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Commutateur à barres transversales pour Installations de téléphonie automatique.
Dans les commutateurs à barres transversales pour installations de téléphonie automatique dont les groupes de commutateurs élémentaires sont constitués par des paquets de ressorts de contact, il est d'usage d'utiliser des points de contact doubles. Ceci augmente la sécurité de fonctionne- ment des commutateurs et empêche le gauchissement* du paquet de ressorts lors de la fermeture des contacts.
Dans certains commutateurs à barres transversales connus, les pièces de contact fixes des commutateurs élémen- taires sont constituées par des grillages de fils métalliques droits parallèles. Ces fils, sur lesquels les endroits de con- tact sont uniformément répartis, sont Conjugués avec des rangées de pièces de contact mobiles qui sont généralement interconnectées. Ces rangées se trouvent en regard des grillages
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dans une direction perpendiculaire à celle des fils de contact fixes, parallèlement au grillage. Un tel commutateur à barres transversales est décrit par exemple, dans le brevet néerlandais n 16.662.
Ces commutateurs à barres transversales seront appelés dans la suite du mémoire "commutateurs à fils de contact".
Dans les commutateurs à barres transversales connus de ce genre, les commutateurs élémentaires, constitués par un fil de contact fixe et par un organe de contact mobile, ne comportent qu'un seul point de contact. Cependant, dans certains cas, l'emploi de fils de contact fixes doubles, disposés par exemple comme les cordes d'une mandoline, permet d'obtenir les avantages inhérents à un contact double.
L'invention concerne des commutateurs à barres transver- sales, du type à fils de contact, dont les fils de contact fixes sont doubles. Elle fournit un agencement de ces commutateurs tel que la présence des fils de contact fixes doubles offre encore un autre avantage.
Dans le commutateur à barres transversales conforme à l'invention, les fils de contact fixes, appartenant à la même paire, d'un ou de plusieurs grillages sont isolés entre eux et comportent chacun une connexion pour un fil d'alimentation. Cet agencement offre un avantage : lesfils de contact peuvent être insérés dans un circuit que le contact de l'organe de contact mobile et les deux fils peut fermer ; courant passe alors de l'un des fils à l'autre par l'organe de contact mobile.
La mise au point de l'invention a conduit certaines applications qui font également partie de l'invention.
Dans l'une de ces applications, dans le cas d'un grillage dont les fils de contact fixes appartenant à la même paire sont isolés entre eux, chacun de ces fils est relié à une borne de la bobine de l'aimant de barre correspondant: cette bobine est donc court-circuitée, et l'aimant est mis hors
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circuit dès que l'un des ponts du commutateur à barres transver- sales occupe la volt à laquelle appartient cet aimant.
Dans une autre application, les fils sont insérés dans le circuit d'excitation d'un relais qui commande un inter- rupteur avec contact de repos ; cetinterrupteur shunte la bobine de l'aimant de barre de la voie suivante. Ceci assure l'occupatio des voies dans l'ordre de succession requis.
On peut aussi tirer parti du montage isolé des fils de contact fixes pour fermer un circuit lorsque toutes les voies d'u commutateur à barres transversales sont occupées.
A cet effet, dans un grillage dont les fils des paires de fils de contact fixes sont isolés entre eux, chaque fil, sauf le premier et le dernier, e st relié à l'un des fils de la paire voisine d'une manière telle que, lorsque toutes les voies sont occupées, les fils de contact fixes extérieurs sont aussi inter- connectés et ce par l'intermédiaire des autres fils, des organes de contact mobiles et des connexions entre les paires de fils.
Ces fils extérieurs comportent des connexions pour former un circuit et ce de manière que le courant dans ce circuit se dirige vers l'un des fils extrêmes et s'éloigne de l'autre lorsque ces fils sont interconnectés de la manière précitée. Ce circuit peut servir par exemple à indiquer par un signal que le commutateur à barres transversales est occupé. Il peut aussi servir, dans les commutateurs à barres transversales faisant office de commutateur d'accouplement entre d'autres commutateurs à barres transversales sur lesquels sont raccordés, par exemple , les abonnés, à bloquer les voies de ce dernier commutateur qui mènent au commutateur d'accouplement occupé. De ce fait, la commu- nication est automatiquement transmise par une voie qui est rac- cordée à un commutateur d'accouplement non encore entièrement occupé.
