<Desc/Clms Page number 1>
MACHINES CENTRIFUGES CYCLIQUES LOURDES.
La présente invention concerne. des machines centrifuges cycli- ques lourdes perfectionnées et leurs éléments, servant à séparer du liqui- de de solides dans des procédés industriels à grande échelle tels, par exemple, que le raffinage ou le séchage de sucre, de dextrose ou d'autres solides granulaires ou cristallins convenables.
On connaît des centrifugeuses de ce genre dans lesquelles les traitements effectués dans chaque période de centrifugation sont commandés de manière réglable par des minuteries qui coordonnent automatiquement les actions des éléments chargés de l'entraînement, de la. pulvérisation (lavage) et du freihage dans chaque cycle. Toutefois, les actions nécessaires pour décharger le panier sont généralement exécutées par commande manuelle par suite du manque de dispositifs efficaces, sûrs et satisfaisant aux exigen- ces de la sécurité, qui puissent les exécuter autrement.
Lorsque la centrifugeuse est arrêtée après une période de cen- @ trifugation les solides traités restent généralement dans le panier sous la forme d'un mur plus ou moins dur qui doit être extrait par piochage hors du panier en rotation lente, de préférence, à 40 à 60 t.p.m., faite en pous- sant ce mur contre la pointe ou extrémité d'attaque d'un sabot de déchagement mécanique tandis que ce dernier est poussé dans les solides. L'abaissement du sabot dans le panier et ses mouvements de piochage doivent être effectués par un préposé qui doit habituellement faire fonctionner la commande .centri- fuge de manière à produire la rotation lente concenable du panier.
Le déchargement exécuté de cette manière est non seulement lent et couteux, mais il est également une source de risques sérieux dans l'em- ploi de la machine. Il arrive fréquemment que les- tamis qui garnissent le panier soient endommagés et que les déchargeurs soient pliés ou brisés lors- que des solides cohérents à grain fin doivent être déchargés après avoir été soumis à des forces centrifuges très élevées. La dureté du mur qu'ils for- ment conduit souvent le préposé à menoeuvrer le déchargeur trop énergique- ment, ou bien à faire tourner.le panier trop vite, par suite de quoi la gar- niture du panier est entaillée ou même carrément enlevée avec les solides traités.
<Desc/Clms Page number 2>
Des risques beaucoup plus sérieux se présentent si le déchargeur attaquer panieroou la matière qui y est contenue pendant qu'il tournent en- core à grande vitesse. En dépit de toutes les précautions raisonnables géné- ralement prises, un déchargeur peut toujours tomber ou être avancé par inad- vertance dans le panier en rotation rapide. Lorsque cela arrive, le déchar- geur et d'autres éléments risquent d'être brisés et les personnes qui se trouvent dans le voisinage de la machine peuvent être sérieusement blessées et même tuées.
Un but important de la présente invention est de procurer un mo- de de construction et de fonctionnement de centrifugeuse lourde qui satis- fasse entièrement aux exigences de la sécurité et soit absolument à l'épreu- ve des maladresses de manière à éviter les accidents de déchargement.
L'invention a aussi pour buts de procurer : une centrifugeuse sûre et efficace du type cyclique lourd qui exécute les opérations du déchargement automatiquement dans l'ordre convena- ble et à des intervalles librement réglables et dans laquelle, en outre, ces opérations soient coordonnées automatiquement et avec sécurité avec la com- mande des autres opérations ayant lieu dans chaque cycle centrifuge;
Un système de commande perfectionné destiné à amener et à mainte- nir le panier à une vitesse réduite constante convenant au déchargement mé- canique des solides traités;
un déchargeur efficace à commande mécanique convenant aux centri- fugeuses du type décrit et qui soit non seulement sûr et à l'épreuve des maladresses pendant le fonctionnement, mais qui, aussi, agisse avec préci- sion et soit agencé d'une manière si compacte qu'il n'occupe pas une partie de l'espace disponible de la machine plus grande que les déchargeurs ordi- naires à fonctionnement manuel; un mécanisme efficace'destiné à lever et à abaisser une vanne du fond du panier en relation avec chaque opération de déchargement et, plus particulièrement, un mécanisme à lever la vanne qui fonctionne avec un mini- mum de mouvement et qui puisse être gardé en permanence à l'intérieur du pa- nier centrifuge et y être maintenu par un dispositif de montage situé au- dessus du panier sans gêner aucun autre élément ou aucune autre fonction de la machine.
Suivant une caractéristique importante de la présente invention, on a découvert que les risques et les difficultés relatifs au déchargement des centrifugeuses du type décrit peuvent être écartés en faisant tourner le panier centrifuge dans un sens jusqu'à et depuis la pleine vitesse employ- ée pendant la période de processus ou période de centrifugation de chaque cycle et en faisant tourner le panier en sens inverse après le ralentisse- ment normal de manière à l'amener à une faible vitesse négative, pour le fonctionnement du déchargeur mécanique des solides.
Le ralentissement du panier dans chaque cycle est donc exécuté dans le'sens normal et d'une fa- çon suivie jusqu'à annuler la vitesse, et, depuis la vitesse zéro, la rota- tion en sens inverse est effectuée jusqu'à ce que le panier atteigne la vi- tesse négative désirée à laquelle le déchargeur est mis en action.
A cet effet, le système de commande de la machine peut être équi- pé non seulement du moteur habituel ou de la commande principale à glisse- ment habituelle, agissant dans le sens normal, mais aussi d'un élément de commande convenable ou d'un système de commande à glissement convenable en- traînant l'arbre du panier à une petite vitesse constante en sens inverse.
Le déchargeur est disposé à l'envers de la disposition normale, son sabot s'étendant vers les solides contenus dans le panier dans le sens de la rota- tion normale du panier, c'est-à-dire de manière qu'il puisse agir pour ex- traire les solides par piochage seulement lorsque le panier tourne en sens inverse. Il s'ensuit que le sabot du déchargeur ne peut jamais attaquer le mur de solides tant que la machine est en rotation de centrifugation dans le sens normal et que même un déplacement délibéré du sabot pour le faire pénétrer dans la charge centrifugée est impossible car la charge repousse- rait le sabot en agissant sur l'arrière de celui-ci.
D'un autre côté, la ro-
<Desc/Clms Page number 3>
talion du panier en sens inverse après chaque période de centri- fugati,on permet au déchargeur de travailler de la.manière habituelle 'sans, toutefois, aucun risque, car le mouvement inverse ne sert qu'au déchargement et est définitivement limité à une petite vitesse de sécurité.
Suivant une autre caractéristique de la présente invention, une commande à glissement de petite vitesse, comprenant un embrayage'à friction à serrage par pression, et fonctionnant à une petite vitesse constante con- venant au déchargement, est prévue; cette commande est reliée à un arbre de panier entraîné à grande vitesse pour la centrifugation par un moteur conve- nable, la commande à glissement de petite vitesse étant mise en mouvement à des intervalles convenables, après chaque .-période d'entraînement normal par le moteur.
Il s'ensuit qu'il n'est plus nécessaire de faire ralentir le pa- nier centrifuge dans chaque cycle jusqu'à une vitesse .inférieure à une limi- te critique inférieure avant d'actionner la commande de petite vitesse, car la commande de petite vitesse peut agir sans inconvénient sur l'arbre du pa- nier à n'importe quelle vitesse de ce dernier entre de larges limites et son effet de glissement amène effectivement le panier depuis cette vitesse jus- qu'à sa propre vitesse constante de déchargement.
En outre,'une telle com- mande de petite vitesse peut comporter 'un élément entraîneur à friction qui. vient graduellement en prise avec son élément entraîné, si bien qu'un petit moteur d'entraînement actionné en même temps que le moteur normal peut at- teindre sa pleine vitesse de rotation avant de prendre la charge qu'il doit supporter. Un autre avantage important d'un tel système est que le moteur de la commande de petite vitesse peut être un moteur assez grand pour suppor- ter n'importe quelle charge à laquelle il peut être soumis dans l'emploi que l'on fait de la machine, tandis que le couple effectif de commande de petite vitesse désiré pour tout usage particulier, dépendant du type de solides à décharger et de la manière de les d.écharger, peut être obtenu aisément par le simple réglage de la pression d'actionnement de l'embrayage.
