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Procédé et dispositif pour la réalisation de contrastes photographiques.
Il est connu de réaliser un film photographique en traitant un support, entièrement ou partiellement en une matière hydrophile, par une solution aqueuse d'une substance sensible à la lumière. La substance sensible à la lumière se répartit alors sur la partie hyàrophile du support du film.
C'est ainsi qu'un film entièrement ou partiellement en cellulose régénérée, peut être sensibilisé à l'aide d'une solution d'un composé diazoïque sensible à la lumière et éventuellement d'autres composés. La substance ainsi obtenue convient, par exem- ple, à la réalisation de copies de films sonores (images et son).
L'invention concerne une telle matière photographique ainsi que la réalisation, sur cette matière, de contrastes photo- graphiques.
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Suivant l'invention, pour réaliser des contrastes photographiques, en particulier aes copies de films sonores, un film, entièrement ou partiellement en une matière hydrophile, est sensibilisé, par un traitement à l'aide d'un liquide sensi- bilisateur, suivi, éventuellement après l'enlèvement du liquide adhèrent superflu, a'une exposition. Par "suivi" il faut entendre ici que le film passe, en une seule opération continue, par le dispositif sensibilisateur et l'appareil d'exposition. En géné- ral, tout comme pour la réalisation d'un film en gélatine au bromure d'argent, l'application d'une matière sensible à la lu- mière et l'exposition de la matière ainsi obtenue sont des pro- cédés indépendants qui s'effectuent à des moments différents et en des endroits différents.
Le film muni d'un composé sen- sible à la lumière est alors séché, enroulé et emballé dans des boîtes pour la vente. Après un certain temps, il est utilisé par l'acheteur, par exemple pour la réalisation d'épreuves ou copies. Suivant l'invention, le film n'est pas enroulé avant son utilisation.
Dans ce mode de réalisation connu, en général, on part de larges bandes; on applique par exemple sur de larges bandes une couche d'émulsion de bromure d'argent, et, par la suite, on les découpe en films de la largeur désirée.
Par contre, pour l'exécution de l'invention, il est recommandable de découper le film, avant la sensibilisation, à la largeur requise. Il est inutile de tenir compte des petites variations de largeur provoquées par le retrécissement ou l'allon- gement que pourrait provoquer la sensibilisation. Cependant, on peut aussi sensibiliser une bande pas trop large, du format du film dit normal, d'une largeur maximum de 35 à 40 mm., copier sur cette bande, l'un à côté de l'autre, plusieurs films et en découper, après l'exposition, des bandes de la largeur désirée.
Dans ce cas, les films à copier peuvent se trouver sur une seule n
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bande de film de 35 à 40 mm. de largeur, ou sur plusieurs ban- des voisines correspondant aux formats des copies à;réaliser.
On peut aussi copier plusieurs films l'un à côté de l'autre, sur des bandes séparées. Ces formes d'exécution conviennent par- ticulièrement bien par exemple, à la réalisation en série de copies; ce procédé petmet de copier, par exemple simultanément, plusieurs négatifs.
Le procédé conforme à l'invention offre plusieurs avantages. La combinaison en une seule opération de la sensi- bilisation et de l'exposition permet une réalisation rapide et bon marché de copies de films sonores. Comme tout le procédé s'ef- fectue automatiquement, qu'il nécessite moins de manipulations et que le court intervalle compris entre la.sensibilisation et l'exposition réduit le risque d'encrassement et d'autres compli- cations, on peut obtenir des contrastes photographiques dont la qualité est meilleure et en outre facilement reproductible.
Le procédé conforme à l'invention offre un autre avan- tage; il permet d'utiliser, sans le moindre inconvénient, des matières sensibles moins durables, c'est-à-dire qui ne peuvent se conserver intactes que pendant quelques jours, tout au plus quelques semaines. Une plus longue conservation altère leurs propriétés: on pe peut plus les'utiliser de manière reproductible.
Ces films ne conviennent donc pas à la vente, par exemple comme matière de copie, mais ils conviennent parfaitement à l'exécu- tion de la présente invention et augmentent donc notablement le nombre de matières photographiques utilisables techniquement en pratique.
De ce qui précède, il.résulte que l'invention est par- ticulièrement intéressante pour la réalisation de contrastes photographiques à l'aide d'une matière qui est constituée, entièrement ou partiellement, par de la cellulose régénérée et qui est sensibilisée à l'aide d'une solution d'un composé diazoi-
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que et d'un sel de mercure ou d'une combinaison d'un métal pré- cieux.
Une telle matière photographique dont les propriétés va- rient lorsqu'elle est conservée pendant un certain temps, con- vient d'ailleurs particulièrement bien à la réalisation de copies de films sonores (Voir brevets anglais n s 439.005 et 481.826, et brevet français n 848.531.)
Un autre système sensible à la lumière et dont la con- servation laisse à désirer, mais qui convient à l'exécution de la présente invention, est le système gélatine-chromate. On peut sensibiliser un support constitué par un film recouvert d'une couche de gélatine, en le traitant à l'aide d'une solution de crho- mate et en 1'exposant immédiatement après.
Le procédé conforme à l'invention offre enco-re un au- tre avantage: le fait que le film n'est pas enroulé après la sen- sibiliàation, par exemple, de l'une de ses faces, évite la produc- tion de taches dans le contraste photographique. En effet, l'enrou- lement du film après sa sensibilisation provoque souvent des ta- ches sombres, assez nettement limitées, qu'il faut probablement attribuer à la répartition irrégulière de la substance sensible dans le film par suite de la diffusion entre des' spires consécu- tives du film enroulé. L'application de la présente invention sup- prime ces taches.
