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"Procédé pour appliquer par pressage sur un fond comprimable une couche de matière moulable capable de durcir" La présente invention a trait à l'application par pressage d'une couche de matière moulable capable de durcir, sur une matière de fond comprimable, par exemple sur du bois, ainsi que sur des objets faits en cette matière.
On entend par "matières moulables capables de dur- cir" des matières contenant des substances qui, sous l'action de la chaleur et de la pression, arrivent, en passant par une phase de liquéfaction, à un état final caractérisé par l'in- solubilité et l'infusibilité. Les matières moulables qui con- tiennent des produits de condensation de phénolformaldéhyde ou @
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de formaldéhyde et d'urée, comme résine artificielle capable de durcir, sont bien connues.
Pour que les matières moulables de ce genre arrivent à la phase de liquéfaction nécessaire qui précède le durcissement proprement dit, certaines conditions de pression et de température doivent être remplies. Dans la pratique, pour fabriquer des pièces à profil accentué conformées à la presse à partir d'une matière moulable, on exerce en général de fortes pressions comprises environ entre 250 kg et 400 kg/cm2 pour des températures comprises entre 14G et 180 c. Pour des pièces pressées planes qui ne sont pas profilées ou le sont seulement très peu, on exerce des pressions sensiblement moindres, par exemple d'environ 7G kg/cm2.
Cependant, on a constaté que lorsqu'on applique par pression une couche de matière moulable sur des matières de fond, par exemple sur du bois, ce qu'on fait dans la plupart des cas dans le but de donner à une matière de ce genre un aspect voulu, le bois, malgré la durée relativement courte de l'opération de pressage qui en pratique n'est jamais sensiblement supérieure à 10 minutes, est comprimé dans une mesure appréciable. Ainsi, par exemple, pour des plaques de bois ayant une épaisseur de 2 cm on a constaté des variations d'épaisseur comprises entre 3G et 50%.
Par suite, on serait forcé de partir dans un cas donné de plaques sensiblement plus épaisses que celles qu'on désire obtenir en fin d'opération, ce qui entraîne des difficultés techniques aussi bien qu' économiques, car par suite de la compression le poids spécifique augmente, le bois devient plus dur et est, par suite, plus difficile à travailler et il est en outre souvent difficile de donner aux plaques l'épaisseur voulue.
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L'invention, qui a pour but d'obvier à ces inconvénients, est basée sur l'idée d'exercer la forte pression né- cc-ssaire pendant un laps de temps juste assez long, ou plutôt assez court,pour que la matière moulable arriveà la phase de liquéfaction et de provoquer ensuite, au moyen d'une pression sensiblement inférieure, le durcissement de la résine artificielle jusqu'à l'état final.
Gn a déjà proposé de fabriquer des pièces pressées en opérant le pressage à chaud pendant un court laps de temps et en chauffant ensuite les pièces pressées dans un four afin d'amener ainsi la résine artificielle à l'état final. Cette méthode avait pour but de n'utiliser les machines de pressage coûteuses, pour chaque pièce pressée, que pendant un laps de temps aussi court que possible.
La présente invention, toutefois, se rapporte à Inapplication par pressage d'une mince couche de matière moulable sur une matière de fond en admettant un séjour de durée légèrement plus longue dans la presse, car les matières moulables ne peuvent guère être soumises à ce chauffage final dans un four sans qu'il y ait aussi un pressage, à. cause de la forme de plaque, parce qu'alors la couche plane de matière de fond risque grandement de se gauchir et l'aspect esthétique de la couche en matière moulée en souffre sensiblement. Comme un tel chauffage final dans un four sans pressage peut être très long, le bois serait en outre exposé à un chauffage accentué de beaucoup trop longue durée.
La description du dessin annexé, donné à titre d'exemple, fera bien comprendre comment l'invention peut être réalisée.
Une plaque de bois1 qui, dans ce mode de réalisation, doit avoir une épaisseur de 20 mm est munie par jonchage
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d'une couche mince 2 de matière moulable constituée par un mélange de 5G% d'un produit de condensation de phénolformal- déhyde et de 50% de poudre de bois. Si on le désire, la poudre de matière moulable peut être parsemée sur une couche de papier 3 imprégnée de résine artificielle qui dans ce cas est égale- ment appliquée, par pressage, sur le bois.
On place la plaque 1 munie de la couche parsemée dans une presse et on fait fonc- tionner la presse pendant 3 minutes à une température comprise entre 15G et 16G"C sous une pression de 7G kg/cm2, pour ensuite faire tomber la pression jusqu'à 10 kg/cm2 et laisser séjour- ner la plaque soumise à cette pression pendant 7 à 10 minutes dans la presse. Il y a lieu de remarquer encore que bien que l'opération de pressage sous une forte pression soit très courte, le bois en sort quand même légèrement comprimé. Ce- pendant, la perte d'épaisseur qu'il subit ainsi est faible et est en outre pratiquement compensée par la mince couche de matière moulée.
Pour tout genre de matière moulable on peut déterminer expérimentalement le graphique pression-température- durée de pressage suivant l'invention.
Il y a également avantage à appliquer l'invention à des plaques de liège ou aux produits connus sous le nom de "Celotex" et à des bois factices.