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Perfectionnements aux phonographes.
La présente invention concerne des machines phonogra- phiques pour la transcription d'enregistrements du type à disque, et plus particulièrement un mécanisme d'entraînement pour le plateau tournant qui porte le disque, en même temps qu'un dis- positif permettant d'effectuer rapidement la mise en marche et l'arrêt de ce plateau tournant.
La présente invention a pour objet de réaliser un mé- canisme perfectionné de mise en marche et d'arrêt du type ci- dessus, mécanisme comprenant un plateau tournant léger de peu d'inertie, un lourd plateau d'entraînement actionné par un moteur, et un anneau d'accouplement à friction et à glissement disposé entre ces deux plateaux.
Un autre objet de l'invention est de réaliser un dispo- sitif du type ci-dessus, de construction simple, peu coûteux à fabriquer, facile à monter et à manier, compact , d'aspect déco- ratif, ainsi que très efficace et durable à l'usage.
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Avec ces buts en vue, ainsi que d'autres, on a repré- senté, dans le dessin ci-joint, deux exemples de réalisation pratique de l'invention.
Dans ce dessin:
La fig.l est une vue schématique de l'invention, repré- sentant, en coupe transversale le plateau tournant¯porte- disque en combinaison de coopération avec un dispositif d'en- traînement et de freinage pour ce plateau, et représentant schématiquement le reste de l'appareil et des circuits de commande électrique;
La fig.2 est un plan du plateau tournant porte-disque;
La fig.3 est une vue schématique d'une variante de l'invention.
La présente invention est un perfectionnement de celle qui est décrite dans le brevet français de la demanderesse, du 2 avril 1947, pour: "Perfectionnements auxphonographes".
La présente invention a une importance particulière pour l'utilisation dans le dispositif transcripteur d'une ma- chine à dicter du type à disque, car elle permet de mettre le disque en mouvement et de l'arrêter avec une rapidité ex- tréme, sans arrêter le moteur, qui tourne continuellement. Elle peut être utilisée aussi pour reproduire des messages contenant des informations, comme ceux qui sont enregistrés sur des dis- ques phonographiques dans les services de rédaction des jour- naux, où ces messages sont reçus par téléphone ou par radio.
On considérera maintenant le dessin, dans lequel les mêmes références désignent les mêmes pièces dans toutes les figures. 10 désigne un plateau tournant léger de faible densité, tenace, en matière plastique telle que la "bakélite". Ce pla- teau tournant 10 est circulaire et il est pourvu d'un rebord annulaire tombant 11 sur son pourtour et d'un montant central carré 12 sur sa partie supérieure. Un disque d'enregistrement 13, en aluminium de préférence, percé, en son centre, d'une
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ouverture carrée par laquelle il s'applique, sur le montant central 12 au moyen duquel il est ainsi centré, est disposé de facon à être supporté par le plateau tournant 10 dans une posi- tion telle que l'aiguille 14 d'un liseur (pick-up) électrique 15 puisse s'engager dans ses sillons sonores.
Le liseur 15 peut se mouvoir librement en travers du disque 13 et il est relié par des conducteurs 16 et 17 à un amplificateur de son 18 actionnant un haut-parleur ou autre dispositif sonore 19 relié à cet am- plificateur par des conducteurs 20 et 21. L'énergie électrique peut être fournie à l'amplificateur 18 par des fils de ligne 11 et 12 au moyen de conducteurs 22 et 23 reliés à une fiche démon- table et une douille de prise de courant 24 et 25.
Un moteur 26 tournant continuellement est relié opéra- tivement à un arbre vertical 27 au moyen d'un accouplement sou- ple 28. L'arbre 27, qui se prolonge vers le haut, traverse un palier 22 monté rigidement dans le bâti de la machine et porte un disque ou plateau d'entraînement circulaire relativement épais 30, fixé à cet arbre au moyen d'une vis de calage 30a. Le plateau d'entraînement 30 est entaillé sur sa surface supérieure extérieure pour former un épaulement annulaire vertical 31 autour duquel est adapté et collé un anneau étroit 32 en matière à friction telle que du liège, cet anneau ayant une section transversale rectangulaire et sa surface supérieure, qui dépasse légèrement au-dessus de la surface supérieure du plateau 30, pouvant venir en contact à friction avec la surface Inférieure du plateau porte-disque 10.
A son extrémité supérieure 33 l'arbre 27 porte un col- lier antifriction 34, en graphite par exemple, entouré par un bossage conique creux 35 faisant corps avec le plateau 10 afin de former un palier pour l'extrémité supérieure 33 de l'arbre 27.
L'ensemble comprend encore une vis 36 ayant une tête supérieure 37 disposée dans une fraisure circulaire 38 prati- fiée dans le montant carré 12. La queue de cette vis est dirigée
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de haut en bas à partir de la tête et elle est vissée dans l'extrémité supérieure 33 de l'arbre 27' de façon à maintenir le plateau 10 dans la position de fonctionnement. La queue de la vis 36 est pourvue d'un épaulement 39 pouvant venir s'appli- quer sur l'extrémité supérieure 33 de l'arbre 27.
Grâce à la construction ci-dessus,11 est évident que la rotation de l'arbre 27 par le moteur 26 entraînera le pla- teau 10 avec le disque 13 porté par ce plateau, par suite du contact à friction entre l'anneau étroit en liège 32 et la sur- face inférieure du plateau 10. On voit aussi que le plateau léger 10 n'a que très peu d'inertie et qu'il peut être arrêté instantanément par l'application, sur son rebord, d'une force de freinage relativement petite, ainsi qu'on le verra plus loin.
