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CHARRUE A MOTEUR, EN PARTICULIER POUR LE LABOURAGE A FLANC DE OOTENU ET DANS DES TERRAINS D'INCLINAISON VARIABLE.
L'invention a pour objet une charrue à moteur de petites dimen- sions, munie d'un moteur de puissance comparativement élevée, parti- culièrement avantageuse pour le labourage à flanc de coteau et dans des sols d'inclinaison variable, tout en étant utile pour tous les autres travaux agricoles.
Le tracteur de la charrue à moteur est du type à chenilles et il est muni d'organes antérieurs pour la fixation de la charrue qui, au lieu d'être traînée comme d'habitude, est au contraire poussée en transmettant par réaction, au tracteur, une pression dont une compo- sante verticale est dirigée vers le sol en augmentant l'adhérence du tracteur et en permettant d'utiliser toute la puissance du moteur malgré le poids réduit du tracteur.
De plus, grâce à cette disposi- tion caractéristique et en raison du fait que la largeur du tracteur est très réduite, et telle que ses chenilles se logent dans le fond du sillon creusé par la charrue antérieure, le déplacement peut tou- jours s'effectuer en palier même si le labourage est exécuté dans des terrains vallonés ou diversement inclinés en suivant des lignes de ;niveau, puisque le sillon tracé par la charrue forme toujours un plan sur lequel avancent les chenilles, dont la prise est en outre avanta- gée par les conditions du sol labouré.
Le tracteur présente de plus une structure compacte avec l'ensem- ble moteur et les organes de transmission renfermés dans un carter coulé, qui en constitue le châssis, de façon telle que son centre de
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gravité soit situé très bas, en concourant à communiquer une grande stabilité à la machine.
Les moyens de fixation dont est muni l'avant du tracteur permet- tent d'y monter soit la charrue soit toutes autres machines ou ac- cessoires agricoles. De même le tracteur est muni à carrière d'orga- nes pour l'application et la traction de tous types d'appareils agri- coles, ainsi que pour la traction de véhicules.
Dans sa partie supérieure et postérieure le tracteur est muni d'un manche pour assurer la direction du tracteur, sur lequel sont montées toutes les commandes soit du tracteur soit de la charrue, ou d'autres appareils et machines agricoles actionnés par le tracteur.
La transmission du moteur aux roues motrices comprend des moyens pour réaliser, à volonté, par l'intermédiaire d'organes de commande appropriés, l'actionnement des deux chenilles pour la marche en ligne droite ou de l'une d'elles seulement pour l'inscription en courbe, l'autre étant folle. L'inscription en courbe, respectivement vers la droite ou vers la gauche s'obtient en agissant sur l'une des poignées du manche de l'appareil, de préférence la poignée de gauche, dans le même sens que celui dans lequel on veut tourner, après avoir désenga- gé la poignée, ce qui peut se faire sans en oter la main,
Cette commande de virage est particulièrement avantageuse pour le conducteur qui suit le tracteur.
Le tracteur est muni d'une prise de mouvement sur un arbre trans- versal intermédiaire de la transmission; cet arbre fait saillie sur le carter du châssis, et il est muni d'une bride à laquelle on peut fixer une poulie, une roue dentée, une came ou tout autre dispositif pour l'actionnement d'appareils agricoles, ainsi que des pompes, com- presseurs, scies et autres accessoires agricoles.
La tracteur est muni d'un dispositif à deux vitesses avant, une petite vitesse(correspondant par exemple à 2,6 Km/h)pour travaux de labourage et autres travaux agricoles et une autre vitesse plus grande (correspondant à environ 4 Km/h) pour la marche sur route et les tra- vaux légers, ainsi que, le cas échéant, d'une marche arrière.
Les chenilles sont portées par des roues dentées postérieures motrices et des roues antérieures libres; ces roues sont reliées à des brides de l'arbre d'essieu ou à des moyeux de roue de façon à
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pouvoir être enlevées et remplacées rapidement par des roues à pneu- matiques pour la marche sur route. Les roues dentées de commande des chenilles portent également des organes pour Inapplication de prises de fore en vue de l'actionnement d'appareils agricoles traînés par le tracteur.
Lorsqu'on laboure, la charrue étant disposée à l'avant, on peut disposer à l'arrière du traoteur des dispositifs pourvus d'outils convenables qui remuent le fond du sillon en augmentant ainsi la profondeur du terrain labouré, ce qui est très important en vue de la pénétration de l'humidité dans le terrain pour avantager le dé- veloppement des racines.
Sur les dessins annexés on a représenté, à titre d'exemple, une forme d'exécution de la charrue à moteur d'après l'invention et l'application au tracteur d'autres appareils ou accessoires agrico- les.
