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MEMOIRE DESCRIPTIF déposé à l'appui d'une demande de
BREVET D'INVENTION 1-1 Jean, Jules CASMAN " Installation de radioscopie en relief et obturateur conve- nant pour l'examen' radiocopique en relief ".
La, présente invention est relative à une installation de radioscopie en relief comprenant, d'une part, dans un plan parallèle à un écran fluorescent, un dispositif émettant deux flux de rayons X qui se succèdent alternativement et, d'autre part, un sélecteur ne laissant percevoir à un oeil de l'observateur que les images d'un corps produites par les rayons d'un flux et à l'autre oeil que les images produites par les rayons de l'autre flux,
Elle a comme objet une installation de ce genre dans laquelle la synchronisation entre les flux émis alternative- ment et la possibilité d'observation correcte de ces flux est obtenue facilement.
A cet effet, dans l'installation suivant l'invention, le fonctionnement du sélecteur susdit est lié électrique- ment à la succession de flux émis par une mme source.
Suivant une variante, le fonctionnement du sélecteur susdit est lié électriquement au courant d'alimentation de
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deux sources de rayons X.
En particulier, l'installation peut alors avantageusement comprendre deux ampoules à rayons X alimentées à partir, de courant alternatif et connectées de façon que la cathode de L'une soit reliée à l'anode de l'autre et vice-versa% . Ce montage permet de n'utiliser qu'un seul transformateur de haute tension.
Si l'on dispose de deux sources de rayons X alimentées chacune par un transformateur à haute tension, il suffit de brancher ces transformateurs sur le courant d'alimentation de manière telle qu'ils aient des con- nexions inverses .
Suivant une autre variante, le sélecteur susdit est entratné mécaniquement par le moteur qui entraîne un générateur rotatif produisant le courant d'alimentation des sources de rayons X.
Suivant une forma de réalisation, le sélecteur susdit est constitué par un disque tournant autour d'un axe perpendiculaire à l'écran et présentant au moins une paire de fentes annulaires qui s'étendent sur une partie de la circonférence seulement, à une distance radiale l'une de l'autre égale à la distance normale entra les deux yeux et qui sont diamétralement opposées, la vitesse de ce disque et le nombre de paires de fentes étant choisis en corrélation l'un avec l'autre et avec le rythme de l'alter- nance des flux de façon qu'il y ait une fente devant un oeil lorsqu'un flux est émis et une fente devant l'autre oeil lorsque l'autre flux est émis.
Avec un sélecteur de ce genre, l'onservateur est obli- gé d'observer l'écran d'un endroit bien déterminé et il est seul à pouvoir faire une observation à un moment donné quelconque ,
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Afin de permettre à l'observateur de se déplacer de- vant l'écran et de permettre l'examen radioscopique en relief d'un sujet par plusieurs observateurs à la fois, suivant l'invention, on a prévu un obturateur qui com- prend un support adaptable sur la tête de l'observateur et portant des coussinets pour un rotor opaque pouvant être mis en rotation autour d'un axe parallèle à une ligne¯passant par les centres des pupilles des deux yeux,
ledit rotor présentant an regard des yeux des fentes passant par l'axe de rotation et disposées l'une par rap- port à l'autre de façon que lorsque l'un des yeux voit l'écran à travers la fente en regard de lui, l'autreoeil ne peut pas voir l'écran parce qu'il n'y a pas de fente en regard de lui,
Si plusieurs observateurs portent chacun un obtura- teur de ce genre, ils peuvent donc procéder simultanément à l'examen radioscopique en relief d'un sujet tout en jouissant chacun d'une certaine mobilité.
Suivant une forme de réalisation avantageuse, l'arbre du rotor porte un moteur synchrone constitué par un bar- reau aimanté calé sur cet arbre et par un bobinage for- mant stator et pouvant être connecté à une source de cou- rant alternatif, le dit stator étant de position angulaire réglable autour de l'axe de rotation du rotor.
