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PROCEDE DE PREPARATION DE NOUVEAUX AGENTS ANTISEPTIQUES BACTERICIDES ET DESINFECTATNTS A BASE DE DERIVES MERCURIELS ORGANIQUES MISCIBLES A L'EAU EN TOUTES PROPORTIONS.
La présente invention concerne un procédé de prépa- ration de nouveaux agents antiseptiques, bactéricides et désinfectants à base de dérivés mercuriels organiques hydro- solubles.
Il est connu de mettre à profit les propriétés bacté- ricides de nombreux dérivés du mercure, tant minéraux qu'orga- niques, pour préparer industriellement des compositions désin- fectantes,'antiseptiques, germicides ou fongicides. Cette technique tend à s'orienter de plus en plus vers l'emploi de dérivés se composant d'uno cation organe-mercuriel complexe et d'un anion soit minéral, soit organique, association par laquelle on cherche à concilier, dans une même substance, les propriétés partiellement contradictoires, d'un grand pouvoir bactéricide, d'une faible toxicité vis-à-vis des êtres supé- rieurs, d'une grande stabilité chimique, d'une absence d'effets
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corrosifs et d'une solubilité dans l'eau suffisante,permettant d'atteindre les concentrations efficaces au point,
de vue antiseptique.
Dans ces composés complexes, le mercure conserve ses propriétés bactéricides, mais, selon la composition et la structure des complexes dont le mercure fait partie, les propriétés antiseptiques peuvent varier dans de larges limites et même se trouver renforcées comparativement aux composés mercuriels ordinaires. D'une façon générale, le pouvoir bacté- ricide, s'accroît avec le poids moléculaire du complexe, ce- pendant que la toxicité vis-à-vis des êtres supérieurs diminue parallèlement, de même que diminue aussi la corrosivité des produits. A ces points de vue, on a donc tout intérêt à s'adresser à des produits renfermant des complexes de poids moléculaire élevé.
Mais on est rapidement arrêté dans la voie d'augmenter, par un accroissement du poids moléculaire des complexes, le pouvoir bactéricide des produits, par le fait que la solubili- té des composés décroît, au point de devenir pratiquement nulle, dès les premiers termes d'homologues, tant soit peu supérieurs.
Avec des cations complexes relativement simples, il est généralement possible de conférer à la molécule une solu- bilité suffisante au point de vue pratique, par un choix judicieux des anions, soit minéraux, soit organiques tels que
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Gl-'OH-jNcT'-BU-'Ii2-9CHC00-etc. Mais il n'en est plus de même pour les cations moléculairement plus lourds, dont on voudrait mettre en valeur le pouvoir antiseptique élevé. Dans ces cas, les produits, même très actifs en tant que bactéricides, de- viennent pratiquement inutilisables, parce que leur solubilité, trop faible ou nulle, même pour les anions solubilisants sus- mentionnés, ne permet plus d'assurer des concentrations suf- fisantes au point de vue de l'efficacité bactéricide, ni une présentation pratique du produit en milieu concentré.
Aussi a-t-on déjà essayé d'augmenter la solubilité des
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des composés mercuriels complexes, de poids moléculaire élevé, en introduisant par substitution, dans le radical du complexe, une fonction acide telle que -SO3H, -COOH, etc.., mais cette substitution, en s'accompagnant, en général, d'une régression très sensible du pouvoir bactéricide, n'est guère avantageuse en pratique et la solubilisation ainsi réalisée, reste encore assez limitée.
Dans certains dérivés mercuriels aryliques et aral- coyliques de nature phénolique, le problème de la solubilisa- tion a pu être résolu d'une façon déjà plus satisfaisante, grâce à la nature acide des phénols, lesquels, par salification au moyen d'alcalis, fournissent des phénates alcalins hydro- @ solubles. Ces produits présentent malheureusement un autre Inconvénient, en étant toujours fortement alcalins en solution aqueuse, ce qui les exclut de certaines utilisations où l'alca- linité est à proscrire.