Ceci peut s'effectuer à l'aide d'un relais dont le commu- teur shunte les bobines des aimants de barre des voies a bloquer et qui met donc ces aimants hors circuit.
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La description du dessin annexé, donné à titre d'exemple non limitatif, fera bien comprendre codent l'invention peut être réalisée, les particularités qui ressortent tant du texte que du dessin faisant, bien entendu, partie de l'invention.
La fig. 1 montre en perspective la disposition des fils de contact fixes d'un commutateur à barres transversales à fils de contact.
La fig. 2 représente schématiquement une coupe du commu- tateur à barres transversales représenté sur la fig. 1 par un plan parallèle au grillage.
La fig. 3 est le schéma d'un exemple de montage d'un commutateur à barres transversales conforme à l'invention.
La fig. 4 montre un détail légèrement modifié du montage représenté sur la fig. 3.
La fig. 5 montre comment, dans un central téléphonique comportant un certain nombre de commutateurs à barres transversales aux ponts desquels sont raccordés les abonnés, les voies de ces commutateurs sont reliées à des commutateurs d'accouplement.
La fig. 6 montre comment, dans de tels commutateurs d'accouplement un grillage conforme à l'invehtion peut servir à bloquer les voies connectées au commutateur d'accouplement lorsque celui-ci est entièrement occupé.
Sur la fig. 1, le commutateur à barres transversales est monté dans un boîtier ou un châssis qui affecte la forme d'un parallélipipède droit à base rectangulaire ; directions des arêtes sont indiées par X, Y et Z. Pour la facilita on supposera que cette dernière est verticale, mais il va de soi que le boîtier peut aussi occuper d'autres positions.
Les fils de contact fixes 2 s'étendent dans la direction X. Ils se présentent toujours deux à deux, et constituent six grillages horizontaux superposée. Les six paires de fils de con- tact superposées appartiennent à la même vole. Leur nombre peut
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être plus grand ou plus petit suivant le nombre de fils que comporte chaque voie. Certains fils conduisent le courant télé- phonique, d'autres servent à la signalisation, au contrôle ou à la commutation. Aux extrémités 3, qui dépssent la paroi 13, peuvent se connecter des fils d'alimentation.
Dans chaque grillage sont dessinées six paires de fils de contact fixes. Sur la fig. 1, les pièces de contact mobiles ne sont pas représentées. Elles se trouvent dans des rangées de direction Y en regard de chaque grillage. Dans chacune de ces rangées, elles peuvent être interconnectées.
Sur la fig. 2, le boîtier est de nouveau indiqué par 1, et les fils de contact fixes par 2. Les paires de fils 1, dont le dessin n'en montre que deux sur six, sont supportées par des cloisons 4. Entre ces cloisons se trouve chaque fois un endroit de contact. Les cloisons sont constituées par des plaques de matière isolante espacées, disposées dans la direction Y. Dans ces espaces se trouvent les pièces de contact mobiles. Les pla- ques des cloisons 4 sont reliées entre elles par des peignes 5 en même matière (par exemple de la résine synthétique).
Les pièces de contact mobiles sont aussi constituées par des fils métalliques dont le dessin en montre un (indiqué par 6). Les fils 6 sont pliés en méandre; ils comportent des étriers alternants 7 et 8. Les étriers 7 servent à la fixation aux peignes 5 tandis que les étriers 8 forment les pièces de contact proprement dites. Tous les étriers de contact superposés appar- tiennent à la même voie et sont commandés par un entraîneur commun 9, aussi appelé échelle. Cet entraîneur peut être tiré vers le bas par un aimant 10 pu par un ressort tendu par cet aimant, de sorte que les étriers de contact s'infléchissent vers le bas et que chacun d'eux vient en contact avec une paire de fils de contact fixes 2.
Un bloc constitué par les commutateurs élé- mentaires d'une rangée de groupes, qui se forment et N'ouvrent
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à l'aide du même électro-aimant, par les entraîneurs conjugués ainsi que l'aimant et l'organe acteur qui transmet le mouvement de l'armature de l'aimant aux entraîneurs est appelé "pont".
