur une autre portée 143 (fig.8) un levier coudé 144 qui agit par l'intermédiaire d'un segment denté 145, du côté intérieur de l'arbre, sur un pignon 146 taillé dans cet arbre. Les leviers 140 et 144 comportent des surfaces pivotantes 147 sur lesquelles viennent appuyer, dans les positions de fin de course res- pectives, les nez 87 ou 93 des leviers oscillants, de manière à ouvrir ou à fermer la plaque de serrage 134 par un simple mouvement angulaire.
On suivra ci-après les phases de mouvement du chariot 11 en supposant que celui-ci se trouve d'abord du côté droit (fig. 1), dans la position de repos. Dans cette position, le dispositif de rabattement 10 exécuté un mouvement oscillant. A la fin de ce mouvement, le dispositif de rabattement a posé un morceau de tissu 201 sur le socle 130 du cha- riot, la plaque de pinçage du dispositif de rabattement ayant assuré, grâce au guidage positif produit par les leviers 300 et 306, que le morceau de tissu se place correctement sur le socle et qu'il soit notamment aligne correctement par rapport à l'arête 134a de manière qu'un bord dépassant, ayant partout la largeur usuelle déterminée, fasse saillie au-delà de l'arête.
Il en est de même pour les arêtes latérales 134b, 134c au-delà desquelles le tissu fait saillie de la même 1argeur. Pour que le tissu soit retenu de manière sûre, la plaque de serrage 134 comporte sur les trois arêtes 134a, 134b, 134c des épingles qui s'enfoncent dans le tissu quand la plaque de serrage se ferme. Afin que les .épingles ne soient pas endomma-
<Desc/Clms Page number 10>
gées, des trous sont ménagés dans le socle 130 aux endroits opposés.
Après que le dispositif de rabattement a posé le morceau de tissu 201 sur le chariot, le nez 93 appuie sur la plaque pivotante 148 et rabat la plaque de serrage 134, de sorte que le tissu est pincé. Ce mouvement est produit par l'oscillation de la plaque 70 (fig. 4) sous l'action de la came 56 qui soulève le poussoir 39. Dans cette position, l'écrou 18 se déplace dans le sens de la flèche D. La broche de guidage se déplace alors le long de l'arête 107a(fig.3), de sorte que le chariot se déplace dans le sens de la flèche E le long de l'arête 134b, dans la position prévue pour la couture transversale. Au moment où la broche de guidage atteint la position angulaire entre les surfaces de guidage 107a et 107b, l'aiguille de la machine à coudre se trouve à l'extrémité arrière de l'arête 134b.
A ce moment le poussoir 40 rencontre la came 57 (fig. 3), ce qui a pour effet de mettre en marche la machine à coudre. Lors du mouvement ultérieur de la broche de guidage le long de la surface de guidage 107b, la machine pique la couture transversale 134b.
Afin que malgré le mouvement uniforme ultérieur de l'écrou 18 le chariot n'exécute pas de mouvement longitudinal, la broche 22 du levier coudé 20 se déplace sur la surface de came 59 qui est conformée de manière que le mouvement longitudinal vers la gauche de l'écrou soit compensé par un mouvement relatif vers la droite à l'endroit des entretoises 29, 30 où celles-ci attaquent le taquet d'entraînement 31 du chariot, de sorte que le taquet d'entraînement 31 est au repos par rapport au bâti de la machine.
Au moment où l'aiguille de la machine à coudre atteint l'angle entre les arêtes 134b, 134a, la broche 22 atteint un endroit 59a sensiblement-horizontal de la surface de
<Desc/Clms Page number 11>
came 59, de sorte que le chariot recommence alors à se dé- placer longitudinalement. Le chariot est alors guide comme un gabarit par une butée 1:La adaptée sur la table de la ma- chine à coudre, le bord avant cambré du socle 130 venant por- ter contre cette butée sous l'action du ressort 127. Pendant ce travail de piqûre:au gabarit aucune des broches 109 ou 115 n'est en contact avec les cames correspondantes 107 ou 108.
