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PROCEDE ET DISPOSITIF DE FABRICATION D'ENVELOPPES- DE SAUCISSES, ARTIFICIELLES, EN PARTICULIER DE ROYAUX, EN MATIERE FIBREUSE ANIMALE.- ' @
On sait que l'on peut fabriquer des enveloppes de saucisses arti- ficielles en matière fibreuse animale en mettant sous forme de tubes, une ma- tière se gonflant, obtenue dans de l'eau ou dans un électrolyte aqueux, et faite de particules broyées et défibrées du tissu de liaison fibreux de peaux animales ou de substances analogues du corps, en la séchant, en la durcissant et en la travaillant.
Lors du séchage des tubes ainsi fabriqués, il se produit une con- traction et une déformation sensibles. En conséquence, on a déjà proposé de faire ces enveloppes de saucisses en plaçant la masse se gonflant à l'inté- rieur ou à l'extérieur de corps rigides ou semi-rigides, tels que des tuyaux' en métal, en verre ou en matières analogues, ou sur des tuyaux en tissu, puis en les faisant sécher sur ces' corps d'où on les enlève ensuite sous forme de tubes séchés. Ce procédé présente l'inconvénient que l'on ne peut utiliser toujours le même corps de moulage que pour des tronçons de tubes déterminés, ayant le même diamètre, de sorte que pour une fabrication, il est nécessaire d'avoir un très grand nombre de corps de moulage.
En outre, le tube séché ne peut être retiré de sur le corps que difficilement ou de façon mal commo- de et, lors de cette séparation, il se produit un déchet sensible par déchi- rement ou détérioration des parois. En conséquence, ces procédés n'ont pas eu d'application pratique.
On a également déjà proposé de faire des enveloppes artificielles en mettant la masse fibreuse gonflée sous forme de tube par extrusion hors d'une tuyère annulaire, avec certaines parties de tuyères fixes ou'mobiles, puis en soufflant cette matière après sa sortie de la tuyère, au moyen d'air ou de gaz, pour l'amener au diamètre voulu et en maintenant la pression de l'air pour maintenir le volume du tube, en le séchant et éventuellement en le durcissant. En ce cas, l'air inclus sert dans une certaine mesure de mandrin.
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Comme le tube fraîchement fait, d'une part, doit être soufflé à un diamètre désiré ét, d'autre part, pendant le soufflage et pendant le sé- chage qui dure au moins plusieurs heures, ainsi que pendant son transport é- ventuel, ne doit pas être déchiré et doit être étanche, on ne peut utili- ser pour cette opération que des masses gonflées relativement consistantes et à fibres aussi longues que possible. En conséquence, ce procédé est sou- mis à certaines limitations en ce qui concerne la fabrication de tubes à pa- rois minces.
En particulier, dans la fabrication de tubes à parois très minces, tels qu'on en utilise par exemple comme remplacement des boyaux pour la fabrication des petites saucisses de Vienne, des saucisses fumées, etc... on se heurte à des difficultés techniques non négligeables que l'on doit essentiellement attribuer à la sensibilité de la paroi mince des tubes. On doit, en outre, considérer que, pour faire des boyaux, on ne-peut utiliser qu'u= ne masse à fibres courtes car les saucisses fumées ou autres faites avec ces boyaux doivent être mangées directement, sans enlèvement de l'enveloppe lors de la consommation. En employant une masse à longues fibres pour la fabrica- tion des boyaux, les fibres longues contenues dans l'enveloppe de la saucisse s'abîmeraient en les mordant.
Ce-procédé présente par suite l'inconvénient que la nature de la masse, la vitesse de séchage et la pression de gonflement doivent toujours être accordées les unes avec les autres, de sorte qu'il est nécessaire d'exercer une surveillance constante. Ce procédé est, par suite, soumis à certaines limitations en ce qui concerne la fabrication de boyaux à fibres courtes.