L'aimant commun est appelé "aimant de contact" ou "aimant de pont".
L'organe qui accouple les entraîneurs à l'organe moteur du pont est appelé "barre" et l'aimant qui commande cet organe, est l'"aimant de barre". Une rangée de groupes de commutateurs élémen- taires conjugués avec le même aimant de barre est une rangée de barres.
Dans les commutateurs à barres transversales faisant l'objet du brevet néerlandais n 16. 662, les pièces de contact fixes des ponts sont interconnectées par le fait qu'elles sont formées par les fils de contact fixes. Les lignes sont ici connectées aux rangées de barres dont les pièces de contact mobiles comportent des connexions multiples.
Dans le commutateur à barres transversales conforme à l'invention, représenté sur la fig. 2, les fils de contact fixes s'étendent dans la direction des rangées de barres et les pièces de contact mobiles des ponts sont interconnectées.
Néanmoins, un commutateur à barres transversales dans lequel les fils de contact fixes sont dirigés dans la direction des ponts, peut aussi être agencé conformément à l'invention.
Supposons que dans l'exemple d'exécution décrit, les lignes entrantes soient connectées au pont. Aux rangées de barres peuvent être connectées des lignes qui se dirigent du commutateur à barres transversales vers le central téléphonique. Lorsque le commutateur à barres transversales est utilisé pour en accou- pler deux autres, on ne connectera pas, en générât, des fils de courant',téléphonique aux fils de contact fixes.
En général, le nombre de lignes entrantes (donc dans l'exemple décrit, le nombre de ponts) est plus grand que le nombre de lignes sortantes ou de lignes de connexion. Le rapport
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de ces nombres dépend de l'intensité du trafic prévisible et du but du commutateur à barres transversales. Le commutateur à barres transversales représenté sur le dessin comporte six rangées de barres et sept ponts, mais ce dernier nombre est, com- parativement au premier, plus petit que celui généralement utilisé.
Ce commutateur à barres transversales permet au maximum de trans- mettre six communications. Un verrouillage électro-magnétique fait en sorte que les commutateurs élémentaires de chaque ligne entrante ne soient jamais fermés dans plus d'un groupe.
Les extrémités des fils de contact fixes 2 sortant à gauche du boîtier sont introduites dans les douilles de con- tact 11, auxquelles sont fixés les fils d'alimentation 12.
Sur le dessin, ces douilles sont représentées dans la paroi 13 du boîtier, mais elles peuvent aussi être logées dans une botte de contact séparée.
L'extrémité de droite des fils de contact fixes 2 est fixée, à une plaque de traction constituée par des couches 14 de matière isolante, par exemple de pertinax, recouvertes d'une plaque métallique 15 munie d'une poignée 16. Cette plaque de traction permet de sortir simultanément tous les fils de contact fixes du boîtier 1, en cas de besoin pour l'inspection ou la réparation.
Lorsqu'il fait contact, chaque étrier de contact 8 appuie sur deux fils de contact fixes. Ceux-ci peuvent être inter- connectés du côté de la plaque de traction, de la manière repré- sentée en 17 et donc constituer un ensemble. Cependant, confor- mément à l'invention, les deux fils dans l'un ou plusieurs de ces grillages d'une telle paire sont isolée entre eux comme indi- qué en 18. Pour permettre la sortie de ces fila à l'aide d'une plaque de traction, il comporte une surépaisseur qui ne peut tra- verser les ouvertures ménagées dans la première des plaques iso- jantes 14. L'extrémité libre de ces fils comporte deux douilles de
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contact séparées 11, dont chacune est munie d'un fil d'alimen- tation.
Dans les fils interconnectés, les douilles de contact des deux fils de la paire peuvent être en une seule pièce et ne comporter qu'un seul fil d'alimentation. Cette différence est montrée sur le dessin.
La signification des divers organes du schéma de montage représenté sur la fig. 3 sera expliquée dans le fonction- nement de l'installation. Le schéma qui représente l'installa- tion à l'état de repos, concerne un commutateur à barres trans- versales, dont chacun des grillages comporte quatre paires de fils de contact fixes. Le schéma peut cependant être développé pour un nombre arbitraire de voies I1 en est de même en ce qui concerne les ponts dont le dersin n'en montre que quatre.