Après que le bord pique 134a est achevé, 1-1,écrou 18 est amené si loin dans sa position vers la gauche, que la broche de guidage gauche 109 vient désormais en prise avec la came correspondante 108 et glisse le long de l'arête de guidage
108a. Ceci a pour effet de piquer la couture transversale
134c. Une fois l'aiguile arrivée à l'extrémité arrière de l'arête 134c, les poussoirs 39, 40, 41 viennent en contact avec les cames 53, 54, 55, de sorte que, simultanément, la plaque. oscillante médiane 68 provoque l'arrêt de la machine à coudre, la plaque de serrage 134 du chariot 11 s'ouvre sous l'action du nez 87 commandé par la plaque oscillante 69 et les griffes 80 se ferment, de sorte que le col entièrement cousu est retenu sur la taque de la machine.
La broche de guidage 109 se déplace alors le long de l'arête de guidage 108b de la came 108 et fait .avancer le chariot dans le sens de la flèche H en direction de la posi- tion de repos jusqu'à ce que le taquet d'entraînement 31 se dégage des entretoises 29 et 30 de la fourche 20 et passe en même temps derrière le doigt 106 de la crémaillère 104, laquel- le ramène alors le chariot à une allure accélérée à la posi- tion de départ.
Afin qu'à la course de retour les poussoirs ne rencontrent pas les cames, le bras de butée 64 a, dans la position de point mort gauche, déplacé vers la droite la tige
<Desc/Clms Page number 12>
de butée 62 et a ainsi décalé en arrière la plaque de guidage 48 de la moitié de l'écartement de deux rainures de guidage adjacentes de sorte que les trois poussoirs peuvent retourner librement en arrière entre les rainures sans rencontrer les cames.
Après que le chariot arrive au point mort droit, le doigt d'entraînement 106 de la crémaillère est à nouveau désaccouplé. Dans cette position désaccouplée unautre morceau de tissu est introduit dans la machine. Lorsque le chariot commence à se déplacer en sens inverse, suivant la flèche B, le poussoir 41 rencontre la came 58 et débloque par l'intermé- diaire de la plaque 78 le verrou 97 bloquant la glissière de guidage 12, de sorte que cette glissière peut désormais être commandée par la came 107 pour recevoir un mouvement transversal latéral.
Le verrou 97 est prévu sur la taque de la machine pour que pendant la course de retour à vide accélérée la glissière ne soit pas serrée contre la broche de butée par les ressorts 127.
L'opérateur retire alors un morceau de tissu 201 d'une pile préparée 8 de morceaux de tissu 201 coupés à la forme voulue et le pose à la main sur l'épaulement 202 d'un socle 203 du récepteur de tissu 9, en l'amenant à la position correcte contre le bord arrière 204 et les bords latéraux 205 et 206 (fig. 10).
Au-dessus de l'épaulement 202 est disposé un tampon 208 qui correspond à la forme choisie du col.201 et dont la largeur est telle qu'un bord étroit et uniforme du morceau de tissu dépasse de dessous le tampon 207. Le tampon 207 est monté pour osciller sur des pivots non spécialement désignés sur le dessin, par l'entremise de deux brides 209 et :210 et de bielles 213, 214 constituant un parallélogramme atriculé sur des volées 215, 216. Les volées 215, 216 en
<Desc/Clms Page number 13>
forme d'équerre sont fixées aux deux extrémités du socle-203. Les bielles supérieures ?Il et:
213 du parallélogramme articulé sont prolongées au-delà des pivots des brides 209, 210 et sont reliées entre elles par une entretoise 217 pour augmenter ainsi la stabilité du dispositif.
A ce dispositif récepteur de tissu 9, qui vient d'être décrit, est associé un dispositif de rabattement 10 décrit en détail ci-aprèst
Le dispositif de rabattement est constitué par une plaque de rabattement 220 fixée au moyen de vis 223, 224 à deux bras 221, 222. Les bras 221, 222 sont -élargis à leurs extrémités de manière à constituer des moyeux:225, 226 par l'intermédiaire desquels la plaque de rabattement 220 est montée pour pivoter sur un arbre 227. La plaque de rabattement 220 porte deux pattes'228 faisant saillie vers l'avant.
