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Procédé de traitement de matières filamenteuses ou de fourrures animales.
La présente invention a pour objet un procédé de traitement du pelage des animaux (on entend ici par le mot '''pelage'' une fourrure constituée par une peau recou- verte de poils ou d'autres filaments) en vue de changer de façon permanente la tendance des filaments à prendre la direction do l'axe, ce changement étant obtenu en redressant ou en frisant ces filaments d'une façon per- manonte, en leur donnant du brillant ou un certain fini, pour les rendre résistants à une action chimique ou mécanique, ainsi qu'aux attaques d'insectes tels que les mites, ou au retrait.
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Le procédé de traitement du pelage des animaux consiste à activer la substance génératrice des filaments (c'&st-â-dire la substance dont sont formés les filaments non traites, ou un ou plusieurs constituants de cette substance) au moyen d'un agent d'activation tel qu'un catalyseur en présence d'un réactif capable de former un produit de condensation ou un corps résinoide en com- binaison (chimique) avec cette substance génératrice, et à appliquer simultanément à ces filaments une tension axiale et de la chaleur.
Le mécanisme chimique est analogue à celui de la formation de la résine synthétique, mais dans ce cas les groupes fonctionnels chimiques actifs de la substance génératrice des filaments jouent le rôle de l'un des agents de réaction, de polymérisation ou de condensation, tandis que l'autre est fourni suivant les exigences pour produire la réaction désirée, sans détruire notablement la structure physique du filament lui-même. Pour appli- quer la tension axiale, on peut peigner les filaments ou bien les enrouler fortement sur un mandrin. On emploie le peignage pour donner la tension lorsque la direction axiale des filaments doit devenir droite ou se rapprocher davantage de la ligne droite, tandis qu'on emploie, pour le même but, l'enroulement autour d'un mandrin lorsqu'on désire donner une forme courbe aux filaments ou en aug- menter la courbure.
L'invention est applicable au traitement d'un pelage tanné, comme celui du mouton par exemple (teint ou non) pour redresser la laine en lui conservant cette position en permanence et lui donner du brillant et un
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certain fini tel que la peau ainsi traitée puisse ser@ir à faire des fourrures vestimentaires imitant d'autres fourrures plus coûteuses.
Lorsqu'on utilise des peaux de mouton teintes ou un autre pelage animal teint, on peut teindre la laine ou le poil et la peau au moyen d'un colorant un groupe amino à réaction potentielle capable de réagir sur l'aldéhyde formique, d'autres aldéhydes ou leurs produits de substitution ou dérivés pouvant réagir, tels que les aldéhydes chloriques, les sulfoxalates, les acétals, les aldéhydes-ammoniaques, les aldéhydes-hy.- drates, etc..., dont le noyau aldéhyde est disponible.
Jusqu'ici on a essayé d'obtenir ce redressement, mais on a constaté que le résultat n'était pas permanent, la laine se frisant ou redevenant angulaire après avoir été mouillée. Avant la présente invention on s'était simple- mant efforcé de recouvrir les fibres pour tâcher de les redresser et de les maintenir droites, mais la matière de revêtement n'avait aucune persistance, car elle formait un simple revêtement extérieur sur les filaments et, dans la plupart des cas, une couche incomplète.
Les poils ou les matières filamenteuses ana- logues formant un revêtement sont fortement attaquées, jusqu'à un point tel qu'elles peuvent même être dissoutes, par les alcalis énergiques tels que la soude caustique.
Les inventeurs ont trouvé qu' en traitant ces matières de recouvrement suivant l'invention, il est possible de les rendre générale.ment plus résistantes à ces produits chimiques ou de les rendre beaucoup moins attaquables par ceux-ci.
On peut utiliser différentes substances de.ré-
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action pour la mise en pratique de l'invention et les exemples suivants ne sont queues cas d'application des principes du traitement d'un pelage tanné, teint ou non, tel que celui du mouton, ou de toute autre fourrure tendre ou dure, ou de la laine, des poils, ou des soies pour redresser la laine, les poils ou le crin et leur donner un beau brillant, en vue de rendre la laine in- attaquable aux mites et de lui donner des propriétés hy- drophobes (pour la rendre résistante à l'eau). Le brillant cst fonction du redressement. On ne peut pas obtenir le brillant ou l'éclat en frisant la fourrure outre mesure, à cause du changement apporté aux propriétés de réflexion de la lumière par la structure produite.
