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MECANISME DE CHANGEMENT DE VITESSE.
L'invention concerne un mécanisme de changement de vitesse com- portant un arbre moteur et,un arbre entraîné, montés dans un boîtier fermé et disposés à une certaine distance l'un de l'autre, l'arbre moteur étant pourvu,d'un tambour cylindrique qui peut tourner librement à l'intérieur d'un tambour cylindrique creux qui est monté sur une extrémité élargie de l'arbre entraîné, des moyens étant prévus pour amener un fluide dans l'espace compris entre les deux tambours.
Des mécanismes de ce genre sont déjà connus,, mais présentent l'inconvénient que la température du fluide d'accouplement augmente par suite de l'énergie de frottement, de sorte qu'après un certain temps l'accouple- ment deviendrait trop chaud, ce qui pourrait donner lieu à une stagnation, étant donné l'étroitesse du passage ménagé entre les deux tambours. Par suite de l'augmentation de la température, la viscosité du fluide devient plus fai- ble, ce qui exerce une influence défavorable sur l'effet d'accouplement.
L'invention a pour but d'éliminer les susdits inconvénients et d'établir un mécanisme de changement de vitesse dans lequel la température des éléments ne varie pratiquement pas et ne dépassera en aucun cas la tem- pérature admissible.
Selon l'invention, ce but est atteint grâce au fait que l'arbre entraîné est pourvu, à son extrémité située à l'intérieur du boîtier, d'une bride présentant un certain nombre de forages, tandis qu'une enveloppe cylin- drique est fixée sur cette bride, coaxialement avec le dit arbre, laquelle enveloppe présente un certain nombre de rainures hélicoïdales iriterrompues dans sa surface intérieure, cette enveloppe étant,'d'autre part, fermée par une bride montée à rotation sur l'arbre moteur, de sorte qu'il est formé un tambour fermé creux, à l'intérieur duquel peut tourner librement un deu- xième tambour cylindrique qui est pourvu de rainures axiales dans sa surface extérieure et qui est fixé à l'extrémité de l'arbre moteur, cet arbre moteur étant creux et pourvu.
de foràges transversaux, la disposition d'ensemble
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étant telle qu'un fluide, par exemple de l'huile, puisse être amené par l'ar- bre creux et puisse pénétrer dans l'espace compris entre les deux tambours et être évacué dans le boîtier par les forages prévus dans la dite bride de l'arbre entraîné.
On réalise ainsi un circuit du fluide d'accouplement, dans le- quel ce fluide n'exerce que pendant un court laps de temps une fonction d'accouplement et est immédiatement après évacué vers un réservoir.
Le refroidissement est donc efficace et la viscosité restera à peu près constante. Etant donné que sous l'effet de la force centrifuge, le fluide a tendance à s'écarter aussi loin que possible de l'axe de l'arbre, et qu'il existe une surpression du côté de l'entrée dans l'espace entre les deux tambours, le déplacement du fluide se fera suivant une trajectoire sen- siblement hélicoïdale. Cette trajectoire hélicoïdale est toutefois fréquem- ment interrompue, de sorte que le fluide est chaque fois de nouveau comprimé et ce toujours en des points différents de la surface. L'accouplement est par conséquent très efficace.
La pression de retenue peut être augmentée en prévoyant des au- bes ou organes analogues à l'entrée des rainures formées dans le tambour intérieur.
D'autres particularités et avantages de l'invention ressortiront de la description d'un exemple d'exécution, qui sera donnée ci-après avec référence aux dessins annexés, dans lesquels : la Fig. 1 montre une vue en coupe, partiellement en élévation, d'un mécanisme de changement de vitesse selon l'invention; la Fig. 2 est une vue partiellement en coupe suivant la ligne II-II de la Fig. 1 et partiellement en élévation; la Fig. 3 est une vue de détail en développement, et la Fig. 4 montre une variante d'exécution du tambour intérieur.
L'arbre moteur 1 et l'arbre entraîné 2 sont montés à rotation dans un boîtier 3, ces arbres se trouvant dans le prolongement l'un de l'au- tre, tandis que l'arbre moteur peut tourner librement dans une partie élargie de l'arbre entraîné. L'arbre 2 est monté dans le boîtier 3 au moyen d'un roulement à billes 4. A son extrémité située à l'intérieur du boîtier, l'ar- bre 2 porte une bride 5. Le tambour 6 est fixé, d'une part, à la bride 5 et, d'autre part, à une bride 7 qui est montée au moyen d'un roulement à billes 8 sur l'arbre 1. L'arbre 2 peut donc tourner tout à fait librement.