L'arête avant 229 de la plaque de rabattement 220 a un contour correspondant à la réplique du contour de l'arête avant 218 du socle '203 et comporte en outre un épaulement 230 incliné vers l'intérieur (fig. 13).
A la partie avant de la plaque de rabattement 220 est montée une plaque de pinçage 235 dont le bord avant a le même contour que le bord avant;229 de la plaque de rabatte- ment.'220,, et dont le nez 236 orienté vers le bas peut s'en- gager sur l'épaulement 230 de la plaque de rabattement 220.
Cette conformation de la plaque de rabattement et de la plaque de pinçage a pour but que le morceau de tissu 201 soit saisi comme dans une pince, tandis qu'avant que la pince se ferme le morceau de tissu peut être amené contre la paroi verticale arrière de l'épaulement incliné:,230.
La plaque de pinçage.235 est fixée au moyen de deux vis 239,240 à deux bras 237, 238. Les bras 237, 238 portent à une de leurs extrémités des moyeux 241, 242 par
<Desc/Clms Page number 14>
l'intermédiaire desquels la plaque de pinçage 235 peut pivoter sur l'arbre oscillant 227. La plaque de pinçage 235 comporte en outre à ses deux extrémités deux pattes étroites 243 faisant saillie au dehors dans le sens de l'axe 227, qui sont situées au droit des pattes 228 de la plaque de rabattement 220.
Les bras tant de la plaque de rabattement 220 que de la plaque de pinçage 235 sont percés de trous ronds.244, 246, 245, 247 qui sont décalés les uns par rapport aux autres de manière que, bien que coïncidant complètement dans la position ouverte (fig. 13) de la plaque de pinçage, ils ne se recouvrent que partiellement dans la position fermée (fig.14).
Dans ces trous est engagée une tige 250, portant sur presque toute la longueur du dispositif de rabattement parallèlement à l'axe 227, qui comporte au voisinage des deux paires de trous 244,246 et 245, 247 des pistons 251,252 pourvus de cônes 253, 254 se raccordant à la tige.
A une extrémité la tige 250 comporte une goupille 256 engagée dans une boutonnière 258 ménagée dans un levier coudé 257 perpendiculaire à l'axe longitudinal de la tige 250. Le levier coudé 257 est relié par une vis 259 et par une volée plusieurs fois coudée 260, à l'extrémité de la plaque de rabattement 1220. Le levier coudé 257 porte à son autre extrémité un bouton de guidage 261. A la tige 250 est fixée, entre les bras 221 et 238, une fourche 265 attachée à la tige par un moyeu 266 et embrassant en 267 (fig. 15) l'axe oscillant 227.
Pour maintenir la plaque de pinçage 235 dans la position fermée, l'arbre oscillant 227 est entouré par un ressort hélicoïdal 268 dont une extrémité est attachée à la plaque de rabattement 220 et l'autre extrémité à une saillie 269 du bras 245 sous une tension initiale telle que le nez
<Desc/Clms Page number 15>
236 de la plaque de pinçage soit serré avec une tension prédé- terminée dans 1',épaulement 230 de la plaque de rabattement 220.
L'arbre os.cillant 227 comporte à une extrémité un galet .270 roulant sur la. taque 271 de la machine (fig. 9).
A l'autre extrémité, l'arbre 227 est muni d'un pignon:272 portant deux joues de guidage 273. Par l'intermédiaire de ce pignon 272 l'arbre 227 peut rouler sur une crémaillère .374.
Pour guider le pignon 272 et 1-'empêcher de sortie de la crémaillère 274 ,il est prévu un 'étrier de guidage:275 (figs.10 et 13) dont 1,'arête horizontale intérieure sert de guide pour l'arbre 227 pendant que celui-ci roule.
