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Procédé de reproduction plastique des prises de vues stéréos- copiques sur film.
Les systèmes du film plastique connus à ce jour sont marqués d'inconvénients suivants :
STILL STEREO PROJECTION. Deux films stéréoscopiques passant l'un à côté de l'autre, où seulement l'une des pers- pectives est projetée, soit la gauche ou la droite et obser- vée par l'oeil gauche ou droit. La confection du positif est coûteuse, en outre l'appareil de projection doit être nouvellement construit dans chaque cinéma.
Les mêmes inconvénients caractérisent la projection simultanée des deux images stéréoscopiques prises sur une seule bande du film normal et observées à l'aide d'un dou- ble téléscop. Quadruple perte de luminosité, confection très couteuse du positif et négatif, en outre limitation de la place du spectateur par un appareil téléscopique compli- qué, dont le réglage est conditionné par la distance du
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spectateur et ne peut par conséquent être employé à un autre endroit.
Système Estanave. Projection simultanée des deux ima- ges stéréoscopiques à travers d'une grille spéciale. Grande perte de luminosité, espaces vides dans la salle et limitation des places pour spectateurs qui en résulte.
Projection polarisée des deux images stéréoscopiques.
Grande perte de luminosité, cherté du dispositif d'observa- tion à prismes.
Système Jean Zafiropulo, Paris - Photographie intégrale.
Jusqu'à présent un projet purement théorique, dont la réali- sation, mis à part la question de fabrication qui n'est pas résolue, serait tellement couteuse qu'une exploitation pra- tique n'entre pas en ligne de compte.
Tous ces inconvénients sont supprimés par la présente invention, qui permet l'application d'une caméra stéréosco- pique normale, d'un projecteur normal et des bandes de films normales, et fonctionne sans perte de luminosité.
La figure 1 et 2 montre schématiquement la vue d'en fa- ce et de haut d'une caméra stéréoscopique normale m avec ses deux objectifs n et n' dont la distance des axes égale l'é- cart des yeux humains (60 - 65 mm. ). Chacun de ces objectifs illumine une bande de film, qui développée est montrée dans la figure 3 et 4. Avec cet appareil stéréoscopique on obtien- drait alors une image gauche en même temps qu'une image droite, en d'autres termes, si l'on plaçait les deux bandes l'une à côté de l'autre, l'image droite serait située à côté de l'i- mage gauche.
Si on place cependant un disque semi-circulaire non transparent 0 dont l'axe est tourné par un moteur synchrone (non esquissé) l'objectif gauche n sera fermé, tandis que l'objectif droit n' sera ouvert, en d'autres termes, la prise de vue sera effectuée sur la bande droite, en même temps que
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la bande gauche restera non illuminée. Après un demi-tour de l'axe du disque, l'objectif gauche n sera ouvert tandis que l'objectif droit n' sera fermé, de sorte que la prise de vue sera effectuée sur la bande gauche et sur la bande droite ap- paraîtra un espace non illuminé.
Chacune des deux bandes auront l'aspect comme dans la figure 3 et 4.
Dans ces deux figures le rectangle croisé signifie une image, en dessous de chaque image est situé un rectangle de la même grandeur, qui non illuminé, est transparent sur le négatif.
Si par conséquent, en confectionnant le positif, les deux bandes sont placées l'une sur l'autre, on obtiendra un film positif, comme dans la figure 5. Un film sans interrup- tions, une suite d'images. Le a sera l'image positive prise par l'objectif gauche, le a' celle de l'objectif droit cor- respondante. Suit l'image b prise par l'objectif gauche et en dessous l'image b' correspondante prise par l'objectif droit, ensuite c et c', d et d', etc.
Les images stéréoscopiques ne sont pas placées l'une à côté de l'autre, mais l'une en dessous de l'autre.
Pour maintenant rendre possible la vision stéréoscopi- que des images projetées par un appareil de projection normal en partant du film décrit dans la fiqure 5, il est nécessaire que l'oeil gauche du spectateur soit ouvert quand l'image a apparaît sur l'écran, tandis que l'oeil droit doit être fermé.
Au moment suivant, quand l'image d' apparaît, l'oeil droit doit être ouvert et l'oeil gauche fermé, etc., L'on atteint ce but au moyen d'un dispositif d'observation, montré dans la figure 6, quant à sa face et dans la figure 7 et 8, quant à sa coupe verticale et horizontale.
Ce dispositif consiste en deux occulaires r et r', dont les axes ont la distance des yeux humains. Derrière ces
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occulaires tourne également autour de son axe v un disque semi-circulaire t, qui ferme l'un des occulaires en même temps qu'il ouvre l'autre. Le disque est maintenu en mouve- ment de rotation par exemple moyennant un petit moteur syn- chrone u, placé dans la manche du dispositif. Sa fonction est la suivante :
Quand l'image a prise par l'objectif gauche n de l'ap- pareil de prises de vues apparaît sur l'écran, l'occulaire gauche r est ouvert pour l'oeil gauche et l'occulaire droit r' est fermé pour l'oeil droit. Au moment suivant, quand l'ima- ge a', prise par l'objectif n' fait son apparition, l'occu- laire droit r' est ouvert pour l'oeil droit et l'occulaire gauche r est fermé pour l'oeil gauche, etc.
Par la fermeture et ouverture successive synchronisée des deux occulaires, on obtient l'effet stéréoscopique.
Le dispositif décrit dans la figure 6 peut être tenu soit dans la main par la manche w, soit soutenue par un dis- positif approprié (non esquissé), p. ex. par une spirale mé- tallique librement déplaçable avec son bout attaché au fau- teil.
Au lieu du dispositif de fermeture tournant d peut être également appliqué un dispositif d'oscillation mécanique syn- chronisée, propulsée par un électro-aimant à courant alter- natif.
Si l'on veut obtenir la vison plastique des images sans recourir au dispositif d'observation rotatif et travailler avec les lunettes à verres rouge et vert (qui sont d'ailleurs suffisamment connues), il suffit de dérouler la bande à ima- ges stéréoscopiques successives, de telle façon que l'une soit rouge, l'image suivante verte, etc...
Ceci s'obtient très simplement par le montage devant l'objectif du projecteur d'un disque tournant d'une façon synchronisée, qui lui est en moitié rouge et en moitié vert.
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Un projecteur pareil est décrit dans la figure 9 dans sa vue de face et dans la figure 10 du haut. Le z signifie le pro- jecteur normal, y son objectif et x le disque tournant d'une façon synchronisée, transparent avec une moitié colorée en vert x' et avec l'autre moitié colorée en rouge x".
Cette disposition possède, en dehors de sa simplicité peu coûteuse (chaque caméra stéréoscopique normale et tout appareil de projection peut être utilisé) l'avantage que l'ac- tuelle impression superposée des images rouges et vertes sur la bande avec la grande perte de luminosité est évitée.
REVENDICATIONS
1/ Procédé de reproduction plastique des prises de vue stéréoscopiques sur film effectuées par une caméra stéréosco- pique normale avec deux objectifs et deux bandes de film pas- sant l'une à côté de l'autre, caractérisé par le fait, qu'a- près la prise de vue les négatifs correspondants des deux bandes ne sont pas rangés l'un à côté de l'autre, mais bien l'un en dessous de l'autre, de sorte que pour le film positif une bande de largeur normale (aussi bien qu'une bande en cou- leurs) peut être employée, susceptible d'être projeté par un appareil de projection normale.
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