Les pièces de contact fixes de quatre commutateurs
19, 20, 21 et 22, sont reliées par un conducteur 23 à l'un des pôles (le pôle positif par exemple) d'une source de courant continu qui n'est pas représentée sur le dessin. Chacun de ces commutateurs appartient à un pont. Leurs pièces de contact mobiles sont reliées à l'un des conducteurs d'alimentation 24,25,26 et 27 de la bobine des aimants de pont correspodants 28. 29, 30 et 31. Ces aimants sont conjugués avec les jeux de fils de contact mobiles et sont indiqués par 10 sur la fig 2.
Comme le montrera la suite du mémoire, les autres conducteurs alimentation 32, 33, 34 et 35 des bobines des aimants de pont Peuvent être reliés, par l'intermédiaire de commutateurs 36, 37,38 et 39 à l'autre pont de la source de courant, donc dans le cas envisagé, au pôle négatif.
Les pièces de contact mobiles des commutateurs 19 à 22 sont en outre reliées aux pièces de contact mobiles des commutateurs 40, 41, 42 et 43 dont les pièces de contact fixers sont interconnectées par un conducteur 44.
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Les appareils des abonnés sont branchés sur les pièces de contact mobiles du commutateur à barres transversales (les fils 6 sur la fig. 2), de sorte que chacun des commutateurs
19 à 22 sert à l'un de ces appareils. Lorsqu'un abonné désire établir une communication en décrochant son appareil, un relais qui n'est pas représenté sur le dessin,ferme son commutateur, par exemple le commutateur 19. Le pale positif de la source de courant est alors relié par ce commutateur au conducteur 24 et de là, par l'intermédiaire un commuateute 40 au conducteur 44.
De là, le courant peut traverser un condensateur 45, trois com- mutateurs 46, 47 et 48, ensuite la bobine d'un électro-aimant 49 qui est donc excitée, et se diriger enfin à travers un conduc- teur 53, vers le pôle négatif de la source de courant.
Pendant que le condensateur 45 se charge, du courant traverse aussi la bobine d'un électro-aimant 54 qui shunte le condensateur et qui s'excite donc lentement.
L'aimant 49 est l'aimant de barre correspondant au Premier jeu de fils de contact fixes et sert donc à accoupler les entraîneurs de la première rangée de barres aux organes mobi- les des ponts. Outre l'aimant de barre 49, le schéma comporte en- core trois aimants de barre 50,51 et 52, mais ceux-ci sont courtcircuités par les conteurs 46, 47 et 48 et sont donc mis hors circuit, On peut donc se représenter entre les aimants de barre 49 et 50 et les aimants de barre 51 et 52, un certain nombre d'aimants de barre montés de manière analogue. Dans une forme d'exécution particulièrement pratique, le commutateur à barres transversales comportera par exemple dix voles et donc aussi dix aimants de barre.
Pour accoupler l'organe mobile des aimants de pont aux
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entraineurs, les barres sont entraIn'es par l'a18ant 54, mais à l'état de repos, elles ne sont pas accouplées à l'organe mobile
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de cet aimant. A cet effet l'aimant de barre correspondant 49, 50,51 ou 52 doit d'abord être excité. Le montage est agencé de manière que jamais plusieurs aimants de barre ne soient excités simultanément, et partant, que jamais plusieurs barres ne puissent être déplacées simultanément par l'aimant 54.
Comme l'aimant de barre 49 est excité, la barre qui est conjuguée avec le premier groupe de fils de contact fixes (la première voie), est accouplée mécaniquement à l'organe moteur de l'aimant 54. Grâce au condensateur 45, l'aimant de barre 49 est excité avant l'aimant moteur 54. La barre qui est commandée par l'aimant 49 et que l'on appellera pour la facilité, la barre 49, bien qu'elle ne soit pas représentée sur le dessin, est accouplée à l'organe moteur de l'aimant 54. Lorsque ce der- nier aimant est suffisamment excité, il amène la barre 49 dans la position dans laquelle elle accouple à son tour l'organe moteur de l'aimant de pont 28 à l'entraîneur inséré dans la première voie.
L'aimant 54 fait non seulement office d'aimant moteur mais constitue aussi un relais qui commande le commutateur 55.