Et avec un tel système on peut utiliser pour un groupe de machinas un 'moteur de comman- de de petite vitesse commun;, avec un arbre de transmission, si on-le désire.
De plus, l'emploi du système de déchargement à vitesse négative permet de laisser le sabot de déchargeur à l'intérieur du panier pendant tou- tes les opérations de la machine et ce avec une sécurité, complète, ce qui, à son tour, entraîne une telle simplification des mouvements et=des mécanis- mes nécessaires au fonctionnement du déchargeur qu'un déchargeur efficace à commande mécanique peut être prévu qui travaille avec une précision plus - grande que les déchargeurs connus, dispense un préposé du pénible travail du déchargement et rend possible la. réalisation d'une machine centrifuge cy- clique à déchargement automatique extrêmement pratique.
Du fait que le sabot du déchargeur peut être laissé à l'intérieur du panier en tous temps avec sécurité, il n'est pas nécessaire de l'enlever pour le mettre en lieu sûr à l'extérieur du panier pendant les périodes de centrifugation. Par conséquent, deux mouvements du sabot sont seulement né- cessaireso L'un est un mouvement basculant dans le sens radial, vers l'exté- rieur, pour le rapprocher de la paroi latérale du panier, et vers l'inté- rieur pour l'en écarter, et l'autre est un mouvement axial ou vertical entre les extrémités du panier.
Ces deux mouvements ont chacun'une limite définie pour toutes dimensions particulières du panier centrifuge, si bien qu'ils peuvent être obtenus simplement par l'emploi de cylindres à pression de flui- de ayant des plongeurs qui se déplacent en courses définies correspondant aux distances voulues de course du sabot;, ou bien par des moteurs à engre- nages ayant des limites de mouvement définies, et il n'est nul besoin de mé- canisme complexe ou de dispositifs de sécurité- spéciaux pour régler la cour- se du sabot.
Un déchargeur mécanique construit selon ces principes constitue une autre caractéristique de la présente invention. Le déchargeur est action- né de préférence par la pression d'un fluide et comporte un dispositif amor- tisseur incorporé agissant de manière a. absorber les chocs et à retarder le mou- vement horizontal vers l'extérieur du sabot du déchargeur lorsque le sabot ap- proche de la garniture du panier, donnant ainsi lieu à un déchargement sans
<Desc/Clms Page number 4>
heurts à une vitesse réglée. Le débit du fluide qui commande les mouvements du déchargeur est de préférence réglé par une vanne régulatrice de manière à obtenir les vitesses voulues des mouvements horizontaux et verticaux du sabot.
En outre, un dispositif à enclenchement est prévu, qui supporte le sabot dans sa position de repos à la limite intérieure supérieure de sa cour- se et l'empêche de tomber vers le bas dans le panier quelles que soient les circonstances jusqu'à après qu'il a été déplacé horizontalement vers l'exté- rieur dans la position où il aura pénétré dans le mur formé par la charge contenue dans le panier.
Suivant une autre caractéristique de la présente invention, la . centrifugeuse est pourvue d'un déchargeur à commande mécanique et d'un dis- positif relié aux appareils de commande du déchargeur, qui agit automatique- ment de manière à maintenir le déchargeur inactif, sauf à des vitesses ré- duites de rotation du panier qui n'offrent pas de danger. Ce dispositif peut être un dispositif répondant à la vitesse, entraîné avec l'arbre du panier, et, en combinaison avec le système de déchargement à vitesse négative, ce dispositif peut être un interrupteur influencé par la vitesse et agissant pour mettre en circuit les appareils de commande de la minuterie de déchar- gement lorsque la vitesse du panier en cours de ralentissement approche de zéro à chaque cycle de centrifugation.
Lorsqu'un tel dispositif agit, la commande de petite vitesse à glissement ou commande de déchargement à glis- sement peut d'abord être amenée à agir sur l'arbre du panier et le déchar- geur lui-même peut ensuite être actionné en temps opportun, lorsque le pa- nier a atteint la vitesse de déchargement voulue.
Suivant d'autres caractéristiques de la présente invention, l'ouverture du fond du panier, qui constitue un orifice de sortie pour les solides déchargés, est pourvue d'une vanne à mouvement vertical de forme spéciale,et un dispositif destiné à lever et à abaisser la dite vanne est prévu à l'intérieur du panier et est muni d'un bras basculant qui retire la vanne de fond de l'orifice de sortie et la place dans une position inclinée par rapport à l'arbre du panier, position qui est telle qu'elle ne peut gê- ner le fonctionnement du déchargeur, ni la rotation, ni le déchargement des solides contenus dans le panier. Le dispositif de levée de la vanne peut a- voir une construction simple \par suite de la forme et du mouvement prévus pour l'assemblage de la vanne.
Il peut être actionné efficacement par un dispositif à pression de fluide et son fonctionnement peut être commandé par des éléments coordonnés avec les éléments qui commandent automatique- ment les opérations du déchargement, de manière que la vanne de fond soit levée automatiquement avant que la sabot de déchargement ne soit mis en ac- tion et soit abaissée automatiquement après que le déchargeur a cessé de fonctionner.
Suivant une autre réalisation de l'invention, la commande de dé- chargement de la machine peut être amenée à servir non seulement pour ame- ner et maintenir le panier à une vitesse de déchargement constante, mais é- galement comme frein destiné à effectuer une grande partie ou la totalité du ralentissement depuis la grande vitesse, éliminant ainsi les appareils de commande et les manoeuvres qu'entraîne la commutation des éléments de freinage aux éléments de commande de petite vitesse, et rendant inutile la présence du frein à friction habituel sur la machine.
A cet effet, une com- mande de petite vitesse à glissement agissant sur l'arbre du panier à une vitesse de déchargement constante peut être construite comme un engin lourd capable d'absorber et de dissiper la chaleur du freinage et qui peut être actionné dans chaque cycle au moment où on actionne le frein à friction ha- bituel. Grâce à son action, l'étape de ralentissement de chaque cycle passe de façon continue à l'étape de commande de déchargement, sans quelque inter- ruption ou l'intervention de quelque engin que ce soit.
L'action d'une tel- le commande combinée de freinage et de déchargement peut débuter à la fin de la rotation à pleine vitesse du panier si le panier est dépourvu de dis- positif de freinage à récupération, ou bien après un freinage de récupéra- tion débutant à pleine vitesse, si le moteur de la machine est un moteur électrique ayant un dispositif de freinage de récupération. Dans certains cas, la commande combinée de freinage et de déchargement peut elle-même être un système de freinage à récupération.
<Desc/Clms Page number 5>
D'autres buts;, caractéristiques et avantages de l'invention ressortiront de la description détaillée donnée ci-après et des dessins ann.exés illustrant l'invention.
Dans les dessins : la fig, 1 est une élévation de côté d'une machine centrifuge conforme à l'invention, dont certaines parties sont arrachées et certaines sont montrées en coupe verticale, la fige 1A est une élévation fragmentaire de face, vue de la ligne lA-lA de la fig. 1, montrant schématiquement un montage convenable de certains éléments de commande de la machine, la fige 2 est un plan fragmentaire pris suivant la ligne 2-2.de la fige 1, certaines parties étant arrachées et certaines en coupe horizon- tale, montrant le montage-dû panier avec son enveloppe fixe et avec le dé- chargeur,le dispositif de levée de la vanne et le pulvérisateur de la ma- chine, la fig.
3 est une élévation d'un côté du déchargeur assemblé au panier et à l'enveloppe lesquels sont vus en coupe verticale, la fige 4 est une élévation, partie en coupe, du côté opposé du mécanisme de déchargement, la.fige 5 est une coupe horizontale du mécanisme de déchargement suivant la ligne 5-5 de la fige 3, certaines parties du panier et de l'enve- loppe étant arrachées pour montrer le sabot à l'intérieur du panier, la fige 6 est une élévation de côté d'un sabot de déchargeur, montrant la manière dont il est relié au plongeur qui le déplace vers le haut et vers le bas, la fig. 7 est une coupe verticale longitudinale fragmentaire du mécanisme du déchargeur vue du côté montré sur la fig. 3, la fig.
