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PROCEDE ET APPAREIL POUR LE TRANSPORT PNEUMATIQUE DE PRODUITS EN VRAC,
NOTAMMENT DE CEREALES ET DE PRODUITS DE MINOTERIE.
Le transport pneumatique de produits en vrac, tels que les céréa- les, a toujours pour effet l'entraînement positif d'un poids très important d'air ou de gaz. Par rapport au transport mécanique, à l'aide d'élévateurs ou de transporteurs à chaînes, il en résulte une augmentation considérable de la consommation en force motrice.
Dans le procédé suivant l'invention pour le transport pneumatique de produits en vrac, notamment de céréales et de produits de minoterie, il est possible de réaliser une utilisation beaucoup plus intense du courant d'air transporteur, par rapport aux procédés connus, et ce par le fait que . l'air utilisé au transport est ensuite également utilisé pour le triage des produits transportés. Par exemple, l'énergie dynamique du courant d'air transporteur parcourant le circuit peut servir au tamisage centrifuge des produits transportés.
Pour améliorer davantage l'utilisation du courant d'air trans- porteur en circuit, on peut le faire intervenir dans le traitement mécani- que des produits transportés.
Pour le classement dans les installations de minoterie, c'est-à- dire pour la séparation des grains ou gruaux et des fragments d'écorce, des germes, de la poussière, etc..., d'une densité inférieure, on utilise jus- qu'ici des machines spéciales, de même que pour le traitement mécanique du froment, de l'avoine, de l'orge et d'autres céréales, en l'espèce pour le décorticage, l'épointage, le polissage et des opérations similaires.
La mise en oeuvre du procédé suivant l'invention est avantageuse- ment effectuée à l'aide d'un appareil, faisant également partie de l'invention, dans lequel le conduit transporteur est agencé poir le classement des produits transportés. Eventuellement, ce conduit peut également être agencé pour le traitement mécanique des produits transportés. Le courant d'air de traitement peut être produit par un ventilateur ou aspirateur monté à l'extrémité appro-
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priée du conduit transporteur.
Le procédé suivant l'invention sera décrit ci-après en détail, à titre d'exemple, en regard du dessin annexé, qui représente schématiquement des modes dé réalisation de l'appareil suivant l'invention.
La figo 1 représente un premier mode de réalisation comportant un aspirateur.
La figo 2 représente un deuxième mode de réalisation muni d'un ventilateur à refoulement.
La fig. 3 est une coupe à plus grande échelle, suivant la ligne
III-III de la fig. 4 d'un séparateur intercalé dans le conduit transporteur.
La figo 4 est une vue en plan de dessus du séparateur.
La fige 5 représente un autre mode de réalisation comportant un aspirateur.
La figo 6 est une vue partielle en élévation latérale correspon- dant à la figo 5
La fig 7 est une vue en coupe longitudinale d'un tamiseur centri- fuge.
La fig. 8 est une vue en coupe suivant la ligne VIII-VIII de la fig. 7.
Dans le mode de réalisation de la fig. 1, le produit en vrac à transporter et à traiter est introduit par la trémie 1 dans le¯conduit transporteur 2, c'est-à-dire dans le courant d'air transporteur aspiré par le ventilateur 6. Le conduit transporteur 2 se compose d'un tube rectili- gne 2a d'une construction spéciale, et de plusieurs coudes 2b En.l'espèce, ces éléments du conduit sont munis intérieurement d'un revêtement convenant au traitement mécanique des produits transportés, par exemple d'un revêtement en émeri ou en fonte dure. Le triage des produits transportés est effectué dans un séparateur 3 intercalé dans le conduit transporteur 2. Le courant. d'air transporteur traverse ce séparateur après le traitement mécanique des . produits.
Les parties spécifiquement plus lourdes (grains), provenant dudit - traitement mécanique et entraînés par le courant d'air transporteur, sortent du séparateur 3 par un sas 4 tandis que les parties spécifiquement plus lé- gères (écorces, etc... ) sont évacuées par un sas 5. La fig. 3 montre la construction et le fonctionnement du séparateur 3, le parcours du courant d'air transporteur étant indiqué par des flèches.