A son extrémité située à l'intérieur du boîtier, l'arbre 1 est pourvu d'un tambour 9. Ce tambour peut tourner librement à l'intérieur du tambour 6, ses paliers étant formés, d'une part, par le roulement à billes 10 et, d'autre part, par le roulement à billes 11.
Etant donné que, selon l'invention, un fluide est déplacé dans l'espace compris entre les tambours 6 et 9, le tambour 9 sera accouplé au tambour 6 sous l'effet du frottement de ce fluide. La quantité de fluide qui est amenée dans le dit espace constitue une mesure du rapport de transmis= sion. Le fluide est évacué vers le boîtier 3 à travers les forages 12 dans la bride 5, le fluide s'accumulant dans l'espace 13.
. L'arbre 1 est en partie creux et pourvu de forages transversaux 14. A travers l'arbre creux et les forages 14, le fluide peut pénétrer dans l'espace 15 et ensuite dans l'espace compris entre les tambours 6 et 9.
Le fluide est introduit dans l'arbre creux par des forages ra- diaux 16 qui se trouvent en communication ouverte avec une chambre excen- trique 17. Un collier 18 de l'arbre 1 se trouve dans cette chambre.
Le fluide est refoulé à travers l'ouverture étroite 19 et arrive dans l'espace 15, de la façon déjà indiquée. Sous l'effet de la force centri- fuge, le fluide est projeté vers l'extérieur et rencontre le rebord 20 du tambour 9, le fluide étant ainsi conduit dans l'espace compris entre les tam- bours 9 et 6.
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Le tambour 9 est pourvu de rainures longitudinales 21 dans sa surface extérieure, tandis que des rainures interrompues 22 sont formées dans la surface intérieure du tambour 6. Les rainures 22 sont représentées plus clairement en Fig. 3. Par suite de la position spéciale des rainures 22, le fluide suivra le mouvement rotatif, en se déplaçant sensiblement suivant une trajectoire hélicoïdale.
Le fluide se trouvant dans les rainures 21 est toujours projeté vers l'extérieur. Les barrages 23 forment chaque fois un passage rétréci sur le parcours de déplacement du fluide, de sorte que l'effet de frottement du fluide est mis pleinement à profit, cet effet étant encore augmenté par la légère.pression qui est engendrée par le fait que les rainures dans les tambours intérieur et extérieur ont une forme en cuvette (voir Fig. 2), et que le fluide est pressé vers la partie plus étroite.
L'espace 13 du boîtier 3 communique avec la chambre excentrique 17 par un canal obturable 24 (voir Fig. 2). En fermant plus ou moins le ro- binet de réglage 25, on peut régler l'amenée du fluide et donc aussi le de- gré d'accouplement entre les arbres 1 et 2.
Le réglage peut s'effectuer à distance en reliant un câble Bow- den au robinet 25.
Le fluide est déplacé rapidement dans l'espace compris entre les parties des arbres coopérant entre elles, étant donné que le fluide suit une trajectoire hélicoïdale. Après environ 1 à 1 1/2 révolutions, le fluide quitte le dit espace et est recueilli dans l'espace 13, est refroidi et est de nouveau aspiré dans la chambre excentrique 17.
Le fonctionnement-du dispositif selon l'invention est très sou- ple et il est même possible de réaliser une rotation continue sur un tour.
Grâce au déplacement rapide du fluide, il ne se produit aucun échauffement inadmissible, de sorte qu'il ne faut pas prendre de mesures spéciales pour le refroidissement du fluide.
Le nombre d'éléments du mécanisme est très petit et leur cons- truction est peu coûteuse, de sorte que le prix de l'ensemble peut être très bas.
Le tambour intérieur 26 montré en Fig. 4 est pourvu de rainures 27 se rétrécissant vers l'intérieur. A son extrémité antérieure, le tambour 26 est muni d'aubes d'admission 28.
Le fluide entrant dans l'espace 15 du boîtier 3 est projeté vers l'extérieur, pendant la rotation du tambour, suivant la direction de la flè- che P, et est conduit par les aubes 28 dans les rainures 27. Sous l'effet de la force centrifuge, ce fluide est refoulé vers l'extérieur, de sorte qu'une légère dépression sera créée localement dans la partie inférieure des rainures, laquelle dépression exerce une influence favorable sur le dé- placement du fluide dans les rainures 27.
A l'extrémité postérieure, les dites rainures sont fermées par une plaque obturatrice 29.
Des rainures longitudinales 30 sont formées dans la surface ex- térieure du tambour 26, ces rainures étant constamment remplies de fluide, de sorte qu'il en existe toujours un film entre les tambours pendant la ro- tation des deux bouts d'arbres ou de l'un d'eux.
REVENDICATIONS.
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