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" Procédé de préparation d'émulsions stables de lipoîdes à partir d'organes, sécrétions ou excrétions, dtorigine animale "
La présente invention a pour but de préparer des émulsions de lipoïdes, en particulier des émulsions de lipoïdes aqueuses, en partant d'organes, de sécrétions ou d'excrétions, d'origine animale, qui présentent une stabilité pratiquement illimitée et peuvent être stérilisées.
On sait que les lipoïdes, en particulier la lécithine, sont instables chimiquement et sont aussi décomposés facile- ment déjà par des actions physiques, par exemple par l'influen- ce de la lumière, de la chaleur etc. l'ar un procédé antérieur, on parvenait certes à obtenir des émulsions de lipoïdes acti- ves d'une stabilité relativement bonne, en épuisant d'abord complètement à l'acétone, les organes réduits en menus frag-
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ments ou les sécrétions concentrées, en évaporant cet extrait dans le vide, en épuisant complètement le résidu sec obtenu à l'acétone absolue et ensuite à l'éther absolu, en épuisant également à l'éther les résidusd'organes restant de la pre- mière extraction à l'acétone,
en reprenant de nouveau par l'éther absolu le résidu sec après évaporatior de l'éther et en mélangeant en proportions convenables les fractions obte- nues. On a aussi proposé de disperser les mélanges d'extraits ainsi obtenus dans une solution physiologique de chlorure de sodium et de débarrasser la dispersion, dans le vide, des solvants volatils.
Bien que ce procédé fournisse des résultats utilisables, les épuisions obtenues ne sont cependant pas suf- fisamment stables pour pouvoir être employées avec sûreté pour certains usages, car, en particulier lorsqu'on tente de stéri- liser ces émulsions par l'ébullition, une séparation des cons- tituants du mélange se produit* L'invention repose sur cette nouvelle connaissance, que le mélange physiologique de lipoï- des de mature différentes, telles qu'ils existent naturelle- ment dans les matières premières animales contenant des lipoï- des, sont beaucpup moins sensibles que les lipoïdes isolés, pré parés purs,
mêmes. Partant de cette connaissance, on s'est posé, suivant l'invention, le problème plus déterminé, de ti- rer des matières premières animales contenant des lipoïdes la totalité ces lipoïdes présentas et, après les avoir débarrassé des impuretés et des corps inutiles (matières de ballast) en particulier ausei des matières grasse de les réunir dans leure proportions naturelles pour aboutir à des préparations utili- sables.
A cette fin, les matières premières, telles que les or- ganes animaux fragmentés, les sécrétions ou les excrétions d'origine animale, par exemple le coeur, les glandes endocri- nes, comme l'épiphyse, l'hypophyse, la thyroïde, le thymus, les capsules surrénales, les corpuscules épithéliaux, l'ovaire,
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le testicule, l'expectoration ou crachat etc. sont épuisés à l'acétone ou avec d'autres solvants organiques, tels que l'alcool absclu, l'alcool méthylique, le chloroforme on l'é- ther, et, éventuellement, les solutions de lipoïdes obtenues sont dispersées dans une solution physiologique de chlorure de sodium.
Le procédé selon l'invention consiste essentielle- ment en ce que les phosphatides provenant du résidu sec de l'extrait à l'acétone sont séparas, à froid de la graisse par traitement à l'alcool. méthylique ou à l'alcool éthylique et en ce que les phosphatides restants sont tirés du résidu conte- nant la graisse, moyennant saponification de cette dernière.
Pour débarrasser de la graisse le résidu sec de l'extrait à l'acétone; on peut aussi épuiser ce résidu, à l'actet d'éthyle (éther acétique) et extraire, après saponification de la grais- se, les phosphatides passés dans la fraction contenant la grais se;.
Pour la réalisation du procédé selon l'invention, on pro- cède par exemple comme suit :
A) On épuise d'abord la matière première à l'acétone an- hydre et l'on répète éventuellement cette extraction à plu- sieurs reprises. Les extraits à l'acétone sont ensuite évapo- rés à siccité, de préférence dans le vide. Les résidus secs obtenus contiennent en quantité prépondérante de la graisse, ensuite de la chelestérime, des esters de cheestérine et une petite proportion de phosphatides dissous secondairement dans la graisse nemtre, qul sont par eux-mêmes insolubles dans l'acétone.
De l'extrait à l'acétone ou du résidu sec après évapora- tion de l'acétone, on peut,'par extraction à l'alcool méthyli- que froid - en général il suffit d'extraire deux fois - sépa- rer les phosphatides par dissolution, cous la graisse est à peine soluble dans l'alcool méthylique à la température norma- le, les phosphatides étant au contraire très facilement solu-
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bles dans l'alcool méthylique (extrait 1). De la graisse neu- tre restante, il faut encore tirer la oholesterine et les es- ters de cholestérine. A cette fin, la graisse neutre saponi fiée complètement avec une lessive de soude à environ 2% dans le résidu épuisé à l'alcool méthylique, ce qui a pour effet de dissocier toute la graisse, et ensuite elle est extraite par agitation avec de l'ether.