Pour produire le mouvement relatif du récepteur de tissu et du dispositif de rabattement il est prévu la commande à cames et à leviers suivante :
Une chaîne '280 et une roue à chaîne '281 tournant sur un axe 282 sont entraînées à une très faible vitesse de rotation par la commande principale de la machine, par l'in- termédiaire d'une transmission appropriée non représentée sur le dessin: Sur un bouton de manivelle .'283 est articule, excentriquement par rapport à l'axe de rotation 282, une bielle fourchue 284 portant à son extrémité supérieure entre ses deux branches de fourche un pivot ';286 engagée dans la fente 287 d'un flasque de guidage 285 (fig. 12).
Cette fente comprend une partie verticale inférieure plus longue 287a et une partie supérieure plus courte 287b disposée sous un angle. Le flasque de guidage 285 est relié, de manière non représentée sur le dessin, sur le bâti de la machine.
Le pivot.286 est prolongé de part et d'autre audelà des branches de fourche de la bielle et une de ses extré- mités est engagée dans la fente de guidage plusieurs fois coudée .289 (fig.11) d'un flasque oscillant 290 qui peut pivoter fou autour d'un arbre 292 par l'entremise d'un moyeu .291. La
<Desc/Clms Page number 16>
fente de guidage 289 comporte une partie supérieure oblique 289a, une partie pratiquement verticale 289b et une partie sensiblement horizontale 289c reliant entre elles les deux premières parties. Le flasque oscillant 290 est relié à l'extrémité supérieure, par un pivot 293, à une bielle 295 qui est articulée par un pivot 275 sur la crémaillère -274.
A l'autre extrémité du pivot .286 sont articulées en ciseaux deux bielles 296, 297 dont les extrémités libres sont reliées à des boutons 298, .299 fixés sensiblement au milieu de deux leviers oscillants 300, 301. Une desbielles 297 comporte à son extrémité inférieure une boutonnière 292, de sorte qu'elle peut non seulement pivoter par rapport au bouton 299, mais encore se déplacer par rapport à lui dans les limites de la boutonnière.
Le levier 300 est relié par son moyeu inférieur 303 à l'arbre 302 de manière à pouvoir osciller fou sur celui -ci et il porte à son extrémité supérieure, sur un moyeu 304, un pivot 305 sur lequel est articulée une bielle 306 légèrement incurvée vers le haut à ses deux extrémités en 307 et 308. L'extrémité libre de la bielle 306 est reliée à l'arbre oscillant 227. En vue d'un guidage uniforme, une bielle 312 parallèle à la bielle 306 est reliée par une extr.é- mité à l'arbre oscillant et par l'autre extrémité, par l'intermédiaire d'un pivot 313, au moyen supérieur d'un levier à deux bras 310 dont le moyeu inférieur 311 est monté fou sur l'arbre 292.
Le levier double 301 est articulé par son moyeu inférieur 315 sur un arbre 516 pour osciller librement et porte à son moyeu supérieur 312, par l'entremise d'un pivot 318, une portée 319 fixée près d'une des extrémités du socle 203 du récepteur 9. Un deuxième levier, non représenté, est monté à pivot sur l'arbre 316 parallèlement au levier 301
<Desc/Clms Page number 17>
à une distance telle de celui-ci que son extrémité supérieure puisse être articulée dans une portée adjacente à l'autre extrémité du socle 203. A l'extrémité arrière du socle 203 est fixé un bloc à portées 320 qui fait saillie vers l'arriè- re et qui est relié par une fourche 321 et un pivot 322 à un levier oscillant 323 dont 1-'extrémité inférieure est articulée sur l'arbre 292.
De cette façon, durant les mouvements oscillants des leviers 301 et 323, le récepteur se déplace parallèlement à lui-même.
Sur un court arbre 325 coaxial à l'arbre 282 est monté un bras de manivelle 326 dont une boutonnière 327 est engagée sur un bout aminci du bouton 283. Sur l'arbre 325 sont calées en outre deux cames 328, 329 décalées l'une par rapport à l'autre,.conformées de la manière représentée sur la fig. 9. Sur la came 328 repose une tringle 330 dont une extrémité est fixée à un anneau 331 oscillant snr l'arbre 292.