L'invention est particulièrement importante pour la réa- lisation de contrastes sur des films minces, par exemple d'une épais seur inférieure à 80 microns. Lorsque, pour obtenir des matières photographiques d'une telle épaisseur, on traite de larges bandes, par exemple d'une largeur ae lm. et davantage, à l'aide d'une so- lution sensible à la lumière!et qu'on découpe ensuite les bandes sensibilisées en films de la largeur requise, les bandes larges et minces sont difficiles à guider; il en est particulièrement ainsi lorsque le support du film est en une matière - de la cellule. se régénérée par exemple - qui est assez dilatable et qui se gonfle facilement lorsqu'on l'humecte.
Par suite de ces diffi- cuités, la reproductibilité et partant l'uniformité de la matière
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ainsi réalisée laissent à désirer. L'application de la forme d'exécution de l'invention, suivant laquelle le film reçoit la largeur requise (maximum 35 à 40 'mm) avant d'être sensibilisé, permet d'obtenir d'excellents résultats tant du point de vue uniformité que du point d'e vue reproductibilité. Comme l'utilisa- tion a'un film mince offre de sérieux avantages - elle influence favorablement le prix de revient et permet d'enrouler sur une bobine un film plus long - il est intéressant que l'invention permette d'obtenir d'excellents résultats avec un film mince, peu coûteux.
Pour préciser la portée de l'invention, il y a lieu de noter qu'un film entièrement ou partiellement en matière hy- drophile qui peut donc être sensibilisé par un traitement humide- par imprégnation par exemple- convient particulièrement bien à l'exécution de l'invention, car ce procédé de sensibilisation rend superflu un long séchage. Le procédé conforme à l'invention ne convient pas à un film qu'on recouvre d'une couche sensible à la lumière, par exemple, en y versant une couche d'émulsion de l'épaisseur usuelle, car cette couche requiert un long séchage.
Un long séchage présente un inconvénient: le film à sécher doit traverser très lentement le séchoir ou'--le séchoir doit avoir de très grandes dimensions. L'utilisation d'un' film conforme à l'in- vention rend superflus de tels séchoirs, de sorte que l'appa- reillage nécessaire à la sensibilisation et à l'exposition con- formes à l'invention peut être très compact et que ses dimensions ne doivent pas dépasser celles des installations généralement utilisées pour la réalisation de copies de film; cet appareillage peut être transportable.
Le film conforme à l'invention peut être entièrement ou partiellement en cellulo'se régénérée. C'est ainsi que l'acétate de cellulose, saponifié superficiellement, convient @
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,particulièrement bien':. De bons résultats s'obtiennent aussi à l'aide d'un fi constitué par une couche de fond récouverte d'une couche hydrophile, par exemple une couche de gélatine, d'une autre albumine ou d'un produit albuminoide. On peut aussi utiliser une matière constituée entièrement ou partiellement par des produi.ts de polycondensation sujets à gonflement, des polyamides par exemple .
Il est bon de veiller,à ce que, pendant la sensibili- sation, le support n'absorbe pas une quantité de liquiae plus grande que celle necessaire pour cette sensibilisation. Un choix judicieux de la concentration et du mode d'application du liquide sensibilisateur (imprégnation, application à l'aide d'un cylindre etc. ) permet de déterminer facilement la quantité de liquide à appliquer. Le liquide adhérent superflu ne consti- tue pas un.inconvénient, car on peut l'enlever facilement en soufflant ou en frottant. Aussi, lorsqu'il est question d'une sensibilisation suivie d'une exposition, l'expfession "suivie" n'implique-t-elle pas la suppression des traitements intermé- diaires qui n'affectent pas notablement le rythme du procédé entier ni la compacité de l'appareillage.
'*La description du dessin annexé, donné à titre d'exem- ple non limitatif, fera bien comprendra comment l'invention peut être réalisée, les particularités.qui ressortent tant du texte que du dessin faisant, bien entendu,'partie de.ladite invention.
La figure montre schématiquement un dispositif appro- prié à la réalisation de copies photographiques.
Sur cette figure, 1 est un film en matière hydro- phile; cette matière est déroulée d'une bobine 2 et est guidée, à l'aide des galets 3 et 4, consécutivement dans un bain sensi- bilisateur 5 et le long d'un tambour à copier 6, pour être enrou- lée ensuite sur la bobine 7. Un film à copier 8 est déroulé de la bobine , guidé - à l'aide des galets 4- le long du tambour
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à copier 6 et est enroulé sur la bobine 10. Sur le tambour à co- pier, le film 8 est pressé contre le film 1, de sorte qu'il exis- te un bon contact entre les films et qu'ils ne peuvent glisser l'un par rapport à l'autre. Sur le parcours entre les galets 4, les films sont éclairés par la lampe 11'avec l'intensité requise pour la copie.
Le liquide sensibilisateur adhèrent et superflu es'.. raclé par les tiges 12. De ce fait, la surface du film est suffisamment sèche pour ne pas susciter de difficultés lorsqu'elle vient en contact avec le film 8.
Lorsqu'on procède à une copie optique dans laquelle les films 1 et 8 ne sont pas en contact, on ne se heurte pas à de telle difficultés. L'ensemble de l'appareillage est logé dans le meuble 13.
Au lieu-de combiner le sensibilisateur et l'appareil d'exposition ou de copie en un seul appareil et de les loger dans un seul meuble, on peut aussi séparer la copie et la sensi- bilisation. On peut utiliser, par exemple, un groupe constitué par un meuble renfermant un dispositif sensibilisateur et un meuble renfermant un dispositif de copie, ces meubles étant placés l'un à côté de l'autre de manière que le, film puisse les tra- verser l'un après l'autre. Cet agencement offre, entre autres, l'avantage de supprimer autant que possible l'encrassement du dis- positif de copie par le liquide sensibilisateur.