<Desc/Clms Page number 1>
Perfectionnements aux convoyeurs à raclettes à gro;s débit et grande longueur.
La présente invention a pour objet un convoyeur à raclettes destiné à recevoir, par exemple, la grosse production d'une haveuse ou d'une charrue à charbon. Ce convoyeur est du type général comportant une tête motrice qui assure l'entraîne- ment d'une chaîne portant les raclettes dans une série de bacs articulés formant le transporteur proprement dit, un organe assu- rant le retour de la chaîne à raclettes et un organe assurant la tension de cette chaîne.
Le Demanderesse a déjà décrit un convoyeur de ce type dans le brevet français n 923.596 déposé le 4 Février 1946 pour : "Haveuse vibrante", dans laquelle le transporteur, qui
<Desc/Clms Page number 2>
peut comporter les applications les plus diverses, a été prévu en association avec une haveuse. Ce transporteur, disposé de façon à s'étendre sur toute la longueur d'une havée, assure le guidage de la haveuse par son profil plat absolument uni et est organisé de façon à pouvoir être dévié transversalement dans sa partie en amont de la haveuse pour être placé en position pour la havée prochaine, au fur et à mesure de l'achèvement de la havée en cours.
Liais un tel dispositif, outre qu'il comporte des bacs de construction massive et lourde, ne permet pas d'assurer l'étanchéi- té du transport entre deux bacs et par suite la déviation trans- versale de ceux-ei, du fait que des blocs peuvent se loger entre ces bacs articulés bout à bout par engagement de demi-lunes prévues sur leurs bords adjacents pour former un tourillon centré dans un étrier de liaison.
En vue de remédier aux défauts ci-dessus, le convoyeur, objet de l'invention, comprend des bacs formés par une pièce, en forme de x couché, constituée par des éléments de tôle assem- blés, ces bacs étant munis de moyens d'alignement de deux bacs successifs, de moyens d'assemblage coopérant avec ces moyens d'alignement et d'un couvre-joint assurant l'étanchéité entre deux bacs successifs, quel que soit l'angle existant entre eux. On obtient ainsi un matériel léger et dont la mobilité relative, pour obtenir la déviation nécessitée soit par sa combinaison avec une haveuse, soit par les sinuosités du chemin à parcourir, ne risque pas d'être limitée par l'inclusion de corps volumineux entre deux bacs successifs.
En vue d'augmenter la section utile du convoyeur, les éléments en x couché peuvent être munis de ridelles qui peuvent se placer des deux côtés du convoyeur ou du côté opposé à la ha- veuse, si celui-ci est associé à une telle machine.
De plus, la tête mobile peut comporter des ensembles moteurs-réducteurs comprenant, en particulier, des réducteurs de vitesses planétaires du type décrit dans le brevet belge n 485.860 déposé par la Demanderesse le 17 Novembre 1948.
<Desc/Clms Page number 3>
En outre, l'organe destiné à assurer le retour de la chaîne peut être constitué par un couloir de retour associé à un dispositif de tension de cette chaîne.
En vue de simplifier le montage des bacs et de les alléger de façon sensible, on peut supprimer le couvre-joint, et on fait dépasser la tôle de fonçure de l'un des bacs par-dessus celle du bac suivant d'une certaine quantité. D'autre part, on remplace par un fer plat soudé sur une cornière de renforcement les tôles de renforcement prévues jusqu'ici à la partie inférieu- re de la tôle de fonçure. Ces tôles sont donc remplacées par des éléments plus petits, par conséquent plus légers.
La description qui va suivre, en regard des dessins annexés, donnés uniquement à titre d'exemples non limitatifs, fera bien comprendre comment l'invention peut être mise en oeuvre.
La figure 1 représente en coupenorizontale un convoyeur associé à une haveuse en travail dans une galerie de mine.
La figure 2 est une section verticale correspondante.
La figure 3 est un schéma montrant comment le transpor- teur peut être dévié transversalement pendant le cours d'une ha- vée.
La figure 4 représente en section verticale, à plus grande échelle, l'association d'une haveuse avec le convoyeur objet de l'invention.
La figure 5 représente en élévation l'ensemble d'un convoyeur avec sa tête motrice et son couloir de retour.
La figure 6 représente une coupe transversale d'un bac du convoyeur.
La figure 7 est une vue en plan correspondant à la fi- gure 6.
La figure 8 est une variante de réalisation du bac du convoyeur .