8 est une coupe verticale transversale du mécanisme du déchargeur suivant la ligne 8-8 de la fige 7, la fig. 8a est une coupe verticale d'un distributeur d'air, la fige 9 est une coupe verticale partielle et une élévation par- tielle de la vanne de panier et du dispositif de levée de vanne, la fige 10 est ,un plan fragmentaire du même ensemble, le bras de levée occupant la position où il est prêt à lever la vanne du panier, la figo 11 est une élévation partielle et une coupe verticale partielle du même ensemble, montrant le bras de levée-en position de repos et, également., en traits de chaînette, la position qu'il occupe pendant le fonctionnement du déchargeur, la fige 12 est une coupe verticale de la commande de petite vi- tesse ou de déchargement située au sommet du moteur de commande principal de la machine,
la fige 13 est un plan fragmentaire montrant des parties du "commutateur de vitesse nulle Il, vu de la ligne 13-13 de la fig. 12, la fig. 14 est une coupe horizontale suivant la ligne 14-14 de la fige 12, la fig. 15 est un schéma élémentaire des connexions montrant l'appareil de commande de la machine, la fig 16 est un schéma de connexions du système de commande, et la fig. 17 est un schéma des tableaux des relais de commande, des minuteries et des contacteurs du moteur.
Comme le montrent les dessins, un grand panier centrifuge 1, ayant une paroi latérale perforée 2, un couvercle 3 et un fond 4, est porté
<Desc/Clms Page number 6>
EMI6.1
par l'.mité, férieure d'2 aID:n6.hde commande vertical 5 qui 'est suspendu.üe maJ:tlè- re à pouvoir tourner, à une tête convenable 6 portée par une suspension 7 du bâti F. Tout cela est connu. Un grand moteur électrique MM constitue le moteur principal de la machine,et est de préférence du type à induit à ca- ge d'écureuil, bien qu'une autre commande appropriée puisse être employée.
L'arbre du moteur MM est relié directement à l'arbre 5 par la tête 6, de la manière connue.
Le moteur actionne l'arbre du panier dans le sens des aiguilles d'une montre, vu d'au-dessus des figs. 1 et 2; dès lors, lorsqu'il fonction- ne, le panier tourne dans le sens normal comme indiqué par la flèche mar- quée "SPIN" ("centrifugation") sur la fig. 2. Cette rotation normale persis- te pendant l'accélération et à la pleine vitesse de centrifugation détermi- née par les caractéristiques du moteur et également pendant que le panier est ralenti à la fin de chaque période de centrifugation.
Le ralentissement est de préférence effectué dans la présente réalisation par une combinaison de freinage à récupération et de freinage à friction, bien que le freinage à friction puisse être employé seul si on le désire. Pour assurer le freinage à récupération, le moteur MM comporte un enroulement de grande vitesse (soit 1800 t.p.m. par exemple) et un en- roulement de petite vitesse (soit 900 t. p.m. par exemple) qui sont excités respectivement par l'intermédiaire des contacts H et L (fig. 17) par des appareils de commande qui seront décrits plus loin.
Il suffit de mentionner
EMI6.2
ms:h1të:#ril; lEt fait Qêle",motaoe est commuédé ¯.ng.canâe! à- .t!pëtj;"tiei,tjv.itesè à,.la fin de la période voulue de fonctionnement à pleine vitesse, si bien qu'une période convenable de freinage à récupération a lieu sous l'action de re- tardement du champ du moteur de petite vitesse. A la fin de cette période, le moteur n'est plus du tout excité et le freinage à friction a lieu pour achever le ralentissement normal du panier. Pour effectuer le freinage à friction, un tambour de frein 8 est porté par l'arbre du panier, et des bandes de friction 9 peuvent être serrées sur le tambour'sous l'effet de cylindres pneumatiques qui y sont reliés.
Les bandes sont normalement te- nues écartées du tambour par des ressorts et on les serre en admettant l'air sous pression dans les cylindres par une conduite pneumatique 11 ve- nant d'une vanne à solénoïde de BSV (fig. lA), de manière connue.
Après chaque période de centrifugation, les solides traités contenus dans le panier doivent être enlevés par l'action d'un déchargeur mécanique. Autour de l'arbre 5, le fond 4 du panier comporte une ouvertu- re centrale 4a constituant l'orifice de sortie des solides, tandis qu'un couvercle de panier 3 comporte une ouverture centrale 3a permettant d'accé- der à l'intérieur du panier. Une vanne tronconique 12 adaptée à l'orifice de sortie 4a entoure l'arbre 5 et est mobile verticalement afin de décou- vrir l'orifice de sortie lors de chaque opération de déchargement.
L'en- semble du panier est entouré d'une enveloppe fixe 14 qui recueille le li- quide extrait pendant les périodes de centrifugation et comporte un dessus 15 ouvert au centre fournissant un support au déchargeur 16, à un disposi- tif 17 de levée de la vanne et à un pulvérisateur ordinaire 18 destiné au lavage des solides centrifugés dans le panier.
L'élément principal du déchargeur est un sabot 20 porté par un arbre vertical 21 et mobile à l'intérieur du panier dans le sens vertical de manière que sa pointe ou extrémité d'attaque 22 puisse se déplacer le long de la longueur axiale du panier entre le couvercle 3 et le fond 4 (voir fig. 3), et dans le sens horizontal de manière que la pointe 22 puisse se déplacer radialement vers l'intérieur et vers l'extérieur par rapport à la paroi latérale 2 du panier (voir fig. 5).
Les figs. 2 et 5 montrent que le sabot du déchargeur s'étend de-' puis son arbre de support vers la paroi latérale du panier, c'est-à-dire vers le mur de solides contenu dans le panier, dans le sens de la rotation norma- le du panier qui a lieu pendant les périodes de centrifugation. Le sabot peut agir pour extraire par piochage les solides, uniquement par suite de la ro- tation du panier et de son contenu contre la pointe du sabot, c'est-à-dire dans le sens opposé à celui où est dirigé le sabot. Le sabot ne peut agir
<Desc/Clms Page number 7>
pendant la rotation normale du panier, même si quelqu'un tentait lui faire attaquer la charge centrifugée: car les solides en rotation de centrifuga- tion dans le sens normal appuieraient contre l'arrière du sabot et le pous- seraient radialement vers l'intérieur.
Le déchargeur doit donc être mis en action par la rotation inverse du panier, dans le sens indiqué par la flè- che marquée "DISCHARGE" ("déchargement") des figs. 2 et 5, et, à'cet effet, le système de commande de la machine est pourvu d'une commande spéciale DD de petite vitesse ou de déchargement visible au-dessus du moteur MM sur les figs. 1 et 12.
Dans l'agencement illustré, la commande de déchargement DD a une enveloppe 31 montée sur l'extrémité supérieure 30 de la carcasse du moteur principal et présentant des chambres inférieure 32 et supérieure 33, respec- tivement. Un embrayage à friction DG est logé dans la chambre inférieure et un engrenage réducteur de vitesse, y reliée est logé dans la chambre supé- rieure. L'arbre du moteur principal (non représenté) a une allonge 34, pas- sant vers le haut dans la chambre 32, à laquelle est fixée une armature 35 portant un tambour de friction 36.Un arbre 37, aligné sur l'allonge 34 mais séparé d'elle, est maintenu par des coussinets 38 et 39, respective- ment, logés dans les parois inférieure et supérieure de la chambre 33.
L'ex- trémité inférieure de l'arbre 37 porte, dans-la chambre 32, à l'intérieur du tambour 36, une roue d'embrayage 40; un organe creux dilatable en forme, de bague 42 est fixé à la périphérie de la roue 40 et porte des éléments de friction extérieurs 41 destinés à venir en prise avec le tambour. L'organe dilatable 42 est normalement contracté de manière que les éléments de fric- tion 41 ne- soient pas en prise avec le tambour 36, mais lorsque l'air com- primé est introduit dans l'organe 42, il se dilate de manière à amener les éléments de friction en prise avec le tambour avec une force déterminée par la pression de l'air.
Une conduite pneumatique 43 mène vers l'intérieur de l'organe 42 depuis un passage 44 situé dans la roue 40 et un passage axial 45, y connecté, situé dans l'arbre 37. Le passage axial 45 est en communi- cation avec la conduite pneumatique 46 s'étendant à l'extérieur de l'enve- loppe 31 vers une vanne à solénoïde d'embrayage de déchargement DGSV (fig.