La présente invention porte sur une nouvelle classe de dérivés mercuriels phénoliques, en l'espèce des dérivés mercuriels d'éthers polyglycoliques des phénols, répondant à
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la formule générale Ïig-R-0-(CH2-CH2-0)n-CH2-CH20H¯j dans la- quelle R est un radical phénylique, pouvant être plus ou moins substitué, en position ortho, méta ou para par rapport à la chaîne polyglycolique, par des radicaux alcoyliques ou aryli- ques ou/ et par des fonctions telles que -NO2,-NH2,-OH libre ou substitué, halogènes-COOH libre ou substitué etc, et X est un anion mono-ou polyvalent, minéral ou organique.
Selon l'invention, on prépare ces nouveaux composés
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mercuriels par mercuration d'éthers 'polyglyco1iques déterminés de composés phénoliques, ce qui, par un choix judicieux des matières de départ, mises en oeuvre, conduit à des dérivés mercuriels, miscibles à l'eau en toutes proportions, fait inconnu jusqu'à présent dans la chimie des dérivés organo- mercurils.
Pour effectuer pratiquement la mercuration, on fait bpuillir, sous agitation vigoureuse, en solution aqueuse,
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de préférence légèrement acidulée,par exemple; par de l'aci- de acétique; des quantités équimoléculaires d'un éther poly- glycolique d'un phénol et d'un sel mercurique tel -par exemple l'acétate de mercure. On continue l'ébullition jusqu'à ce que les réactions ioniques du mercure aient pratiquement disparu ce qui se produit au bout de quelques heuras et in- dique que tout le mercure mis en oeuvre a été fixé sbus forme complexe par la molécule de l'éther polyglycolique de phénol.
Le liquide réactionnel peut être concentré et purifié par les méthodes classiques, telles que l'extraction par solvants sélectifs ( chloroformer, mais d'autre part la Demanderesse a constaté que dans la plupart des cas le mé- lange réactionnel présentait la propriété curieuse de se séparer en deux couches par chauffage à environ 75 , la couche huileuse obtenue en couche inférieure étant constitués par le dérivé mercuriel de l'éther polyglycolique phénolique à peu près pur.
Toutefois les dérivés'du phénol non alcoylé et des diphénols ne présentent généralement pas cette pro- priété. Le liquide réactionnel, maintenu ensuite au repos vers 75 C, laisse donc déposer,dans la plupart des cas, une couche huileuse que l'on sépare à chaud par décantation, et qui renferme le dérivé mercuriel de l'éther polyglycolique phénolique. La couche huileuse est miscible en toutes pro- portions avec l'eau froide et les solutions aqueuses peu- vent être employées telles quelles à la préparation de compositions antiseptiques ou bactéricides, ou être puri- fiées par traitement au moyen de solvants appropriés.
A cet effet, le produit huileux est repris par un solvant, tel par exemple le chloroforme,et la solution est agitée 'avec de l'eau, pour la débarrasser des impuretés minérales pro- venant des réactions antérieures, le solvant devant évidem- ment répondre à la condition de retenir, plus fortement que l'eau, le dérivé mercuriel de l'éther polyglycolique phé- nolique formé. Ce dernier peut ensuite être isolé à l'état
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pur, soit par évaporation du solvant, soit encore par dilution de la solution avec un autre liquide, miscible avec le sol- vant, 'mais dans lequel le dérivé mercuriel n'est pas soluble, telles certaines fractions de distillation du pétrole.
A cet effet, on observera des conditions de concentra- tion limite de solvant et de non solvant exactement définies pour les différents types de phénols.
Bien qu'en général la mercuration des éthers polygly- coliqes puisse être effectuée le plus commodément au moyen de l'acétate, on peut, sans sortir du cadre de l'invention, employer évidemment aussi d'autres sels de mercure pour com- biner ainsi les cations organo-mercuriels complexes à d'au- tres ànions.
Certains sels, tels les chlorures, peuvent d'ailleurs être obtenus aussi plus facilement par réaction entre des so- lutions concentrées d'éthers polyglycoliques des acétoxy- ' mercuri-phénols correspondants et de sels alcalins, tel le chlorure de sodium.
