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la Société dite: N.V. PHILIPSY GLOILA14PENFABÜIEKEN. pour : Procédé pour la suppression du dépôt de carbone dans un carburateur à huile, et brûleur approprié à l'application de ce procédé.
Les carburateurs alimentés d'huiles combustibles su- jettes à déposer du carbone, présentent un inconvénient: au bout d'un certain temps, le carburateur est tellement encrassé par le dépôt de carbone, qu'il faut procéder à un nettoyage à fond du brûleur. Ce nettoyage entraîne la mise hors service momentanée du carburateur, ce qui constitue évidemment un inconvénient. En général, le carbone se forme à diverses températures. Pour presque toutes les sortes d'huile combustible, on peut cependant indiquer une zone de températures dans laquelle tend à se former un important dépôt de carbone. Parfois, ce dépôt gênant est dénommé amas de carbone. L'expérience a prouvé que cet amas se produit lorsque l'huile combustible vient en contact avec des parties du brûleur portées à une température favorable à la formation de cet amas.
Cependant, du carbone peut aussi se déposer d'une façon gênante au-delà de cette zone de températures, et ce dépôt peut provoquer l'encrassement du brûleur.
L'invention fournit des moyens d'éviter, au moins partiellement, le dépôt de carbone sur les organes d'un carburateur à huile combustible.
Dans le procédé conforme à l'invention, pour supprimer au moins partiellement le dépôt de carbone sur des organes d'un carburateur à huile combustible lors de la gazéification d'huile sujette à déposer du carbone à chaud, à l'aide d'air de combustion préchauffé à une température telle que les particules de carbone disparaissent par oxydation, l'huile de combustion, portée à une température à laquelle il ne se produit pas de dépôt gênant de carbone,est amenée d'une canalisation sur la surface d'un ou de plusieurs vaporisateurs d'oà le combustible est alors vaporisé par la chaleur que le ou les vaporisateurs ont absorbée de l'air préchauffa,
tandis que les parties du carburateur en contact avec l'huile combustible sont disposées de manière que leur température se trouve en deçà ou au delà de la zone de températures dans laquellel'huile combustible forme un dépôt de carbone.
Dans ce procédé, la formation d'un dépôt gênant de carbone est donc évitée tout d'abord par un choix judicieux du montage des organes du carburateur. A sa sortie du conduit d'alimentation l'huile combustible se trouve à une température inférieure à celles de la zone critique pour la formation d'un amas de carbone et sur
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le ou les vaporisateurs, portés à une température supérieure à celles de cette zone critique, elle ne vient nulle part en contact avec des parties du brûleur pendant le temps qu'elle se trouve à une température critique pour la formation d'un amas de carbone.
Il ne peut donc se former d'amas de carbone. Pendant le passage de la zone de températures critique, il. se produira évidemment un dépôt de carbone, mais ce carbone est alors entraîné par l'air de combustion vers le ou les vaporisateurs et y est porté à une température à laquelle le carbone disparait immédiatement par oxydation, de sorte qu'il ne peut y provoquer d'amas.
Dans une forme d'exécution du procédé conforme à l'invention, le vaporisateur affecte une forme telle que, par suite de la transmission de chaleur entre l'air de combustion et le vaporisateur, la surface de ce dernier est portée à une température pour laquelle le dépôt de carbone formé sur le vaporisateur est enlevé par oxydation. On obtient ainsi, d'une manière très simple, la température requise du vaporisateur.
Un brûleur approprié à l'application du procédé conforme à l'invention, présente la particularité que l'extrémité de la canalisation d'alimentation d'huile et que le côté du vaporisateur ou des vaporisateurs tourné vers cette extrémité, soient disposés, l'un par rapport à l'autre, de manière à former un espace libre entre cette extrémité de la canalisation d'alimentation et le coté du ou des vaporisateurs tourné vers cette extrémité.
Dans une forme d'exécution du brûleur conforme à l'invention, pour favoriser la transmission de chaleur entre l'air de combustion et le vaporisateur, la surface du vaporisateur comporte des nervures, des ailettes ou d'autres moyens d'augmenter la surface de ce vaporisateur. Suivant l'invention, il est avantageux que le brûleur consiste en une pièce tubulaire pour l'alimentation en air de combustion et en un vaporisateur essentiellement cylindrique monté dans le centre du corps tubulaire, vaporisateur dont l'extrémité tournée vers la conduite d'alimentation d'huile est conique.
Une autre forme d'exécution du brûleur conforme à l'invention, présente la particularité de comporter une pièce tubulaire, remplie de pierres réfractaires que traverse l'air de combustion, pièce tubulaire dans laquelle débouche aussi la conduite d'alimentation d'huile.
Pour éviter que la conduite d'alimentation d'huile combustible soit portée à une température très élevée par l'air de combustion qui la lèche, suivant l'invention, il peut être avantageux de munir cette conduite de moyens réfrigérants.
La description du dessin annexé, donné à titre d'exemple non limitatif, fera bien comprendre comment l'invention peut être réalisée, les particularités qui ressortent tant du texte que du dessin faisant, bien entendu, partie de ladite invention.