1 et lA) qui peut être commandée comme décrit plus loin. La vanne DGSV est généralement axcitée au moment de l'excitation du moteur de commande de dé- chargement DMo L'ouverture de la vanne qui en résulte en l'écoulement de l'air nécessaire pour dilater l'organe 42 vers la position embrayée pren- nent un temps appréciable qui dépasse le temps nécessaire au moteur DM pour atteindre sa plein vitesse; il s'ensuit que le moteur n'est jamais chargé avant qu'il ne soit en mesure de supporter sa pleine charge.
Un engrenage à vis tangente 48, monté sur l'arbre 37 dans.la chambre 33, vient en prise avec une vis tangente 49 de l'a.rbre 49a. L'ar- bre à vis tangente est maintenu par des coussinets 50 et 51 dans l'envelop- pe 31 et son extrémité 52 est reliée à un petit moteur DM. Ceci permet de graisser de façon permanente les engrenages de la commande de petite vites- se sans craindre de fuite d'huile. La vis tangente 49 est entraînée par le moteur DM à une petite vitesse constante d'environ 40 à 60 t.p.m. pour ac- tionner le déchargeur mécanique . La vis tangente est commandée, par exemple, par l'intermédiaire de courroies trapézoïdales 56 passant sur une poulie 55 montée sur l'arbre 54 du moteur et sur la poulie 57 de l'extrémité 52 de l'ar- bre à vis tangente.
Le moteur de déchargement DM est monté de préférence sur une plaque 58 articulée à la base sur un axe horizontal 59 et soumise au son- met à la tension d'un ressort 60 de manière que la tension des courroies 56 puisse être réglée aisément au moyen d'une vis de réglage 61.
Le moteur de déchargement fait donc tourner l'arbre 37 et les élé- ments de friction 41 dans le sens de la flèche de la fig. 14 correspondant à la flèche marquée "DISCHARGE" ("déchargement") des fig. 2 et 5. Il s'ensuit que la commande de déchargement agit sur l'arbre du panier à une petite vi- tesse constante qui est négative par rapport à la rotation normale du panier, communiquée par le moteur principal MM.
Par conséquent, si la commande de dé- chargement est actionnée lorsque le panier approche de la fin'd'un ralentis- sement normal ou l'atteint, le frein à friction 9 étant relâché, la commande de déchargement amènera et maintiendra le. panier à une -petite vitesse-constante con-
<Desc/Clms Page number 8>
venant au fonctionnement du déchargeur 16, et le déchargeur pourra alors agir efficacement pour enlever les solides traités du panier avec une com- plète sécurité.
Le déchargeur 16 constitue la réalisation de plusieurs caracté- ristiques importantes de construction et de fonctionnement et est illustré en détail par les fige. 3 à 8 inclusivement. Il est mû exclusivement par la pression d'un fluide et par des ressorts, ce qui dispense entièrement le préposé à la centrifugeuse de tout effort physique auparavant nécessai- re au déchargement. Les mouvements du sabot de déchargement sont déterminés et délimités dans l'espace; toutefois, aucun commutateur de limitation ou autre dispositif de sécurité compliqué n'est nécessaire aux limites de la course du sabot. Les mouvements nécessaires sont produits aux vitesses dé- finies qui peuvent être réglées comme on le désire pour s'adapter à toute circonstance survenant dans l'emploi de la centrifugeuse.
Le sabot de dé- chargement reste à demeure dans le panier centrifuge et pourtant la sécuri- té complète est assurée, non seulement en ce qui concerne la prévention con- tre la pénétration dans le contenu du panier en cours de centrifugation, mais aussi en ce qui concerne la prévention contre la chute accidentelle au fond du panier. Et le déchargeur est organisé de façon si compacte qu'il n'exige pas d'espace supplémentaire sur le sommet de l'enveloppe du panier et réduit même les exigences d'encombrement, du fait que son sabot se trou- ve toujours à l'intérieur du panier, donc éloigné du sommet de l'enveloppe du panier.
Le mécanisme qui actionne le déchargeur est concentré autour d'un tourillon 70 qui saille vers le haut depuis une plaque de base 71 boulonnée au sommet 15 de l'enveloppe du panier. Un montant ou cage 72 est montré sur le tourillon 70 pour pivoter horizontalement autour de son axe, et s'étend depuis le tourillon vers l'arbre 5 jusqu'à une partie de guidage 73 qui dé- passe les bords intérieurs du sommet 15 de l'enveloppe du panier et du cou- vercle 3 du panier et reçoit, de manière à lui permettre de coulisser, la partie terminale supérieure de l'arbre 21 du déchargeur.
L'arbre 21 et sa portée située dans le guide 73 sont de section carrée ou angulaire, de sor- te que le sabot 20 du déchargeur monté sur l'arbre 21 ne peut pivoter par rapport au montant, bien qu'il puisse pivoter avec le montant autour du tourillon 70 et puisse également être déplacé axialement vers le haut et vers le bas dans son guide.
La fig. 5 montre que les mouvements pivotants du montant 72 et de l'arbre 21 autour du tourillon 70 peuvent amener le sabot 20 à la position en traits pleins, à la position en traits de chaînette de la fig. 5 ou à tou- te position intermédiaire. Ces mouvements pivotants sont provoqués et sont limités en amplitude voulue de la manière suivante : Deux organes coulis- sants 74 et 75, s'étendant latéralement des côtés opposés du montant 72, ont des extrémités de butée arrondies 74a et 75a respectivement, qui font face dans des sens opposés. Ces extrémités sont en contact avec des pieds-droits fixes ou des faces plates fixes 76 et 77 respectivement, qui s'étendent ver- ticalement depuis les côtés opposés de la plaque de base 71.
L'organe de bu- tée coulissant 75 est mobile axialement dans un guide 78 du montant 72 et s'appuie contre un diaphragme 79 lequel obture de manière étanche une cavi- té 81 du montant 72 et est tenu sous la pression d'un ressort 80 logé dans cette cavité. La cavité 81 est remplie d'huile. Le mouvement rentrant de l'organe 75 et du diaphragme 79 est ainsi amorti par la masse d'huile con- tenue dans la cavité 81 et l'huile sous pression s'échappe graduellement par l'étranglement 82 qui est aménagé au sommet de la cavité 81 (fig. 8).
Pendant les mouvements vers l'extérieur de l'organe 75 et du diaphragme 79 sous l'action du ressort 80, l'huile expulsée précédemment hors de la cavi- té 81 y revient par l'étranglement 82.
L'autre organe de butée coulissant 74 s'étend dans un guide trans- versal 84 où il coulisse de manière étanche. L'organe coulissant 74 a une extrémité intérieure .7412 située dans une chambre de pression 85 aménagée à l'intérieur du montant 72. L'organe 74 constitue ainsi un piston et il agit en tant que piston pour faire pivoter le montant 72 et l'arbre du déchargeur
<Desc/Clms Page number 9>
en. le sens inverse des aiguilles d'une montre autour du tourillon 70 (fig.,
5) lorsqu'on admet le fluide sous pression dans la chambre 85.
A cette fin,- un conduit aménagé dans la structure du montant 72 est relié à une conduite pneumatique 87 menant à une valve à solénoïde DSV1 (fig. lA), de sorte que ' lorsque la vanne est actionnée pour admettre l'air comprimé par la condui- te 87 dans la chambre 85, la pression du fluide s'établit dans cette derniè- re et écarte le montant 72 et l'organe de butée 74 l'un de l'autre dans des directions transversales par rapport à l'axe longitudinal passant entre les tourillon 70 et l'arbre 21.
Du fait que l'extrémité de butée 74a est en pri- se avec le pied-droit fixe 76, le montant 72 doit alors se déplacer en sens inverse des aiguilles d'une montre autour du tourillon 70 sur la fig. 5,et l'arbre 21 pivote avec le montant 72 de manière à déplacer le sabot 20 de- puis sa position montrée en traits de chaînette vers sa position montrée en traits pleins. Toutefois, avant que la. pointe du sabot 22 n'atteigne la pa- roi latérale du panier, l'extrémité de butée 75a vient en contact avec le . pied-droit fixe 77, si bien que la fin du mouvement vers l'extérieur du sa- bot se passe sous l'effet retardateur ou effet de dash-pot de l'organe 75 coulissant dans la cavité 81.