Celui-ci se trouve dans un conducteur 56 qui pour chacun des commutateurs 36 à 39 relie le pôle négatif de la source de cou- rant à l'un des contacts inverseurs, à savoir celui qui, dans la position de repos de ces commutateurs, touche l'organe de con- tact mobile. La fermeture du commutateur 55, provoquée par l'excitation de l'aimant moteur 54, ferme un circuit partant du pale positif, par le commutateur 19, le conducteur 24, la bobin d'aimant de pont 28, le conducteur 32, le commutateur 36, le conducteur 56 et le commutateur 55, vers le pale négatif.
Le courant dans ce circuit excite l'aimant de pont 28.
Celui-ci peut déplacer l'entraîneur 9 qui est accouplé par la barre 49, à l'organe moteur de l'aimant 28. Les autres entraîneurs appartenant au même pont ne sont pas accouplés à une barre et
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restent donc au repos. L'aimant 28 amené les étriers de contact qui reposent sur l'entraîneur attiré, sur les fils de contact fixes 2 et établit ainsi la communication pour autant qu'elle passe par le commutateur à barres transversales.
Les accouplements entre l'entraîneur et l'organe moteur de l'aimant de pont sont agencés de manière qu'il ne soient pas interrompus aussi longtemps que l'entraîneur est attiré, même lorsque la barre est ramenée dans sa position passive. Le courant d'excitation des aimants 49 et 54 peut donc être interrompu. Cette interruption est assurée par l'aimant de pont 28. Celui-ci commande en effet le commutateur 40. Par suite de l'excitation de l'aimant 28, ce commutateur est ouvert et coupe le courant qui excitait l'aimant 54.
Le fait que l'aimant 54 ouvre le commutateur 55 après que le condensateur 45 s'est déchargé sur la bobine de cet aimant, ne doit pas provoquer l'interruption du courant d'exci- tation de l'aimant de pont 28, car ceci couperait la communication téléphonique qui vient d'être établie. Pour éviter cette inter- ruption, on a prévu les commutateurs 36 à 39. Ceux-ci sont com- mandés par les aimants de pont correspondants. Lorsque l'aimant de pont 28 est excité, il ouvre non seulement le commutateur 40, mais il inverse en même temps la pièce de contact mobile du com- mutateur 36. Ce dernier est un commutateur à contact inverseur continu, c'est-à-dire que l'un des contacts n'est pas interrompu avant que la pièce de contact mobile ne touche la seconde pièce de contact fixe.
L'inversion de cette pièce de contact mobile relie directement le conducteur 32 au pôle négatif de la source de courant. L'ouverture du commutateur 55 ne coupe donc pas l'excitation de l'aimant 28 et la connexion n'est coupée que lorsque l'abonné raccroche et ouvre ainsi le commutateur 19. Comme l'excitation d e l'aimant 54 subsiste pendant un c ertain temps par
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suite de la présence du condensateur chargé 45, la connexion entre le conducteur 32 et le pôle négatif, par l'intermédiaire du commutateur 36, s'établit avant que le commutateur 55 soit ouvert par l'aimant 54.
Lorsqu'un second abonné raccordé sur les commuta- teurs 19 à 22 désire établir une communication, il ne doit pas être relié à la même voie du commutateur à barres transversales mais à un canal comportant des lignes libres. L'aiment de barre 49 ne doit donc pas obéir à l'appel de ce second abonné, mais un second aimant de barre doit le faire. Pour satisfaire à cette seconde condition, conformément à l'invention, on utilise un grillage de fils de contact fixes du commutateur à barres transver- sales dans lequel les fils de chaque paire sont isolés entre eux.
Ce grillage n'est pas utilisé pour transmettre les courants télé- phoniques. L'un des fils de cette paire indiqué sur le schéma par 57, 58 et 59, est relié, par un conducteur 61, 62 et 63 (à connec- ter aux douilles de contact 11 de la fig. 2), à l'une des extré- mités de la bobine d'un relais auxiliaire 64, 65 et 66 dont l'autre extrémité est reliée au conducteur 23 donc au pôle positif de la source de courant. A chaque aimant de barre, sauf au der- nier, correspond un tel relais auxiliaire.