Un obturateur de ce genre peut faire partie d'une installation suivant l'invention, mais il va de soi qu'il peut également 'être utiliséavantageusement pour obtenir des radioscopies en relief lorsque les sources de rayons
X ne sont pas montées comme indiqué ci-dessus..
D'autres particularités et détails de l'invention apparaîtront au cours de la description des dessins annexés au présent mémoire,-qui représentent schématiquement ,et
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à titre d'exemple seulement, différentes formes de réalisation d'une installation suivant l'invention ainsi qu'un obturateur particulier conforme à l'invention.
La figure 1 est une vue en perspective d'une installation de radioscopie en relief suivant l'invention.
La figure 2 est une vue de l'obturateur de l'installation de la figure 1, suivant la face opposée à celle représentée à la figure 1.
La figure 3 est un schéma des connexions électriques des ampoules du type Coolidge représentées à la figure 1.
La figure 4 représente le transformateur de la figure 3.
La figure 5 représente une variante de l'obturateur de la figure 2.
La figure 6 est une vue en perspective d'un autre obturateur suivant l'invention.
La figure 7 est,un schéma des connexions électriques des ampoules du type Crookes utilisées dans une installation suivant l'invention.
Les figures 8 et 9 représentent chacunè.une ampoule double pouvant être utilisée dans une installation suivaut l'invention.
La figure 10 représente une partie de l'ampoule suivant la f ig. 9.
Dans ces différentes figures, les mimes notations de référence désignent des éléments identiques.
A la figure 1, on a représenté une installation de radioscopie en relief comprenant deux ampoules à rayons X désignées respectivement par 2 et par 3, par exemple deux tubes Coolidge , Ces deux ampoules sont placées l'une à côté de l'autre dans un plan parallèle
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un écran fluorescent, 4. Elles sont alimentées de façon à projeter alternativement sur cet écran l'image d'un corps
5 traversépar leurs rayons. Du côtéde l'écran 4 opposé à celui où se trouve le corps 5 à examiner, est monté un .sélecteur constitué par un disque 6 tournant autour d'un axe 7 perpendiculaire à cet écran . Ce disque est par exemple entraîné par un moteur synchrone 46 alimenté par un réseau à courant alternatif schématisépar deux conduc- teurs 17 et 18.
Le disque 6 présente une paire de fentes annulaires désignées respectivement par 8 et par 9. Ces fentes s'étendent chacune sur à peu près une moitié de, la circonférence et sont diamétralement opposées. Les fentes 8 et 9 sont à des distances différentes de l'axe du disque. La ',distance entre les deux circonférences suivant lesquelles ces fentes sont ménagées est égale à la distance normale entre les deux yeux d'un observateur 10, 'comme schématisé à la figure 2 où on voit le disque 6 suivant la face opposée à celle visible à la figure 1.
Les ampoules 2 et 3 sont connectées, comme représen- té à la figure 3,de façon que la cathode 11 de l'ampoule
2 soit connectée à l'anode 12 de l'ampoule 3 et la catho- de 13 de cette dernière à l'anode 14 de l'ampoule 2.
Les deux ampoules sont alimentées à partir d'un réseau à courant alternatif à l'aide d'un transformateur
15 qui comprend un primaire 16 raccordé aux conducteurs
17 et 18 du réseau et trois secondaires désignés respecti- vement par 19, 20 et SI.'Le secondaire 19 fournit la tension nécessaire aux anodes 12 et 14, tandis que les secondaires 20 et 21 fournissent la tension nécessaire au chauffage des filaments désignés respectivement par 13 et par 11.
Comme représenté à la figure 4, le transformateur
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15 est un transformateur à noyau magnétique fermé afin que les tensions fournies aux ampoules soient identiques.
Si le nombre de tours que le disque 6 fait en, une seconde est égal à la fréquence du courant d'alimentation des ataooulea 2 et 3 et si l'obturateur se place comme des schématisé à la figure 2 lorsqu'une/ampoules émet des rayons X, un des yeux ne peut voir que les images produites par une des ampoules et l'autre oeil que celles produites par l'autre ampoule.