La Demanderesse a constaté, en outre, que des éthers polyglycoliques de monophénols, dont les deux positions ortho sont libres, sont susceptibles de donner des composés bimer- curés ayant des propriétés bactéricides analogues à celles des composés monomercurés. La mercuration est cependant plus difficile à réaliser dans ce cas, ce qui semble devoir être attribué à un phénomène d'empêchement stérique, dû à la longueur de la chaine pdlyglycolique.
La miscibilité avec l'eau froide de ces nouveaux dérivés doit être attribuée à la chaîne polyglycolique. Sui- @ vant la nature plus ou moins substituée de ce radical, la longueur de la chaîne polyglycolique, nécessaire pour obtenir une miscibilité complète, peut varier dans d'assez larges limites. Elle est comprise, le plus souvent, entre 5 et 10
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groupes glycoliques - CH2-CH2-0.
Cet effets..ubilisant des eha2nospolyglycoliques est tout à fait remarquable et cela a tel point que, pour la solubilité des produits, le choix
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de l'anion acide, minéral ou organique, associé au cation complexe, n'a plus guère d'importance et peut, en princioe, porter pratiquement sur un acide quelconque. Economiquement, cela présente l'avantage de permettre l'emploi, dans la fa- brication des compositions antiseptiques, de certaines ma- tières bon marché, ou localement disponibles-.on abondance, ou sous-produits d'autres fabrications.
De son côté, la composition du cation complexe peut varier également dans de larges limites, car, outre aux éthers poly- glycoliques de phénols, diversement substitués, déjà mention- nés, l'invention s'applique aussi aux complexes phénoliques polycycliques, c'est-à-dire d'une façon générale à tous com- posés cycliques dont les positions ortho et/ou para libres permettent l'introduction du mercure dans un noyau cyclique.
Il en résulte d'une part la possibilité d'une grande varia- tion dans la composition des produits bactéricides, suscepti- bles d'être préparés suivant l'invention, ainsi que celle de la valorisation de composés phénoliques les plus divers,pour lesquels d'autres débouchés adéquats feraient éventuellement défaut.
Selon leur radical phénolique de base, ces produits, expérimentés contre la bacille Coli se sont montrés actifs à des dilutions variant de 2.500 à 20.000.
Grâce à leur grand pouvoir germicide et à leurremar- quable solubilité dans l'eau, ainsi que dans de nombreux solvants organiques industriels, ces divers dérivés mercu- riels peuvent, suivant l'invention, être utilisés à la pré- paration de compositions antiseptiques, bactéricides,fongi- cides,etc, les plus variées.
A cet effet, on les incorpore, soit seuls, soit ensem- ble avec d'autres substances physiologiquement actives, à des véhiculeurs solides, pâteux ou liquides, inertes ou ger- micides eux-mêmes, en se servante dans ce but, de tous.moyens @ et techniques habituellement en usage dans les industries correspondantes. 1
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B,ien que ces produits soient par eux-mêmes mouillants, moussants et détergents, on a quelquefois avantage à les mé- langer encore avec des produits à activité capillaire tels des savons ou des composés des types des sulfates d'alcools supé- rieurs ou sels d'ammonium quaternaires.
Les véhiculeurs solides, parmi lesquels on citera à titre d'exemples non limitatifs, la craie, le gypse,le talc, la poudre d'ardoise, le kaolin, la bentonite, les terres à foulon,etc,etc, font notamment partie des compositions desti- nées à des applications agricoles, hygiéniques ou autres, par poudrage.
Les excipients pâteux, tels les onguents, crèmes, pommades, etc, constituent les véhiculeurs de choix pour des applications cosmétiques et médicinales des nouveaux dérivés mercuriels, suivant l'invention, la consistance huileuse de ces dérivés, particulièrement favorable à leur incorporation aux dits excipients, étant de nature à assurer l'obtention de mélanges extrêmement uniformes et homogènes.