La présente invention permet de remédier aux inconvénients ci-des- sus. Elle est relative à un procédé et à un dispositif servant à la fabrica- tion d'enveloppes de saucisses artificielles, en particulier de boyaux, sui- vant lesquels la masse de fibres contenant de l'eau, d'origine animale, est conformée par extrusion par une tuyère annulaire et les tubes ainsi formés sont séchés. Conformément à la présente invention, le tube fraîchement formé est placé sous forme d'une bande lisse et plate pliée sur elle-même sur un sup- port solide et lisse, par exemple des tables plates, des bandes sans fin, des tubes, des cylindres, des tambours ou objets analogues, il est séché dans cet état, après quoi on le retire de sur son support, on le fait durcir de la fagon connue,
on le lave et on lui fait subir d'autres traitements. On a constaté que l'on pouvait poser les tubes fraîchement formés, sans qu'ils fassent de plis, sur les surfaces de séchage, lorsqu'on les remplit, par exem- ple avant de les poser, d'air ou matière analogue et que l'on écrase le cous- sin ainsi formé, par exemple au moyen de cylindres de guidage. Les tubes repliés restent à plat sur les surfaces lisses pendant le séchage.'Après séchage on obtient une bande lisse qui semble être en une seule pièce non sépàrable.
De façon surprenante, les parois du tube qui se sont collées en donnant une bande, lors du pliage du tube, se rouvrent après le séchage lors- que l'on traite le tube séché et éventuellement durci avec de l'eau ou autre agent de gonflement. Le tube s'ouvre alors facilement quand on y insuffle de l'air.
L'ouverture du tube après le séchage est possible sans plus par frottement léger à une extrémité de la bande et insufflage d'air, lorsque l'on applique une couche mince d'un agent de séparation liquide sur la paroi inté- rieure du tube fraîchement fait et éventuellement rempli d'air avant l'écra- sement du coussin d'air et le pliage pour donner une bande. Les meilleurs résultats sont obtenus, par exemple, avec une émulsion d'huile et d'eau que l'on obtient avec environ 10 parties d'huile, par exemple d'huile d'arachide, d'huile de paraffine purifiée, et de 90 parties d'eau.
Pour obtenir des boyaux, on utilise de préférence une masse gon- flée obtenue à partir de peaux de bovins, à petites fibres broyées. Pour aug- menter la résistance transversale du tube, cette masse comprimée est confor- mée, à l'intérieur de la tuyère annulaire, d'abord dans un canal annulaire cylindrique de petit diamètre et cette ébauche est ensuite élargie en direction transversale, à l'intérieur de la tuyère annulaire, au moyen d'un canal se raccordant au canal annulaire ci-dessus et qui a un plus grand diamètre que lui, de préférence plusieurs fois son diamètre.
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Conformément au procédé de l'invention, en extrudant le tube de la tuyère annulaire, on peut procéder, par exemple, en faisant passer dans la tête creuse de la tuyère, de l'air dans l'intérieur du tube qui passe ensuite sur un ou plusieurs cylindres de guidage. De ce fait, l'air est écrasé aux points de déviation. Le coussin d'air ainsi formé permet de re- plier le tuyau pour en faire une bande, sans qu'il se forme de plis. En- suite, la bande humide est posée pour sécher sur un support approprié.
Evidemment, il faut éviter d'écraser trop fortement les ébauches car les pa- rois intérieures du tube se réuniraient sans cela fortement l'une à l'autre et on ne pourrait plus les séparer après le séchage.
On obtient de bons résultats lorsque l'on enroule et fait sécher les tubes pliés en donnant des bandes, sous forme d'une hélice dont les spi- res ne se touchent pas, sur un tuyau, -Lui tambour, etc... Ce procédé présente l'avantage que le tube enroulé ne peut se déplacer dans aucune direction pen- dant le séchage.
Pour la mise en oeuvre du procédé, on peut déplacer un tambour tournant devant la tuyère annulaire jusqu'à ce qu'il soit recouvert de façon. correspondante par la bande de tube enroulée sur lui. On enlève ensuite le tambour pour effectuer le séchage et on le remplace par un autre. On peut également travailler de façon continue. Ainsi, on peut par exemple, poser de façon continue une bande sans fin, constituée par le tube, sur un grand tambour de séchage, d'où on la retire continuellement à l'état sec'après qu'elle a fait un tour complet. On peut encore faire passer une bande con- stituée par le tube sur une rangée de cylindres de transport disposés les uns à côté des autres dans un canal de séchage, la bande séchant pendant son déplacement dans ce canal.
