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procédé pour ouvrir la filasse déplantes à fibres dans l'écorce.
La présente invention concerne un procédé pour ouvrir la filasse dans les tiges de plantes à fibres dans l'écorce, comme le lin ou le chanvre, au. moyen d'eau surchauffée dans des récipients fermés. On connaît des procédés dans lesquels les tiges des plantes sont traitées en vue de l'obtention de leurs fibres, au moyen d'eau chaude ou surchauffée dans des chambres à vide ou des réservoirs à pression de vapeur. Les procédés connus ont toutefois des incon- vénients notables du fait que dans ceux-ci un fonctionnement con- tinu n'est pas possible, qu'en outre les fibres sont fortement amaigries, les substances solubles des plantes ne sont pas obte- nues à l'état pur mais sont décomposées et que la réalisation du traitement est compliquée et difficile.
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La présente invention évite les inconvénients mentionnés; en particulier, l'obtention des fibres est produite avec une consommation d'eau et de chaleur beaucoup plus petite que dans les procédés connus. En outre, le traitement des tiges jusqu'à l'ouverture totale des fibres peut s'exécuter de la façon con- tinue dans un seul et même réservoir. Les fibres de lin obtenues acquièrent au moins les mêmes propriétés précieuses que le lin roui biologiquement, tandis que les matières solubles des plan- tes, comme la pectine, la graisse et les protéines sont obtenues à l'état enrichi etconvenant pour la fabrication d'aliments pour bestiaux ou pour d'autres applications.
La réalisation de l'invention consiste en ce que les tiges de plantes à fiasse, comme le lin, sont traitées dans des réservoirs montés les uns à la suite des autres, sous pres- sion, en contre-courant avec de l'eau surchauffée à environ 120 , la matière originelle consistant en des tiges brutes étant mise en contact avec l'eau surchauffée enrichie plus fortement en substances solubles de la matière, et la matière la plus forte- ment épuisée étant mise en contact avec de l'eau surchauffée nouvelle, Les tiges sont envoyées dans les réservoirs de p ré- férence immédiatement après qu'elles ont été récoltées sur le champ, à l'état aussi frais que possible.
On peut toutefois aussi les faire sécher au préalable à l'air et les amener dans le réservoir seulement après un empilage, à partir de l'emma- gasinement. Los tiges sont exposées à l'eau surchauffée nouvel- le, à environ 120 , seulement lorsque la séparation des subs- tances solubles de la plante hors des tiges est à peu près achevée. Lestiges traitéescontiennent outre la filasseet les enveloppes ligneuses, des couches intercalaires qui re- lient les fibres de la filasse aux enveloppes. L'eau surchauf- fée s'enrichit progressivement en parties solubles des couches
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intermédiaires. Gn extrait seulement de la filasse les substances solubles de la plante, ses substances insolubles restent et con- tribuent à sa solidité.
Un dispositif convenant pour la réalisation du procédé consiste en une série de réservoirs pouvant être obturés indivi- duellement alternativement et qui, à l'exception d'un réservoir individuel bloqué chaque fois, sont intercalés dans le contre- courant de l'eau surchauffée, tandis que le réservoir séparé est vidé des tiges traitées préalablement dans celui-ci ou est rem- pli de matière fraîche. Pour le chauffage de l'eau, on peut in- tercaler des appareils de chauffage dans les conduites qui re- lient entre eux les réservoirs. Le réservoir individuel coupé des autres est avantageusement refroidi par de l'eau froide avant la vidange. La matière traitée complètement est envoyée dans des dispositifs par lesquels la filasse est séparée des parties li- gneusesdes tiges.
Le liquide enrichi le plus fortement en subs- tances dissoutes des tiges est traité au moyen de dispositifs appropries, tel que des filtres ou des évaporateurs, pour la séparation des substances. Les. substances séparées sont employées pour la préparation d'aliments pour bestiaux ou pour d'autres applications.
Un exemple de réalisation du procédé et du dispositif utilisé à cet effet est expliqué à l'aide du dessin. Dans celui-ci:
La fig, 1 est une représentation schématique d'un agence- ment de réservoirs utilisable pour la réalisation. du procédé.
La fige 2 représente graphiquement la réalisation du pro- cédé.
Le dispositif consiste par exemple en six réservoirs 1,2,3, 4,5 et 6 qui sont reliés ensemble, de façon permettant la mise hors service, par des conduites obturables. Les réservoirs sont
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raccordés individuellement au moyen de vannes I; II, III, IV, V et VI per une conduite a à une chaudière à dau chaude et à va- peur- Dans la chaudière, l'eau est chauffee àenviron 120 et
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est portée à la surpression de vapeur corr':"b?ond<J["te.