Parmi les véhiculeurs liquides, l'eau est évidemment le plus intéressant, aux points de vue tant technique qu'éco- nomiue. La miscibilité parfaite des dérivés mercuriels d'éthers polyglycoliques de phénols, propriété que ne possè- dent pas au même point les autres composés organo-mercuriels, actuellement connus et utilisés dans les mêmes buts,ouvre la voie aux applications industrielles, agricoles, vétérinaires, hygiéniques, médicinales,etc, les plus diverses.
Les solutions aqueuses des dérivés des monophénols alcoyles ont la particu- larité d'être sujettes à démixtion lorqu'elles sont chauffées vers 75 C et de se reformer après refroidissement,opérations qui peuvent être répétées infiniment,et qui, suivant l'inven- tion, sont utilisées industriellement pour la purification des dérivés mercuriels.
La démixtion peut être mise à profit aussi pour récupérer facilement le produit actif par exemple dans lé cas de solutions préparées en grande quantité dans un but déterminé, mais non utilisées ou non utilisées en totalité
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En vue de certaines utilisations spéciales, des solvants, autres que l'eau, peuvent également être employés,'les solu- tions, tant aqueuses qu'organiquesétant d'un emploi très général et se prêtant notamment à l'application sous forme de pulvérisation.
Grâce au pouvoir germicide élevé de leur principe actif, la teneur en matière active des différentes compositions anti- septiques et désinfectantes, visées par l'invention, peut, en général, être maintenue à un taux relativement bas;.
Le volume relativement grand des compositions germici- des résultant de ce fait, facilite la répartition uniforme de celle+ci sur ou dans les matières à traiter, en particulier dans la cas de matières solides, de consistance grenue ou pulvérulente. Lamiscibilité parfaite des dérivés mercuriels d'éthers polyglycoliques phénoliques, avec des milieux aqueux, d'autre part, permet de réaliser notamment des solutions aqueu- ses de toute concentration pratiquement nécessaire, pour être efficace en vue d'applications déterminées.
Ces applications sont extrêmement variées et généra- les et s'étendent aux domaines industriel, agricole, vétzri- naire, sanitaire, hygiénique,domestique, médicinaletc.
Parmi les applications industrielles, on citera, entre'autres, la désinfection et la conservation par des solu- tions aqueuses des peaux, cuirs et fourrures et des adjuvants et liqueurs de tannage végétal en tannerie,la préservation contre les moisissures des fibres textiles en général et des fibres à la caséine en particulier, la protection contre l'attaque par des micro-organismes des peintures, vernis et enduits pour peintures et plus particulièrement des pintures à la caséine et des vernis isolants pour fils et câbles élec- triques, ainsi que des colles et adhésifs à base, notamment, d'amidon et de dextrine, la stérilisation de la pulpe et de la pâte à papier, la préservation des bois et produits ligneux ou cellulosiques par trempage ou imprégnation sous pression, etc,etc....
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Dans le domaine agricole, certaines compositions à base de ces nouveaux dérivés sont avantageuses, sous forme de poudres ou de solutions, pour la désinfection des semences et de graines contre les maladies cryptogamiques et autres, des sols s et des terreaux, ainsi que d'étables, écuries, man- geoires,râteliers, harnais, abords de ferme, etc,et,au point de vue vétérinaire, pour la désinfection des animaux en dipping -tanks,, ainsi que ,pour la.désinfection des litières, le lavage de plaies, le lavage utérin après parturition,etc,etc.
Au point de vue de la santé publique et de l'hygiène domestique et industrielle, des compositions suivant l'inven- tion trouvent des applications des plus intéressantes dans la désinfection et l'assainissement d'établissements et de locaux publics tels écoles, casernes, salles d'attente, salles de spectacles, hôpitaux, hospices, asiles d'assistance publique, moyens 'de transport en commun etc, dans la lutte contre la vermine infestant les murs, planchers, boiseries, dans la sup- pression des mauvaises odeurs émises par des éviers, égouts, latrines, dans la prophylaxie de maladies contagieuses et la prévention d'épidémies, dans la désinfection des mains, dans les industries ou métiers insalubres, dans la destruction de certains parasites notamment dans les pays tropicaux,etc,eto..