Le disque peut tre entraîné facilement à la vitesse requise grâce à un moteur synchrone alimenté par le réseau à courant alternatif schématisé par les conducteurs 17 et 18. Si on estime que la vitesse de rotation du disque est trop grande, on peut réduire cette vitesse tout en con- servant les mêmes conditions d'observation, en pratiquant dans cedisque plusieurs paires de fentes au lieu d'une seule , A la figure 5, on a représenté un disque 6.dans le- quel on a pratiqué trois paires de fentes diamétralement opposées et écartées de l'axe de rotation du disque d'une distance égale à la distance normale entre les yeux d'un observateur . Chacune de ces fentes s'étend, non plus sur environ 180 , mais sur environ 60 .
Un tel disque peut tourner à une vitesse égale au tiers de celle du disque de la figure 2 pour ,la même fréquence d'alimentation des ampoules 2 et 3 et pour les marnes conditions d'observation.
La multiplication du nombre de paires de fentes n'est réalisable, en pratique, que si le disque présente des dimensions assez.grandes. Or, l'utilisation d'un disque à axe de rotation fixe du genre de celui dont il est auestion aux figures 1, 2 et 5, oblige l'observateur à se tenir immobile à un endroit déterminé et ne permet pas que deux observateurs fassent simultanément le même
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' examen radioscopique en relief. Pour qu'il en fut autre- ment, il faudrait que chaque observateur porte sur la tête un petit disque dont les fentes, semblables aux fen- tes 8 et 9 susdites, passeraient alternativement devant chaque oeil.
L'emploi d'un petit disque semblable tournant à très grande vitesse peut présenter certains inconvénients et; pour y remédier, on a prévu, suivant l'invention, d'utiliser un obturateur tel que celui représenté à la figure 6, Cet' obturateur se présente ous la forme générale d'une paire de lunettes comprenant un cadre 22 porté par deux branches 23 pivotant en 24. Ce cadre 22 peut reposer sur le sommet du nez d'un observateur par sa partie 25 pendant que les branches 23 reposent der- rière les oreilles comme les branches ordinaires d'une paire de lunettes. '
Dans ce cadre, sont montés deux coussinets 26 pour l'arbre 2'7 .d'un rotor opaque constitué-de deux cylin- dres 28 et 29 disposes de part et d'autredu moteur syn- chrone .
Celui-ci est constitué, ,en principe, par un barreau aimanté 30 calé sur l'arbre 27 et par un bobinage double 31 formant stator et porté par une couronne
32, celle-ci est de position angulaire réglable par rap- port au cadre 22. Les bobinages 31 peuvent être connectés par des conducteurs 33 au réseau à courant alternatif alimentant les.ampoules 2 et . Les cylindres 28 et
29, qui peuvent donc être mis en rotation autour d'un axe horizontal parallèle à une ligne payant par le centre des pupilles des deux yeux de l'observateur, présen- tent chacun une 'fente passant par l'axe de station. La fente ménagée dans le cylindre 28 est désignée par 34 et celle ménagée dans le cylindre 29 par 35.
Ces deux
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fentes sont dirigées l'une par rapport à l'autre de façon Que lorsque l'un des yeux voit l'écran fluorescent à travers la fente horizontale en regard de lui, dans le cas de la figure 6, la fente 34, l'autre oeil ne peut voir l'écran parce çue la fente 35 n'est pas en regard de lui.
Si la'vitesse de rotation du moteur synchrone compris entre les,cylindres 28 et 29 est égale à la fréquence du courant d'alimentation des ampoules 2 et 3, et si la couronne 32 a été amenée dans la position angulaire convenable, l'observateur voit alternativement les images émises par une des deux ampoules 2 et 3. La vitesse de rotation de ce moteur synchrone peut être différente de celle qui vient d'être indiquée, à condition que le nombre de fentes dans les cylindres 28 et 29 soit-choisi en corrélation avec cette vitesse de rotation de façon à permettre la vision par chaque oeil chaque fois que l'ampoule correspondante émet des rayons X .