L-'s ré- servoirs peuvent 6tre relies 111d:i.VidLJC:I¯j.h::1ri1'i, au moyen \le tuyau- teries pourvues des vannes I' , II', III', IV' , V' , et VI' c une conduite collectrice b qui est pourvue d'un orifice de sortie c pouvant être raccordé à un évaporateur ou à un filtre. Des appa- reils de chauffage k sont intercalés dans les conduites amenant l'eau entre le réservoir et servent à chauffer l'eau à la tem- pérature désirée. Tous les réservoirs présentent des couvercles et des fonds amovibles se fermant de façon étanche à la vapeur.
Cn ouvre le couvercle et on remplit le réservoir de tiges.
On ferme ensuite le couvercle et on relie le réservoir 1 à la conduite a par laquelle de l'eau surchauffée est amenée au ré- servoir 1 au moyen de la vanne d'obturation ouverte I. L'eau du réservoir 1 s'écoule dans les réservoirssuivants 2, 3; 4 et 5, s'enrichit dans ceux-ci en substances solubles des tiges et parvient alors au moyen de la vanne d'obturation I' à la con- duite collectrice b. Le passage de l'eau par les réservoirs est indiqué au dessin par la ligne reliant les vannes I etI'.
Dans l'intervalle, le réservoir 6 reste coupé des autres réser- voirs et des conduites a et b. On ferme les vannes I et l'et la vanne de passage prévue entre les réservoirs 1 et 2, on relie le réservoir 1 à une conduite d'eau froide non représentée et on fait refroidir la matière contenue dans ce réservoir, après quoi on coupe l'arrivée par la conduite d'eau de refroidissement et on élimine la matière pour la sécher et en enlever le bois mécaniquement. Gn ouvre les vannes II et II' et on c onduit alors l'eau surchauffée dans le réservoir 2 qui estrelié aux réser- voirs 3, 4; 5 et 6 de tellemanière que son eau parcourt succes- sivement es réservoirs et parvient alors dans la conduite col-
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lectrice.
L'écoulement des réservoirs 2-6 est indiqué par la ligne II-II' à la fig. 1. Le réservoir 1 vidé est rempli de tiges brutes et est fermé. On ferme alors les vannes II 'et II',on re- lie le réservoir 6 au réservoir 1 et on-ferme la vanne de passage se trouvant entre les réservoirs 2 et 3, après quoi on peut vider leréservoir 2 et le remplir à nouveau.
On ouvre les vannes III et III', on fai t entrer de l'eau surchauffée nouvelle dans le réservoir 3 et on fait s'écouler l'eau enrichie à travers les réservoirs 4, 5, 6 et 1 vers la conduite collectrice b, comme on l'a indiçé à la fig. 1 par la ligne de liaison III-III'. Con- formément au schéma des liaisons suivant les lignes IV-IV: V-V' et VI-VI',, le traitement peut être continué pour les tiges dans les réservoirs au moyen d'eau surchauffée nouvelle et enrichie et peut être répété de façon continue aussi souvent qu'on le désire.
La réalisation du procédé est représentée graphiquement dans un système de coordonnées O-X, O-Y (fig.2). Les espaces des réservoirs sont désignés par les tronçons d'abscisse* 1,2,3, 4,5 e t 6. L'ordonnée y désigne la pectose contenue initialement dans la filasse, y'la quantité de .pectose contenue dans lesau- tres parties de la matière, 1 la température, p la pression de
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speur, z = OA la quantité d'eaz surchaufcée, u les substances pectiques insolubles et n les substances péctiques solubles de la filasse. OX est la ligne de zéro du .liquide dans les réservoirs et O'X' la ligne de zéro de la matière.
La ligne A-X montre ap- proximativement l'allure de la transformation de la quantité d'eau nouvelle z en eau enrichie en substances dissoutes de la matière, dont la quantité. est désignée par la ligne A'X. Dans l'exemple représenté, le tronçon 6 correspondant au réservoir 6 est repré- senté séparément du système de coordonnées pour indiquer que le réservoir contient déjà de la matière débarrassée de substances solubles et a été détachée du circuit en vue de la vidange- du
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remplissage à nouveau de tiges brutes.
Les colonnes de chiffres indiquées sausla ligne de zéro OX désignent les groupe, de ré- servoirs exposés alternativement au passage du liquide tandis que les chiffres indiqués dans la colonne de droite désignent les réservoirs chaque fois détachés du circuit et traités pour la vidange ou le remplissage. On peut voir à la fig. 2 que l'eau brute surchauffée vient seulement en contact avec les tiges lors- que dans la filasse la plus grande partie de la pectose a été transformée en substances pectiques solubles.
Le même traitement peut être appliqué à de la filasse qui est séparée des parties ligneuses de la tige.
L'ouverture de la filasse peut également êtreeffectuée suivant la présente invention lorsqu'il s'agit de filasse qui a été dégagée des tiges brutes mécaniquement dans des dispositifs spéciaux et a été séparée de ses parties ligneuses. La filasse brute peut être mise dans les réservoirs en tas irréguliers ou sous la forme filée de mèches et elle est alors ouverte dans les réservoirs avec de l'eau surchauffée, suivant la présente inven- tion.
Revendications.
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