Dans ces dessins: la figure 1 montre une coupe longitudinale en élévation du trac- teur ; la figure 2 est une coupe transversale du tracteur,passant sen- siblement par les axes du moteur et des organes de transmission du mouvement ; la figure 3 est une coupe partielle à plus grande échelle suivant la figure 2; la figura 4 est une vue latérale de la charrue à moteur; la figure 5 est une vue en plan de la charrue à moteur de la figure 4; les figures 6,7, 8, 9, 10 et 11 montrent des applications de divers accessoires agricoles; et, la figure 12 montre comment la charrue à moteur travaille dans un sol incliné et dans un sol plat.
En se référant aux figures 1 et 2, le tracteur comprend un châssis coulé, constitué par deux parties principales 1 et 2 formant un carter qui contient tous les mécanismes du moteur et de transmis- sion. Ce carter est pourvu de couvercles de visite inférieurs 3 et 4, antérieur 5 et supérieur 8 et 9. Dans la partie supérieure du carter est aménagée une chambre 6, formant un réservoir d'huile et dans la-
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quelle une pompe envoie l'huile qu'elle prélève dans le fond du car- ter, tandis qu'une autre pompe extrait l'huile de la chambre 6 pour l'envoyer dans le réservoir auxiliaire 25, d'où elle se distribue pour la lubrification du moteur. Le groupe des pompes est schématique- ment indiqué en 21 dans la figure 1.
Le couvercle 9 comporte, venu de fonderie, un manchon 10 pour la fixation du manche 11 destiné à la manoeuvre du tracteur et à suppor- ter les diverses commandes pour le moteur, la transmission et les ap- pareils reliés au tracteur. La partie supérieure du châssis porte le groupe des cylindres 12 à culasse rapportée 13 portant les soupapes. et
Les cylindres sont munis d'ailettes enfermés dans un capot 14, pourvu d'un couvercle 16, traversé par l'air venant du ventilateur 17 monté dans un carter auxiliaire 16 constituant l'un des supports de ce ven- tilateur.
La commande du ventilateur est réalisée à l'aide d'une chaîne qui reçoit le mouvement de la roue dentée 26 portée par l'ar- bre moteur et le transmet à la roue dentée 27 montée sur l'arbre du ventilateur 17,
Du coté opposé au carter 16 l'arbre du ventilateur est supporté par un boîtier 19 renfermant la transmission du mouvement à la magne- to 20 supportée, à son tour, par une consola 49 faisant part du boi- tier.
22 désigne le vilebrequin du moteur, au milieu duquel est monté un engrenage 23 aménagé dans le palier de l'arbre vilebrequin et en prise avec la roue dentée 24 de la came de la distribution. L'arbre moteur 22 termine avec l'embrayage 28 actionné à l'aide du levier 29 par l'intermédiaire de la came 59 capable d'âtre déplacée à l'aide d'une commande 61-62 montée sur le manche Il (fig.8). La commande de 30 mouvement du tracteur est assurée au moyen du pignon conique et de l'engrenage conique 31, supporté par le manchon 32 qui porte une den- ture intérieure s'engageant avec une roue dentée 33 d'un manchon por- tant également la roue dentée 34.
Le dit manchon peut être déplacé axialement par la fourche 44, actionnée par le levier 63 qui oscille autour du pivot 64, le bras 65 de ce levier étant commandé (fig.4-11) par la tige 66 et le levier 67. Il est possible ainsi d'engager la roue 34 avec la roue 35 ou celle 33 avec la roue 36 et d'obtenir les deux vitesses de marche correspondantes.
Les roues 35 et'36 sont soli- daires du manchon 41 portant le pignon 42 qui engrène avec la roue
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dentée 43 munie d'une denture intérieure 48 de largeur considérable, en prise avec la denture extérieure d'un manchon 49 (fig.2 et 3) mu- ni de deux dentures intérieures 50 et 52; la denture 50 est destinée à s'engager avec la denture 51 solidaire de la roue 45 d'entraine- ment d'une des chenilles, et la denture 52 est destinée à s'engager avec la roue dentée 53 solidaire de la roue 46 d'entrainement de l'autre chenille.
Le manchon 49 est déplacé par la fourche 43' à l'aide du levier
50' solidaire du pivot 51' muni d'un bras 52' qui est relié à la ti- ge 53' (fig.8) aboutissant au bras 54 relié à la poignée gauche 55.
Cette dernière est montée de façon à pouvoir se déplacer autour d'un pivot vertical et elle est maintenue dans la position normale illustrée par le petit levier 56, basculant sur un pivot horizontal
57, et dont l'extrémité s'engage, par l'action d'un ressort, dans un secteur denté 58. En saisissant avec la main la poignée 55 et en exerçant en même temps une pression sur le levier 56, on désengage cette poignée d'avec le secteur 58, de sorte qu'on peut la faire bas- culer à droite ou à gauche, en provoquant en même temps le débrayage de la chenille de droite ou de celle de gauche respectivement.