EXEMPLE I
On commence (mais cette opération n'est que facultative) par dégraisser la fourrure tannée et séchée, teinte ou non, soit par un lavage, soit par un traitement au moyen d'un solvent à base d'hydrocarbure tel que l'essence de pétrole, le benzol ou des éthers ou des hy- drocarbures substitués au chlore ou par tout agent ap- proprié de dégraissage ou de lavage, après quoi on peut sécher la fourrure ou non. Si la fourrure était sèche auparavant, on la fait tremper complètement dans l'eau pour imprégner la peau ou le cuir. L'eau sert de véhicule pour assurer l'introduction uniform et graduelle d'une substance convenablement choisie qui pénétrera dans la structure fibreuse du cuir en recouvrant celui-ci de façon à empêcher tout contact nuisible, avec lui, des ré- actifs qui seront appliqués ultérieurement.
A titre d'ex- emple d'une telle substance on citera une solution aqueuse
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de sirop de grain ayant une concentration de 50 à 85%.
Le traitement préliminaire par l'eau est une pratique courante dans les tanneries pour assurer la pénétration uniforme des agents d'apprêt ou d'adoucissement, que la peau ait été épilée ou non. En ce qui concerne le pro- cédé dont il s'agit ici, on élimine l'eau en excès, puis on recouvre la peau à fond, du côté opposé à celui du poil ou de la laine, avec une solution aqueuse d'une matière inerte ou ne réagissant pas, comme celles qui sont citées plus haut.
Après l'imprégnation du cuir au moyen de cette solution, on sèche la fourrure à fond. Ce séchage est utile pour deux raisons : parce que si le cuir est imprégné d'humidité, il retirera sélectivement du mélange de réaction les constituants les plus hy- droscopiques, tels que les acides minéraux, ce qui en- traînera la destruction du cuir et, deuxièmement, parce qu'il n'est pas utile d'introduire dans la solution d'im- prégnation une quantité d'eau plus grande que celle qui est exigée par les calculs. L'application d'une solution aqueuse de sirop de grain a pour but de former une pellicule continue sur la surface du cuir, ainsi qu'à l'intérieur de sa structur.e fibreuse, pour empêcher toute action nuisible du réactif ou des réactifs employés ultérieurement. En d'autres termes, il s'agit d'une ap- plication à titre de protection.
On emploie le sirop de grain à cause de son prix réduit et de la facilité avec laquelle on peut se le procurer, mais on peut aussi utiliser d'autres substances telles que le bori-borate de glycol, le bori-borate de glycéryle ou d'autres matières
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semblables, solubles dans l'eau et formant des pellicules, ou une solution de paraffine ou d'une autre cire dans un hydrocarbure.
Lorsque la fourrure tannée a été ainsi préparée, on la traite au moyen d'un réactif préparé de la façon suivante : On ajoute, à 60 parties en poids de crésol du commerce, 40 parties d'un mélange azéotropique composé de benzol, d'alcool et d'eau. Ce mélange est saturé avec une quantité d'acide chlorhydrique suffisante pour donner l'acidité voulue qui peut varier entre 0,1 et 0,4 de la normale.
Au lieu d'acide chlorhydrique, on peut employer aussi d'autres acides minéraux, des matières acides ou des substances donnant naissance à des acides et possédant des propriétés de condensation. A titre d'exemple, on peut citer l'acide sulfurique, des mélanges de chlorure d'aluminium anhydre et d'acide chlorhydrique, le chlorure de magnésium, le chlorure de zinc, l'acide sulfurique substitué alcoylique ou arylique, les acides sulfoniques, etc...
On peut donc utiliser 60 parties de crésol, 8 parti.es d'alcool éthylique dénaturé, 40 parties de benzol, et 4 parties d'acide chlorhydrique concentré. Cette con- centration de l'acide doit être soigneusement équilibrée, parce que si elle est trop grande elle détruira le mélange azéotropique, et si elle est trop petite elle réduira l'allure de la réaction pendant le traitement ultérieur de la laine.
L'acide chlorhydrique ou l'autre acide ou subs- tance acide sert de catalyseur ou d'agent déshydratant pouvant jouer le double rôle de catalyseur et d'agent
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fournissant des substances conderisables, par exemple dans le cas d'acides sulfoniques hydroxygénés ou aminogénés, et on peut les ajouter de toute façon ap- propriée, par exemple en faisant barboter de l'acide chlorhydrique gazeux à travers le mélange ou en faisant dissoudre la substance acide dans la solution.