Par suite de l'accumula- tion des produits en vrac en un point A, à l'aide d'un volet 12 réglé par une tringle 13, le courant d'air transporteur est obligé de passer par un canal directeur 14 dans lequel sa direction est modifiée de façon qu'il tra- verse de bas en haut le produit en vrac sortant du compartiment d'accumula- tion A, et entraîne ainsi-les parties les plus légères (écorces, etc...) dans le canal de liaison B.du séparateur.
Grâce à des chicanes 15 et 16 mon- tées dans le canal de liaison B, les parties plus lourdes éventuellement en- traînées sont freinées, et tombent dans le sas 4 avec les parties plus lour- des provenant directement du compartiment A La chicane 16 est constituée, par un papillon réglable, à l'aide duquel on peut réduire le passage du cou- rant d'air transporteur dans le canal de liaison B du séparateur 3 et, par conséquent, sa force d'entraînement.
De la branche C du canal de liaison, munie d'un volet réglable 17, les parties les plus légères du produit en vrac, entraînées par le courant d'air, tombent dans le sas 5, tandis que le courant d'air transporteur sortant par la tubulure 8 entraîne, suivant le réglage, une. partie plus ou moins importante des poussières et autres impu retés contenues dans-le produit en vrac, et introduit ces impuretés dans'un filtre à compression non représenté, duquel le courant d'air transporteur sort parfaitement épuré. Dans le mode de réalisation de la figo 1, la tubu- lure d'évacuation 8 du séparateur 3 est reliée par un tronçon 7 du conduit transporteur au ventilateur d'aspiration 6.
A l'opposé de l'appareil qui vient d'être décrit, celui de la fig.2
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fonctionne à l'air comprimé. Le produit en vrac arrive de la trémie 1 à travers le sas 9 et par le tuyau adducteur 10 dans le conduit de refoulement 2 Dans ce conduit de refoulement sont intercalés un tube 2a et deux coudes 2b présentant intérieurement un revêtement du genre' indiqué pour le premier exemple, par exemple une garniture de friction, destinée au traitement méca- nique du produit en Vrac. Après le traitement mécanique, le classement du produit transporté est effectué dans un séparateur S, comme dans le premier mode de réalisation. L'air sortant par la tubulure 8 du séparateur 3, et contenant encore des poussières, peut être refoulé à travers un filtre à com- pression non représenté.
Dans le premier mode de réalisation aussi bien que dans le deuxiè- me, le conduit transporteur 2 peut ne comporter qu'un seul coude muni inté- rieurement d'une garniture de friction. D'autre part, et dans certaines con- ditions, le conduit transporteur peut présenter une garniture de friction non pas seulement sur une partie de sa longueur, mais d'un bout à l'autre.
La particularité du mode de réalisation des figs 5 et 6, c'est-à- dire la différence entre ce mode de réalisation et celui de la fig. 1, con- siste en ce que le traitement mécanique du produit en vrac est effectué dans un tambour 17 intercalé dans le conduit transporteur 2 et dont la surface intérieure est partiellement ou entièrement revêtue d'une garniture de fric- tion.
Pour le mode de réalisation des figs 7 et 8, il sera supposé que la circulation du courant d'air transporteur'est produite par un ventilateur aspirateur (non représenté). Mais on pourrait également prévoir un ventila- teur de refoulement à l'extrémité correspondante du conduit transporteur.
@ Ainsi que l'indiquent,les figures, le produit en vrac à transpor- ter et à traiter arrive par un conduit d'aspiration 2 dans un cylindre de tamisage 20 à axe horizontal, dont la tubulure d'arrivée 21, débouchant à une extrémité, est raccordée tangentiellement au cylindre. Ce cylindre de tamisage 20 est divisé axialement en trois secteurs a, b et c et la paroi périphérique de chaque secteur présente des perforations, différentes d'un secteur à l'autre et correspondant à la grosseur des particules à tamiser.