Il faut noter que la direction du virage qu'exécute alors le tracteur correspond à une manoeuvre en quelque sorte intuitive, l'action sur la poignée pour libérer celles des chenilles qui est située du côté vers lequel on désire tourner coïncide avec l'effort que l'on exerce- rait sur le manche du tracteur pour exécuter ce virage.
La partie inférieure du carter 1 qui constitue le châssis de l'ensemble groupe tous les organes moteurs, et c'est dans cette partie inférieure que se trouvent tous les arbres de la machine, aussi bien l'arbre longitudinal du moteur que les divers arbres transversaux de transmission et des roues motrices des chenilles; cette disposition rend plus économique la construction du tracteur, et en outre le dé- veloppement en plan de la transmission permet de maintenir son centre de gravité dans la position la plus basse possible.
Le carter 1,2 présente tant à l'avant qu'à l'arrière des portées
7 percées de trous filetés pour l'adaptation et la fixation de tous appareils nécessaires aux travaux agricoles, notamment selon les exemples donnés dans les figures 4-11 des dessins annexés.
Les roues antérieures 45' et 46' des chenilles sont folles et
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les deux chenilles se développent entre les rouos motrices et les roues folles en s'appuyant dans leur partie inférieure sur un patin 68 qui, pour la simplicité, n'a été représenté que dans la figure 7.
Le manchon 32 (fig.2) transmet son mouvement à uns bride externe 38 munie de moyens pour y fixer un organe tournant de commande, par exemple la poulie 39 destinée à l'actionnement, à l'aide de courmies, de machines ou appareils agricoles, ou bien encore une roue dentée, une came ou un autre organe de commande.
Du côté opposé à la bride 38, l'arbre 37 est pourvu d'un accouple- ment à griffes 40 pour la commande du démarrage du moteur à l'aide d'un levier à pédale 41 capable d'âtre rabattu ou rapidement séparé.
Dans les figures 4 et 5 on a représenté l'application d'une char- rue du type usuel disposée devant le tracteur à l'aide d'un support
100 fixé à la portée 7.La charrue est susceptible de pivoter autour de l'axe 84' et d'être soulevée à l'aide du levier 84 actionné à l'aide de la tige 83 et du levier 82. Le levier coudé 84, commande à l'aide d'une biellette 85, pivotée en 86 à la charrue, le relèvement de la partie antérieure de la charrue lorsqu'elle doit être dégagée du sol.
La dent 86' du levier 84 fixe la position horizontale de travail de la charrue et en même temps constitue une butée qui empêche à la charrue de s'enfoncer dans le sol pendant le labourage. La charrue est munie des dispositifs usuels pour régler la profondeur du sillon et la direction.
Dans la figure 6 on a représenté dans les mmes conditions une charrue d'un autre type, qui est susceptible de pivoter autour de l'axe 99 de manière à pouvoir déverser à volonté la terre soit à droi- te, soit à gauche, selon la position et la direction de la marche. La commande de la charrue pour son relèvement est analogue à celle déjà décrite dans le cas des figs 4 et 5.
Dans la fig.6 on a également représenté l'application au tracteur d'un chariot 70 relié à un accouplement postérieur du tracteur, ce cha- riot pouvant porter lui-même un accouplement 72 pour la traction d'au- tres appareils ou dispositifs.
Dans les figures 7,8, 9, 10, 11, on a représenté d'autres appli- cations de divers appareils agricoles ou intéressant l'agriculture tels que semeuses, herses, pompes, faucheuses.
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Dans la figure 12 est illustré de façon schématique comment la charrue disposée en avant du tracteur, travaille sur un sol incli- né aussi bien que sur un sol plat. Comme on le voit dans cette figu- re, sur sol incliné la tracteur se déplace également dans le plan de fond du sillon creusé par la charrue qui le précède. Dans la marne figure les traits verticaux montrent la terre travaillée par des couteaux cultivateurs qui peuvent être montés à la partie postérieu- re du tracteur, tandis que les portions hachurées obliquement repré- sentent la terre creusée par la charrue et déversée sur le sillon précédent; sur sol incliné le labourage avance suivant des lignes de niveau du bas vers le haut.
REVENDICATIONS
1. Charrue à moteur caractérisée en ce qu'elle comprend un tracteur à chenilles de petites dimensions, mais muni d'un moteur de puissance relativement élevée, et muni de moyens d'accouplement poussée au lieu d'être tirée, en transmettant an tracteur une pous- sée verticale qui accroît l'adhérence en permettant d'utiliser toute la puissance du moteur malgré le poids réduit du tracteur.