La figure 9 est une vue en perspective représentant
<Desc/Clms Page number 4>
le mode de guidage et d'assemblage de deux bacs successifs.
Les figures 10 et 11 représentent un mode d'assemblage de deux bacs à l'aide de crochets.
Les figures 12 et 13 représentent un mode d'assemblage des deux bacs par loquets.
Les figures 14 à 16 représentent un mode d'assemblage de deux bacs par câbles.
Les figures 17 et 18 représentent un mode d'assemblage de deux bacs par simples boulons avec attache-ridelles.
La figure 19 est une vue en plan de la tête motrice.
La figure 20 est une vue en bout du couloir de retour.
La figure 21 est une vue en élévation latérale d'un bac et d'une partie du bac précédent.
La figure 22 est dans sa partie gauche une coupe suivant la ligne XXI-XXI, et dans sa partie droite une coupe suivant la ligne XXII-XXII de la figure 21.
La figure 23 est une coupe longitudinale suivant la ligne XXIII-XXIII de la figure 22.
Comme représenté aux figures 1 à 4, la haireuse compor- te un bâti 1 à chacune des extrémités duquel est monté un outil 2. En travail dans une galerie de mine, la haveuse se déplace sur une trajectoire en principe rectiligne et celui des outils qui est,placé en avant par rapport au sens d'avancement indiqué par la flèche 3 découpe dans la paroi de taille un prisme qui se rompt en blocs. Ces blocs tombent sur une rampe 4 qui se pro- longe latéralement et qui est tracée de telle sorte que le dé- placement de la machine ait pour effet de les soulever et de les déverser dans un transporteur 5 disposé parallèlement à la tra- jectoire de la haveuse.
La partie du transporteur 5 située en aval de la haveuse est seule au travail ; la partie située en amont peut, de ce fait, être déviée latéralement comme montré à la figure 3, pour être placée, pendant l'exécution de la havée
<Desc/Clms Page number 5>
en cours, en position convenable pour la havée prochaine qui aura lieu par déplacement de la machine dans le sens inverse de la flèche 3. Le transporteur 5 est solidement amarré aux travées de boisage constituées par exemple par des flandres métalliques 6 à potence. La haveuse est guidée contre la surface latérale 7 du transporteur par des galets de guidage 10 solidaires de cette haveuse (figure 4). Une chaîne à raclettes 11 assure l'évacuation rapide des matériaux.
Ainsi que représenté à la figure 5, le convoyeur com- prend une tête motrice 12 assurant l'entraînement de la chaîne à raclettes 11 ainsi qu'il sera indiqué ci-après, une succession de bacs 13 formant le transporteur proprement dit et un couloir de retour 14 dont l'agencement et le fonctionnement seront décrits ci-aprè s.
Le bac représenté à la figure 6 comprend deux profils en U 15 et 16 de longueurs judicieusement choisies, reliés entre eux par une tôle de fonçure 17 pliée comme indiqué à cette figu- re. Des tôles de renforcement 18 et 19 sont soudées de chaque côté intérieur de la tôle de fonçure ménageant entre cette tôle et les profilés 16 et 15 un espace libre 20.
Chaque bac porte du côté opposé à la tête matrice 12 - et sur ses deux faces latérales, une cornière 21 qui s'engage dans l'espace libre 20 assurant un centrage parfait pour l'aligne- ment de deux bacs successifs. Du même côté, qui sera désigné par côté mâle, un couvre-joint 22 assure l'étanchéité entre deux bacs successifs, quel que soit l'angle existant entre eux.
Sur les faces latérales des profilés 15 et 16 (figures 5 et 9) sont ménagées des ouvertures 23 en forme de trous de serrure qui servent à assurer la fixation des ridelles prévues pour augmenter la section utile du convoyeur et par suite son dé- bit. Ces ridelles 24 peuvent être simplement constituées par deux profilés (fers U, cornières ou tubes) portant des tétons qui
<Desc/Clms Page number 6>
s'emboîtent dans les ouvertures 23 assurant la fixation de ces ridelles. Les ridelles 24 peuvent être associées avec des ridel- les amovibles 25.
Si le convoyeur est utilisé seul, on peut mettre des ridelles des deux côtés. Si par contre, le convoyeur est utili- sé en association avec une haveuse, ainsi que représenté aux figures 1 à 4, les ridelles se placent du côté opposé au côté où travaille la haveuse.
En vue de simplifier le montage des bacs., ceux-ci, ainsi que représenté à la figuré 8, peuvent être constitués par une tôle de fonçure 26 plane, reliée par tous moyens connus, soudure par exemple, à des profilés emboutie 27.