Le plateau 30 étant relativement lourd et possédant par consé- quent une grande inertie, il continuera à tourner sans diminu- tion appréciable de sa vitesse chaque fois que le plateau porte- disque sera arrêté au moyen du frein, et aussitôt que le frein sera desserré le plateau porte-disque, grâce à sa faible inertie, reprendra sensiblement instantanément toute sa vitesse de fonc- tionnement.
Pour arrêter momentanément la rotation du plateau porte- disque chaque fois qu'on le désire, on utilise un patin de frein 40 constitué de préférence par un collier en cuir monté sur l'extrémité supérieure d'une tige de frein verticale 41, dirigée vers le haut, dans la position voulue pour venir en prise à friction avec la surface extérieure du rebord tombant Il du pla- teau 10. Dans le cas présent la tige de frein 41 est articulée sur le bras inférieur 42 d'un noyau électromagnétique fixe en forme d'U pouvant être actionné par un courant traversant une bobine de fil métallique 43 qui entoure la branche verticale de ce noyau.
La bobine 43 est reliée par un conducteur 44 à l'une des bornes d'un interrupteur 45 et par un autre conducteur 46 à un redresseur de courant 47, l'autre borne de l'interrupteur
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45 étant reliée par un conducteur 48 à ce redresseur 47. Le redresseur 47 reçoit du courant alternatif venant d'une paire de conducteurs 49 et 50 reliés aux fils Ll et L2.
Le bras supé- rieur 51 du noyau électromagnétique est disposé prés de la tige de frein 41, de façon à attirer cette rige de frein 41 chaque fois que la bobine 43 est excitée, pour appliquer le patin de frein 40 contre le rebord 11 du plateau porte-disque 10, afin d'arrêter immédiatement la rotation de ce plateau, la bobine 433 étant excitée par la fermeture de l'interrupteur 45, que l'opé- rateur peut actionner à la main ou au moyen d'une pédale.
Un ressort 52 réagissant entre la tige de frein 41 et un montant fixe 53 est tendu de façon à solliciter continuellement cette tige de frein 41 pour 1'écarter du bras magnétique 51, de façon à dégager automatiquement l'action de serrage exercée par le patin de frein 40 sur le plateau 10 chaque fois que l'opérateur lâche le bouton 54 de l'interrupteur pour ouvrir le circuit.
L'interrupteur 45 est agencé de façon à pouvoir être ouvert automatiquement par un ressort de compression 55.
Dans la variante de réalisation de l'invention, varian- te représentée dans la fig.3, l'interrupteur 45 est maintenu normalement dans la position de fermeture par un ressort 55a et il est disposé de façon à être ouvert par l'opérateur lorsque celui-ci presse sur le bouton 54a chaque fois qu'il désire faire tourner le plateau porte-disque. Dans les deux modes de réalisa- tion le moteur 26, le redresseur 27 et l'amplificateur 18 sont commandés simultanément au moyen d'un interrupteur à main ou à pédale 58 monté sur le conducteur 23 aboutissant à la fiche 24.
On conçoit que le frottement exercé entre l'anneau étroit en liège de grand diamètre 32 et le plateau 10 sera suffisamment faible pour que, lorsque le plateau 10 est arrêté par le patin de frein 40, le moteur 26 et le plateau 30 ne soient pas nota- blement ralentis, mais qu'ils continuent à tourner sensible- ment à pleine vitesse. Ce frottement doit toutefois être suffisant
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pour assurer la mise en mouvement pratiquement instantanée du léger plateau 10 à pleine vitesse lorsque le patin de frein 40 est écarté du rebord du plateau, sans être retardé par le travail nécessaire pour faire mouvoir l'aiguilla dans le sillon du disque.
On conçoit que, dans le fonctionnement de la variante représentée dans la fig.3, chaque fois que l'interrupteur 56 est fermé pour laisser passer le courant,le moteur 26 fait immédia- tement tourner le plateau 10, mais que le frein 40 ne vient d'abord pas en prise avec le rebord du plateau porte-disque, parce qu'il faut un temps appréciable pour chauffer les lampes du redresseur 47. Toutefois, lorsque ces lampes ont été complé- tement chauffées, la tige de frein sera actionnée pour arrêter le plateau porte-disque. Cette action peut être utilisée par l'opérateur pour indiquer que la machine est prête à commencer la transcription.
Un avantage de l'utilisation de l'anneau d'accouplement à friction et à glissement dont il s'agit ici, anneau dont le diamètre est relativement grand, consiste en ce que cet anneau constitue un support plus stable pour le plateau porte-disque et qu'il permet, sans que l'on soit obligé d'employer une broche centrale excessivement longue, de réduire la tendance de ce pla- teau à basculer ou à osciller.
Bien que l'on n'ait décrit ci-dessus que deux modes de réalisation de l'invention, il est bien entendu que ces modes de réalisation ne sont donnés qu'à. titre d'exemple et que l'in- vention n'est pas limitée à ce qui est décrit et représenté, mais que des modifications peuvent être apportées et que d'autres modes de réalisation sont également possibles dans le cadre de l'invention. En un mot, l'invention couvre toutes les variantes et tous les modes de réalisation qui ne sortent pas de son cadre, tel qu'il est exposé dans le résumé ci-dessous.