Un arrêt réglable 77a fixé dans le pied-droit fixe 77 vient en prise avec la partie 72a du montant 72 de manière à limi- ter le mouvement horizontal du but du sabot.
D'un autre côté, lorsque la pression régnant dans la chambre 85 est relâchée, l'organe 74 est libre de coulisser vers l'intérieur et le sa- bot du déchargeur pivote radialement vers l'intérieur depuis la paroi laté- rale du panier sous l'action du ressort 80 et la traction d'un fort ressort de tension 88 dont une extrémité est fixée à la broche 89 de la plaque de base 71 et l'autre à un oeillet 90 du guide 73 de l'arbre.
Les mouvements vers le haut et vers le bas du sabot du déchar- geur sont exclusivement effectués sous l'action d'un cylindre pneumatique
92 porté en position verticale le long de l'arbre 21 par des appliques à rebords 93 fixées sur le guide 73. Le cylindre 92 a un plongeur 94 s'éten- dant vers le bas jusqu'à un attelage amovible, en 95, qui le relie au corps du sabot de déchargement 20 (fig. 6).
La longueur du cylindre 92, c'est-à- dire la course du plongeur 94 qui s'y meut, est fixée de manière que lorsque le plongeur se trouve à la limite supérieure de son mouvement, le sabot 20 du déchargeur soit maintenu juste en dessous du couvercle 3 du panier, com- me indiqué sur la fige 3 en traits de chaînette, tandis qu'à la limite infé- rieure du mouvement du plongeur, le sabot se trouve juste au-dessus du fond
4 du panier, comme le montre la fige 3 en traits pleins.
Le long¯cylindre
92 a des orifices d'admission d'air supérieur et inférieur, branchés sur les conduites d'air comprimé 96 et 97 respectivement, qui mènent à une vanne à solénoide DSV2 convenable, grâce à quoi la pression peut être établie soit à l'extrémité supérieure soit à l'extrémité inférieure du cylindre afin de déplacer le sabot du déchargeur soit vers le bas, soit vers le haut.
L'écoulement de Pair dans chacune des conduites 87, 96 et 97 est retardé de manière à obtenir un débit choisi qui donne la vitesse voulue du mouvement'correspondant du sabot. A cet effet, des vannes à solénoides ayant des passages d'air réglables peuvent être employées, mais des appa- reils distributeurs d'air comme ceux montrés en 96a, sont de préférence pla- cés sur chaque conduite. Ces distributeurs d'air sont montrés en détail sur la fige 8A, et, comme on le voit sur la fig. 1A, ceux qui se trouvent sur les conduites 87 et 96 sont placés en position normale, tandis que celui. qui est placé sur la ligne 97, est en position renversée.
Chacun de ces appareils a un corps cylindrique creux 140 contenant à une extrémité un bouchon 142 foré axialement et maintenant un organe amovible 143 à orifice étranglé.
L'autre extrémité présente un siège interne annulaire 144 destiné à un dis- que de soupape non métallique 145 porté par un plongeur 146, à l'intérieur du corps. Le plongeur a une cavité centrale bourrée d'un corps filtrant l'air 148 et un organe amovible 149, ayant un petit orifice 150, complète normalement le pa.ssage de l'air par la soupape.
L'orifice de l'organe 143 . et l'orifice 150 règlent ensemble la vitesse de l'écoulement de l'air à tra- vers l'appareil dans le sens de 143 vers 144, tandis que l'écoulement de l'air dans le sens opposé est réglé seulement par l'orifice de l'organe 143
<Desc/Clms Page number 10>
puisque cet écoulement déplace le plongeur 146 de son siège et lui permet de by-passer L'orifice 150 en passant entre les côtés du plongeur et le corps 140. Il s'ensuit que l'air comprimé passant depuis DSVl vers la cham- bre 85 s'écoule avec une vitesse déterminée par les dimensions choisies pour les deux orifices, qui règlent donc la vitesse du mouvement horizon- tal vers l'extérieur du sabot 20, tandis que la vitesse du mouvement vers l'intérieur du sabot est aussi limitée, pendant le retour du plongeur 74 dans la chambre 85 sous l'action du ressort 88,
par l'effet de l'orifice 143. Ce dernier est généralement plus grand que l'orifice 150. L'écoule- ment par la conduite 96 produisant le mouvement descendant du sabot est semblablement réglé et une limitation analogue est imposée à l'écoulement de retour par la conduite 96 qui dessert le mouvement vers le haut du sabot.
L'appareil distributeur de la conduite 97 étant disposé inversement, le dé- bit de l'écoulement de l'air par cette conduite depuis DSV2 est réglé seu- lement par l'étranglement d'un orifice 143, tandis que le débit de l'écou- lement de retour, qui a lieu lorsque le sabot est déplacé vers le bas, est réglé par deux orifices 143 et 150.
Lors de la course descendante, les deux étranglements de chaque conduite 96 et 97 sont actifs, les étranglements de la conduite 97 ayant effectivement une action dominante, tandis que pour la course ascendante, un seul étranglement, en 143, agit dans chaque consuite et celui de la con- duite 96.a une action dominante. De cette façon, le sabot du déchargeur est déplacé à une vitesse relativement petite dans le sens descendant, afin de limiter la profondeur de la charge enlevée pour chaque tour du panier, tan- dis que le mouvement ascendant du sabot a lieu à une vitesse plus élevée, afin de gagner du temps, cette vitesse étant toutefois limitée à une vites- se qui exclut les chocs. Par exemple, le temps-de la course descendante peut être de 8 à 16 secondes environ, tandis que le temps de-la course ascen- dante peut être de 1 à 3 secondes environ.
Comme le montre encore la fig. 3, la plaque de base 71 a une par- tie 100 qui dépasse le bord intérieur du sommet de l'enveloppe du panier et à laquelle une applique' 101 est fixée de manière à s'étendre vers le bas dans le-panier. A son extrémité inférieure, cette applique forme une corni- che horizontale 102 dirigée vers l'arbre 21 du déchargeur.. La corniche 102 est située juste en dessous de la base du sabot 20 lorsque le sabot se trou- ve en position levée. En conséquence, lorsque le sabot est abaissé et que le déchargeur pivote radialement vers l'intérieur sous l'action du ressort 88, le côté de l'arbre 21 vient buter contre l'extrémité de la corniche 102 de manière à pouvoir glisser- contre cette corniche.
La pression agissant à l'ex- trémité inférieure du cylindre 92 déplace alors l'arbre 21 vers le haut le long de l'extrémité de la corniche jusqu'à ce que le sabot atteigne sa posi- tion supérieure, après quoi un mouvement pivotant final a lieu afin de pla- cer la base du sabot sur la face de la corniche. Cette position constitue la position de repos du déchargeur, position de laquelle il ne peut tomber vers le fond du panier, même si la pression régnant dans le cylindre 92 é- tait relâchée.
Lorsque le déchargeur doit être mis en oeuvre, la commande du dé- chargeur est réglée de manière à amener le panier à sa petite vitesse néga- tive; la vanne 12 du fond du panier est soulevée pour découvrir l'orifice de sortie 4a, et, lorsque la vitesse de déchargement est atteinte,.l'air sous pression ast admis dans la chambre 85 depuis la vanne DSVl. La pointe 22 du sabot pivote alors lentement vers l'extérieur pour pénétrer dans- la matière contenue dans le- panier--et poursuit ce mouvement tandis que la matière tour- ne à l'encontre de la pointe jusqu'à ce que celle-ci atteigne la paroi laté- rale du panier. Ce faisant, le sabot a quitté la corniche 102.
Ayant ainsi pioché une saignée complète au sommet du mur des solides, le sabot est désor- mais prêt à se déplacer vers le bas et à extraire par piochage le reste de ce mur, ce qui est effectué en admettant la pression dans l'extrémité supé- rieure du cylindre 92 par la vanne DSV2. A la limite du mouvement descendant, la vanne DSVl est actionnée pour relâcher la pression dans.la chambre 85, le sabot pivote radialement vers l'intérieur sous l'action du ressort afin d'oc-
<Desc/Clms Page number 11>
cuper la position limitée par la butée de l'arbre 21 contre la corniche 102; ensuite la pression est commutée de l'extrémité supérieure à 1-*extrémité inférieure du cylindre 92 pour lever le sabot à sa position de repos.