Ainsi que représenté aux figures 9 à 11, l'assemblage de deux bacs successifs est réalisé à l'aide de crochets.
Les crochets 28 sont placés de chaque côté femelle du convoyeur. Ils sont situés dans l'espace vide 20, de telle sorte que lorsque le crochet est baissé, ce qui co:rrespond à la position de travail des bacs, il ne dépasse pas le profil de ce dernier ce qui laisse complètement libre le :passage de la haveuse et ne risque pas de provoquer d'accrochage. Le crochet 28 est articulé sur un axe 29 fixé sur la table de fonçure 17, L'arrêt du crochet 28 sur son axe 29 est réalisé à l'aide d'une rondelle 30 et d'une goupille 31 ou par tout autre moyen simi- laire. Pour manoeuvrer le crochet, une ouverture de surface mi- nimum 32 est ménagée dans le flan des profilés 15 est 16. Une fois rabattu, tel que représenté à la figure 10, le crochet 28 empêche la désolidarisation des deux bacs successifs 13 et 13a par butée contre l'aile de la cornière 21.
Il laisse toutefois la possibilité aux bacs 13 et 13a de se déplacer d'un angle appréciable dans le plan horizontal.
Dans la réalisation représentée aux figures 12 et 13, les deux bacs 13 et 13b sont assemblés à l'aide d'un loquet 33
<Desc/Clms Page number 7>
articulé en 34 et qui une fois rabattu assure l'assemblage par butée éventuelle sur la cornière 21 tout en ne dépassant pas le gabarit extérieur du profilé 15 pour permettre le guidage éven- tuel d'une haveuse. La manoeuvre de ce loquet est opérée à tra- vers une ouverture 35 pratiquée dans le côté mâle du bac 13b,
L'assemblage des bacs 13 et 13c, représentés aux figures 14 à 16, est réalisé à l'aide d'un câble 36 solidarisé du bac 13c et dont l'extrémité munie d'une butée 37 s'engage dans une fente 38 pratiquée dans la cornière 21, de telle sorte que sa souplesse propre dans le sens de sa compression engendre la liberté limi- tée de l'assemblage.
Dans la réalisation représentée aux figures 17 et 18 l'assemblage des bacs 13d et 13e est effectué à l'aide d'un bou- lon traversant deux pièces 39 et 40 formant attache-ridelles et solidarisées de la tôle de fonçure et de sa tôle de renforcement.
Ainsi que dans le cas d'assemblage par crochets, repré- senté aux figures 10 et 11, dans les réalisations représentées aux figures 12 à 18, les dispositifs d'assemblage laissent la possibilité de donner à deux bacs successifs un angle appréciable dans le plan horizontal, sans opération d'accrochage ou de décro- chage.
La tête motrice, représentée en élévation dans la partie gauche de la figure 5 et en plan à la figure 19, comprend un bâti chaudronné 41 comportent une noix d'entraînement matricée 42 pour l'entraînement de la chaîne à raclettes 11 et un degré- neur 43 pour empêcher le passage de blocs en dessous et en dessus de la tôle de fonçure 44, passage qui entraînerait le blocage ou le dégrènement de la chaîne. La tôle de fonçure 44 est démontable sur la partie avant.
La noix d'entraînement 42 est actionnée par un ensemble ou plusieurs ensembles moteurs- réducteurs comportant chacun un 'moteur 45, moteur électrique de préférence, et un réducteur de
<Desc/Clms Page number 8>
vitesse 46, réunis par un manchon semi-élastique. Ce réducteur de vitesse peut être un réducteur de vitesse planétaire et, de préférence, du type décrit dans le brevet belge déposé par la Demanderesse sous le n 485.860 du 17 Novembre 1948.
La tête motrice comporte en outre un tambour fou 47 sur lequel passe le brin de retour de la chaîne à raclettes, en vue de remettre cette chaîne au niveau du chemin de retour des bacs.
La chaîne à raclettes utilisée est d'un type généralement quelconque. S'il s'agit d'une chaîne marine, cette chaîne peut être,de préférence, du type décrit par la Demanderesse dans son brc
EMI8.1
vêt-français'n"9S3 .'596 ,---- déposé le 4. Février 194, pour : "Haveuse vibrante" ou de celui décrit dans sa demande de brevet belge déposée ce jour, pour : "Perfectionnements aux tapis transporteurs à raclettes".