Dans l'ordre médicinal, enfin, on mentionnera, entre autres applications, la lutte contre des maladies transmis- sibles, par exemple les différentes formes d'infection par les bacilles typhiques et paratyphiques ,et contre les maladies fongiques de l'épiderme, le lavage des plaies, la préparation de dentifrices et cosmétiques médicamenteux, la stérilisation et désinfection des instruments de chirurgie et des crachoirs et autres récipients ou ustensiles dans les hôpitaux et cli- niques,etc,etc..
Les quelques exemples non limitatifs, ci-après, il- lustrent la mise en oeuvre pratique du procédé de préparation des nouveaux dérivés organo-mercuriels et de leurs applica- tions, suivant la présente invention.
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Exemple 1.
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E±her¯té±ta 1 coli ue d'acétoxymercurinhénol CH - C02 L'Hg - c 6H4 ¯ 0 ( CH2- CH20)3 - CH2 - CH20HJ Dans un ballon; muni au besoin d'un réfrigérant 'à 'reflux,on dissout dans 50 cm3 d'eau, 27 gr.de C 6 H5-0(CH 2¯CH 20)3¯CH2 -CH 20H (0,1 molécule-gramme) et on ajoute 32 gr. d'acétate de mercure (0,1 molécule-gramme) dissous dans 50 cm3 d'eau, acidulée par 4 cm3 d'acide acétique.
En portent à douce ébullition jusqu'à disparition des réac- tions ioniques du mercure, on obtient, au bout de 3 à 4 heures et après refroidissement, une solution d'éther tétraglycolique de l'acétoxymercuriphénol, qui peut être employée tell'e quelle comme antiseptique ou dont, par traitement au moyen de solvants appropriés, tel que le chloroforme, on peut isoler à l'état pur, le composé mercuriel sous forme d'un liquide huileux, d'un poids moléculaire de 528 et titrant environ 38 % Hg.
Le rendement obtenu est voisin du rendement théorique.
Ce produite miscible à l'eau en toutes proportions à la température ambiante, est encore actif contre le B.coli à la di- lution de 1/10.000.
Exemple II
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Ether uradêca co 1 ue e r a ê o me i-te t t 1 ën CH3C02 ,"Hg (C!..H 9) -c6H3 -0 (CH2 -CH2 0) 10 -CR2 -CH20H J Dans un ballon muni d'un réfrigérant à reflux, on introduit 63au+ gr. de cYR9 - C6H!..-O CCH2¯CH20)10¯CH2¯CR20H (0,1 molécule- gramme) et on ajoute une solution de 32 gr. d'acétate de mercure ( 0,1 molécule-gramme) dans 100 ce. d'eau distillée,acidulée par 4 cm3 d'acide acétique.On porte à l'ébullition pendant 3 à 4 heu- res jusqu'à disparition des réactions ioniques du mercure. On laisse refroidir, mais maintient au moins une température de 75 pendant le temps nécessaire au dépôt du produit de laréaction sous forme d'une couche huileuse, dont on sépare par décantation la couche aqueuse surnageante.
On reprend le produit huileux par du chloroforme agite la solution avec de l'eau, qu ' après décantation on sépare d'avec la couche de chloroforme. En chassant finalement
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le chloroforme par évaporation, on obtient un produit liquide à 22,5 % Hg, auquel, d'après son poids moléculaire et le dosage bromométrique, on peut attribuer la formule:
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Ce produit miscible à l'eau distillée en toutes proportions à la température ambiante, est actif encore contre le B.
Coli à des dilutions de l'ordre de 8 à 10.000. Le rendement obtenu est voisin de 100% de la théorie.
Exemple III.