Il est entendu que les mouvements du sabot vers l'intérieur et vers l'extérieur peuvent être effectués en toute position de sa course verticale, simplement en actionnant la vanne DSVl.
L'incorporation de ce qui a été décrit dans une machine à déchar- gement automatique implique d'autres dispositifs destinés à mettre.la comman- de de déchargement en action à la fin de chaque période de centrifugation, à lever la vanne de fond du panier (à moins que le panier employé ait un cô- . ne de chargement sur son arbre et qu'il n'ait pas de vanne de fond), à ac- tionner le déchangeur, à abaisser la vanne de fond, à faire cesser l'action- nement de la commande de déchargement, et à arrêter la rotation inverse du panier, le tout en bonne coordination; en outre, pour assurer la commande automatique des manoeuvres faites pendant chaque période de marche, le moteur principal, le pulvérisateur (s'il y en a un) et le frein doivent également faire partie de la combinaison du même système de commande.
Pour actionner la commande de déchargement et d'autres éléments liés au déchargement, il est prévu un dispositif de commutation représenté en ZS sur les fig. 1, 12 et 13. Ce dispositif est, de préférence, un commu- tateur rotatif de construction connue que l'on nommera commutateur de vi- tesse nulle et qui est actionné pour déplacer un contact ou des contacts de commande lorsque la vitesse de rotation de son arbre 11 approche de zéro.
Ce commutateur est mis en rotation avec l'arbre 5 par l'intermédiaire d'une courroie trapézoïdale 114 passant sur la poulie 112 de l'arbre 111 et sur la poulie 113 fixée sur le moyeu de l'armature 35 de l'allonge 34 de l'ar- bre du moteur principal.
Une caractéristique de sécurité assurant une coordination conve- nable des opérations commandées par le commutateur de vitesse réside en ce que ce dernier est de préférence monté sur une applique 115 articulée sur une broche 116 maintenue par certaines parties de l'enveloppe 31 et est sol- licité à pivoter autour de la brocha 116 dans le sens où la courroie 114 est tendue, par un ressort 117 fixé à une extrémité à l'applique 115 et à l'au- tre, à un oeillet 118 de l'enveloppe 31.
L'applique-115 porte un interrup- teur de fin de course LS ayant un bras à rotule 119 qui s'appuie contre la structure de l'enveloppe 31 de manière que, si la courroie 114 se rompt ou glisse hors de la poulie, le ressort 117 tire l'assemblage de l'applique et déplace le bras 119 vers une position d'interruption indiquée en traits de chaînette sur la fig. 13. Ce mouvement ouvre un contact LS2 situé dans l'in- terrupteur de fin de course LS de manière à interrompre l'actionnement du système de commande, et ferme un contact LS1 de manière à appliquer le frein à la machine en branchant le relais BR et BSV (fig. 15) et à admettre ainsi l'air sous pression par BSV et la conduite 11 dans les cylindres 10 destinés à serrer les freins de la machine.
La levée et l'abaissement de la vanne de fond de panier 12 sont effectués par le monte-vanne 17 montré en détail sur les figs. 9 et 11. La vanne de fond 12 comporte au sommet un rebord annulaire 120 recourbé vers le bas'à sa périphérie pour former un creux annulaire 121 dans lequel peut s'engager l'extrémité latéralement déjetée et saillante 122 du bras de le- vée 123. Le bras 123 pend normalement verticalement depuis une broche d'ap- pui 124 montée dans une oreille de support 125- qu'embrassent les extrémités en fourche 126 et 127 du bras. L'oreille 125 fait corps avec un tube de sup- port 128 qui s'étend vers le bas dans le panier depuis une plaque de monta- ge 129 montée.sur la partie 15a du sommet de l'enveloppe du panier.
Le point d'appui offert par l'oreille est écarté latéralement et vers le bas par rap- port à l'extrémité ouverte du tube 128 et les extrémités en fourche 126 et 127 s'étendent vers l'arrière de la broche 124 sous un certain angle par rapport au bras 123 de manière à se terminer en un point situé en dessous de l'extrémité ouverte du tube.
En ce point, une broche 130 joint les extré- mités 126 et 127 de manière pivotante à l'extrémité inférieure d'une tringle 131 qui s'étend verticalement dans le tube 128 jusqu'à une articulation, en 132, avec un plongeur 133 de cylindre pneumatique.,
<Desc/Clms Page number 12>
Le cylindre pneumatique lui-même est montré en 134 et est mon- té sur la plaque 129. Des conduites pneumatique 135 et 136 mènent à ses extrémités supérieure et inférieure, respectivement, depuis une vanne à so- lénoide VLSV commandant les mouvements de levée et d'abaissement de la van- ne de fond de panier.
Lorsque la vanne VLSV est actionnée pour admettre la pression à l'extrémité supérieure du cylindre 134, le plongeur 133 et la tringle 131 se déplacent vers le bas et poussent le bras de levée 123 de- puis sa position de repos, montrée en traits pleins sur les figs. 9 à 11, vers la position de travail montrée en traits de chaînette sur la fig. 11.
Lorsque le bras se déplace vers la position de travail, son extrémité sail- lante 122 vient en prise avec le creux 121 situé sous le rebord 120 et lè- ve la vanne tronconique 12 jusqu'à une position levée inclinée pour laquel- le l'orifice de sortie 4a du fond.du panier se trouve découvert, comme le montre schématiquement la fig. 11 et, en traits pleins, la fig. 1.
Le mouvement de levée de la vanne de fond l'amène principalement sur le côté de l'arbre 5 éloigné du sabot 20 du déchargeur, si bien qu'elle n'entrave pas le fonctionnement du déchargeur et ne gêne pas le mur de soli- des contenus dans le panier ou le passage des solides hors du panier. L'ar- bre 5 du panier a une partie élargie 5a située à l'intérieur de la vanne co- nique 12 et conique vers l'intérieur à son sommet 5b. Sous l'action de levée produite par le bras 123 à son côté arrière (éloigné du sabot du déchargeur), la vanne glisse et s'incline sur la partie conique de l'arbre de manière à devenir non-gênante déjà après un court déplacement.
Lorsque la vanne de com- mande pneumatique VLSV est actionnée pour faire permuter la pression de l'ex- trémité supérieure à l'extrémité inférieure du cylindre 134, le bras 123 est retiré vers sa position de repos où il pend sous la partie 15a du sommet de l'enveloppe du panier, et la vanne conique est guidée de retour vers sa po- sition de fermeture par la partie conique 5b. Dans cette position, le monts- .vanne est tout à fait hors de contact d'avec la vanne de fond, ce qui permet que cette dernière soit déplacée librement, à la main si on le désire, et il est également à l'écart de la zone d'action du pulvérisateur 18, de l'orbite des matières contenues dans le panier 1, et de la trajectoire de la matière de la charge pénétrant dans le panier pendant une opération de chargement.
Le pulvérisateur 18 a une conduite de fluide 18a menant depuis une vanne à solénoïde WWSV (fig. lA), par laquelle un fluide de lavage con- venable sous pression peut être amené aux becs de pulvérisation lorsque WWSV est actionnée.
Le système de commande de la machine illustrée comprend des élé- ments destinés à permettre de commander ses fonctions à la main et également un système de commande automatique grâce auquel toutes les opérations, excep- té celles liées au départ de chaque cycle, sont normalement effectuées auto- matiquement dans l'ordre voulu. Les divers éléments de commande utilisés peu- vent être de toute construction convenable et sont connus en eux-mêmes.
Gom- me le montrent les schémas, ils comprennent des commutateurs à bouton-pous- soir montés sur un tableau P1 et plusieurs vannes à solénoïde pourvues de régulateurs de pression; montées sur le cadre GF, tous ces appareils étant à la disposition du préposé à la machine (fig. 1 et lA), et des relais, des minuteries et des contacteurs de moteur électriques, montés sur les tableaux de commande à distance P2 et P3 (fig. 17) en quelque autre lieu commode. Les éléments de commande sont interconnectés électriquement pour le fonctionne- ment, de la manière indiquée par le schéma de connexions de la fig. 15. Dans ce schéma, les contacts à relais sont séparés des bobines qui les ouvrent ou les ferment, afin de montrer clairement leurs fonctions.