Par lavage à fond subséquent de l'extrait éthéré avec de l'eau distillée, dans l'entonnoir à décantation, on obtient la cholestérine et ses esters, in- changés (extrait 2). De cette manière on parvient donc à ob- tenir la cholestérine, les esters de cholestérine et la faible portion des phosphatides qui se trouve dans les extraits à l'acétone, complètement purs et débarrassés de toutes impure- tés (corps entraînés) etc. Après l'évaporation des solvant$, à savoir l'alcool méthylique dans l'extrait 1 et l'éther dans l'extrait 2, utilement dans le vide, on obtient une fraction de lipoïdes, qui sera appelé ci-après, par abréviation, la fraction I.
La séparation de la graisse neutre, qui forme plus de 75% du résidu sec de l'extrait à l'acétone et qui n'exerce aucune actvité intéreszante pour les fins de l'invention, est absolu- ment nécessaire à l'obtention de la concentration active des lipoïdes dans l'émulsion aqueuse. En outre, ce n'est que par cela que l'émulsion devient stable, puisque la graisse neutre, qui se sépare facilement en flocons, est exclue de prime abord.
Au lieu d'alcool méthylique, on peut aussi employer, dans le mode opératoire décrit, un autre alcool pour la séparation des phosphatides d'avec le résidu de l'extrait à l'acétone, à condition qu'il dissolve les phosphatides, mais non la graisse neutre. Ainsi, on peut employer quoique avec un résultat un peu moins bon, de l'alcool éthylique à froid pour l'extraction des phosphatides.
On peut encore opérer le fractionnement de l'extrait à l'acétone en/ses composants en séparant du résidu sec .de @
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de l'extrait à l'acétone la graisse et la cholesterine par dissolution avec de l'aoétate d'éthyle, cependant que les phosphatides restants qui subsistent dans la résidu sec de la fraction à l'acétone sont repris par l'alcool méthylique (al- cool, éther, chloroforme). La suite du procédé correspond. au mode opératoire déjà décrit, la séparation de la graisse d'a- vec la cholestérine et ses esters ayant lieu par saponifica- tion de la graisse au moyen de lessive de soude et par extrac- tion par agitation avec de l'éther.
B) La matière première épuisée à l'acétone est soumise maintenant à un nouvel épuisement, complet, éventuellement en plusieurs fois, au moyen d'alcool absolu (ou d'alcool mé- thylique, de chloroforme ou d'éther). Au cours de cette extrac tion tous les lipoïdes (lécithine, cephaline et cérébrosides etc.) sont retirés complètement du tissu. -Pour empêcher un passage de matières inutiles (de ballast), telles que sels, albumine et produits de dégradation de l'albumine, l'extrait est encore une fois évaporé à siccité.
Le résidu sec forme la fraction II. c) La fraction I, obtenue par l'extraction à l'acétone et par la purification subséquente, et la fraction II, obtenue dans la deuxième phase par épuisement complet ultérieur de la matière première, sone reprises ensemble par un mélange d;al- cool, d'acétone et d'éther, par exemple en parties égales, dans lequel est contenu maintenant l'ensemble du complexe phy- siologique de lipoïdes qui existe dans la matière première et qui consiste dans les phosphatides, la lécithine et la cépha- line, les cérébroides, la sphingomyeline, la chollestérine et les esters de cholestérine,réunis dans le rapport de mélange naturel.
Pour transformer le complexe de lipoïdes dissous dans le mélange d'éther, d'acétone et d'alcool en une prépara- . tien propre à certains usages, on laisse tomber la solution
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goutte à F- 011 t te àqlls (1 1 t -- " .
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rer en même temps le solvant, utilement en travaillant dans le vide, mais en tout cas en chauffant doucement, la formation de l'émulsion aqueuse pouvant être favorisée par l'introduc- tion d'air stérile par un tube capillaire et par le mouvement ainsi produit.
Les épuisions de lipoïdes obtenues de cette manière, qui contiennent la totalité des lipotdes de la matiè- re première, sont complètement homogènes, présentent un haut degré de dispersité, sont exemptes de restes du solvant, ex- tracrdiaireement stables et stérilisablas même par ébullition.
On peut, sans danger d'une séparation en flocons ou d'une diminution inadmissible (insupportable) du degré de dispersité.