La largeur de ces perforations augmente en direction du secteur c de sorte que le secteur a est destiné au tamisage fin, le secteur b au tamisage moyen, et le secteur c au tamisage grossier. En sortant du secteur c le courant d'air "transporteur passe dans une tubulure de sortie 22, partant tangentiel- lement du cylindre 20, et raccordée à un tronçon 7 du conduit transporteur qui est relié au ventilateur d'aspiration.
Les secteurs a, b, c du cylindre de tamisage 20 sont montés dans une enveloppe 23 qui estdivisée par des closions 24 en fonction de la lon- gueur des secteurs, en trois compartiments annulaires 25, dont le bas- est raccordé à des trémies d'évacuation 26, fermées respectivement par ùn sas 27.
L'enveloppe 23 est hermétiquement close.
L'enveloppe 23 du cylindre de tamisage 20 présente pour chaque secteur a, b c une ouverture 28 dont la section peut être modifiée à l'aide d'un registre 29 que montre la figo 8.
Le fonctionnement de ce dispositif est le suivant : il sera suppo- sé que les ouvertures 28 sont fermées. Le produit en vrac aspiré par le ven- tilateur arrive par la tubulure 21 tangentiellement dans le cylindre de tami- sage 20. Sous l'action de la force centrifuge, produite par le tourbillon- nement du courant d'air transporteur, les particules du produit en vrac sont projetées contre la paroi périphérique du cylindre 20. Au fur et à mesure que le produit traverse le cylindre 20, il en résulte une élimination pro- gressive des grains fins, moyens et gros, sans que ces grains soient partiel- lement broyés ou endommagés par des organes mécaniques mobiles, par exemple des batteurs ou balais.
A travers les perforations de la paroi périphérique des secteurs a, b,c du cylindre de tamisage, les fractions tamisées du produit transporté arrivent dans les compartiments correspondants 25 de l'enveloppe 23, et peuvent être séparément extraites du circuit de transport par les
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sas 27. Le -courant d'air transporteur débarassé du. produit passe par la tu- bulure de sortie 22 en direction de la tubulure d'aspiration du ventilateur, qui peut ensuite le refouler à l'air libre à travers un filtre à compression.
Si le courant transporteur n'est pas complètement débarassé du produit dans le cylindre tamiseur, les résidus de ce produit sortent avec le courant d'air et peuvent être ensuite éliminés, par exemple à l'aide d'un séparateur inter- calé dans le conduit 7.
Si les ouvertures 28 de l'enveloppe 3 sont ouvertes, et si l'as- piration du ventilateur produit une dépression dansle cylindre 20, l'air ex- térieur est aspiré dans les différents secteurs en fonction de la position des registres 29. Le courant d'air qui en résulte, et qui est dirigé radia-' lement vers l'intérieur, agit sur les particules en opposition avec la force centrifuge. Il en résulte que seules peuvent traverser les parois perforées des secteurs a, b, 2-du cylindre 20 les particules dont l'énergie cinétique est supérieure à celle de l'air aspiré dans le cylindre.
Le résultat est non seulement un triage du produit transporté, en fonction de la grosseur des particules, mais également en fonction de' leur densité, et cet effet peut être réglé par une modification de la quantité d'air extérieur aspirée à tra- vers les registres 29 dans les différents secteurs de tamisage.
Suivant la nature du produit transporté à tamiser, le cylindre ta- miseur peut être fait en tôle perforée, en toile métallique ou en matière filtrante.
Dans le procédé décrit, les deux opérations différentes prévues pour le traitement du produit en vrac sont mises en oeuvre successivement en procédé continu, ce qui remplace avantageusement le traitement long effectué jusqu'ici à l'aide de machines spéciales.encombrantes intercalées dans le .
'circuit de transport. D'autre part, la meilleure utilisation de l'énergie du courant d'air transporteur augmente également 1'-économie du transport par voie pneumatique.
Le procédé vivant l'invention convient non seulement au traitement des céréales, mais également à d'autres produits en vrac similaires exigeant un traitement correspondant.
REVENDICATIONS.