L'autre fil de la paire 57 est relié à la borne néga- tive de la bobine de l'aimant de barre correspondant. C'est aussi le cas pour les paires de fils 58,59 et 60, mais dans cette dernière le fil extrême n'est pas relié parce que le canal de la paire 60 ne comporte pas de relais auxiliaire. Ce fil n'est donc pas utilisé (ceci n'est évidemment pas le cas pour les autres paires de fils de la même voie en particulier pas pour celles que traversent les courants téléphoniques).
L'excitation de la bobine 28 a donc non seulement fait en sorte que l'entraîneur accouplé à la barre 49 a amené les étriers de contact que traverse le courant téléphonique sur les -fils de contact.fixes, mais aussi que l'étrier de contact
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67, qui est conjugué, avec la paire de fils de contact fixes 57, ferme le circuit d'excitation du relais auxiliaire 64. Ce relais auxiliaire est conjugué avec le commutateur 48, qui jusqu'à présent court-circuitait la bobine de l'aimant de barre 50 de la voie voisine. L'excitation du relais auxiliaire 64 ouvre ce commutateur et supprime donc le court-circuit de la bobine 50.
Cette bobine n'est cependant pas encore excitée, car, comme l'aimant de pont 28 a ouvert le commutateur 40, le courant qui traversait le commutateur 48, est interrompu. La bobine 50 est uniquement libérée pour la communication suivante.
Admettons qu'un second abonné, dont l'appareil est branché sur le pont auquel appartient l'aimant de pont 30, décroche. Cet abonné ferme ainsi le commutateur 21. De ce fait, du courant circule du pôle positif de la source de courant par le conducteur 23, les commutateurs 21 et 42, vers le condensateur
45 et la bobine 54 et ensuite par les commutateurs 46 et 47. De là, il se dirige à travers la bobine de l'aimant de barre 50 qui n'est plus court-circuitée et qui est donc à la disposi- tion du second abonné.
Comme il a déjà été mentionné, il faut que ce courant n'excite pas en même temps l'aimant de barre 49. Pour éviter cette excitation simultanée, la combinaison de l'un des fils fixes de la paire 57 et de la pièce de contact mobile correspondant (l'étrier de contact) 67, est utilisée pour court-circuiter l'aimant de barre 49 et mettre celui-ci hors circuit. De cette manière, la première des deux conditions précitées est donc satisfaite.
Il va de soi que, dans ce cas, les pièces de contact mobiles qui son tconjuguées avec le grillage dont font partie les fils 57, doivent être interconnectées non pas dana la direc- tion Y, mais dans la direction X des barres, donc qu'elles ne
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peuvent être constituées par des fils de contact mobiles dirigés transversalement comme c'est le cas pour les pièces de contact mobiles que traverse le courant téléphonique.
La seconde communication s'établit d'une manière analogue à celle qui a été décrite pour la première.
Tout comme dans l'exposé ci-dessus, les autres relais auxiliaires 65 et 66 suppriment le blocage des aimants de barre voisins et les pièces de contact mobiles 68,69 et 70 bloquent les aimants de barre de la voie à laquelle ils appar- tiennent.
Les fils 57 à 6Q peuvent aussi tous deux être reliés aux extrémités de bobine 49 à 52 et les pièces de contact mobiles aux bobines du relais auxiliaire. Cet agencement est montré sur la fig. 4.
Lorsque la liaison qui a été formée la première, vient à être interrompue, la pièce de contact mobile 67 est de nouveau libérée des fils 57. De ce fait, le courant d'excitation du relais auxiliaire 64 est coupé et le commutateur 48 se ferme.
Le courant d'excitation des relais auxiliaires 55 et 56 traver- se cependant aussi la pièce de contact mobile 67. Par suite de l'interruption du contact entre la pièce de contact mobile 67 et les fils 57, la bobine 49 se trouverait donc en série avec la bobine de l'un de ces relais auxiliaires et même avec deux ou un plus grand nombre de bobines, montées en parallèle, de ces relais. Pour obvier à cet inconvénient, on a inséré dans le circuit d'excitation de ce relais un interrupteur à contact actif (71,72) qui, tout comme les commutateurs de shuntage 46, 47 et 48, est commandé par le relais auxiliaire de la voie précé- dente.