, transformer l'émulsion en une émulsion des lipoïdes dans une solution physiologique de chlorure de sodium, en ajoutant gout- te à goutte avec précaution à l'émulsion une solution stérile de chlorure de sodium, par exemple à 10%, en quantité telle que la solution présente une concentration de chlorure de so- dium d'environ 0,7 à 0,9 pour cent. Après mixtion complète, au cours de laquelle aucune séparation en flocons des lipoïdes ne se produit malgré la teneur en chlorure de sodium de l'é- mulsion, celle-ci peut être mise dans des récipients apppopri- és, dans des conditions stériles.
La standardisation des préparations est tràè simple dans ce procédé..Elle consiste en une détermination de la teneur en phosphore des lipoïdes dissous dans le mélange alcool-aoé- tone-éther de chaque charge, de laquelle on peut déduire quel- les quantités de la solution alcool-acétone-ether doivent être employées pour la préparation d'un litre d'émulsion de lipot- des.
A côté des effets techniques déjà décrits, qui consis- tent dans l'obtention d'émulsions de lipoïdes particulière- ment stables et stérilisables même par ébullition et, en par- ticulier, dans la préparation d'émulsions des lipoïdes en so- lution physiologique de chlorure de sodium, qui ne présentent
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aucune espèce de floculation pour une stabilité pratiquement ( illimitée, il est apparu que préparationde lipotdes obte- nues selon l'inventionont aussi une activité remarquable.
Exemple de réalisation.
100 grammes de cerveau de veau finement broyé sont épui- sés avec environ 300 cm3 d'acétone anhydre dans un appareil de
Soxhelet qui permet l'exécution de l'épuisement dans le vide, à 36 et moyennant emploi d'un vide d'environ 100 mm Hg, pen- dant 8 heures.
L'extrait est évaporé à siccité dans le vide et ensuite épuisé plusieurs fois avec de l'alcool méthylique froid Le résidu épuisé à l'alcool méthylique est ensuite additionné de
300 à 500 cm3 de lessive de potasse à 2%. Après saponifica- tion complète de la graisse neutre, le mélange est épuisé plus- fois par agitation avec de l'éther, ce qui fait que la choles- térine et ses esters passent en solution éthérée. Les phospha- tides dissous dans l'alcool méthylique, et la cholestérine dis- ?soute dans l'esner, ainsi que les esters ds le cholestérine, sont obtenue par évaporation à sicoité de la solution méthyl- alcoolique et de la solution éthére respectivement, et sont mis de côté comme fraction I.
Ensuite, la matière première épuisée à l'acétone est epui- sée complètement avec de l'alcool absolu (environ 300 cm3) dans un appareil Soxhlet identique, à 36 et à une pression d'environ 90 mmHg. Cet extrait est également évaporé à sic- cité et l'on obtient ainsi uns fraction II.
Les. fractions 1 et II sont alors reprises par environ
500 cm3 d'un mélange d'alcool absolu, d'acétone et d'éther en .parties égales. Ensuite, on opère un dosage du phosphore sur.
1cm3 de ce mélange, ce qui donne, par exemple, 0,36 mg de phos- phore par cm3 Si un récipient doit contenir, par exemple,
0,06 mg de phosphore (ce qui correspond à une teneur en phos-
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phatide d'environ 1,5 mg), le mélange aicool-acétoné-ether doit être repris ar one q>,s>niité sextuple d'eatz, c'est-à- dire xapànx#*±zxi x41 ntiXàxz xtupim par 3000 c3 d'eau dis- tillée.
Ceci a lien de la manière suivante: Dans un ballon à
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vide, la mélange alcool-acéto'J()-éther avec les lipoïdes qui y sont dissous est introduit par une tuyère ou ajutage dans 3000 cm3 d 'aIY#d..istillée et celle-ci est maintenue en mouve- ment continuel par un afflux d'air stérile. jans le vide et moyennant un léger chauffage, le solvant est chassé par évaporation et le mélange de lipoïdes est dis-
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tribué dan.s l'eau redistillae. Par audition subséquente d'une solution de chlorure de sodium à environ 10% en quantité cor- respondante, l'émulsion peut être amenée ensuite à la concen- tration physiologique, c'est-à-dire âtre reddue isotonique
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d'une solution de Na 01 à U,'7 -- 0,8 .
Ltéwllsion stable ob- tenue est stérilisée par ébullition et est mise en récipients appropries dans des conditions stériles. De la même manière,
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on peut préparer des épuisions de lipotdes xx;pax:ti::r.xj:!1ii:r](u:q. dexstiLi:x#xrâXixx stables en partant d'autres m matières premières animales.
REVENDICATIONS.
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1. Procédé de préparation d'émiilsions stables de lipot-
**ATTENTION** fin du champ DESC peut contenir debut de CLMS **.