A l'autre extrémité de la tringle 330 est fixé un anneau 332 portant une tige de butée 333 et guidée dans un guide 334 de la taque 271. A son extrémité supérieure la tige de butée 333 porte sur une tête 335 un :étrier en U 336 dont une bran- che est engagée sous la tige oscillante 210 et sert à soulever automatiquement le tampon 207.
La came 329 peut venir en prise avec un galet 340 tourillonné fou sur un secteur 341. Le secteur 341 comporte un moyeu 342 et tourne fou sur l'arbre 392. Sur un autre tourillon 343 est articulée une bielle 344 dont l'extrémité opposée est articulée sur le pivot médian 345 d'un levier à deux bras 346 articulé à son extrémité inférieure sur un arbre 347. A l'extrémité supérieure du levier 346, sur un pivot 347 est articulée une biellette 348 dont un pivot 349 est engagé dans un dispositif de guidage (fig. 10). Ce dispositif comprend un châssis de guidage 350, fixé sur la taque 271, qui
<Desc/Clms Page number 18>
porte dans une glissière en queue d'aronde 350a un patin de guidage 351 dans lequel est fixé le pivot 349.
Pour le déplacement horizontal du pivot 349 il est prévu dans le châssis 350 une boutonnière 352. Le patin de guidage 351 comporte à une extrémité une surface de guidage 353 faisant avec le patin un angle d'environ 45 , qui pendant des mou- vements du patin 351 exerce une pression sur la broche de guidage 261 (fig. 10) dans le sens de la flèche a. Une autre surface de guidage 355, aménagée sur la partie crochue 354 du patin, peut dans des conditions de l'autre côté, déterminées exercer sur le pivot 261 une pression en sens inverse de la flèche a, quand le patin 351 se déplace dans le sens de la flèche c, afin de ramener ainsi la tige 250 à sa position initiale.
Sur un pivot 360 (fig. 9) disposé sur le bâti de la machine est monté pour osciller un levier coudé 361 dont le bras horizontal peut venir en prise avec le pivot ou bouton 286 pendant le mouvement de descente de celui-ci et peut ainsi osciller sous l'action de ce bouton. L'autre bras de levier est relié par un pivot 362 et une bielle 363 au pivot 345 du levier 346.
Le dispositif récepteur de tissu coopère avec le dispositif de rabattement de la manière suivante :
Lorsque l'opérateur a placé un morceau de tissu 201 sur l'épaulement 202 du socle 203 et l'a bien aligné en l'appliquant contre l'arête .204, 205,206 (cette opération est exécutée pendant la marche de la machine et pendant que le dispositif de rabattement 10 est dans la position représentée sur les figs.
10 et 13), la rotation lente du pignon 281 fait tourner la came 328 d'un angle suffisant pour qu'elle quitte la tringle 330, que celle-ci s'abaisse et que par suite de l'abaissement de la tige 333 l'étrier 326
<Desc/Clms Page number 19>
abandonne la tige '210a, de sorte que le tampon 207 s'abaisse et serre le tissu 201 entre les plaques 207 et .803 sous l'effet de son poids qui le cas échéant peut être secondé par un ressort attaché aux bielles .813 et 214.
Le pignon.281 continuant à tourner, le bouton '283 dépasse son point mort haut, de sorte que la bielle 284 dé- place le bouton ou pivot 286 de haut en bas dans la partie inclinée 287b de la fente 287. Comme la partie 287± de la fente a la forme d'un arc de cercle dont le'centre coincide avec le pivot 298, le levier 300 ne pivote pas de prime abord.
Le levier 301 ne pivote pas non plus de prime abord pendant ce mouvement descendant du pivot :286, :étant donné que la boutonnière 302 du levier 297 glisse sur le pivot '?-99. Les longueurs de la boutonnière 302 et de la partie 287b de la fente sont choisies de manière que le pivot 299 parcoure d'un bout à l'autre la boutonnière 302 dans le même temps que le bouton 286 parcourt la partie 287b de la fente.
