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Procédé pour la fabrication de plaques pressées formées de plusieurs couches de particules de bois et de liant et plaque pressée obtenue au moyen de ce procédé.
La présente invention a pour objet un procédé pour la fabrication de plaques pressées, composées de couches de particules de bois et de liant.
L'invention comprend également, et ce à titre de produit industriel nouveau, une plaque pressée obtenue par le dit procédé.
Les produits de ce type, connus jusqu'à présent, réalisés en particules de bois et analogues mélangées à un
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liant, présent@n@ de grande désavantages. Lorsque les parti- cules de bois sont formées par des éclats grossiers, la. Sur- face esttrop rugueuse et ne convier).! pas à bien des usages, tels que par exemple la. fabrication des planchers, l'ébénisterie, etc.
Si, selon les procèdes conn@s, on choisit une matière plus fine, cui nécessite une plus grande quantité de liant, de telles plaques sont trop coûteuses, et ceci est d'autant plus marqué lorsqu'on utilise comme matériel de départ des Morceaux de bois plus Grossiers, que l'on doit réduire à un calibre plus fin, par une opération nécessitant une dépense d'énergie.
De plus, des masses pressées comprenant seulement un matériel fin, ayant un degré d'humidité de 8% et plus, occasionnent des difficultés lorsqu'elles sont pressées à chaud, du faitque la valeur @e peut pas s'échapper et que des soufflures de vapeur détériorent le produit fabriqué.
Il est vrai que ce désavantage peut être évité en plaçant un tamis métallique ou analogue entre la presse chauffée et la masse à presser, mais cette mani@re de procéder offre l'inconvénient de rendre impossible la. fabrication de pla- @ues lisses sur les deux côtés, puisque le tamis laisse une marcue sur une des faces de ces placues.
On remédie a ces difficultés au moyen du procédé selon la. présente invention, qui se caractérise en ce qu'on. superpose: premièrement une couche de base de matière fine sélectionnée, ensuite une couche intermédiaire de matière plus grossière nécessitant moins d@ liant, et finalement une couche de recouvrement de matière fine sélectionnée, la masse ainsi obtenue étant pressée en une opération.
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L'avantage principal de ce procédé réside dans le fait que, grâce à la présence de la dite couche intermédiaire, on peut utiliser des déchets de bois relativement grossiers, de'n'importe quelle forme, couleur, et dimensions, sans ajouter beaucoup de liant, pour fabriquer des plaques pressées ayant un bel aspect extérieur lisse.
La plaque pressée obtenue par ce procédé et que coinprend l'invention, est caractérisée en ce qu'elle est composée de plusieurs couches de particules de bois et de liants, comprenant une couche intermédiaire de matire plus grossière nécessitant moins de liant, disposée entre deux couches extérieures de recouvrement en matière fine sélec- tionnée
Grâce à la couche de base, respectivement de recouvrement, la plaque présente une surface parfaitement fine et fermée, de sorte que ses possibilités d'utilisation sont presque illimitées.
La, structure poreuse de la couche intérieure grossière permet également le passade de la vapeur, de sorte que l'on obtient des plaques lisses sur les deux faces.
Des surfaces encore plus belles et plus lisses sont obtenues en maintenant les couches extérieures plus humides que la couche intérieure, pendant la compression, de sorte que le développement total de vapeur soit rela.tivement faible. On évite ainsi le gauchissement des plaques.
Il est en outre avantageux d'ajouter de grandes quantités de liants ainsi que des substances donnant une meilleure apparence aux particules de bois destinées aux couches extérieures et une plus grande résistance aux influences extérieures que pour la couche intérieure.
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De belles substances consistent, par exemple, en des produits d'imprégnation ou autres produits, destines à réaliser une plus grande résistance à l'humidité, à durcir les particules de bois, à colorer celles-ci, à augmenter leur capacité 5 de résistance à la moisissure et aux cham@ignons, etc..
Ainsi, 'bien que le prix de revient soit très réduit, on obtient an article spécialement bon et solide.
La présente invention a également pour objet une plaque pressée combinée, fabriquée selon le prodécé indiqué ci-dessus et présentant plusieurs couches de matière comprimée, composées de deux couches extérieures de matière fine sélectionnée et d'une couche intermédiaire de matière plus grossière.
Le dessin annexé illustre, à titre d'exemple, une manière d'exécuter le procédé selon l'invention et représente, également à titre d'exemple, une forme d'exécution de la pladue que comprend l'invention.
Fig. 1 est une vue en coupe montrant l'aspect de cette forme d'exécution de la plaque.
Fig. 2 illustre l'exemple de mise en oeuvre du procédé et montre comment les trois couches peuvent être formées dans Ses cadres, au moyen d'un dispositif servant à la réalisation dece procédé.
Fig. 3 est une vue en coupe de l'appareil de remplissage pour la matière plus fine formant l@s couches de base et du recouvrement, appareil appartenant au dispositif représenté très schématiquement sur la fig. 2.
Fig. 4 est un détail de l'appareil pour le remplissage de la matière plus grossière appartenant à ce même dispositif .