Le ou les contacts appartenant à un relais sont toutefois désignés par des références correspon- dantes, avec ou sans chiffres d'indice pour distinguer les différents con- tacts du même relais.
Les boutons-poussoirs en Pl ferment ou ouvrent des circuits di- rectement lorsqu'on les pousse. Il est fait usage des boutons suivants :
S pour arrêter la machine à la main à tout moment voulu,
RS pour remettre en état de service les appareils de commande au-
<Desc/Clms Page number 13>
tomatique avant de recommencer un nouveau cycle,
R pour commencer une période de marche ou de centrifugation de la machine,
J pour maintenir à la main le moteur principal au ralenti sur son enroulement de petite vitesse afin d'obtenir une vitesse de chargement convenable,
L pour actionner à la main la commande de déchargement,
DBI pour actionner à la main la vanne DSV1 afin de faire pivoter le déchargeur vers l'extérieur et vers l'intérieur,
DB2 pour actionner à la main la vanne DSV2 afin de déplacer le déchargeur vers le haut et vers le bas,
et finalement @
W pour actionner à la main la vanne WWSV afin d'alimenter le pulvérisateur en fluide de lavage, ce qui est exécuté par l'intermédiaire du relais de contrôle WR et de son contact WR1.
Les contacts des boutons-poussoirs S et RS sont normalement fer-. més, comme le montre la fige 15, tandis que ceux des boutons-poussoirs R,
L, J, W, DB1 et DB2 sont normalement ouverts. La vanne WWSV est une vanne à solénoïde à deux voies montée sur la conduite d'alimentation en fluide de lavage (non représentée). Les vannes DCSV, DSV1 et BSV sont des vannes à solénoide à trois voies reliées à un distributeur commun d'air compri- mé 110, chacune de ces vannes ayant une position excitée où elle relie le distributeur à la conduite menant à l'élément commandé par la vanne, et une position non-excitée où elle relie cette conduite à l'évent.
Les van- nes DSV2 et VLSV sont des vannes à solénoïde à quatre voies reliées au dis- tributeur 110, dont chacune communique par deux conduites avec l'élément qu'elle commande et sert, suivant sa position, à relier une de ces condui- tes au distributeur tout en reliant l'autre à l'atmosphère.
Ainsi, lorsque
DSV2 est excitée, elle transmet la pression d'air à l'extrémité supérieure du cylindre 92 afin de déplacer le sabot du déchargeur vers le bas, tandis que .lorsqu'elle n'est pas excitée, la pression d'air est relâchée de l'extré- mité supérieure et permutée à l'extrémité inférieure- du cylindre 92 afin de levier le sabot du déchargeur; et lorsque la vanne VLSV est excitée ou ces- se de l'être, respectivement, la vanne de fond àe panier est semblablement levée ou baissée par la pression régnant dans l'extrémité supérieure ou in- férieure du cylindre 134.
-Les minuteries indiquées sur le tableau P2 sont des relais ré- glables à minuterie ou des commutateurs réglables à minuterie de construc- tion connue. Elles sont de préférence du type "Multiflex" dans lequel plu- sieurs contacts différemment temporisés sont incorporés en une unité compo- sée, bien qu'on puisse faire usage d'un nombre beaucoup plus grand d'unités àminuterie séparées. Une "minuterie de processus", ayant cinq contacts nu- mérotés, est indiquée en PT, une "minuterie de commande ', ayant trois con- tacts numérotés, est indiquée en CT et une "minuterie de déchargement", ay- ant quatre contacts numérotés est indiquée en DT.
Les moteurs et les embray- ages de commande des minuteries respectives sont indiqués sur la fig. 15, par exemple, par PTM (moteur de minuterie de processus) et par PTG (embray- age de minuterie de processus), respectivement; et les contacts respectifs des minuteries sont indiqués sur le schéma par des lettres et des chiffres correspondants. Les références I.C., T.C. et T.O. inscrites près de plu- sieurs contacts de minuterie sur la fig. 15, indiquent respectivement qu'un contact est fermé lorsque sa minuterie est excitée (fermé instantanément), ou fermé par Inaction de la minuterie (fermé par minuterie), ..ou ouvert par l'action de la minuterie (ouvert par minuterie).
A côté du relais WR et des minuteries, les tableaux de commande
P2 et P3 peuvent porter un relais de commande de frein BR réglant le cir- cuit vers la vanne BSV, les relais.de commande CR1, CR2, CR3 et CR4, les con- tacteurs L et H destinés à exciter les enroulements de petite et de- grande vitesse du moteur primaire MM par l'intermédiaire des contacts L et H du mo- teur, le contacteur DMS commandant les contacts correspondants du moteur de
<Desc/Clms Page number 14>
déchargement, et les relais de protection à manque ou à réduction de cou- rant PFR et PLR, respectivement. Un commutateur principal MS (fig. 16) rè- gle l'alimentation du système de commande en courant. Le courant d'excita- tion des éléments de commande est fourni par les conducteurs Ll et L2 (fig.
15).
On notera que les contacts DMS du moteur du déchargeur doivent être fermés par l'excitation du relais DMS afin d'exciter le moteur de com- mande de déchargement DM ; également, que les contacts DMS3 normalement ou- verts du même relais doivent être fermés afin d'embrayer l'embrayage de dé- chargement DC par l'intermédiaire de la vanne DCSV; et que le relais DMS peut être excité uniquement par l'intermédiaire d'une série de contacts com- prenant un contact normalement ouvert du relais de commande CR4 et les con- tacts normalement fermés des contacteurs H et L du moteur de commande prin- cipal. Il s'ensuit qu'afin de rendre active la commande de déchargement, CR4 doit d'abord être excité.
Cela nécessite une connexion de circuit passant par le contact de commutateur de vitesse ZS1 normalement fermé, lequel com- mutateur de vitesse ZS se tient ouvert tant que le panier centrifuge tourne pour la centrifugation à une vitesse trop élevée pour la sécurité du déchar-' gement, et qui se ferme seulement à une petite vitesse du panier, par exem- ple, à une vitesse inférieure à 60 t. p.m. environ. En conséquence, la comman- de de déchargement est tenue dans l'inactivité en tous temps, sauf lorsque la vitesse du panier 1 est assez petite pour que le fonctionnement du déchar- geur mécanique se fasse en toute sécurité.
En outre, l'excitation du moteur principal MM doit avoir complètement cessé par suite de la cessation de l'ex- citation des contacteurs H et L, avant que la commande de déchargement puis- se être rendue active par les contacts normalement fermés de H et de L.
L'organisation des éléments est également conçue de manière que le déehargeur mécanique lui-même soit tenu en position de repos et qu'il soit empêché de fonctionner en tous temps sauf lorsque la vitesse du panier n'est pas trop élevée pour la sécurité du fonctionnement du déchargeur. Com- me le montre la fig. 15,les vannes à solénoïde DSV1 et DSV2 qui commandent les dispositifs de commande du déchargeur 16 sont normalement non excitées par suite de l'ouverture du contact normalement ouvert du relais GR4, et, puisque CR4 reste non excité tant que le contact ZE1 du commutateur de vi- tesse est fermé, le sabot 20 du déchargeur est maintenu avec sécurité dans sa position de repos supérieure intérieure pendant toutes les périodes de centrifugation de la machine.
La fermeture du contact CR4 est nécessaire pour le fonctionnement du déchargeur et ne peut avoir lieu que lorsque le contact ZSI est fermé, à une très petite vitesse du panier.
Une séquence complète des opérations sera maintenant décrite :
A. La machine étant au repos, le commutateur MS est fermé. Si toutes les parties sont en rapport mutuel convenable, les contacts PFR et PLR se ferment et CR4 est excité.
B. Le bouton de ralenti J est poussé pour amener le panier à une vitesse de chargement convenable, le contacteur L étant ainsi excité pour connecter le moteur MM sur son enroulement de petite vitesse. Une charge de matière à traiter est introduite dans le panier 1 de la manière habituelle.