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Ether undécaslvcoliaue du chloromercuri - lof tert, butylphénol. ci rxg ( CH9 ) C6H3 - 0 ( OH2 ¯ Cfi20 ) 10 - CH2 ¯-CH20H,7
En traitant par une solution saturée de chlorure sodique une solution aqueuse concentrée d'acétoxy-mercuri-
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undécaéthoxy-tert.butylphényle, il se forme par double décom- position le chlorure correspondant.
Exemple IV.
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Ether jléoaglycoliaue de l'aoétoxymercuri - para -tertiaire - amvlyhénol. cE3coi Èg - (C5H11 a Iî3-0-(CH2 ¯GH20)9 Clî2¯CH20H7
Ce produit, préparé dans des conditions rigoureuse- ment identiques à celles indiquées pour l'homologue butylique ( exemple II), s'est révélé être l'un des dérivés les plus actifs de la longue série expérimentée, tandis que les dérives correspondants du galcol, et du thymol paraissent être les moins bactéricides.
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Exemple V.
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Diéthe he ta 1 coli ue du. ia étoD-vmercuri-j2aradioZybenzène.
(CH3 ¯ C02 LHg2C6H2(0-(CH2¯CH2¯0)6¯CH2¯CH20H)2
En traitant dans des conditions opératoires,analogues au premier exemple 72,6 gr. de 1,4. di(hepta-éthoxy)dioxy-
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benzène (0,1 molécule-gramme), C6H4(019H2¯CH20)6¯CH:-COH)2 par 64 gr. d'acétate mercurique ( 0,2 molécule-gramme), on obtient le dérivé di-mercuriel du diéther heptaglycolique de l'hydroquinone.
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l'eau en toutes proportions, ayant une teneur de 32,2% Hg, correspondant à un poids moléculaire de 1243.
Le rendement est voisin du rendement théorique.
On obtient de la même façon le dérivé mono-mercure,, en n'utilisant que la moitié d'acétate de mercure. Les déri- vés mono-et dimercuriels ont sensiblement la même activité bactéricide.
Exemple VI.
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Ether décaglycolique ¯fl'aeµòzyz#grçurip¯àTaghloTonhénol.
CH3coo Cl.ch3-a(vrz2-x)9-z2.-20.
On traite sous vive agitation, par un courant d'oxyde d'éthylène à la température d'environ 200 C et en présence d'une faible quantité ( environ 0,5 cm3) de solu- tion de soude caustique à 30%, en tant que catalyseur, 12,8 gr de parachlorophénol, jusqu'à une augmentation de poids correspondantà la fixation de 10 molécules d'oxyde d'éthy- lène.
On traite ensuite le produit obtenu par la quantité stoechiométrique d'acétate de mercure suivant le mode opé- ratoire décrit dans les exemples précédents.
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On obtient, avec un rendement voisin de la théorie, le dérive acéto-mercuré de l'éther décaglycolique du parachloro- phénol, que l'on purifie au moyen de chloroforme comme il est indiqué dans l'exemple VII. i Exemple VII.
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&ther idécaglveolique de l'acétoxv-mercuri-tertiaire butvl- - naphtol.
CH3co C Hg (C4H9) C10H5 .. 0(CH2 - CH20)9 - CH2 CH20H,f
En traitant dans les mêmes conditions opératoires que,dans les exemples II, et IV, 64 grs ( 0,1 molécule-
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gramme) de CH9. C10H6.0(gFi2CH20)9.CH2.CH20H par 32 grs d'acétate mercurique ( 0,1 molécule-gramme), on obtient un dérivé mercuriel soluble dans l'eau en toutes proportions comme les dérivés correspondants des phénols et qui possède sensiblement la même activité bactéricide que le dérivé phénolique correspondant.
Exemple VIII.
En maintenant à environ 75 C, dans un décanteur, chauffé par un dispositif approprié, la solution chaude provenant de la réaction de l'acétate de mercure sur l'éther undécaglycolique du p-tert. butylphénol suivant le procédé de l'exemple II, il se produit une séparation en deux couches.