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La plaque représentée en coupe à la fig. 1, comprend deux couches extérieures en matière plus fine 1, 2, avec des surfaces 3, 4, qui sont lisses comme des miroirs, et une couche intermédiaire 5, en matière plus grossière. La dimension d'une plaque n'est naturellement limitée que par la possibilité pratique de presser des surfaces de grandes dimensions.
Les trois couches 1, 2 et 5 peuvent être superposées, au moyen d'une installation très simple, comme représentée schématiquement à la fig. 2.
Cette installation comprend des cadres qui peuvent être déplacés d'un mouvement de va-et-vient, longitudinalement sur un support ou guide 6.
Un tel cadre est représenté en 7. Il effectue tout d'abord un mouvement de va-et-vient selon les flèches 8, entre des positions extrêmes indiquées en 7 et 7a, et ceci sous une trémie 9 de remplissage qui sert à déposer la couche de base en matière fine. La fig. 3, qui sera décrite ci-après, donne plus de détail sur cette trémie. L'ensemble de l'installation doit naturellement être conçu de manière que l'on obtienne une couche répartie régulièrement.
Cette première opération terminée, le cadre/est amené en 7b, où il se déplace d'un mouvement de va-et-vient sel'm les flèches 10, entre des positions extrêmes indiquées en 7b et 7c. Une gouttière 11, qui peut être construite, par exemple, comme une gouttière à secousses, sert à amener la couche intermédiaire, formée de matière plus grossière, sur la couche de base déjà amenée dans le cadre par la trémie 9.
Après cette seconde opération, le cadre est poussé en 7d, où il effectue de nouveau un mouvement de va-et-vient selon les flèches 12, entre les positions extrêmes indiquées en 7d et 7e. Une trémie 13 sert à déposer la couche de
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recouvrement supérieure en matière fine, comme.la trémie 9. finalement la masse composée de trois couches, est soumise à l'opération de compression.
On va maintenant décrire rapidement comment le rem- plissage de la couche de base ou de recouvrement peut être réalisé conformément à la fig. 3. le cadre 7 reorésentéest constitué par une forme fermée sur sa face inférieure; il peut, cependant, être constitué par u@ cadre mobile dont la face inférieure consiste en un'.; feuille métallique polie.
Son mouvement (.le va-et-vient, selon les flèches 8, lui est transmis à l'aide d'une chaîne sans fin 15 passant sur deux rouleaux tels que 14 et comportant une cheville 17 s'en- gageant dans une fourche inférieure 16 du cadre.
On voit facilement que si le rouleau 14 tourne dans le sens de la flèche, la cheville située sur la. partie supérieure de la chaîne entraîne tout d'abord le cadre vers la gauche.
Lorsoue cette cheville arrive sur le rouleau, elle coulisse vers le bas dans la fourche 16 et le changement désiré du sens d'entraînement est ainsi obtenu. Cette opération a. lieu de. la même manière vers la droite, mais dans le sens inverse, en dehors da dessin, lorsque la chevilla/passe sur le rouleau non représenté, opposé ou rouleau 14.
Dans la. partie supérieure de la trémie9 il est prévu un tiroir 18 sur leauel peut être placée la matière fine 19 qui est préparée à l'avance et éventuellement pesée.
Un cylindre à pointes 20 est monté à rotation audessous de ce tiroir 18 et tourne dans le sens de la. flèche 21. Lorsque l'on ouvre le tiroir 18, ce rouleau désagrège les morceaux qui peuvent éventuellement être contenus dans la matière 19 et les amène sur des cylindres 22 disposés de
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façon contiguë très près les uns des autres et présentant un profil carré ; cylindres répartissant régulièrement la matière sur un tamis à secousses 23.
Ce tamis est animé d'un mouvement de va-et-vient par le levier 24 et peut accomplir environ 80 mouvements d'oscillation complets par minute; les cylindres 22 sont entraînés par une courroie 25, à peu près au même nombre de tours par minute, tandis que le cylindre à pointes 20 tourne, par exemple, 10 ou 12 fois plus lentement.
La matière fine distribuée régulièrement tombe dans le cadre 7 à travers la partie inférieure d,; la trémie 26.
La gouttière 11, dont la partie supérieure/est visible à la fig. 4, est destinée à recevoir la matière plus grossière et peut être alimentée, par exemple, à l'aide d'une chaîne à godets 27, élevant la matière en question à partir d'une fosse.
Enfin, la seconde trémie 13 est construite à peu près de la même façon que la trémie 9, c'est-à-dire selon la forme d'exécution représentée à la fig. 3.
Il est bien entendu que les dispositions décrites brièvement ci-dessus peuvent être complétées par d'autres appareils, par exemple par des dispositifs de dosage automatique ou analogue, et les opérations peuvent être exécutées soit en partie à la main et en partie automatiquement, soit entièrement automatiquement.
On indiquera encore qu'il est avantageux, lorsque les couches extérieures sont formées d'une matière notablement plus fine que la couche intérieure, que cette dernière.soit pressée avant d'amener les couches de matière plus fine.