On porte par exemple le mélange ou la solution pré- parés avec de l'acide chlorhydrique à une température variant entre environ 30 et 55 C, et lorsque la peau a été ainsi préparée, on la plonge dans cette solu- tion pendant un laps de temps allant de 15 à 300 minutes. Lorsqu'il s'agit de peaux de mouton, un traitement de 120 minutes à 38 C donne de bons ré- sultats. Pendant ce laps de temps, on peut agiter la peau soigneusement pour assurer un bon contact uniforme entre la substance de réaction et la laine.
A la fin de ce laps de temps, on retire la peau plongée dans le bain et on en sépare l'excès de solu- tion de traitement par voie mécanique, par exemple par calandrage ou essorage centrifuge ou par lavage avec du benzol ou un autre solvant approprié suivant l'état de rigidité du cuir, qui ne doit ni être plié ni froissé lorsqu'il est rigide. Une partie du liquide d'imprégnation pénètre dans les fibres de recouvrement elles-mêmes et une partie seulement est retenue par attraction capillaire, le reste étant indésirable pour cette opération et éliminé, ne serait-ce que pour éviter tout gaspillage.
Après l'élimination de la solution en excès, on plonge la peau dans une solution d'aldéhyde formique du
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commerce ayant une concentration d'environ 40% en volume et une température comprise entre 30 et 60 C environ, et on l'y laisse pendant 5 à 30 minutes. Pour une peau de mouton, un traitement de 20 minutes à 45 C donne de bons résultats.
Aux hautes températures et avec des réactifs de la concentration indiquée, la durée du traitement néces- saire est plus courte. Il est désirable que les change- ments désirés soient produits dans le minimum de temps, avec des réactifs relativement énergiques, mais sous ce rapport on est limité par le laps de temps dont le ré- actif a besoin pour pénétrer dans le revêtement. La sur@e de la réaction à une concentration donnée est inversement proportionnelle aux températures. La température de ré- action pour un laps de temps donné est inversement pro- portionnelle à la concentration des réactifs entre certaines limites. Le traitement doit être réglé suivant les besoins en tenant compte des parties périssables du pelage.
Les inventeurs ont trouvé que le traitement au moyen d'aldéhydes de réaction en général et d'aldéhyde formique dans ce cas particulier, après l'imprégnation, donne un meilleur produit. Ceci semble s'expliquer par le fait qu'en ce qui concerne une partie des groupes amino entrant dans la constitution du revêtement et qui, jusqu'ici, ont été rendus actifs par l'acidité de la solution d'imprégnation, il est facile de les faire entrer en réaction sur l'aldéhyde formique pour donner naissance aux produits de condensation bien connus entre les amines et les aldéhydes. En outre, dans ces conditions, l'aldé-
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hyde formique réagit sur une partie de l'excès de crésol absorbé par le revêtement fibreux ce qui donne naissance à des produits analogues à la "Bakélite".
On retire maintenant le pelage qui était plongé dans le bain mentionné en dernier lieu, on lé lave à l'eau courante froide, puis on le fait tremper pendant un laps de temps suffisant dans une solution contenant en- viron 30gr. de sel commun par litre avec une quantité égale de bicarbonate de soude. L'eau courante froide a pour but d'éliminer l'aldéhyde formique autant que possi- ble. Pendant le traitement au moyen d'aldéhyde formique la protection assurée au cuir par la matière inerte em- ployée dans cet exemple est annulée, parce que cette matière inerte est soluble dans la solution d'aldéhyde formique.
L'opération suivante, qui est le lavage, a pour but d'éliminer (aussi complètement que possible) toutes les substances entraînées qui ont été employée pendant l'imprégnation et pendant le traitement par l'aldéhyde formique, ainsi que d'éliminer complètement, la substance inerte qui a été employée pour protéger le cuir. Une élimination incomplète des substances mention- nées ci-dessus aurait pour résultat un grave affaiblisse-- ment, sinon une destruction complète du cuir pendant le traitement thermique subséquent ou le peignage subséquent destiné à donner de la tension. Le rôle du sel dans la solution saline est de supprimer le gonflement du cuir, gonflement qui annulerait les effets du tannage.