Les fig. 1 et 2 représentent schématiquement deux formes d'exécution d'un brûleur conforme à l'invention.
Le brûleur montée sur la fig. 1 consiste essentiellement en une pièce tubulaire 1, alimentée à la partie supérieure, dans la direction des flèches A,. d'air de combustion préchauffé, en une conduite d'alimentation d'huile combustible 2 et en un vaporisateur 3, qui est suspendu dans la pièce tubulaire 1 à l'aide de quelques supports 4. La flamme' quitte le brûleur à la partie inférieure de la pièce tubulaire 1.
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Ce brûleur fonctionne de la manière suivante: l'air de combustion amené dans la direction des flèches A est préchauffé à une température telle que si l'on ne prenait pas de mesures spéciales, l'huile de combustion qui est chauffée par cet air de combustion et qui pénètre dans le brûleur par la canalisation 2, déposerait du carbone qui pourrait provoquer l'encrassement des organes du brûleur. Cet encrassement se produit en particulier lorsque la trajectoire de l'huile combustible rencontre des organes du brûleur portés à une température particulièrement indiquée pour provoquer le dépôt de particules de carbone.
Dans le brûleur représenté sur le dessin, on évite cet inconvénient en montant le vaporisateur 3 par rapport à l'ouverture de sortie 2a de la conduite d'alimentation d'huile 2, de manière qu'entre cette ouverture de sortie 2a et le sommet 6 du vaporisateur 3 ne se trouvent pas d'organes du brûleur portés à cette température. Le vaporisateur 3 absorbe en effet, de l'air de combustion qui le lèche, une quantité de chaleur telle que la température de la surface du vaporisateur 3 dépasse notablement celle à laquelle le combustible dépose du carbone.
Les particules de carbone produites pendant le passage de la zone de température dans laquelle pourrait se former un dépôt de carbone, sont, il est vrai, entraînées par l'huile combustible et par l'air de combustion vers la surface du vaporisateur 3, mais cette surface est portée à une température plus élevée à laquelle les particules de carbone déposées sur cette surface disparaissent pratiquement immédiatement par oxydation, de sorte qu'il ne dépose pas sur ce vaporisateur de carbone qui pourrait en provoquer l'encrassement. L'exemple suivant donne une idée des températures rencontrées pendant le fonctionnement du brûleur.
Une huile combustible déterminée est introdute à une température d'environ 20 C dans la canalisation d'alimentation 2 et, par suite du chauffage de cette conduite provoquée par l'air de combustion.qui la lèche, au moment où l'huile quitte, en général sous forme de gouttelettes, l'ouverture de sortie 2a de cette canalisation, elle se trouve à une température d'environ 100 C. L'air de combustion est préchauffé à une température d'environ 550 C. Par suite de la transmission de chaleur de l'air de combustion au vaporisateur 3, la surface de ce dernier sejtrouve à une température d'environ 450 C. La présence des nervures 5 sur la surface du vaporisateur ass-ure en effet une bonne transmission de chaleur entre l'air de combustion et le vaporisateur.
Entre cette ouverture de sortie et le sommet 6 du vaporisateur 3, l'huile combustible sortant en 2a de la conduite d'huile combustible sera donc portée très rapidement à une température d'environ 450 C environ par absorption de chaleur de l'air de combustion et parcourt donc la zone de températures dans laquelle cette huile combustible présente une forte tendance à la formation d'un amas de carbone sans venir en contact avec des organes du brûleur sur lesquels pourrait se déposer un tel amas. Les particules de carbone produites pendant le passage de cette zone de températures sont entraînées par l'huile combustible, éventuellement par l'air de combustion, et se déposent sur la surface du vaporisateur 3, mais disparaissent cependant immédiatement de cette surface par oxydation.
Le combustible qui parvient sur le vaporisateur 3 se répand uniformément sur la surface de ce vaporisateur, grâce à la forme conique de ce dernier, absorbe de la chaleur, se vaporise et la vapeur de combustible ainsi obtenue se mélange avec l'air de combustion pour former un gaz combustible, de sorte qu'à la,partie inférieure du brûleur se produit une flamme. Pour empêcher que la conduite d'alimentation d'huile 2 soit portée à une température trop élevée, on peut la munir de moyens réfrigérants.
En principe, l'exécution du brûleur montré sur la fig.2., est identique à celle du brûleur montré sur la fig.l; le vaporisateur 3 de la fige 1 est cependant remplacé par une certaine quantité de pierres réfractaires 7, posées sur une toile métallique 8. Le combustible sortant de la canalisation d'alimentation d'huile 9
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tombe goutte à goutte sur ces pierres réfractaires et se vaporise sous l'effet de la chaleur que ces pierres ont absorbée de L'air de combustion amené à la partie supérieure du brûleur. Dans cette forme d'exécution aussi, le côté inférieur 10 de la canalisation d'huile est disposé par rapport au niveau supérieur des pierres 7,de manière qu'il ne puisse se former d'amas de carbone dans le brûleur.
Il va de soi que, dans la construction du brûleur et en particulier dans le montage relatif de la canalisation d'alimenta- tion d'huile et du vaporisateur, il faut tenir compte de la sorte d'huile combustible qui sera utilisée dans le brûleur.