En reprenant plusieurs fois à l'eau chaude d'environ 75 C dans le même appareil, la couche inférieure contenant le dérive mercuriel et finalement par de l'éther de pétrole, on obtient un produit d'une pureté de 98% à 100%, miscible en toutes proportions à l'eau froide ou tiède. Par dissolu- tion !de une ou quelques gouttes de ce produit dans 1 litre d'eau;, on prépare des solutions antiseptiques et bactérici- des convenant, entre autres, à la prévention ou au traitement de 'toutes sortesde maladies contagieuses, telles que angi- nes, ou au lavage de plaies infectées, ou à des usages gyné- cologiques,etc.
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Exsl!lP,lL1X.
@ @ En diluant dans 10 litres d'eau ( 1 seau)environ
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5 cm3 ( 1 cuillerie à café) du produit brut de la mercuration par l'acétate de mercure, de l'éther décaglycolique du tricré- sol brut, on obtient une solution utilisable pour toutes espè- ces de désinfections d'ordre;.. domestiques @ tels le nettoyage et la désinfection des locaux, water-closets,etc.),. agricole ( désinfection d'étables, écuries, mangeoires, râteliers;
har- nais, abords de ferme,etc.), vétérinaire ( désinfection des animaux en dipping-tanks, désinfection des litières, 'lavages des plaies, lavage utérin' après parturition, etc..) et sanitaire ( désinfection des crachoirs dans les hôpitaux et cliniques, désinfection des locaux publics, écoles, casernes, salles d'attente, salles de spectacles, wagons de chemin de fer',etc..
Exemple X.
La fraction de distillation 220-275 C des huiles phéno- liques extraites de goudron de houille contenant des crésylols et homologues supérieurs) est traitée par l'oxyde d'éthylène de façon à y fixer au moins 5 molécules par molécule de phénols supérieurs estimés en crésylol.
Le produit ainsi obtenu est traité par l'acétate de mercure suivant les conditions opératoires décrites dans les exemples 1 et II.
L'antiseptique qui en résulte convient tout particu- lièrement comme désinfectant-germicide à usage général, soit à l'état pur, soit en mélange avec un savon ou un produit du type sulfate d'alcoyle lourd.
Employé aux doses excessivement faibles de 1 à 2 cm3 pour 10 litres d'eau, il est d'un emploi facile, car il se dilue entièrement et immédiatement dans de l'eau de n'importe quelle qualité en donnant une solution légèrement laiteuse. De plus, il est pratiquement inodore et ne laisse pas de traces grais- seuses contrairement à de nombreux autres produits' utilisés dans le même but.
Exemple XI.
On obtient un produit pour désinfection degraines et semences par poudrage, en mélangeant intimement 10 Kg.d'éther
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pentaglycolique de l'acétoxymercuri-tert.butyltricrésol avec 85 Kgs d'un véhiculeur solide, inerte tel que la bentonite, le talc,etc. et 5 kgs d'un adhésif tel que la colophane ou la gomme arabique, à l'état de poudre impalpable. L'incorpo- ration d'un agent anti-poussières n'est pas nécessaire, le produit actif, huileux lui-même, agissant comme tel.
Le mélange obtenu est utilisé pour la désinfection ' à sec des graines et semences par exemple, à raison de: 200 gro de mélange par 100 kg. de semences de froment,orge, seigle, pois?.,haricots et autres grosses graines en général ; 300 gr. de mélange par 100 kg. de semences d'avoine, épeau- litre, graminées des prairies et autres graines velues; 800 gr. de mélange par 100 kg. de graines à glomérules, telles @ que betteraves; 2-3 gr. de mélange par kg. de graines potagères.
) ) Le mélange,incorporé aux semences de toutes façons connues, est extrêmement actif pour la destruction des spo- res des principales maladies bactériennes et fongiques, véhiculées par les semences tellesque la carie du froment, le charbon velu de l'orge, l'helminthosporiose de l'orge, les fusarioses,etc. Par ailleurs, le produit antibactérien n'atténue d'aucune façon le pouvoir germinatif des graines traitées.
Exemple XII.