Le bi.- carbonate de soude est employé pour fournir une quantité suffisante d'alcali efficace (qui ne soit pas trop al- calin) pour neutraliser l'acide chlorhydrique pouvant
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avoir été retenu ou adsorbé par 1e cuir ou la matière de recouvrement. Après cette trempe, qui a pour but d'éliminer les dernières traces d'acide, on lave la peau avec de l'eau. Ce lavage a pour but de débarrasser la peau de tout le sel provenant de la solution précédente et y ayant pénétré, et de celui qui a été formé aux dépens de l'acide chlorhydrique et du bicarbonate de soude sur la face intérieure de la peau. Le but général est de débarrasser la peau du chlorure de sodium.
On prépare ensuite la peau en vue du traitement de finissage mécanique en appliquant une tension axiale par une opéra- tion de peignage, opération pendant laquelle la tempéra- ture de la laine doit être comprise entre 70 et 1100 C.
Cette préparation comprend l'arrosage au jus de tannée gras, le passage au tambour, le séchage, etc.., toutes opérations qui sont bien connues dans l'industrie du tan- nage. Ce traitement thermique complète la formation des produits de condensation résineux ou résinoides qu'il s'agit de produire. L'opération de tension ainsi ef- fectuée sur le recouvrement sec et modifié chimiquement aide à compléter les réactions de condensation qui avaient eu lieu à des températures inférieures.
EXEMPLE 2
Cet exemple est une variante de l'exemple 1.
Après que le recouvrement filamenteux de la peau tannée et séchée a été dégraissé par le passage de la peau au tambour avec de la sciure ou un absorbant analogue, on traite cette peau en la brossant ou d'une façon analogue avec un mélange des réactifs. A titre d'exemples de ré- actifs on citera le mélange suivant:
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EMI11.1
<tb> Méta-crésol <SEP> du <SEP> commerce <SEP> 5 <SEP> parties
<tb>
<tb> Alcool <SEP> 40 <SEP> "
<tb>
<tb> Eau <SEP> 13 <SEP> "
<tb>
<tb> Aldéhyde <SEP> formique <SEP> du
<tb> commerce <SEP> à <SEP> 40% <SEP> 40 <SEP> "
<tb>
<tb> Acide <SEP> chlorhydrique <SEP> du
<tb> commerce, <SEP> concentré <SEP> 2 <SEP> "
<tb>
On laisse le mélange de réactifs en contact avec le recouvrement de laine ou de poils pendant un laps de temps d'environ une minute ou jusqu'à siccité, après quoi on peigne le recouvrement filamenteux de la peau en le chauffant. Il ne convient pas d'effectuer le peignage pendant que la peau est encore légèrement humide.
EXEMPLE 3
Cet exemple est une variante de l'exemple 2, variante dans laquelle l'imprégnation du revêtement fila- menteux de la peau est effectué avec les réactifs en deux phases.
A titre d'exemple de la composition du mélange réactif, on citera la suivante:
EMI11.2
<tb> a) <SEP> Méta-crésol <SEP> du <SEP> commerce <SEP> 10 <SEP> parties
<tb>
<tb> Alcool <SEP> 50 <SEP> "
<tb>
<tb> Eau <SEP> 48 <SEP> "
<tb>
<tb> Acide <SEP> chlorhydrique <SEP> du
<tb> commerce, <SEP> concentré <SEP> 2 <SEP> "
<tb>
<tb> b) <SEP> Aldéhyde <SEP> formique <SEP> du
<tb> commerce <SEP> à <SEP> 40% <SEP> 50 <SEP> "
<tb>
<tb> Alcool <SEP> ou <SEP> eau <SEP> 50 <SEP> "
<tb>
Appliquer le mélange a) sur le recouvrement filamenteux de la peau comme dans l'exemple 2 et le lais- ser en contact avec ce recouvrement pendant 15 minutes à 3 heures.
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Appliquer ensuite le mélange b) à la brosse et le laisser en contact avec le recouvrement filamenteux de la peau pendant 5 minutes environ ou jusqu'à siccité..
Le peignage et les autres opérations ont lieu comme dans l'exemple 2.
Au lieu de méta-crésol on peut employer d'autres composés hydroxy-aromatiques tels que le 2,4,5-trichloro- phénol ou le 2,4,6-trichlorophénol ou le 2-bromo-4-phényl- phénol, etc...
Dans certains cas, il faut modifier les propor- tions d'alcool et d'eau pour obtenir un mélange homogène.