C'est ainsi que le relais auxiliaire 64 commande le commu- tateur 71 inséré dans le circuit d'excitation du relais auxi- liaire 65 et celui-ci commande à son tour le commutatur 72 inséré dans le circuit d'excitation du relais auxiliaire 66.
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Lorsque la première vole est libérée, la suppression de l'excita- tion du relais auxiliaire 64 entraîne donc celle de l'excitation des relais auxiliaires de tous les canaux occupés et tous les aimants de barre sont bloqués, sauf l'aimant de barre 49. Au pre- mier appel suivant, ce dernier entrera donc en fonctionnement.
La fig. 5 montre le schéma de montage d'une installa- tion comportant quatre commutateurs à barres transversales 73, 74, 75 et 76, sur chacun desquels sont branchés 20 abonnés et dont chacun permet d'établir la communication avec dix lignes. La connu- nication entre ces lignes s'établit par deux autres commutateurs à barres transversales 77 et 78 que leur fonction a incité à appeler "commutateurs d'accouplement". Les autres seront appelés "commuta- teurs d'abonné". Les lignes sortantes des commutateurs d'abonné sont reliées aux ponts des commutateurs d'accouplement. Aux fils de contact fixes des commutateurs d'accouplement peuvent se connecter des fils d'un système de signalisation ou de contrôle, ainsi que des conducteurs qui amènent le courant continu de la source de courant centrale aux canaux téléphoniques.
Ces fils de contact fixes servent en outre à interconnecter les appareils des abonnés.
Pour permettre de relier chacun des quatre-vingts abon- nés à l'un des soixante dix-neuf autres, l'une des moitiés des lignes sortantes des commutateurs d'abonné est raccordée au commu- tateur d'accouplement 77 et l'autre moitié au commutateur d'accou- plement 78.
Par 79,80, 81 et 82 on a indiqué les faisceaux de chacune des vingt lignes entrantes des commutateurs d'abonnés connectés aux ponts des commutateurs 73 à 76.
Du commutateur à barres transversales 73, un faisceau 83 de cinq lignes est relié aux ponts du commutateur d'accouplement 77 ; un second faisceau 84 comporte les cinq lignes restantes qui sont reliées au commutateur d'accouplement 78. r
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Il peut arriver que les cinq lignes du faisceau 83 ne soient pas toutes occupées, tandis que le commutateur d'accou- plement 77 est occupé par des abonnés répartis sur deux ou un plus grand nombre des autres commutateurs d'abonnés. Lorsque dans ces conditions, un abonné branché sur le commutateur 73 s'efforçait d'établir une communication, il parviendrait, par l'intermédiaire d'un canal libre du faisceau 83, sur un commu- tateur d'accouplement 77 occupé où il ne trouverait pas d'aimant de barres libre et recevrait donc le signal occupé.
Un autre commutateur d'accouplement 78 dispose encore de place, mais comme sans un système tel que montré sur la fig.3, c'est toujours le premier aimant de barre libre qui est choisi, les autres canaux du faisceau 84 ne seront pas utilisés à moins que l'on prenne des dispositions particulières.
L'invention permet de remédier à cet état de choses en munissant l'un des grillages du commutateur d'accouplement 77 de fils de contact fixes pour bloquer les lignes du faisceau 83.
La fig. 6 représente un tel grillage. Les paires de fils de contact fixes sont numérotées de 101 à 110. Les conducteurs 85 relient chaque fil à un fil de la paire voisine. Un fil de la paire 101 est donc relié à un fil de la paire 102; l'autre fil de la paire 102 est relié à un fil de la paire 103 etc. Le premier fil 86 de la paire 101 et le dernier fil 87 de la paire 110 ne sont pas reliés à un fil d'une autre paire. Le premier, le fil 86, est relié à l'un des pôles d'une source de courant continu centrale, par exemple le pôle positif. Le fil 87 est relié à une extrémité de la bobine d'un relais 88, dont l'autre extrémité est reliée au second pale de la source de courant centrale.
Aussi longtemps que le commutateur d'accouplement n'est pas entièrement occupé, le circuit d'excitation du relais 88 n'est pas fermé. La figure montre cependant que le commutateur est entièrement occupé. En effet, sur chaque paire de fils de
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contact fixes est disposé un étrier de contact qui relie les deux fils de la paire. C'est ainsi que le relais de contact 89 relie les fils de la paire 101, l'étrier de contact 90 relie dans un autre pont les fils de la paire 102, etc. Les vingt ponts sont représentés par des traits en pointillés 91.