Si, par contre, la chaîne utilisée est une chaîne Galle, celle-ci peut être, de préférence, du type décrit dans la demande du brevet français, déposée par la Demanderesse le 13 Mai 1948, pour : "Perfectionnements aux chaînes et leurs applications".
C'est ce dernier type de chaîne qui est représenté aux figures 4, 7 et 19. Il est bienévident qu'au lieu d'utiliser une seule chaîne centrale à raclettes, plusieurs chaînes à raclettes associées pourraient être utilisées.
Le couloir de retour 14, représenté dans la partie droite de la figure 5 et à la figure 30, est muni d'un capot, 48 et est associé avec un dispositif de tension de la chaîne à raclettes.
Ce dernier comprend une noix dentée 49 montée folle sur des paliers 50 qui coulissent dans deux glissières 51 au moyen d'une vis 52 en vue de régler la tension de cette chaîne.
Tous les éléments du convoyeur, tête motrice, bac et couloir de retour, sont, de préférence, posés à demeure sur des patins 53 assurant une plus grande facilité de ripage latéral.
<Desc/Clms Page number 9>
Pour alléger la construction des couloirs, ainsi que le montre la partie droite de la figure 22, la tôle de fonçure 54 est pliée et relevée au voisinage de ses bords, en 55, et est soudée sur ses bords même, en 56, contre les fers profilés à U 57 et 58 qui forment les joues latérales des bacs. La tôle de fonçure 59 du bac précédent est exécutée de la même manière, et notamment suivant le même profil. Comme, dans chaque bac, la tôle de fonçure est d'une longueur supérieure à celle du bac, elle fait saillie à l'une des extrémités de ce dernier, comme cela est représenté notamment en 60.
En même temps, on donne à ces tôles 54 et 59 une inclinaison telle dans le sens longitudinal que l'extrémité saillante 60 ait sa face inférieure à un niveau légè- rement supérieur à celui de la face supérieure de cette même tôle à l'extrémité opposée du bac. De cette façon, on obtient que lorsqu'on rapproche deux bacs successifs pour les assembler, la partie saillante 60 s'engage exactement dans la cavité de la tôle de fonçure du bac suivant. On s'arrange, bien entendu, pour que ce chevauchement des tôles de fonçure se fasse dans le sens du déplacement-des matériaux transportés par l'appareil, ou de la chaîne de transport, sens qui est indiqué dans les figures 21 et 23 par des flèches. On remarquera, d'autre part, que ce chevauche- ment empêche la chute des matières à travers le joint entre deux bacs.
Enfin, la distance ou longueur dont la tôle supérieure dé- passe la tôle inférieure est calculée de manière que le recouvre- ment du joint soit assuré en tous les points de la largeur des bacs, quelle que soit la valeur de l'angle formé entre eux dans une vue en plan par deux bacs successifs.
Cependant, le centrage réciproque des bacs se fait- tou- jours par les cornières 61 qui dépassent du côté mâle. Ces cor- nières s'engagent dans un espace libre du bac suivant, au bout femelle de ce dernier, cet espace libre étant délimité, dans le bac représenté dans les figures 21 et 22, par la tôle de fonçure
<Desc/Clms Page number 10>
54, le fer à U 58 (figure 22, à gauche), et un fer plat 62. Ce fer plat 62 est soudé d'une part le long de son bord supérieur sur la tôle de fonçure 54, et le long de son bord inférieur sur le fer à U 58, et d'autre part, sur un élément de cornière 63 de renforcement. On voit que cet agencement conduit à une construc- tion sensiblement plus légère, en raison de la suppression des tôles de renforcement précédemment fixées par soudure contre la face inférieure de la tôle de fonçure.
Le dispositif d'accrochage des bacs les uns aux autres reste le même que ci-dessus décrit. @ Dans la figure 21, il est représenté à l'extrémité opposée à celle où la tôle de fonçure fait saillie. Autrement dit,le bout mâle du bac comporte à la fois la partie saillante de la tôle de fonçure et celle du dispositif d'assemblage. Rien ne s'oppose, cependant, à prévoir la partie saillante du dispositif d'assemblage à l'extrémité oppo- sée de celle où se trouve la saillie de la tôle de fonçure. Seule la longueur totale du bac s'en trouverait accrue, mais non pas sa longueur utile qui reste toujours celle qui est indiquée par L dans la figure 21.
**ATTENTION** fin du champ DESC peut contenir debut de CLMS **.