EXEMPLE 4
Cet exemple est une variante des exemples 2 et 3, variante dans laquelle l'agent de condensation (acide) et le résidu condensable (composé hydroxy-aromatique) font partie de la même molécule. A titre d'exemple, on peut recommander les réactifs suivants:
EMI12.1
<tb> a) <SEP> Acide <SEP> crésol-sulfonique <SEP> 10 <SEP> parties
<tb>
<tb> Alcool <SEP> 40 <SEP> "
<tb>
<tb> Eau <SEP> 50 <SEP> "
<tb>
<tb> b) <SEP> Aldéhyde <SEP> formique <SEP> du
<tb> commerce <SEP> à <SEP> 40% <SEP> 50 <SEP> "
<tb>
<tb> Eau <SEP> ou <SEP> alcool <SEP> 50 <SEP> "
<tb>
On procède de la façon suivante:
1) En mélangeant les solutions a) et b) en volumes 6gaux et en opérant comme dans l'exemple 2, ou
2) en utilisant les solutions séparément comme cela est indiqué dans l'exemple 3.
Le finissage des peaux est effectué comme cela est indiqué dans les exemples 2 et 3.
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L'acide crésol-sulfonique peut être remplacé par d'autres acides sulfoniques hydroxy-aromatiques, tels que l'acide sulfosalicyclique.
EXEMPLE 5
Cet exemple montre l'utilisation d'un catalyseur constitué par un acide sulfonique.
On procède de la façon décrite dans l'exemple 2.
Le mélange de réactifs recommandé est le suivant:
EMI13.1
<tb> Méta-cr6sol <SEP> du <SEP> commerce <SEP> 5 <SEP> parties
<tb>
<tb>
<tb>
<tb> Acide <SEP> isopropyl-naphtalène-
<tb>
<tb>
<tb> sulfonique <SEP> 5 <SEP> "
<tb>
<tb>
<tb>
<tb> Eau <SEP> 10 <SEP> "
<tb>
<tb>
<tb>
<tb>
<tb> Alcool <SEP> ' <SEP> 40 <SEP> "
<tb>
<tb>
<tb>
<tb>
<tb>
<tb> Aldéhyde <SEP> formique <SEP> du
<tb>
<tb> commerce <SEP> à <SEP> 40% <SEP> 40 <SEP> "
<tb>
EXEMPLE 6
Dans cet exemple, l'agent d'activation ou de condensation utilisé est une amine aliphatique.
On procède comme indiqué dans l'exemple 3 et. e mélange de réaction utilisé est le suivant:
EMI13.2
<tb> a) <SEP> Ethylène <SEP> diamino <SEP> 5 <SEP> parties
<tb>
<tb>
<tb>
<tb> Eau <SEP> 55 <SEP> "
<tb>
<tb>
<tb>
<tb> Alcool <SEP> 5 <SEP> "
<tb>
<tb>
<tb>
<tb>
<tb> b) <SEP> Aldéhyde <SEP> formique <SEP> du
<tb>
<tb>
<tb> commerce <SEP> à <SEP> 40% <SEP> 50 <SEP> "
<tb>
<tb>
<tb>
<tb> Eau <SEP> ou <SEP> alcool <SEP> 50 <SEP> "
<tb>
Le finissage de la peau a lieu comme dans l'exemple 3.
Parmi les substances de réaction qui ont été indiquées dans l'exemple 1, l'une, le crésol, qui est un composé hydroxy-aromatique, est utilisée suivant l'inven-
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tion. Le crésol n'a qu'une solubilité limitée dans l'eau, mais il est complètement miscible dans les hydrocarbures et l'alcool. L'acide chlorhydrique dont la présence est également nécessaire pour la réaction, est légèrement soluble dans les hydrocarbures et dans le crésol, mais il est très soluble dans l'eau. En conséquence, pour faire un mélange homogène d'acide chlorhydrique, d'hydrocarbure et de crésol, il convient d'employer une quatrième subs- tance que l'on peut appeler un homogénéiseur. Dans le cas présent, cet homogénéiseur est l'alcool.
Il se forme entre l'alcool, le benzol et l'eau, des mélanges ayant, un point d'ébullition constant et dont le mélange azéotropi- quc est un exemple. Ce mélange azeotropique dissoudra le gaz acide chlorhydrique en quantité suffisante pour les besoins de la présente invention sans que l'équilibre soit troublé. Toutefois, si la tolérance maxima pour ce mélange azéotropique est dépassée quant à l'acide chlorhy- driquc, l'homogénéité du mélange est détruite et ce mélange se sépare en deux couches composées, l'une principalement d'acide chlorhydrique, d'eau et d'alcool et l'autre de benzol et d'alcool.