Quand au cours du mouvement ultérieur - du pivot
286 celui-ci entre dans la partie verticale 287a de la fente
287, les leviers 300 et 301 pivotént en sens inverse comme des branches de ciseaux durant tout le mouvement descendant du pivot 286 dans la partie 287a de la fente. De ce fait, d'une part, la bielle 306 articulée sur le levier.300 déplace le dispositif de rabattement dans le sens de la flèche B (fig.9) en même temps que le pignon 272 roule sur la crémaillère 274, de sorte que le dispositif de rabattement pivote,aussi en 'même temps. D'autre part, le levier 301, qui pivote dans le -sens contraire, déplace le dispositif récepteur au devant du dispositif de rabattement, c'est-à-dire dans le sens de la flèche c.
Pendant le mouvement descendant du pivot 286 le flasque oscillant 290 ne pivote d'abord pas parce que la par-
<Desc/Clms Page number 20>
tie 289a de la fente 289 coïncide avec la partie 287b de la fente 287 (fig. 10). Ce nest que lorsque le pivot 286 rencontre l'extrémité inférieure de la partie 289c de la fente 289 que le flasque oscillant pivote en sens inverse des aiguilles d'une montre, ce qui a pour résultat que la bielle 294 transmet un déplacement de droite à gauche de la crémaillère 274 dans le sens de la flèche c. De ce fait les vitesses des bielles 306 et 294 s'ajoutent, vu qu'elles sont de sens contraires, de sorte que le mouvement relatif de roulement du pignon sur la crémaillère et, partant aussi, le mouvement de pivotement sont accélérés.
Quand le pivot 286 entre dans la partie inférieure 289b de la fente 289, le mouvement oscillant du flasque 290 et, partant, le déplacement de la crémaillère 274 cessent.
Lorsque le pivot 286 s'engage sur la surface de coulissèrent inférieure de la partie 289c de la fente, le flasque oscillant 290 déplace la crémaillère 274, ce qui a pour effet d'accélérer le mouvement pivotant du dispositif de rabattement.
Sur une distance relativement grande de la partie inférieure 287a de la fente le mouvement oscillant des leviers 301 et 300 est encore très faible et cela pour deux raisons. Les bielles 296, 297 sont en cet endroit dans une position plus ou moins allongée, de sorte que des déplacements verticaux relativement grands du pivot 286 ne provoquent que des déplacements horizontaux faibles des pivots 298,299.
Deuxièmement, le bouton de manivelle 283 est près du point mort bas, de sorte que la vitesse verticale du pivot 286 est déjà petite en elle-même. Pendant la période de repos des leviers 301 et 300 et, par conséquent, du récepteur et du dispositif de rabattement, une courbure appropriée de la partie inférieure 289b de la fente du flasque oscillant 290 assure
<Desc/Clms Page number 21>
que la -crémaillère 276 exécute un faible déplacement de ma- nière que les pattes 228 du dispositif de rabattement puis- sent se poser doucement sur les pattes '219 du récepteur (fig. 10). Pendant ce mouvement le bord avant saillant du tissu s'engage dans l'épaulement 330 de la plaque de rabat- tement 220.
Le pivot .886 rencontre ensuite le levier 261 et déplace par l'intermédiaire de la bielle 363 et du levier double 346, dans le sens de la flèche c, le patin 354, de sorte que la surface de guidage 355 glisse sur le pivot 361 et déplace la tige,250 en sens inverse de la flèche a, de sor- te que la tige ferme le dispositif de pinçage.
Peu après la came 328 (fig. 9) soulève le tampon '207 par l'intermédiaire de la tige de poussée 333 et de l'étrier 336.
Lorsque le bouton de manivelle 283 recommence à s'élever après avoir franchi le point mort bas, le pivot 286 rencontre et écarte à nouveau l'un de l'autre le récepteur et le dispositif de rabattement, d'abord lentement puis plus vite, et en même temps le morceau de tissu pincé'à son bord avant dans le dispositif de rabattement participe au mouve- ment pivotant du dispositif. Ce mouvement pivotant est accé-
1éré dès le moment où. le pivot .'386 vient buter contre la surface de la partie 289c de la fente, du fait que le flasque 290 pivote alors dans le sens des aiguilles d'une montre.
**ATTENTION** fin du champ DESC peut contenir debut de CLMS **.