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PERFECTIONNEMENTS AUX MACHINES CENTRIFUGES ET SEMBLABLES.
L'invention a trait à une commande perfectionnée pour assurer la rotation de deux organes dans le même sens, mais à des vitesses de rotation légèrement différentes lorsqu'un effort de friction considérable existe entre ces organes. Elle concerne plus spécialement 1-'agencement utilisé dans des ma- chines centrifuges, dans lesquelles une enveloppe ou panier cylindrique ou cô nique est entraîne en rotation à grande vitesse, et un transporteur à vis tourne coaxialement à une vitesse quelque peu inférieures de manière que le transpor- teur enlève de l'enveloppe ou paniers d'une manière continue, de la matière qui a été séparée d'un liquide par Inaction de la force centrifuge.
Dans un tel agencement., 1-'action de la force centrifuge se traduit par une résistance très élevée à la rotation relative du transporteur et de 1' enveloppe ou panier, mais comme la différence des vitesses est faible, par ex- emple 5 à 10 tours par minute, comparativement à la vitesse de rotation très élevée de 1-'ensemble, qui peut être aux environs de 1000 tours par minute, le travail dépensé pour faire tourner le transporteur dans l'enveloppe ou panier n'est pas nécessairement excessif comparativement à celui d'entraînement de l'ensemble de la machinée
Dans les dispositions existantes,
tant le transporteur que l'enve- loppe ou panier ont été commandés par 'des' arbres et des transmissions séparés à partir d'un moteur commun.. et elles présentent ainsi un désavantage marqué en ce que la puissance nécessaire pour vaincre la résistance de friction entre le transporteur et l'enveloppe ou panier,est transmise à la vitesse très élevée à laquelle le transporteur et l'enveloppe ou panier sont entraînés en rotation.
Il en résulte l'obligation d'utiliser des organes de transmission de beaucoup plus importants qu'il serait nécessaire si le couple de friction était vaincu à la vitesse différentielle, soit 5 ou 10 tours par minute. En d'autres termes, dans un tel agencement, les commandes doivent être capables de travailler à une puissance environ deux cents fois plus grande que si la vitesse différentiel- le était uniquement utilisée.,
Dans le fonctionnement 'd'une telle machine, l'effort de friction qui peut être engendré est le plus souvent tout à fait imprévisible, et par suite
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la puissance à transmettre par les commandes dont il a déjà- été question peut facilement devenir excessive et avarier ces commandes intempestivement.
Pour remédier à cet inconvénient, on a proposé l'utilisation de trains à planétaires ou épicycloldaux interposés entre un organe tournant et l'autre, de manière telle que le transporteur soit entraîné par ce moyen à partir de l'enveloppe ou panier tournant, et ce dernier seul est'entraîné par une source de force motrice extérieure L'action de cette commande épicycloidale est de réduire la vitesse à laquelle la forte résistance de friction est vaincue, et par suite la puissance à trans- mettre par la commande est proportionnellement moindre.
Toutefois, même avec cet agencement, la possibilité subsiste de con- traintes excessives sur les roues ou engrenages, en raison d'une résistance anormale entre le transporteur et l'enveloppe ou panier et dans des disposi- tifs connus de ce type on y pare en limitant le couple qui doit être appliqué à un élément du train épicycloidal pour permettre le fonctionnement de la trans- mission.
On a constaté que la résistance engendrée entre le transporteur et l'enveloppe ou panier dépend de la nature de la matière traitée, du degré auquel les solides sont séparés du liquide et, également, de la vitesse différentielle entre l'enveloppe ou panier et la viso
Pour certaines matières cette résistance peut devenir excessive au point de rendre tout à fait impossible le fonctionnement de la machine, mais on a constaté que cette résistance peut être largement diminuée en modifiant la vitesse différentielle ; et que, par ce moyen on peut rendre le fonctionnement pratiquement possible.
Toutefois,avec des engrenages fixes, qu'ils soient du type à entrai- nement direct ou épicycloidal, une modification de la vitesse différentielle ne peut être réalisée qu'en prévoyant des engrenages voisins ou juxtaposés, ce qui est très désavantageux et par ailleurs onéreuxo
Le but de l'invention est de prévoir une commande épicycloidale qui, en outre des avantages déjà définis, permet de changer la vitesse différentiel- le d'une manière simple et rapide, en entraînant un élément de la commande par une source de force motrice indépendante, de façon telle qu'en modifiant la vi- tesse de rotation de cet organe, le rapport différentiel puisse être modifié.
Un autre avantage de l'invention réside dans le fait que la commande auxiliaire peut être agencée pour être mise hors d'action lorsque la résistan- ce entre le transporteur et l'enveloppe ou panier devient excessive, en proté- geant de ce fait la machine contre les avaries.
Il doit être entendu qu'avec la roue principale de commande en rotation, il n'y a pas de rotation différentielle de la vis et de l'enveloppe ou panier aus- si longtemps que la roue de commande auxiliaire tourne à la même vitesse; et que
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l'ampleur du mouvement relatif dépendra de la différence de'v1te8sedre-lesde'tXX:roue et du rapport du train de réduction épicycloidale également que, malgré une vi- tesse de rotation plus élevée de la vis et de l'enveloppe ou panier, le mouve- ment relatif (ou vitesse d'engagement des dents) des roues est relativement fai- ble de sorte que les roues peuvent être de petites dimensions et néanmoins avoir une durée de vie étendue.
Encore, si le couple devient excessif ce qui peut se produire fréquem- ment en pratique., en raison d'une surcharge de la machine en matière. les engre- nages peuvent être préservés en s'arrangeant pour couper la source de la comman- de auxiliaire lorsque celle-ci atteint une valeur prédéterminée de puissance transmiseo On y arrive en entraînant la roue auxiliaire à l'aide d'un moteur électrique distinct comportant le dispositif de coupure à maximum usuel., ou bien
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Une disposition constructive de l'invention est illustrée par le des- sin annexé, sur lequel :
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Fig 1 - est une coupe verticale et,
Fig 2 - est un schéma montrant le sens de rotation des roues de commande.
Dans le dessin A est la roue ou poulie de commande pour l'arbre creux X de l'enveloppe ou panier, et B est la commande auxiliaire actionnant un train à planétaire d'engrenages réducteurs tournant avec la commande prin- cipale Un pignon C est monté sur l'arbre Y et entraîne deux roues d'engrena ge D montées sur les arbres qui portent deux pignons E entraînant deux roues d'engrenage F. Deux longs pignons G sont montés sur les arbres des roues F L' un des pignons G engrène avec un pignon Gl ainsi qu'avec une roue d'engrenage H montée sur l'arbre X de l'enveloppe ou panier.