Dans la préparation de cette solution, le but principal consiste à obtenir un mélange physiquement homo- gène. La présence d'eau est nécessaire, ainsi que celle de quelques autres réactifs, non miscibles dans l'eau.
Pour assurer un bon mélange de ces substances non misci- bles, il importe d'employer un homogénéiseur. Il est donc nécessaire d'avoir un liquide capable de dissoudre à la fois le catalyseur et les réactifs.
Pour redresser la laine ou les poils, on peut
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effectuer la réaction en présence d'un catalyseur acide.
Par exemple, on fait réagir sur la laine un composé hy- droxy-aromatique tel que le crésol en présence d'un acide tel que l'acide chlorhydrique ou l'acide sulfurique.
Une fourrure fine telle que celle du castor ne supporte pas une température aussi élevée que le pelage du mouton, en partie à cause de l'épaisseur de la peau.
Les résultats du traitement ci-dessus seront un redressement de la laine avec une production simultanée d'un beau brillant.
EXEMPLE 7 . Dans le traitement suivant d'un pelage animal, la substance génératrice du recouvrement réagit sur les réactifs en donnant naissance à une substance résinoide.
Dans ce cas, on commence par revêtir les fibres de re- couvrement ou bien, en laissant agir pendant un laps de temps suffisant, on les imprègne avec une solution aqueuse de saligénine fraîchement préparée. Lorsque les fibres sont ainsi revêtues ou préparées, on les soumet à l'action d'ammoniac gazeux ou bien on les plonge dans de l'ammonia- que liquide ou dans une solution d'ammoniaque. On sèche ensuite les fibres ainsi traitées. La fibre résultant de ce traitement sera où-bien couverte sans imprégnation, ou bien sa structure sera imprégnée du corps résineux produit par la réaction et ayant pénétré à l'intérieur. Une saligénine devant être transformée en produit résinoide exige la présence d'un milieu ambiant alcalin.
Le laps de temps exigé pour la pénétration varie avec le type de fibre, mais un laps de temps 'environ 72 heures peut être suffisant. En faisant varier ce laps de temps, on
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peut régler le degré de pénétration ou empêcher entière- ment la pénétration et simplement revêtir le filament.
En outre, l'aldéhyde formique est l'un des ré.. actifs employés dans la formation de la saligénine, et cette substance est présente en excès ou en équilibre avec le phénol dans les produits de réaction de la saligénine, notamment à l'état frais. Ces deux substances le phénol et l'aldéhyde formique, réagissent aussi sur les cératines en donnant naissance à des substances résineuses.
L'exemple ci-dessus comprend aussi le type général suivant lequel la fibre est revêtue d'un produit résinoïde formé sur place. Intérieurement, il s'y trouve, dans sa structure, des corps résinoïdes formés par de la saligénine et de la cératine ayant réagi toutes deux pour former la substance résineuse. La matière filamenteuse traitée est ensuite soumise à un traitement mécanique de brossage, de repassage au fer ou de peignage pour lui donner une certaine tension, pendant qu'elle est chauffée pour en modifier la structure physique d'une façon permanente.
Dans les exemples 1, 2,3, 4, et 5 on a choisi un acide pour servir d'agent catalytique pour la réaction de résinification. Dans les exemples 6 et 7, l'agent catalytique produisant une réaction d'un type analogue était une base, ou de l'ammoniaque ou une amine.
Le procédé qui fait l'objet de l'invention'peut être appliqué au pelage du mouton pour conditionner la laine en vue de la fabrication de couvertures, en donnant à la laine un brillant permanent et en la redressant de façon à conserver ce redressement en permanence, ces
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propriétés n'étant pas détruites par le mouillage avec de l'eau. Le traitement conforme à l'invention rend aussi la laine telle qu'elle résiste aux mites et au rétrécisse- ment. L'invention concerne aussi le traitement de peaux de mouton tannées pour modifier de façon permanente la structure chimique des filaments.
Comme la modification chimique de la substance génératrice de la matière fibreuse est obtenue sans destruction de la structure filamenteuse ou de la forme, l'invention permet de donner aux filaments les propriétés desirables qui sont nécessaires pour les applications en- visagées. Par exemple, la laine d'une peau de mouton peut être convertie en un produit filamenteux se dis- tinguant à peine du poil, à l'oeil nu. L'invention est applicable pour friser aussi bien que pour redresser ou lisser, et le frisage peut être poussé jusqu'à un point tel que le produit final ait la structure compacte du feutre.