En comprimant au préalable la couche intérieure en matière plus grossière, on évite que des particules de cette couche fassent saillie dans la surface extérieure et l'espace prévu
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entre les morceaux plus grossiers se trouve réduit, de sorte que le recouvrement complet peut être réalise avec LUI minimum de matièrede recouvrement.
Le mélange composé de morceaux. de bois et de liants, placé dans le cadre, peut être comprimé au préalable; dans le dit cadre, et peut être soumis ensuite, sans le cadre, à la compression finale. Ceci présente, l'avantage que la presse servant à la compression finale, habituellement une presse chauffante, ne doit pas nécessairement être ajustée, soit dans ses dimensions, soit dans sa construction, à des cadres de formes définies, de sorte que ses possibilités d'utilisation sont considérablement augmentées.
On va, maintenant décrire quelques exemples de mise en oeuvre du procédé selon la présente invention: exemple 1.
Des déchets provenant de fabriques de meubles, de bois de placage et de contre-plaqués, sent travaillés dans une machine à broyer, de telle manièreque l'on obtienne des morceaux compris entre 5 et 50 mm de longueur, d'environ 5 à 10 mm de largeur, et de 1 à 5 mm d'épaisseur. La présence dans la masse de petits morceaux plus courts et plus épais ne gêne pas.
Cette masse est éventuellement rendu(- préalablement imperméable, avec 2,5% de paraffine, séchée de fa@on à obte@ir un degré d'humidité de 5 %, et avec 3,5 % de liant (par exemple un produit de condensation d'urée et deformaldéhyde, obtenu sous forme de poudre selon un procédé déjà conn@, avec un catalyseur approprié qui agit de telle fa@on que le liant en question fait rapidement prise sous l'action de la, chaleur), la dite matière étant ensuite mélangée avec de l'eau.
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Tour les couches de recouvrement, on utilise une matière dépoussiérée formée de copeaux de bois tendre, blanc et propre, ou d'autres sortes de copeaux plats et minces, qui sont mélangés avec 14 % de liant et arrosés finalement avec de l'eau pour maintenir un degré d'humidité de 18 %.
Dans un cadre mobile, comportant une feuille métallique de base, comme représenté en 7, aux fig. 2 et 3, on forme,, par le mouvement de va-et-vient, un nombre de couches minces telles qu'elles aient une épaisseur de 2 mm lorsqu' elles sont finalement pressées. On amène sur cette couche de base, de nouveau autant de couches d'une matière plus grossière sélectionnée à l'avance, qu'il en faut pour prod.ui- re une épaisseur de 21 mm lorsqu'elles sont pressées.
Dans certains cas, ces deux couches peuvent être pressées au préalable, après quoi on forme des couches séparées de copeaux plats encolés du même mélange, jusqu'à une épaisseur de 2 mm, en vue de 'former la couche de recouvrement.
La masse totale est ensuite rapidement pressée pour qu'elle devienne suffisamment cohérente, elle est munie d'une tôle de recouvrement et/Pressée, à l'aide d'une presse chauffée, par exemple à 120 C, à 10 kgs/cm2.
Le produit obtenu est une belle plaque solide et très lisse sur les deux faces, présentant une surface extérieure comme un bois plaqué et qui convient très bien dans la menuiserie ou l'ébénisterie, pour des portes ainsi que pour des parois et des recouvrements de plafonds. Les couches extérieures peuvent également être teintes et polies, remplaçant ainsi des placages coûteux.
Exemple 2.
Des déchets de bois de grosseur inégale, tels que des restes de scierie, des éclats de bois, des tranches provenant
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d'extrémités de troncs, etc... sont brises en morceaux plus grossiers, sous forme d'éclats et séchés à environ 4%, 800 parties en poids de ce matériel sont mélangées selon un pro- cédé déjà connu avec 32 parties en poids d'un liant, amenées uniformément dans ure forme telle que décrite dans l'exemple 1 et pressées au préalable.
Des déchets de bois dur de grosseur inégale sont transformés, da.ns une machine appropriée, en morceaux de bois ayant la. forme de copeaux minces et plats, qui sont ensuite réduits en morceaux en forme d'écaillés. Apres avoir séché la masse jusqu'à un degré d'humidité de 10 %, 150 parties en poids de déchets de bois dur ainsi amenés sous forme d'écailles, ainsi que 50 parties en poids de sciure de bois dur, sont mélangées avec 20 parties en poids d'un liant résistant à l'eau et 20 parties en poids d'eau.
10 parties en poids de poudre de cire durs sont ensuite ajoutées. La masse ainsi obtenue est dis- tribué@ uniformément sur la couche de matière grossière pres- sée @u préalable comme décrit ci-dessus, et également soumise à une pression préalable dans le cadre. La compression principale, sans le cadre, se fait dans la presse chauffée à environ 150 C, avec une pression de 25 kgs/cm2.
On obtient ainsi une plaque avec une couche extérieure d'un bel aspect, dure et lise, qui convient spécialement pour les planchers. four empêcher que la surface soit trop glissante, on peut ajouter àla masse de recouvrement, avant ou pendant 1'opération de mélange avec le liant, de la. poudre de quartz, du gypse du une matière analogue.
Dans tous les cas, la, compression amalgame les couches de la plaque en un corps unique.