@ On obtient un produit liquide pour désinfection des graines et semences par pulvérisation,en dissolvant 5 kg d'éther undécaglycolique de l'acétoxymercuri-tert. bùtylphénol dans 95 litres d'eau ou un autre solvant ap- proprié cette solution constituant par exemple le produit marchand, qui est dilué d'environ 40 fois au moment de l'utilisation pour la désinfection externe des semences.
On emploie 15 à 20 litres de la solution diluée pour 100 kg de semences à traiter, en opérant par pulvérisation dans les'appareils habituellement utilisés à cet effet ou
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par simple pelletage des semences arrosées avec le quantité appropriée de solution désinfectante.
Exemple XIII.
On emploie pour l'aseptisation des bois par trempage ou imprégnation sous pression, une solution aqueuse à environ 0,2% d'éther décaglycolique d'acétoxy mercuri-tri-crésol.
Exemple XIV.
On mélange intimement 10 kg d'un dérivé mercuriel d'un éther polyglycolique de phénol ou de crésol à 90 kg<, d'un véhiculeur pulvérulent tel que talc, kaolin,bentonite,etc.
On emploie cette poudre à raison de 100 à 150 gr. par mètre carré pour la désinfection des sols, en l'enfouissant à une profondeur de 5 à 10 cm ou à raison de 600 - 1000 gr. par mètre cube de terreau,en l'y mélangeant intimement. En dé- truisant ainsi les agents pathogènes des "bactérioses" et "fusarioses" du "damping off" etc,on prévient et combat très efficacement, notamment en culture horticole et en pépinière;, les maladies cryptogamiques et affections bactériennes des plantes, propagées par les sols, terreaux et les eaux qui y circulent.
Exemple XV. a) On dilue 10 à 15 cm3 d'un dérivé mercuriel d'un éther polyglycolique de phénol ou crésol dans 10 litres d'eau, quantité suffisante pour désinfecter par arrosage 1 mètre carré de sol. b) En diluant 50 à 100 cm3 de produit actif dans 100 litres d'eau, on obtient une solution dont 50 à 100 litres suffisant à la désinfection de 1 mètre cube de terreau,sui- vant la consistance de ce dernier.
Exemple XVI.
On mélange intimement aux composés habituels de pâtes poudres ou eaux dentifrices,le dérivé mercuriel d'un éther polyglycolique de p-butyl-ou-amylphénol combiné de telle façon que la concentration en mercure du produit! dentifrice atteigne 1.5 à 2%. Les dentifrices médicamenteux résultant de ce mélange sont d'une efficacité remarquable contre la
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flore buccale, tuant effectivementles microbes logés dans les anfractuosités de la bouche après un contact de seulement une minute. far des applicationsrépétées 3 à 4 fois par jour, on combat! efficacement, en pathologie dentaire, des pyorrhées alvéodentaires et des gingivites, même rebelles à tout autre traitement.
Du fait, que dans ces produits, le mercure se trouve à l'état non ionisé, tout risque de corrosion de prothèses dentaires métlliques par amalgamation est exclu.
Exemple XVII. a) Des solutions contenant le dérivé acétomercuré de l'éther décaglycolique de xylénol constituent des agents désinfectants et antiparasitaires très actifs.
A la teneur de 0,2 à 0,5 % de telles solutions sont très efficaces dans la lutte contre la vermine infestant des murs, planchers, bois de lit etc et, par badigeonnage ou immersion, elles protègent contre les attaques d'insectes xylophages ( valgues hémiptères, anobiides,etc) et contre les maladies cryptogamiques, les matériaux de construction ligneux ainsi que les rondins, pieux, piquets,etc à usage agricole ou autre. b) En dilution variable, suivant le but envisagé, de telles solutions peuvent aussi être employées en phytophar- macie pour combattre très efficacement de nombreux parasites et maladies des plantes.
A cet effet,elles peuvent être employées par exemple pour les pulvérisations hivernales des arbres fruitiers, la protection des plaies d'élagage, , de greffage etc, la désinfection du matériel agricole contre, les maladies bactériennes et fongiques des animaux et des plantes.