De l'un des pôles de la source de courant continu cen- trale, le courant d'excitation du relais 88 peut donc se diriger par le fil 86 vers l'étrier de contact 89 et ensuite, par le se- cond fil de la paire 101 et la liaison 85 entre ce fil, vers l'un des fils de la paire 102, l'étrier de contact 90 et de nouveau par l'autre fil de la paire 102, et ainsi à travers une partie plus ou moins grande de tous les autres fils de contact fixes 103 à 110, pour atteindre finalement, par le fil 87, la bobine du relais 88. Ce relais commande un commutateur qui bloque tous les aimants de barre, correspondant aux canaux du faisceau 83.
Ce commutateur n'est pas représenté sur la fig. 6. Il peut être formé par le premier commutateur de shuntage du groupe 84, c'est-à-dire le commutateur 47 de la fig. 3. A cet effet, ce der- nier est réalisé sous forme d'inverseur. Il comporte une seconde pièce de contact fixe reliée à la borne négative de la bobine 49 de la manière indiquée par des traits en pointillés 92 sur la fig.3.
Les aimants de barre 49 et 50 sont donc supposés être ceux qui cor- respondent aux faisceaux 83 et les aimants de barre 51 et 52 ceux qui appartiennent au faisceau 84. Le fait que la fig. 3 ne montre au total que quatre canaux au lieu de dix n'implique aucune diffé- rence de principe avec le dispositif montré sur la fig. 5. Comme il a déjà été mentionné, on peut insérer entre les aimants de barre 49 et 50 ainsi qu'entre les aimants de barre 51 et 52 un nombre arbitraire d'autres aimante de barre.
Lorsque le relais 88 de la fig. 6 Inverse le commutateur 47 de la fig. 3, les aimants de barre 50 et 49 ainsi que tous les
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aimants de barre éventuellement compris entre eux, sont bloqués.
Le courant qu'établit un abonné à l'aide de l'un des commutateurs 19 à 21, se dirigera donc directement à travers le commutateur 47 et le conducteur 92 et n'excitera donc pas l'un des aimants de barre de la voie 83.
Pour faire en sorte que ce courant puisse exciter l'un des aimants de barre appartenant à une voie du faisceau 84, le commutateur 47 est réalisé sous forme de commutateur à contacts inverseurs. Il est connecté de manière telle que dans l'un* de ses positions (la position de repos), il shunte la bobine 51, c'est-à-dire le premier aimant de barre du faisceau 84, et dans son autre position, les bobines 49 et 50, c'est-à-dire les aimants de barre du faisceau 83. Lorsque le commutateur 47 s'inverse, soit parce que le relais 88 est excité, soit parce que l'excita- tion du relais auxiliaire 65 est coupée, la première communication suivante occupe une voie du commutateur d'accouplement 78.
Dans ce canal est alors mis en fonctionnement un aimant de barre libre, d'une manière analogue à celle expliquée pour le commutateur d'abonné.
Ce qui vient d'être mentionné en ce qui concerne le faisceau 83 du commutateur 73, s'applique aussi aux faisceaux des autres commutateurs d'abonné qui sont raccordés au commutateur d'accouplement 77. Si l'un ou plusieurs de ces faisceaux étaient déjà accidentellement occupés, le shuntage des bobines de leurs aimants de barre n'a aucun autre effet, puisque ceux-ci étaient déjà court-circuités. Ce shuntage ne provoque pas non plus de per- turbations, car, lorsque l'un de ces canauxest libéré, ceci implique que le commutateur d'accouplement 77 n'est plus entièrement occupé et que le shuntage par le commutateur 47 des bobines des aimants de barre correspondant au faisceau connecté à ce commutateur d'accouplement, disparaît.
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La manière dont l'abonné appelé est alors relié au même canal est une question qui n'entre pas dans le cadre de la présente invention, car elle n'en fait pas partie. Elle constitue un problème qui peut être résolu à l'aide de systèmes connus de sélecteurs et de registres.