C. Le'bouton de marche R est alors poussé pour donner le départ à la période de centrifugation et à la phase automatique des opérations qui se divise en trois stades :
1. Le relais CR1 est excité, mettant en marche les minuteries PT et CT et excitant le contacteur L par l'intermédiaire du contact CR1 de ma- nière que le moteur MM agisse, sur son enroulement de petite vitesse, pour accélérer le panier. Pendant ce temps, le commutateur de vitesse ZS a ouvert son contact ZS1 pour faire cesser l'excitation du relais CR4 pendant la pé- riode de centrifugation.
2. Après un temps déterminé par son réglage, le contact CT2 de la minuterie de commande est fermé par la minuterie CT. Cela excite le re- lais CR2, fait cesser l'excitation du contacteur L, excite le contacteur H
<Desc/Clms Page number 15>
de manière que le moteur MM continue à accélérer jusqu'à pleine vitesse sur son enroulement de grande vitesse, et arrête la minuterie de comman- de par suite de l'ouverture du contact situé dans le circuit vers sont mo- teurs CTM.
3. Un certain temps après que le bouton R a été poussée déter- miné par le réglage du contact PT4 de la minuterie de processus, ce contact se ferme pour exciter WWSV et faire commencer la première opération de la- vage, par l'intermédiaire du pulvérisateur 18La première opération de lava- ge est terminée après un certain temps, par suite de couverture du contact PT4 par la minuterie.
4. Après un autre laps de temps déterminé par le réglage du con- tact PT5 de la minuterie de processus, ce contact se ferme pour exciter WWSV et faire ainsi débuter une seconde opération de lavage qui se termine après la durée voulue, par suite de l'ouverture du contact PT5 par la minuterie.
5. Après la période voulue de centrifugation déterminée par son réglage, le contact PT2 de la minuterie de processus s'ouvre pour faire cesser l'excitation du relais CR2, faire cesser l'excitation du contacteur H et réexciter le contacteur L, après. quoi, le moteur MM commence le frei- nage de récupération depuis la pleine vitesse, sur son enroulement de peti- te vitesse. En même temps, la minuterie de commande CT est remise en marche par l'intermédiaire du contact L situé dans son circuit.
6. Après un certain temps, consacré au freinage de récupération, déterminé par le.réglage du contact CT3 de la minuterie de contrôle, ce con- tact se ferme, le relais BR est excité, et les contacts de BR excitent BSV afin de serrer le frein à friction tout en ouvrant les circuits vers les con- tacteurs L et H, de sorte que le moteur devient complètement inactif. La ma- chine continue alors son ralentissement sous l'action du frein à friction.
7. Lorsque la vitesse de la machine en cours de ralentissement approche de zéro, le commutateur de vitesse ZS ferme le contact ZS1 pour ex- citer le relais CR4 et mettre en marche la minuterie DT par l'intermédiaire du contact CR4 normalement fermé. La minuterie de déchargement reprend alors la commande des opérations concernant le déchargement des solides traités hors du panier, et actionne les éléments impliqués aux intervalles désirés, déterminés par le- réglage de ses contacts respectifs.
(a) Tout d'abord, le contact DT2 se ferme, excitant ainsi le con- tacteur DMS du moteur de déchargement, qui met en mouvement le moteur de com- mande de déchargement DM, ouvre le contact DMS2 pour faire cesser l'excita- tion du relais BR et relâcher le frein à friction, et ferme le contact DMS3 pour exciter la vanne à solénoïde DCSV l'embrayage de déchargement et la van- ne à solénoïde VLSV du monte-vanne. L'embrayage de déchargement DC est alors embrayé pour amener et maintenir le panier à sa vitesse négative de- déchar- gement et le monte-vanne 17 fonctionne pendant ce temps pour lever la vanne 12 du fond du panier vers sa position levée, découvrant l'orifice de sortie 4a du panier.
(b) Après un laps de temps convenable, le contact DT3 se ferme pour exciter DSV1, appliquant ainsi dans la chambre 85 du montant 72 du dé- chargeur la pression d'air qui fait pivoter le sabot 20 du déchargeur vers l'extérieur, dans le mur de solides contenus dans le panier, en rotation in- verse.
(c) Après le temps nécessaire pour piocher une saignée complète de solides du sommet de ce mur, le contact DT4 se ferme pour exciter DSV2 qui applique à l'extrémité supérieure du cylindre 92 la press-ion d'air qui déplace le sabot du déchargeur Vers le bas dans le panier. Pendant ce mouve- ment, le reste du mur de solides est extrait par piochage loin de la paroi latérale du panier par sa rotation contre la pointe et la face du sabot des- cendant.
(d) Apres une durée convenable de mouvement descendant, le con- tact DT3 s'ouvre pour faire- cesser l'excitation de DSV1, après quoi la pres-
<Desc/Clms Page number 16>
sion est relâchée de la chambre 85 du montant du déchargeur et le ressort 88 agit pour faire pivoter le sabot 20 vers l'intérieur sur la surface du fond 4 du panier.
(e) Après une durée convenable de mouvement du sabot vers l'in- térieur, le contact DT4 s'ouvre pour faire cesser l'excitation de DSV2, après quoi la pression est commutée de l'extrémité supérieure à l'extrémi- té inférieure du cylindre 92 et l'arbre du déchargeur et le sabot 20 se dé- placent vers le haut. L'arbre se déplace le long de l'extrémité de la corni- che 102 jusqu'à ce que le sabot atteigne sa position supérieure extrême ou de repos et en ce point, le ressort 88 tire l'ensemble du déchargeur plus loin vers l'intérieur de manière à poser le sabot sur la face de la corniche 102.
(f) Après une durée convenable de mouvement ascendant du sabot, le contact DT2 s'ouvre pour faire cesser l'excitation du contacteur DMS qui, à son tour, fait cesser l'excitation du moteur de déchargement DM et des vannes DCSV et 7LS7, tout en réexcitant le relais BR. En conséquence, la commande de déchargement est rendue inactive à la fois par le débrayage de son embrayage et par l'arrêt de son moteur,la pression est commutée vers l'extrémité inférieure du cylindre 134 du monte-vanne afin d'abaisser la vanne de fond, et la vanne à solénoïde BSV du frein est excitée pour serrer le frein à friction et arrêter la rotation inverse de la machine.
D. Finalement, on pousse le bouton de remise en état de service RS afin d'ouvrir tous les circuits de commande de manière que le relais CR1 cesse d'être excité, que les minuteries PT, CT et DT soient remises à zéro et le frein à friction desserré. La machine est alors prête à commencer un autre cycle.
Il doit être entendu que la description détaillée et les dessins annexés ne sont que des illustrations et que les perfectionnements ici décrits peuvent être réalisés dans des constructions de formes diverses sans qu'on s'écarte de l'invention. Au lieu des types particuliers d'éléments d'entrai- nement d'éléments de freinage, d'éléments de commande, etc. ici illustrés, on peut évidemment en utiliser d'autres.
REVENDICATIONS.
1.- Procédé pour faire fonctionner cycliquement une machine cen- trifuge lourde comportant un 'panier de rétention de solides destiné à être misen rotation de centrifugation dans chaque cycle à une grande vitesse pour séparer par centrifugation le liquide des solides et un déchargeur des- tiné à extraire par piochage les solides hors du panier en rotation lente à la fin de chaque cycle, caractérisé en ce qu'on fait tourner le panier dans un sens pendant son accélération jusqu'à la dite grande-vitesse, sa rotation à cette vitesse et son ralentissement depuis celle-ci, et on le fait tourner en sens inverse pour le fonctionnement du déchargeur.
2. - Procédé pour faire fonctionner cycliquement une machine cen- trifuge lourde comportant un panier de rétention de solides destiné à être mis en rotation de centrifugation dans chaque cycle à une grande vitesse pour séparer par centrifugation le liquide des solides et un déchargeur destiné à extraire par piochage les solides hors du panier en rotation lente à la fin de chaque cycle, caractérisé en ce qu'on fait tourner le panier dans un sens pendant son accélération jusqu'à la dite grande vitesse, sa rotation à cette vitesse et son ralentissement depuis celle-ci, on continue le ralentissement jusqu'à vitesse nulle, puis on fait tourner le panier en sens inverse à une petite vitesse négative et on met en action le déchargeur à cette dernière vitesse.
**ATTENTION** fin du champ DESC peut contenir debut de CLMS **.