Enfin, on peut utiliser, à la façon habituel- le, des dispositifs de séchage servant à faire des feuilles ou des pellicu- les de tirage.
De manière à provoquer une bonne adhérence pendant le séchage et à pouvoir le détacher après le séchage, les supports sur lesquels sont pla- cées les bandes ou les tronçons de tubes sont munis.d'un agent de sépara- tion approprié tel qu'il en existe, par exemple, dans la fabrication des pellicules de tirage à l'ablumine, par exemple par application de cire fon- due, de paraffine ou matière analogue.
Grâce au procédé de l'invention, on peut faire, sans grandes difficultés, des tubes cylindriques, sans tensions nuisibles, avec des pa0 rois d'extraordinairement faible épaisseur, sans avoir à craindre de déchi- rures ou de défaùts d'étanchéité et sans avoir à utiliser de mandrins ga- zeux, rigides ou semi-rigides ou sans qu'il soit nécessaire d'accorder les unes par rapport aux autres la nature de la masse, la durée de séchage et la pression de soufflage. On obtient de cette façon, avec des résultats remar- quables, des enveloppes de saucisses artificielles que l'on peut utiliser comme remplacement de boyaux.
Contrairement à toute attente, on a constaté que les points de repliement obtenus en posant le tube nouvellement formé sur un support fixe ne nuisent pas à la solidité du tube terminé, mais ont pratiquement la même capacité de résistance que le restant de la paroi du tube.
On peut vérifier de la façon la plus simple l'étanchéité des bandes ou des tronçons de tube qui, suivant le procédé de l'invention, dont séchées, puis durcies et lavées. Lorsqu'on les met dans le commerce, on peut les ouvrir facilement avant ou pendant la fabrication des saucisses. Les en- veloppes de saucisses ainsi fabriquées, en particulier des boyaux, suffisent à tous les besoins pratiques.
On a représenté un dispositif servant à la fabrication de boyaux suivant le procédé de l'invention sur le dessin annexé dans lequel : - la figure.? est une vue d'ensemble du dispositif; - la figure 2 est une vue en bout du dispositif de la figure 1, sans les transmissions et partiellement en coupe;
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- la figure 3 est une coupe longitudinale du dispositif d'in- jection; - la figure 4 représente la partie inférieure du dispositif de la figure 3, à plus grande échelle; - les figures 5 et 6 sont des coupes transversale s de la figure 3, respectivement, suivant A-A et B-B ; - la figure 7 représente en bout la transmission de la figure 1; - la figure 8 est une vue de côté du dispositif de transport correspondant à la figure 1, partiellement en coupe.; - la figure 9 est une coupe suivant C-C de.la figure 8;
et - la figure 10 est une vue en bout correspondant à la figure 8.
La.masse fibreuse broyée, fabriquée de faon connue, arrive sous pression par le tuyau 1 dans la tuyère à extruder 2. Celle-ci est faite d'une partie supérieure 3 et d'une partie inférieure 4 dans lesquelles passe un canal cylindrique 5. Dans ce canal, est enfilé un tube 6 qui est réuni à son extrémité inférieure à un noyau 7 en forme de piston, s'adaptant dansla par- tie inférieure 4. Le tuyau 6 est enfilé dans le canal 5 de fagon qu'en dessous de l'arrivée 1, dans la partie inférieure 4, il S3 forme un canal annulaire 8. Dans ce canal, la masse comprimée est formée de façon préliminaire et elle est dilatée à la largeur voulue dans les canaux 9 et 10 prolôngeant le canal 8 et de plus grand diamètre que lui en direction transversale.
De manière à empêcher que le tube 6 ne monte ou descende, il est prévu dans le bas de la partie supérieure 3, deux mâchoires 11 et 12, en for- me de demi-lune, comportant chacune, sur leur côté intérieur, un taquet 13, ces taquets étant décalés l'un par rapport à l'autre. Ils pénètrent dans des trous correspondants du tuyau 6.