Les -ampoules émettant les rayons X ne doivent pas nécessairement être des ampoules du type Coolidge. Elles peuvent également être constituées par des tubes de Crookes 36 et 37 (figure 7), mais, dans ce cas, il est utile de monter en série avec elles des valves, telles que 38 et 39, empêchant le courant de circuler dans le sens pour lequel l'ampoule se détériorerait.
On peut également imaginer l'emploi \d'une ampoule double, par exemple d'une ampoule telle que celle représentée à la figure 8, contenant deux cathodes il et 13 et deux andes 12 et 14 dans un même récipient en verre 40. Dans ce cas, les anodes et les cathodes peuvent être connectées comme représenté à la figure 3 pour les ampoules du type Coolidge 2 et 3. Si l'ampoule était du type @
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Crookes, les anodes et les cathodes-pourraient être connec- tées comme les anodes et les cathodes de la figure 7,
L'ampoule simple ou double pourrait aussi être du type à anode tournante telle que celle représentée à la figure 9.
Cette ampoule comprend dans un récipient en verre 41 deux cathodes 42 et 43 en face desquelles est disposée obliquement une anode tournante ajourée 44. Celle- ci est entraînée par un moteur syncnrone 45 alimenté par la même source de courant que' celle qui alimente le moteur d'entraînement du sélecteur constitué par le disque- 6 aux figures 1 et 2 et par les'cylindres 28 et 29 à la figure
6.
La figure 10 représente l'anode tournante 44 de fa- ce... On y voit une fente semi-circulaire 44a permettant le passage des rayons cathodiques .Dans lecas d'emploi 'de l'ampoule des figures 9 et 10, la: liaison électrique entre le sélecteur ou obturateur et l'émission alternée des rayons X est réalisée par le courant qui entraîne l'anode tournante et non plus par le courant qui alimente les ampoules à rayons X comme aux figures 3, 7 et 8.
On peut concevoir également que le fonctionnement du sélecteur soit lié électriquement à la succession des flux émis par une même 'source par l'intermédiaire d'une. cellule photo-électrique se trouvant sur le trajet des flux émis par une'des sources de rayons X et contrôlant la.vitesse de rotation de l'obturateur.
Une autre façon de réaliser le synchronisme entre le mouvement du sélecteur et l'émission alternée des rayons ' X consiste à employer le moteur qui entraîne un générateur rotatif produisant le courant d'alimentation des sources. de rayons X, pour entraîner mécaniquement ce sélecteur.
Quelles que soient les sources de rayons X uti,li- , @
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sées, celles-ci peuvent être montées de façon qu'on puisse faire varier leur distance dans le plan parallèle à l'écran fluorescent 4 afin de pouvoir faire varier l'impression du relief . Dans le même but, on pourrait également monter les ampoules de façon à pouvoir faire varier la distance entre leur plan et le plan de l'écran 4.
Il est évident que l'invention n'est pas exclusi- vement limités aux formes de réalisation représentées et que bien des modifications peuvent être apportées dans la forme, la disposition et la constitution de certains des éléments intervenant dans sa réalisation, sans sortir de la portée du présent brevet, à condition que ces modifications ne soient pas en contradiction avec l'omet de chacune des revendications suivantes. v REVENDICATIONS.
1. Installation de radioscopie en relief comprenant, d'une part, dans un plan parallèle à un écran fluorescent, un dispositif émettant deux flux de rayons X qui se succèdent alternativement et, d'autre part, un sélecteur ne laissant percevoir à un oeil de l'observateur que les images d'un corps produites par les rayons ,d'un flux et à l'autre oeil que les images produites par les rayons de l'autre flux, caractérisée en ce que le fonctionnement du sélecteur susdit est lié électriquement à la succession de flux émis par une même source.