Dans le tuyau 6, passe un autre tuyau 14 d'arrivée d'air, formant avec le tuyau 6 un canal annulaire 15 par lequel arrive l'émulsion d'huile et d'eau 17, venant d'un réservoir 16. Dans la partie inférieure du noyau 7, il est prévu une creusure 18 qui est fermée en bas par un disque 20 en forme de plateau et qui communique par un alésage 19 avec le canal 15. Le disque 20 muni d'un moyeu est fixé, par exemple par vis, sur le noyau 7 et son bord ex- térieur 21 vient tout contre la paroi intérieure de l'ébauche de tube remplie d'air et sortant juste de la fente formant embouchure. Le-liquide coulant len- tement par le canal d'arrivée et se répartissant sur le plateau, est appliqué en couche fine sur la paroi intérieure du tube en déplacement.
De ce fait, le bord intérieur de l'embouchure est lubrifié finement par l'agent de séparation du tube et on évite ainsi un arrêt et un épaississement de la paroi du tube ou au moins on réduit ces dangers.
De manière à obtenir une épaisseur uniforme de paroi de l'ébauche comprimée, il est prévu, pour placer exactement le tuyau 6 dans le canal 8, quatre vis de centrage 23. Le tuyau 14 d'arrivée d'air est de préférence ren- forcé dans le haut, de manière à ce qu'on monte sur lui le tuyau flexible 24 d'arrivée d'air. Afin de faire passer l'émulsion huile-eau, de façon positive, par l'alésage 19 et le plateau de répartition 20, jusqu'au point d'applicatio n 21, sur l'extrémité inférieure du tuyau 14 est enfilée une manchette 25, par exemple en caoutchouc, fermant le canal à liquide 15.
L'ébauche de tube 28, remplie d'air, quittant l'embouchure de la tuyère 2, passe sur un ou plusieurs cylindres élastiques, réglables en hauteur et latéralement, par exemple le cylindre d'expulsion d'air 26 et le cylindre de guidage 27, pour aboutir au tambour de séchage 28 sur lequel il s'enroule en hélice sous forme d'une bande plate 29.
Le tambour de séchage 28 comporte, à chacune de ses extrémités, une bride 30 ; exemple, ce tambour a deux mètres .de long et il a un diamè- tre tel que l'on peut poser sur lui 30 à 40 mètres de bandes de tuyaux. Le tambour est mis en rotation, par l'intermédiaire de ses brides 30, par de longs cylindres 31 et il est déplacé en bout par un dispositif de transport, au
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moyen d'un arbre fileté 32.Le dispositif de transport est constitué par un croisillon rigide 33, présentant en son milieu un alésage 34, dans lequel peut tourner un bras 35.La partie inférieure 36 de ce bras est en prise, à l'aide de saillies correspondantes, en forme de dent, dans les spires de l'arbre 32 et il commande par suite le déplacement en bout du tambour de séchage 28.
Le croisillon de transport 33 peut être monté dans le tambour de manière à être interchangeable et pour cela il est¯ muni par exemple d'une paire de guidagesfixes 37, diamétralement opposés, et de guidages mobiles 38, ces derniers venant en prise en arrière de prolongements correspondants 39 des brides 30.
La commande et le réglage de la vitesse de rotation des cylindres 31 et de l'arbre 32, s'effectuent, de façon connue, par l'intermédiaire d'une transmission actionnée par moteur, la vitesse de sortie du tube étant un peu plus élevée que la vitesse d'extrusion de manière à réduire également de ce fait l'épaisseur de paroi du tube.
REVENDICATIONS.
1. Procédé de fabrication d'enveloppes de saucisses artificielles, en particulier de boyaux, à partir d'une masse fibreuse contenant de l'eau, d'origine animale, par extrusion de la masse par une tuyère annulaire et sé- chage du tube formé, procédé caractérisé en ce que le tube nouvellement formé est appliqué sous forme d'une bande, repliée à plat, sur un support solide et lisse, par exemple des tables plates, des tubes, des cylindres, des tambours, des bandes sans fin, est séché dans cet état et après séchage, retiré de sur le support, séché de façon connue, lavé et soumis à d'autres traitements.